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Monnaies et Détections

Catégorie : Brèves

Trésor de grenier, suite

En 2014 un fuite de toiture dans une vieille demeure de Toulouse permettait la découverte d’un tableau oublié dans une soupente, un tableau qui sera à sa découverte attribué au peintre Caravage ! Probablement pillé par les armées de Napoléon (Monnaies & Détections 88). Après des années d’expertises et contre-expertises, le tableau devait finalement passer en salle des ventes en juin dernier, les Caravage ne sont pas signés et pour certains le doute persistait. La mise à prix devait démarrer à 30 millions d’euros, quand même ! L’État français avait dans un premier temps, bloqué la sortie de territoire, ce qui permet aux musées français d’enchérir à moindre coût, l’interdiction de sortie de territoire faisant sérieusement baisser le prix d’une œuvre d’art.
Finalement les musées français ont laissé passer, et il n’y a pas eu de vente aux enchères, la transaction s’est faite de gré à gré. L’acheteur serait un milliardaire américain et le supposé Caravage baptisé « Judith et Holopherne » aurait changé de main pour plus de 100 millions d’euros…
Sources : connaissancedesarts.com / Monnaies & Détections 88

15 lingots d’or

A trouver ! C’est un jeu, une sorte de chasse aux trésors, mais avec à la clé de vrais lingots, bon des lingots de 10 grammes, mais quand même… Des lingots cachés par la société de jeu « Escape Hunt » dans ses salles de Nancy (8 lingotins à trouver) et la salle de Jouy-aux-Arches près de Metz (7 lingotins à trouver). Les lingots seront cachés dans les salles de jeux, on vous y enferme et vous devez résoudre des énigmes pour en sortir, et vous aurez la possibilité de trouver un lingot,
mais il faut gagner la partie et résoudre l’énigme pour repartir avec ! Les lingots seront à gagner du 15 juin au 31 décembre.
Source : Escape Hunt Metz

Tôle d’or !

Encore une belle découverte à l’actif d’un prospecteur anglais. Ian Tucker qui prospectait un champ dans le Comté du Dorset a d’abord trouvé un petit morceau d’or ! Et en poursuivant ses recherches il a trouvé un autre morceau, énorme celui-là et toujours en or !
Une sorte de tôle d’or, enroulée sur elle-même, peut-être un bracelet (creux) de l’âge du bronze, dont le poids total dépasse les 100 g d’or et il n’est pas impossible qu’il manque quelques morceaux… Une expertise est en cours ; si c’est bien un bijou de l’âge du bronze, on parle déjà d’une estimation de plus de 20 000 livres Sterling…
Source : metro.news

Un trail en or

Quatre jeunes Israéliens qui participaient à un trail dans la région de Sanhédrin, en Israël, ont découvert à vue, une superbe et rare pièce d’or dans un ruisseau ! Probablement mis au jour par le ruissellement, un solidus en or frappé sous le règne de l’Empereur Théodose II à Constantinople (l’actuelle Istanbul) entre l’an 420-423. C’est la première monnaie de ce type découverte (recensée) en Israël. Les quatre jeunes qui ont remis la monnaie aux services archéologiques, se sont vus décerner un certificat de bons citoyens, c’est la seule récompense accordée aux inventeurs de trésors archéologiques en Israël, enfin, à ceux qui déclarent…
Source : israeltoday.co.il

Lesedi La Rona

C’est le nom donné au plus gros diamant du monde, de taille « émeraude », rectangulaire aux coins coupés. Le Lesedi La Rona, qui se traduit par « notre lumière » dans la langue officielle du Botswana où il fut découvert en 2017. Le diamant brut pesait 1109 carats, le brut étant le deuxième plus gros diamant découvert depuis un siècle, il a donné naissance à 67 pierres dont le poids est compris entre un et vingt-six carats et l’exceptionnel Lesedi La Rona qui lui, atteint les 302,37 carats. Il aura fallu 18 mois de taille et polissage pour obtenir cette pierre, dont le prix n’a pas été précisé…
Source : metro.co.uk

