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Catégorie : Vécu

Gold en Australia 2e partie

Lundi, aujourd’hui c’est la réparation du pneu qu’il faut que nous fassions faire avant de repartir dans le bush ! Nous avons fait le tour de la ville, dans les petites rues, personne dans les grandes rues et aucun garage n’est ouvert, pourtant nous ne sommes pas un jour férié ? Cela nous permet de revoir le couple d’Australiens avec qui nous avions sympathisé la veille, nous leur racontons notre mésaventure de crevaison et du coup je vais faire du troc avec eux, je vais échanger un des bijoux que je fabrique avec du verre et des paillettes d’or de France contre un cric (il en avait deux dans son véhicule). Me voilà dépanné pour mon 4×4, Youpi !!!

Mardi, nous avons enfin trouvé un endroit pour faire réparer la roue de secours par je crois le seul mécano (hormis ceux des mines) sur Leonora et comme d’habitude ça va coûter 50 $, quoi que vous fassiez faire ici, une soudure ou autre chose, le minimum c’est 50 $…
Nous finissons nos courses, le pain n’est pas encore arrivé en boutique, tant pis nous partirons sans, je le ferai moi-même à la poêle dans le bush, ce sera une découverte pour Damien… La loi nous dit qu’il faut que nous informions les fermiers de notre présence sur leurs terres, alors un petit détour s’impose pour demander l’autorisation de prospection à la ferme à qui appartient les terrains où nous allons aller.
Le dernier fermier que nous visitons, partait de chez lui quand il nous a vu arriver, il a fait demi-tour pour nous rencontrer, lui aussi a très facilement donné son aval. Ce qui est surprenant c’est la facilité qu’ont ces fermiers à nous donner des autorisations pour que nous prenions les pépites d’or qui sont sur leurs terres, (enfin, elles ne sont pas si faciles que ça à trouver) à vrai dire ils s’en foutent royalement, eux élèvent des bêtes alors les pépites d’or… Bon, nous avons maintenant plusieurs autorisations pastorales, qui couvrent un peu moins que la superficie d’un département français, nous avons suffisamment de choix sur les lieux à prospecter !
Nous venons d’arriver à notre destination choisie la veille, je me mets à la fabrication du pain, pendant ce temps Damien consulte ses notes, après s’être harnaché il part détecter. Cela fait à peine une demi-heure et voilà le talkie-walkie qui crépite « pépite, pépite, pépite », une 1,3 g, hélas ce sera la seule découverte pour nous deux jusqu’à vendredi.

Fabrication du pain

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Cahiers de prospection 2005-2006

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis  1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 22 septembre 2005
Je pars à 8 h du matin, il fait très beau, ciel bleu, grand soleil. Je vais jusqu’à Nebias, je me gare devant le camping et je monte par une petite route forestière goudronnée. Je ne retrouve pas le même paysage que dans l’autre partie de la forêt de Belesta. Ici aussi bien sûr c’est planté de sapins mais la nature du sol n’est pas la même, il n’y a pas de pierres blanches, la terre est rougeâtre, avec des rochers gris-noirs, et des pierres squameuses. Pas d’alignements ni de tas de pierres. Je n’ai aucun son. Juste une douille de 44/40 sur le chemin de pierres après la route, qui grimpe à flanc de montagne et passe devant une grotte. Je vais marcher toute la journée sous les sapins, aucune trace d’habitat, à peine quelques sons de ferreux, clous de chaussures, restes de bidons, un fer à bœuf. Je croise plusieurs chercheurs de champignons. Le soir vers 18 h en repartant je passe devant quelques pieds de bouleaux, et je trouve une superbe poche de « tremoules ». En arrivant à la voiture devant le camping, il y a un pneu crevé. Je rentre avec la petite roue de secours.

