Edito 126

La défense de notre loisir, qui est une priorité absolue pour nous, est vue par Monsieur-tout-le-monde comme quelque chose de totalement insignifiant face aux informations alarmistes effrayantes des médias mainstream (Ukraine, réchauffement climatique, prix de l’énergie, etc. etc.) La surenchère étant de mise pour effrayer la population et en faire des moutons dociles, il est inconcevable pour eux de parler de cette loi de la culture qui fait disparaitre des éléments important de notre patrimoine en regard du peu d’intérêt que cela comporte au vu des autres infos actuelles. Ainsi donc nos voleurs patentés peuvent continuer en toutes quiétudes à faire disparaitre les monnaies des collections publiques et continuer à fouiller sans contrôle extérieur. Quel intérêt peut-on apporter à notre histoire commune  à déclarer un aureus trouvé en cours de fouille sur un site gallo-romain reconnu ? D’ailleurs la monnaie est le parent pauvre des artefacts trouvés en cours de fouille, son intérêt pour l’histoire locale est quasi nul, je me suis toujours demandé pourquoi les rapports de fouilles officielles des années 70 et 80 que je lisais régulièrement étaient, déjà à l’époque, si pauvre en monnaies trouvées, alors que vingt ans après, on en ramassait encore en pagaille avec les détecteurs, oui je me le demande encore….

Lisez l’affaire Bigot dans les brèves et le texte pour la défense de notre loisir  page 29

Bonne lecture Gilles Cavaillé

Sommaire du n°125

Vécu
• Cahiers de prospection 2009
• Le trésor aux mille pièces d’or
• À la recherche des trésors de Rochechouart !
• Une si belle stèle…
• Arnaque à l’égyptienne
À tous les prospecteurs de France !
Brèves
Histoire
• Justice, crimes et châtiments
• La disparition du trésor de Jérôme Bonaparte
• Le Régent
• De l’Annam au Viet-Nam, histoires de métaux
• Karl Martel n’arrêta pas les Arabes à Poitiers
Numismatique
• Les monnaies de l’Odyssée
• Albanie française
• Trois couronnes pour le Pays de Galles
• Elisabeth II
• Une dynastie européenne
Trouvailles
• Monnaies/objets avec flèche de Palmela
Courrier
La chasse au trésor
Agenda
Librairie
Photos insolites !

Édito du n°125

Nous et moi savons que le milieu archéologique français pue ! Que cette caste protège un pré carré doré en barrant l’accès aux « amateurs » passionnés souvent plus cultivés que la majorité des fonctionnaires rentrés par « concours », passe droits et copinages, comme on le voit sans fard à l’identique chez les politiques français d’une incompétence extrême nommés aux plus hautes fonctions de l’Etat.
Peut-être qu’aujourd’hui, la majorité de la population française ouvrira un peu les yeux sur « cette archéologie française » qui vient de faire la une des journaux mainstream avec la mise en examen de Jean-Luc Martinez pour blanchiment d’objets archéologiques et escroquerie. Il fut responsable des antiquités au Louvre de 2007 à 2013 et nommé par Monsieur Macron à la lutte contre le trafic d’antiquité. Tomber sur un tel paradoxe est magnifique, un scénariste n’oserait pas l’intégrer dans son film de science-fiction, trop peu crédible !
Bien entendu le ministère de la Culture a publié un communiqué laconique le 3 juin : « dans l’attente d’une clarification de sa situation judiciaire », il s’est vu retirer le « volet relatif à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels ». Une affaire enterrant la précédente, on lui demandera de se faire discret et on le nommera à un poste tranquille très bien rémunéré avec votre argent dans quelques mois.
Et les ayatollahs de l’archéologie ? Les Délestre, Happah et autres outils doctorants créés pour lutter non pas contre le faux pillage archéologique des prospecteurs mais protéger la chasse gardée de la fonction ? On ne les entend pas ? Mais basta, c’est humain, ils protègent juste leur beefsteak ! Pas le patrimoine…
Bonne lecture,
Gilles Cavaillé