Allectus

De cet homme on ne sait pas grand-chose, on ne connait pas sa date de naissance, ni même son prénom et pourtant il régna sur la Grande Bretagne et le Nord de la Gaule en tant que Romain entre l’an 293 et 296 avant de trouver la mort au début de l’an 297. Le pouvoir romain officiel le désigne comme un usurpateur ! Il y en eu d’autres… Il fit frapper des monnaies à son effigie, elles sont rares, voire très rares. Avant le mois de mars de cette année, on ne connaissait que 23 aureus à l’effigie de l’usurpateur Allectus, alors imaginez, quand un prospecteur en découvre un 24e en parfait état ! Le prospecteur anglais qui a fait cette découverte dans un champ fraichement labouré du Kent, a préféré garder l’anonymat, il venait d’obtenir l’autorisation du propriétaire pour cette nouvelle parcelle et après 45 minutes de détection et juste une cartouche de cuivre, la pièce d’or est apparue ! D’après le British Museum la dernière pièce d’or d’Allectus fut découverte il y a plus de 50 ans ! Un des aureus du musée sort du même coin que la monnaie découverte. Elle va être mise aux enchères, sa première estimation est de plus de 100 000 euros…
Source : news. justcollecting

Vieille pétoire

Le 19 juin prochain, l’hôtel Drouot mettra en vente, la carcasse toute rouillée d’un vieux revolver de type Lefaucheux, sur une estimation de 40/60 000 euros !
Explication : ce revolver fut découvert par un paysan, qui cultivait un de ses champs à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise). C’est dans ce même champ que fut retrouvé le 27 juillet 1890, le célèbre peintre Vincent Van Gogh ! Blessé à la tête par une balle, il décèdera de ses blessure quelques heures plus tard. Officiellement l’affaire fut classée en suicide, bien qu’à l’époque l’arme ne fut pas retrouvée… Certains ont d’ailleurs prétendu qu’il avait été victime d’un tir accidentel. Suicide ou homicide involontaire, le vieux revolver a tout de même été authentifié par le musée Van Gogh d’Amsterdam, qui l’a exposé pendant plusieurs semaines, d’où sa mise à prix exceptionnel !
Si un jour vous trouvez une vieille arme avec votre détecteur, ce qui est assez courant, faites des recherches sur sa possible provenance, on ne sait jamais…
Source : Lefigaro.fr

Le ridicule ne tue pas ! Extrait du Républicain lorrain :