Vendredi 23 septembre 2005
(Congés du 19/9 au 8/10) J’apporte la voiture au contrôle technique et Thierry me dit qu’il a perdu sa bague à la fête d’Escayre. Le soir à 18 h je vais le prendre et nous allons faire l’endroit pour essayer de la retrouver, mais on ne trouve que des pièces de monnaies perdues pendant les fêtes… On cherche quand même deux bonnes heures…

Samedi 1er octobre 2005
Je pars dans la forêt de Bélesta par le plateau de Sault. Temps couvert, un peu de vent, éclaircies. Je commence à rentrer sous les sapins vers 10h30 en suivant un chemin forestier barré et cadenassé. Je fais partir un grand cerf qui monte devant moi en escaladant les éboulis. J’arrive sur un petit plateau, avec à l’entrée les restes de murets en pierre d’une cabane. Elle a dû servir d’abri pour les chasseurs et les forestiers, il y a des douilles et des boites de conserve tout autour. Un tracteur est venu chercher des troncs coupés et il a laissé de longues traces en les tirant, arrachant la terre et écrasant ronces et fougères. J’en profite pour détecter dessus. Je trouve un morceau de fibule, 3 pièces en bronze celtibères, dont une cassée, et un double tournois. Je repars à 18 h, l’obscurité commence à tomber. Toute la journée je suis resté sous le brame d’un ou de plusieurs cerfs, c’est très impressionnant, surtout quand on le sent très proche. Arrivé à la maison j’ai reçu mon premier numéro d’abonné à Monnaies & Détections.

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Navigation tragique

Pau, le 26 août 1938.  Il est 20 heures 30. Treize Potez 540 (1) décollent pour un exercice de navigation.

En 1938, le Potez 540 (2) est déjà un appareil dépassé (structure en bois, ailes entoilées, vitesse maximale ne dépassant pas les 300 km/h) mais les groupes de reconnaissance en sont encore largement pourvus.
Les appareils doivent effectuer une navigation de nuit Pau – Bordeaux – Toulouse, avec une reconnaissance de l’activité ferroviaire.
A 20h00 la météo est bonne, mais elle se dégrade rapidement. Les messages radio émis à l’attention des avions le mettent en évidence :
- 20h00 : météo bonne
- 21h00 : ¼ couvert
- 23h30 : 6/10 couvert plafond 1000 mètres
- 23h36 : basse brume – plafond 600 mètres
- 23h40 : aggravation
- 00h02 : plafond 400 mètres.

Les Potez essaient de rentrer à Pau mais se heurtent à de grandes difficultés et les équipages rencontrent des fortunes diverses. Le commandant Louchard vole en Pilotage Sans Visibilité à 200/250 mètres, il descend à la limite inférieure de la couche de brume, jusqu’à apercevoir les lumières de la route de Bordeaux dans un trou de la brume. Cela lui permet de se poser, à 1h15.
Le Commandant Cornillon constate, à 800 mètres d’altitude, de longues bandes de brume longitudinales parallèles au gave, la petite rivière proche du terrain. Un couloir entre deux bandes lui permet de voir les feux du terrain et il se pose à 0h30.
Le Commandant Héraud survole le terrain à 23h07. Dans un trou il distingue bien les feux sud est du terrain ainsi que le phare, mais le reste du terrain étant couvert de brume, il se déroute sur Toulouse où il se pose sans problème.
Hélas, deux de ces Potez vont connaitre un destin tragique cette nuit-là.
Le numéro 136 est piloté par le Commandant Bes (3). Ce dernier a une carrière militaire glorieuse derrière lui : il a été grièvement blessé en 1926 d’une balle dans la poitrine, pendant la révolte des Druzes, au Levant, en tant qu’élève observateur au 39e régiment d’aviation. Ramené par son pilote grièvement blessé, il survit et il reste quasiment deux ans en convalescence avant de passer son brevet de pilote en mai 1929.
Détail navrant : dans son équipage, l’adjudant-chef Blanc a déjà été obligé de sauter en parachute de nuit, son avion s’étant perdu dans le brouillard et il s’est sorti de cette mésaventure sans problème.