Edito du n°124

Les beaux jours sont de retour, le soleil brille et c’est constamment un plaisir d’évoluer dans la nature avec son détecteur à la main. Il nous faut cela pour oublier les nouvelles affligeantes que nous déversent en continu les médias télévisés. J’ose espérer que le magazine participe un peu à cette parenthèse bienfaisante pendant le temps que vous prenez à le lire. Nous avons un nouvel auteur qui nous a proposé l’histoire de la patère de Rennes dont j’ignorais l’existence d’ailleurs, ou je l’ai oubliée car j’ai visité le musée de la monnaie il y a bien longtemps maintenant. On essaie de varier pour ne pas lasser et surtout ne pas reproduire ou retranscrire un article que nous aurions écrit il y a une quinzaine d’années. A l’époque où j’étais lecteur de Didier Audinot, cette sensation de déjà vu m’était désagréable et je ne saurais utiliser ce subterfuge pour remplir les pages. J’aime aussi le côté décalé de la numismatique qu’apporte Monsieur Duflot, car malgré le plaisir que j’ai au contact des monnaies, je ne connais rien de plus rébarbatif qu’un article numismatique pur qui compare la longueur de la patte du chiffre neuf avec un autre exemplaire. C’est, certes, nécessaire pour remonter les différents ateliers et autres indices pour se rapprocher de la réalité historique mais ce n’est pas ma tasse de thé. Je ne vais pas faire le tour de tous les collaborateurs qui participent au journal, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas mais s’ils sont là c’est pour la même chose : vous procurer un moment de détente agréable, alors je les remercie une fois de plus et, vous aussi bien sûr, sinon nous ne serions pas là à deviser aimablement ensemble.
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Édito du numéro 123

Vous vous êtes présentés en kiosque pour acheter la revue avec dans votre main le solde prêt. Manque de chance, il vous manquait une pièce de cinquante centimes d’euros résultant de l’augmentation du prix de vente. On a lutté longtemps pour ne pas monter le tarif mais ce début d’année, le prix du papier a doublé. En cause, une pénurie au niveau mondial assortie d’une grève longue chez le plus gros fabricant au monde de papier aux Pays-Bas. Notre imprimeur nous a envoyé un nouveau tarif d’impression à plus vingt-cinq pour cent. C’est trop ! Nous sommes obligés de répercuter sur nos lecteurs ces coûts supplémentaires en sachant que cela est loin de s’équilibrer. Les abonnés ne seront touchés qu’au moment de leurs réabonnements, les plus chanceux étant ceux qui se sont abonnés au numéro en cours. En espérant que la lecture de celui-ci vous fasse oublier notre actualité si pessimiste et que vous plongiez pro­fondément dans la résolution des deux premières énigmes de notre chasse au trésor.
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Édito du n°122

Toute l’équipe de Monnaies & Détections vous souhaite de très belles trouvailles à venir malgré la loi du patrimoine de 2016.
C’est une loi prise en dépit du bons sens et l’archéologie française s’appauvrit tous les ans de cet immense gâchis de non déclaration de trouvailles fortuites. Pour nous cela reste un combat : montrer aux amoureux de notre patrimoine la perte de données engendrée par cette loi scélérate pour que cela puisse peser dans le débat futur. C’est un challenge !
L’administration, bien qu’obtuse, ne manque pas de cerveaux qui se poseront les bonnes questions un jour ou l’autre. « Comment se fait-il qu’il n’y ait plus de trouvailles à étudier ? Pourquoi les écrits scientifiques se raréfient comme peau de chagrin ? » Simplement le délai d’inertie de cette dernière est monstrueux. Mais n’en doutons pas, un jour nous gagnerons !
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Édito du n°121

Et l’année 2021 tire sur sa fin… Que les fêtes de Noël vous
octroient du plaisir en réunions familiales et autres. Que penser de cette année ? On ne parlera pas de Covid marre ! Mais de la pression mise sur les prospecteurs qui s’adonnent à leurs
loisirs : un gendarme promu doctorant en archéologie pour former les brigades :
juste un pion avancé par les barbus sur
l’échiquier, la médiatisation à outrance de l’affaire Patrice T, le silence assourdissant des mêmes médias quand le Danemark ou autres pays ouverts à la détection se
réjouissent des trésors découverts par les prospecteurs. Mais ça marche ! Un vieil ami ne parle plus que des éventuels soucis s’il
se fait prendre dans une vigne avec son détecteur, de sa collection cachée chez quelqu’un de neutre. Certains se radicalisent, d’autres remisent leurs appareils et beaucoup, beaucoup continuent de
demander l’autorisation des propriétaires et évitent les sites classés. Grace à eux, dans ce numéro, une très belle applique fait la une, sauvée des agressions naturelles, admirablement restaurée en page 61, une Palmela supplémentaire étoffe aussi notre répartition géographique sur le territoire
et on lance, sur la bonne idée d’un lecteur, la même demande pour les molettes de
potiers.
Bonne lecture et joyeuses fêtes.
Gilles Cavaillé