Metz – Faits divers. Un trésor archéologique au bout de la « poêle à frire ».
En patrouille sur les bords de la Moselle, à Hauconcourt, les gendarmes de la brigade fluviale de Metz ont découvert, en août dernier, deux hommes équipés de détecteurs de métaux ! Après plusieurs mois d’investigations et une plainte de la DRAC, le dossier vient d’être transmis au parquet de Metz.
«C’était un après-midi d’août dernier, nous étions en patrouille sur les bords de la Moselle à Hauconcourt, lorsque j’ai aperçu des gens avec des poêles à frire », se souvient ce gendarme de la brigade fluviale de Metz. « Je savais que c’était un délit. L’usage des détecteurs de métaux est parfaitement interdit sauf autorisation préfectorale. La règle est simple : on ne peut pas faire de détection en France, et même chez soi. Si on découvre un objet archéologique, il ne nous appartient pas. »
Les gendarmes de la brigade fluviale procèdent alors à un contrôle d’identité des deux hommes. Les militaires photographient les lieux et le matériel utilisé. Ils relèvent l’identité des deux archéologues en herbe qui, ce jour-là, n’avaient pas encore fait de trouvaille sur ce site archéologique daté entre le Ve millénaire avant JC et le XIIe siècle après JC. Un lieu référencé par le ministère de la Culture.
L’affaire aurait pu en rester là sans la ténacité d’un des militaires. L’homme contacte l’antenne messine de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Grand Est. Après plusieurs mois d’investigations et une plainte de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Grand Est, les militaires ont saisi une importante collection de pièces du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Sans oublier des éléments militaires datant des deux guerres et de la Révolution française.
« L’endroit où les deux hommes s’apprêtaient à faire des fouilles est un site de fond de vallée, occupé au Tardiglaciaire, au néolithique, à l’âge du Bronze, du Fer et au cours de l’Antiquité mais également au Moyen Âge », indique l’enquêteur de la brigade fluviale. « Ce référencement a été établi à la suite de recherches archéologiques déjà entreprises à cet endroit. Le terrain est répertorié dans une zone où se trouverait un fort patrimoine. »
Dans le cadre de leurs investigations, les militaires ont opéré, en février, une perquisition à Amnéville et à Mondelange, aux domiciles des deux hommes. Il s’agissait de récupérer le matériel de détection utilisé mais aussi de déterminer si le duo était adepte de ce type de fouilles « pour établir la matérialité des faits », souligne le gendarme. « Des réquisitions ont été effectuées sur un site de ventes entre particuliers pour savoir si le duo y vendait des objets qu’ils auraient trouvés. Des recherches qui se sont avérées négatives », poursuit le directeur d’enquête.
Aux domiciles des intéressés, les gendarmes ont découvert un véritable trésor entreposé dans des caves et soigneusement rangé. À savoir, une incroyable quantité de cartouches non neutralisées des deux guerres mondiales, des étuis de cartouches, des boucles de ceintures de la Révolution française mais également des boutons d’uniformes ou des pièces de monnaie. Et même une pièce romaine…
« Pour ne citer que cela, on a découvert 322 douilles de différents calibres et 439 autres, 44 billes de Shrapnel, 60 têtes d’obus des deux guerres mondiales. Chez l’un des deux individus, on a retrouvé 24 pièces dont une de l’époque romaine sans oublier une boîte de 27 pièces de monnaie dont 15 du IIIe Reich, 2 de l’Empire allemand, 1 de l’époque Napoléon III et 3 monnaies romaines. Tout ce butin, découvert sur l’agglomération messine, a été amassé par les deux hommes sur plusieurs années. Ces objets issus des prospections ont été saisis et placés sous scellés ainsi que les appareils de détection (trois détecteurs de métaux et deux pointeurs). »
« Presque un paradoxe quand on pense que les détecteurs de métaux sont en vente libre ! Il est précisé sur la notice que l’on n’a pas le droit de les utiliser », précise le militaire. « Le défaut de mention est une infraction. » À bon entendeur…
Delphine DEMATTE