Commandant Jean-Baptiste Bes

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Le trésor de l’ancien château de Nowy Sącz en Pologne

En juin 2020 des travaux de recherche archéologique sont menés par l’Association d’histoire et d’exploration de Sądecczyzna à proximité des ruines de l’ancien château de Nowy Sącz, ville située de nos jours au sud-est de Cracovie en Pologne. Ce château a connu de nombreuses destructions et reconstructions depuis son édification voulue par le roi Venceslas II roi de Bohême, fondateur de la ville en 1292. Au tout début du XIVe, il souhaita transformer une tour de guet en bois sur une colline par un château en pierres. C’est son successeur Ladislas Ier roi de Pologne et surtout son fils Casimir III qui firent réaliser la construction du château terminée en 1360. Ce château, à partir de 1569, se situait dans la République des deux nations, c’est-à-dire la réunion au sein d’un même État de la Pologne et du grand-duché de Lituanie. Les deux pays avaient le même statut. Ils avaient un monarque commun élu par la diète unique et une seule monnaie. Cet État avait aussi la particularité d’être multiethnique et multiconfessionnel. C’est cette liberté religieuse qui conduisit une nombreuse population juive à s’y installer.

Nowy Sącz est située au sud-est de Cracovie en Pologne. © GoogleMaps

L’histoire du château de Nowy Sacz

La tour du forgeron aujourd’hui. © mojamalopolska

Le château initial, construit entre 1350 et 1360, est ravagé par deux incendies en 1522 et 1611. Reconstruit de 1611 à 1615, le nouveau château est en grande partie détruit pendant la guerre dite du Déluge qui oppose de 1650 à 1665 la République des deux nations et la Suède. En 1768 et 1769, deux nouveaux incendies se produisent et laissent le château en ruines. Une partie des bâtiments est restaurée au XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1938, le château est enfin entièrement rénové et il abrite un musée. De 1939 à 1945 les soldats allemands l’occupent et s’en servent de caserne et de poudrière. En 1945, les Partisans polonais font sauter la plus grande partie du château dans le but d’empêcher les Allemands d’utiliser la poudre pour détruire la ville. Il ne subsiste aujourd’hui du château qu’un très petit élément de rempart et une tour, dite du forgeron, très endommagée lors de la destruction de 1945 mais reconstruite en 1959 et consolidée en 2016.

Le château en 1841. © dessin de M. Marynowski

La tour du forgeron et quelques maisons en 1899. © dessin d’Andrzej Sokołowski

 

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Le trésor des Russes blancs

1971 Paris, l’éditeur Robert Laffont reçoit une lettre bien mystérieuse, son interlocuteur lui demande de passer une annonce dans France-Soir, précisant un numéro de téléphone, un jour et une heure où il pourrait le joindre personnellement, il prétend détenir de grands secrets !