Edito du n°120 (spécial 20 ans)

120 numéros pour un bimestriel, cela fait donc vingt ans d’existence pour le magazine. On en est très fier, deux cent quarante mois à monter chaque numéro, à se demander si cet article va plaire, à gratter là où ça fait mal chez nos détracteurs (pour pas grand-chose, on l’avoue, à part notre propre plaisir), à apprendre mois après mois le métier et ne plus refaire deux fois la même erreur ni tomber dans le même piège, à rencontrer des gens formidables ou lire leurs courriers de félicitations qui nous touchent toujours plus. Le numéro 1 est sorti en septembre 2001, à cette époque, PPDA, au journal de 13h, avait l’habitude de présenter rapidement les nouveaux médias papiers qui sortaient. Je lui ai donc envoyé ce premier numéro, mais l’actualité horrible des Twin Towers a phagocyté toutes les autres informations… Vingt ans après, on ne veut plus se risquer à ce genre de chose, ils sont capables de nous sortir un troisième variant extraterrestre rien que pour nous embêter ! Mais trêve de plaisanterie, en vingt ans, nous avons perdu 80 % de nos recettes publicitaires, les professionnels de la vente se précipitaient chez nous pour avoir un encart et maintenant ils ne jurent que par les GAFA… Alors il est toujours temps de remercier ceux qui nous accompagnent depuis toujours, en premier lieu je nommerai la Société XP dont le PDG Alain Loubet m’avait incité à créer la revue car les magazines de détection de l’époque refusaient de lui vendre des encarts publicitaires pour ne pas perdre en part de marché sur leurs propres marques. Business is business ! En second lieu, le magasin Rouen Détection numismatique, et notre dernier arrivé, la société Catawiki, vente en ligne d’objets de collection. Merci à eux et surtout merci à vous lecteurs de nous soutenir dans notre démarche car sans vous nous ne pourrions continuer à sortir chaque numéro en temps et en heure et plébiscité par vous.

Merci à tous, bonne lecture
Gilles Cavaillé

Édito n°119

Une fois n’est pas coutume pour un journal qui s’appelle Monnaies&détections, une part plus importante des pages de ce numéro est réservée aux trouvailles de militaria. Celles-ci viennent de Belgique, d’ailleurs nous avons de plus en plus de lecteurs du pays de la meilleure frite au monde. Cela doit être grâce à la légalisation, dans ce pays, de notre loisir qui permet une croissance, non pas des trouvailles mais des publications de ces trouvailles. Nos intervenants belges, aussi, s’immiscent dans le journal et produisent des articles de qualité que je souhaite pour votre plus grand plaisir de lecture. Il faut bien compenser la perte d’information produite par la peur de la surveillance des réseaux sociaux, en France.
Heureusement il y a quelques irréductibles gaulois fiers de leurs trouvailles et qui nous font confiance pour publier anonymement leurs découvertes. Arrivée trop tard pour ce numéro, une trouvaille de l’Age du bronze exceptionnelle avec des objets magnifiques sera présente dans le numéro prochain. Le numéro prochain ? le numéro 120 ! vingt ans bientôt ! Ça tombe bien.
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Édito n°118

Ce numéro 118 fait la part belle aux apports scientifiques que les monnaies découvertes au détecteur apportent à la com­mu­nauté scientifique. La vraie, celle qui publie pour faire avancer la recherche de notre patrimoine. Lisez et partagez avec bonheur sur les forums et sur les réseaux sociaux l’article page 30.
De même, la découverte d’un prototype inédit de monnaie pour Lothaire en page 26 provient d’une découverte d’un prospecteur déclarée en Belgique.
N’en déplaise à certains, la science ne peut se passer de l’immense base de données que représentent les trouvailles hors contexte des prospecteurs. Ceux qui le nient se trompent de combat ou pire, protègent des acquis et des privilèges dont ils veulent rester les maitres absolus sans contrôle extérieur.
En 2020, 900 objets ont disparu des collections de musées, l’OCBC est une branche de la police judiciaire spécifi­quement dédiée à la traque d’objets artistiques ou culturels volés, dans la majorité des cas, le vol a toujours été
fait dans des circonstances très floues et en ne laissant quasiment pas de traces ni d’effractions…. Tiens, tiens…
Bonne lecture,
Gilles Cavaillé