Encore un article écrit « à la va que je m’en fiche ». La désinformation des médias traditionnels aux ordres du pouvoir est de plus en plus évidente. Ils n’ont plus peur d’écrire de véritables bêtises. C’est ce que doit penser la journaliste Delphine Dematte, journaliste ou alors stagiaire, mais dans ce cas elle est chapeautée par un journaliste expérimenté qui ne devrait pas laisser passer ce tissu d’erreur… Récapitulons. Elle cite le gendarme : « Je savais que c’était un délit. L’usage des détecteurs de métaux est parfaitement interdit sauf autorisation préfectorale. La règle est simple : on ne peut pas faire de détection en France, et même chez soi.» Le gendarme spécifie que le fait de posséder un détecteur de métaux est un délit… repris en cœur par la journaliste.
Cela ne s’arrête pas là, le gendarme précise qu’ils n’avaient rien trouvé. Plus loin dans l’article , l’enquête de gendarmerie aboutit à l’absence de vente d’objets en ligne et elle parle de véritable trésor découvert chez les prospecteurs grâce à la ténacité du gendarme qui a prévenu la Drac qui a porté plainte. Des cartouches, des cartouches et encore des cartouches et il y a même une monnaie romaine qu’elle a utilisé en tête de chapitre pour justifier le mot trésor, suivi d’un butin de pièces en alu du IIIe Reich. Elle est obligée d’énumérer toutes les pauvres monnaies du début XIXe siècle pour justifier ce « pillage » au détecteur… et elle assène le coup de grâce en disant que sur la notice des détecteurs de métaux, on a pas le droit de les utiliser. Le ridicule ne tue plus hélas !
Chère madame Dematte, pour citer Sacha Guitry, si vous me posiez la question de savoir ce que je pense de votre article, je vous répondrai : « Madame, je l’ai parcouru d’un derrière distrait… » Nous espérons qu’il y aura une bonne âme pour lui transmettre notre avis.
La véritable analyse du droit dans cette affaire ne peut être faite sur ce simple article.
On parle de brigade fluviale ? Avant 2016 il y avait une distinction entre le domaine maritime et le domaine terrestre quant à la propriété d’un trésor découvert fortuitement. Maintenant tout vestige archéologique appartient à l’Etat, même découvert fortuitement, si l’emplacement où il a été découvert a été acheté après l’entrée en vigueur de la loi. L’article semble dire que la zone où prospectaient les deux amis était riche de vestiges, mais on ne sait pas si on parle de terrains répertoriés par la Drac ou pas. Si c’est le cas ils sont en infraction, mais… ils n’ont rien trouvé. Il faudrait qu’un juriste puisse définir si le délit d’intention est répréhensible… Mais en aucun cas leur infraction ce jour-là, justifie la saisie de leurs trouvailles faite en détection de loisirs et de leur matériel ! Sauf à vouloir abuser d’autorité en s’appuyant sur des journalistes serviles pour décourager notre passion…
La rédaction
Source : Le républicain lorrain : https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2019/04/17/un-tresor-archeologique-au-bout-de-la-poele-a-frire

Amulette

Ashley Wilson est un plombier anglais, qui occupe son temps libre en pratiquant la détection, sur l’île de Sheppey, située sur l’estuaire de la Tamise, presqu’en face de Dunkerque. Il y a quelques temps, il a réussi à obtenir la permission d’une riche propriétaire de prospecter ses terres, la princesse Olga Romanoff, dont le père était un des neveux du denier tsar de Russie, Nicolas II, qui fut exécuté avec une grande partie de sa famille par l’armée rouge le 17 juillet 1918. Ashley ne pensait sûrement pas trouver le trésor des Romanoff, quoique…, mais il a tout de même réalisé une belle découverte, une amulette romaine en or !
L’amulette porte en son centre un œil, le mauvais œil, attaqué par un scorpion, un chien, un éléphant et un oiseau, d’un poids de 1,43 g pour 18 mm de diamètre. Le British Museum possède quelques exemplaires similaires dans ses collections et le musée de Canterbury, proche de l’île de Sheppey est déjà intéressé pour son acquisition. L’amulette au mauvais œil, est à l’étude et en cours d’estimation, à suivre…
Source : kentonline.co.uk

Un trésor sous le plâtre

Quand un chasseur de trésor trouve un trésor par hasard, c’est un signe du destin ! Piotr Koper est célèbre en Pologne pour avoir annoncé la découverte d’un trésor nazi « le train d’or » en 2015, une soi-disant découverte faite à l’aide d’un radar de sol, avec un de ses amis. On avait relayé cette info à l’époque. Le Gouvernement polonais avait plongé tête baissée, dépêchant l’armée sur place pour sécuriser la zone et empêcher le pillage… Les journalistes annonçaient 300 tonnes d’or et ou d’œuvres d’art ! Depuis 2015, malgré plusieurs forages à grandes profondeurs (on ne sait pas qui a payé la facture), pas de train et pas un gramme d’or…
Piotr qui travaillait récemment à la rénovation d’un palais près de Walbrzych au sud-ouest de la Pologne, a sûrement été le plus surpris, en arrachant le vieux plâtre d’une des grandes salles du palais : il a découvert des fresques murales, en assez bon état, qui ont été datées du 16e siècle. Plusieurs des fresques représentent Ferdinand Ier de Habsbourg, empereur du Saint Empire (1558-1564), un vrai trésor…
Source : bigwnews.com