Robert Laffont, devait être joueur, car il accepta et c’est ainsi qu’il rencontra Nicolas Svidine, un cosaque, né en 1898 en Russie et publia deux ans plus tard son récit dans la « collection vécu » : Le Secret de Nicolas Svidine !
Et quel secret ? Celui d’un fabuleux trésor caché 50 ans plus tôt en Bulgarie, le trésor de l’armée des Russes blancs ! Pour être plus réaliste, disons plutôt : l’un des trésors de l’armée des Russes blancs, par la force des choses et de l’histoire, il y en eu forcément beaucoup d’autres de cachés et tous n’ont pas été retrouvés…
Retour en arrière, novembre 1920, Nicolas Svidine a 22 ans, depuis maintenant quatre ans une terrible guerre civile ravage la Russie. Le Tsar Nicolas II et sa famille les Romanov, ont été renversés en 1917, puis fusillés en juillet 1918, une grande partie de l’armée russe, majoritairement des officiers comme Nicolas Svidine, sont pour l’empereur ou ses ayant droits, tout comme le sont la plupart des grandes familles russes « la noblesse russe ». Ils ont rejoint le camp des Russes blancs, en face contre eux, on trouve les Bolcheviques surnommés les rouges, une grande partie du « petit peuple » qui veut que le système change, sans savoir si ce sera vraiment mieux après…
À seulement 22 ans, Nicolas Svidine est déjà un vétéran de l’armée blanche, il a survécu ! Son unique frère n’aura pas cette chance, il sera tué à sa première bataille, à tout juste 18 ans. Svidine, lui, comme il le dit lui-même dans son livre, a la baraka ! Au cours des nombreux combats où il prit part, trois de ses chevaux furent tués alors qu’il les montait en tant qu’officier cosaque dans la cavalerie, deux seront tués par des obus, dont un coupé en deux… Et le troisième, son préféré, sera tué par une mitrailleuse, une balle traverse son chapeau, deux se logent dans la selle, trois tuent le cheval, mais lui encore une fois, s’en sort indemne !
Novembre 1920 sur le port de Théodossia, des milliers de cosaques fuient devant les Bolcheviques. C’est fini, la guerre est perdue pour les Blancs, le soutien anglais en armement est arrivé mais trop tard ! Tout comme ils l’avaient fait avec les Royalistes en France pendant la Révolution française, les Anglais ont soutenu l’armée des Russes blancs, beaucoup d’entre eux iront d’ailleurs s’installer en Angleterre. Parmi tous ces cosaques, Nicolas Svidine qui a perdu son frère, laisse derrière lui sa mère en pensant qu’il ne la reverra jamais. Il embarque avec des milliers de Russes blancs vers un avenir incertain…

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Gold en Australia 1e partie

Laissez-moi vous raconter notre périple où je suis parti avec Damien chercher des pépites d’or dans le Western Australia. C’est le troisième voyage pour Damien et le quatrième pour moi. Il s’est déroulé de mi-septembre à début décembre 2013.

C’est la première fois que je viens au mois de septembre en Australie, à cette période c’est le printemps, la végétation se réveille, l’herbe pousse, des fleurs de toutes les couleurs que je ne connaissais pas éclosent à beaucoup d’endroits, c’est une explosion de couleurs de toutes sortes. Les animaux semblent moins farouches et se reproduisent, les nouveaux-nés accompagnent leurs parents en balade.
Si vous ne devez venir qu’une seule fois en Australie choisissez cette période, vous ne le regretterez pas.
Certains pourraient croire que c’est le gain qui nous motive à toujours y retourner, je vous dirais oui et non, notre but n’est pas de faire fortune mais de prendre beaucoup de plaisir à vivre libre dans le bush et à y trouver quelques pépites bien sûr. Une chose qu’il faut savoir avant que vous ayez envie de vous aventurer là-bas : les conditions sont difficiles avec le froid, la chaleur et les mouches, il faut l’avoir vécu pour pouvoir en parler, ça ne ressemble en rien aux télé-réalités que l’on voit à la télévision.
C’est lors d’un précédant périple en 2009, que j’ai rencontré Damien. C’était un jeune homme de 34 ans à l’époque, il était venu seul pour découvrir l’Australie et y chercher de l’or. Nous nous sommes rencontrés au Caravan-Park de Leonora, il avait déjà trouvé trois pépites aux alentours de Kalgoorlie dont une de 5,5 g. Tout de suite le courant est passé entre nous, nous avons compris que nous étions sur la même longueur d’onde, sans hésiter nous avons partagé nos connaissances sur la détection, nos points GPS où nous avions trouvé nos pépites.
A l’époque, nous avions tous les deux les mêmes véhicules, des Land Rover Discovery. J’ai vendu le mien dix jours avant la fin de mon séjour, Damien m’a gentiment proposé de partager le sien pour les derniers jours qui me restaient à passer en Australie, j’ai pu ainsi continuer à détecter dans le bush et sortir d’autres pépites plutôt que de végéter à Perth à ne rien faire qu’attendre mon vol de retour pour la France.
Pour cette nouvelle expédition Damien va utiliser son détecteur Minelab GPX 4500, moi un GPX 5000 monté sur une canne de Déus, ce qui le rend plus léger et compact quand il est plié. Nous avons six disques différents à nous deux, que nous utiliserons en fonction du terrain. Un Déus V3 avec le disque 22,5 et le 34×28 font aussi partie des détecteurs que nous pourrons utiliser.
J’ai déjà fait plusieurs expéditions de trois mois en Australie, mais je ne suis en aucun cas un aventurier, il faut être raisonnable dans ces circonstances de voyage surtout quand on achète un véhicule, cela semble facile d’aller dans le bush, mais il vaut mieux être sûr de pouvoir en ressortir !
Pour ma part j’ai investi début 2013 près de 20 000 $ dans un nouveau véhicule, un 4×4, un Toyota HJ60. Cette somme correspond à l’achat, 6 000 $, plus toutes les remises en état et transformations sur celui-ci (ajout d’un réservoir grande capacité de 170 litres, support de roue de secours, blocage de différentiel dans le pont avant, j’ai changé les jantes alu pour des jantes en fer en 16 pouces à cerclage où ont été montés des pneus 16 plis pratiquement increvables). Sur ce véhicule tout a été démonté et révisé, pont avant et arrière, boîte de vitesses et de transfert, tous les silentblocs ont été changés, un peu de carrosserie, le seul truc auquel nous n’avons pas touché est le moteur qui tourne comme une montre.
Depuis mon dernier voyage mon 4×4 est garé chez mon mécanicien à côté de Perth, sur ma demande il a fait une révision complète pour que nous partions tranquilles, les batteries ont été changées, ainsi que le maitre-cylindre d’embrayage qui suintait.

Mercredi 18 septembre 2013. J’ai rejoint Damien chez lui dans l’Isère, nous décollons à 21h45 de l’aéroport de Lyon pour Perth en Australie. Nous sommes vendredi, il est 00h50 à notre arrivée à l’aéroport de Perth dans le Western Australia, nos deux vols se sont bien passés (un changement d’avion à Dubaï), nous avons bien mangé, regardé plusieurs films, pour ma part j’ai bien dormi dans les deux avions. Damien a enfin réussi à dormir un peu lors du dernier vol, mais à l’arrivée il n’est pas au meilleur de sa forme.
Vu notre heure d’arrivée, il nous faut tuer le temps avec des pauses cigarettes pour Damien, et quelques cafés. Nous avons trouvé où prendre une douche dans l’aéroport, la cabine est petite, il est impossible de rentrer avec un bagage sans risquer de le tremper, il faut une personne pour garder les sacs pendant que l’autre se douche, après 34 heures de voyage elle est la bienvenue et nous ravigote !
Il est 4h30 quand on monte dans un taxi pour quitter l’aéroport, trois quarts d’heure plus tard on arrive chez mon mécanicien, il n’est pas là pour me remettre les clefs de mon Toyota, il est parti chercher des météorites dans le désert de Nullarbor Plain. C’est sa femme qui nous ouvre la porte du garage. C’est une lève-tôt, à 6h30 elle part travailler. Damien est surpris quand il découvre mon 4×4, il le trouve vraiment gros, c’est peut-être dû aux roues en 16 pouces qui le surélèvent un peu plus haut, il y a aussi un gros pare-buffle avec deux gros phares.
Nous n’avons qu’une heure pour vérifier tout ce que j’ai entreposé dans mon véhicule, je commence par faire le tri de ce que nous n’aurons pas besoin, je les laisse dans un recoin du garage, pendant ce temps Damien fait le plein des quatre jerricanes d’eau, 75 litres au total, Cathy nous a préparé un café et nous offre une boîte de confiseries pour quand nous serons dans le bush, c’est une gentille attention qui nous fera penser à elle plus d’une fois lors de notre voyage. Moins d’une heure plus tard, nous sommes opérationnels et quittons le garage.
Nous nous sommes donnés deux jours pour les préparatifs : faire toutes nos courses et trouver le reste du matériel qui nous manque avant de partir pour le bush.
On commence notre journée marathon par la station-service en faisant le plein de gazole, la jauge m’indique qu’il me reste un quart du réservoir, nous en rajoutons quand même 120 litres plus un jerricane de secours de 20 litres sur la galerie, ça nous coûte 220 $. Nous en profitons pour faire recharger la bouteille de gaz du réchaud, ici on ne vous change pas la bouteille comme en France, on vous la recharge, c’est assez spectaculaire à voir. Un simple tournevis suffit à l’opération, mais il vaut mieux ne pas être à coté et surtout ne pas fumer, tellement il y a de vapeur de gaz qui s’échappe dans l’air pendant qu’elle est en charge.
Nous enchainons par les courses dans un supermarché « Coles » il est à 1 km, et il se trouve déjà sur la route qui nous rapproche déjà de notre destination. Nous en ressortons avec un caddie presque plein de boîtes de conserves, deux kilos de fromage, un gros saucisson, des sauces tomate, du pain et autres. Nous en profitons pour casser la croûte sur le parking avant d’aller dans un autre supermarché où il y a un chinois qui vend aux prix de gros les légumes et les fruits, en plus nous allons y prendre deux sacs de riz de 5 kg, des nouilles chinoises pour les jours où nous serons trop fatigués pour cuisiner. Je voulais en profiter pour faire un double de ma clef de contact, j’ai bien trouvé l’échoppe mais il n’y a personne et d’après les commerçants d’à côté, il vient quand il en a envie, et aujourd’hui : c’est un jour sans !
Bon, nous continuons notre route, jusqu’à la boutique de camping « BCC », j’ai réussi à convaincre Damien d’investir avec moi dans une tente « OZETENTE V3 » (je vous conseille que celle-là, une merveille), elle se monte et se plie en 30 secondes, équipée d’un auvent, de trois fenêtres et d’une porte avec moustiquaire, elle est conçue pour trois personnes, on peut tenir debout à l’intérieur, elle est suffisamment grande pour pouvoir nous servir d’abri un jour de pluie sans que nous soyons pliés en quatre. En plus nous profitons d’une promo 900 $ au lieu de 1050 $.
Nous reprenons notre route pour aller chez « Prospector-Patch » un vendeur de détecteurs, c’est juste histoire de lui dire « un petit bonjour », suite à mon dernier passage en début d’année, je lui avais montré le montage du GPX 5000 sur une canne de Déus, il est fier de me montrer qu’il a repris l’idée. Nous passons chez Reed un autre revendeur de détecteurs de métaux, qui est quelques rues plus loin, Damien y achète un aimant et un piochon (spécial Australien fait pour déterrer les pépites dans le bush, il sert de siège aussi pendant une pause-café/cigarette).
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans une autre boutique « Dick-Smith » pour acheter une carte Sim 2 $ et un accès à Internet « Pre-Paid Mobile » à 100 $ pour une durée de trois mois (en 2019 c’est 50 $ pour 45 jours) chez « Telstra » (le seul fournisseur d’accès qui passe dans les terres intérieures et quelques fois même dans le bush), on peut aussi s’en servir pour passer un appel sur un téléphone ou pour envoyer un SMS, mais les unités vont fondre plus vite. L’activation de la carte nous occasionnera une petite galère, que nous résoudrons plus tard, pour l’instant nous avons fini nos courses.

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La Ciste au hasard

Sur mon lieu de villégiature, le temps se prêtait à une prospection à la billebaude. Allez c’est dit, cet après-midi, je prends mon sac à dos XP et mon équipement et je pars au hasard. Un rapide coup d’œil sur Iphigénie sur mon iPad m’apprend que le vallon que je vois de la maison louée, s’enfonce profondément, sans route goudronnée, sans habitation. C’est bien le diable s’il n’y a pas un petit promontoire rocheux, un éventuel abri sous roche ou autre chose remarquable et prospectable. Iphigénie ne mentionnant rien de particulier, je m’attends surtout à faire un peu de sport et dépenser quelques calories tout en me faisant plaisir.
La descente au fond du vallon se fait en travers d’une végétation touffue mais pas ronceuse, avec quantité de bois et troncs tombés au fur et à mesure des décennies et des coups de vents et j’arrive sur un chemin de terre bordé d’une part par le coteau d’où je viens et d’autre part par une série de champs étroits qui semblent à l’abandon, les champs étant coincés par l’autre coteau et un petit ruisseau qui s’écoule tranquillement.
Au vu de la végétation dense sur les pentes je prospecte au hasard les parties sans herbes hautes des champs au fur et à mesure de mon avancée. C’est très propre et il n’y a que très peu de déchets et cartouches. A croire que les chasseurs locaux ignorent cette combe ??? Tant mieux d’ailleurs car j’ai le plaisir d’y observer pendant cinq minutes un chevreuil en train de se repaitre. Il semble chez lui ici et parait serein.
Je ne trouve que trois monnaies : un denier de Dardenne, un liard de Louis XIV et un dix francs Guiraud. En objets deux boutons et un anneau en bronze.
Je tombe aussi sur un vieux camion Peugeot abandonné là, il est plus vieux que moi c’est sûr ! C’est un Peugeot D3-D4 appelé gentiment « nez de cochon », construit à partir de 1950 et jusqu’en 65.
C’est quelque chose que j’ai remarqué, dans ces coins paumés en pleine nature, les locaux se débarrassaient de leurs déchets dans la combe derrière la ferme ou dans la pente d’un vallon boisé, dans les années 60 voire 70 avant que le ramassage soit mis en place. On ne peut pas leur en vouloir.

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Des pièces de la Horde d’or retrouvées fin juin à Moscou

Moscou, capitale de la Fédération de Russie, ne cesse de grandir. Les villages qui l’entourent sont petit à petit englobés dans cette ville qui compte aujourd’hui près de 13 millions d’habitants. Partout on construit, on transforme ou l’on rénove. C’est à l’occasion de travaux sur les rives de la rivière Malaya Sosenka dans l’ancien village de Kommunarka qu’une équipe d’archéologues a découvert fin juin 2020 de nombreux objets anciens datant pour la plupart de la fin du XVe et du début du XVIe siècles.

Dirham d’argent de Toqtamysh Khan
(782-801 / 1380-1398).
© NumisMall.com

La Horde d’or

Guerriers mongols.
© portalostranah.ru

Le terme de Horde d’or représente un état mongol, le khanat de Kiptchak (du nom des anciens occupants de la région) dirigé par une dynastie issue de Djötchi, le fils aîné de Gengis Khan. Ce khanat s’est implanté en Russie centrale du milieu du XIIIe siècle jusqu’au début du XVIe siècle. Le territoire du khanat de la Horde d’or créé en 1240 couvrait un espace immense : s’étendant depuis les steppes du nord de la mer Noire – où fut établie la capitale, Saray (près de l’actuelle Volgograd) –, il englobait le bassin de l’Oural, le cours inférieur du Don, du Donetz, du Dniepr et de la Volga, le Kazakhstan et la Sibérie jusqu’à l’Irtych au nord du lac Balkach. La soumission des principautés de la Russie est conduite dans les années suivantes par Batu, fils de Djötchi. Toutes les villes de la Russie, sauf Novgorod, sont ruinées par cette invasion.
Le territoire de la Horde d’or commence à se morceler en 1430, avec la création du khanat de Crimée par un descendant du fils de Djötchi, entre l’embouchure du Dniestr et du Dniepr, celle du khanat de Kazan en 1438 puis du khanat d’Astrakhan entre la Volga, le Don, le Kouban et le Terek en 1466.
Pendant ainsi environ 200 ans, sous l’autorité d’une succession de Khans, les soldats de la Horde d’or pillent la région, brûlent les villes, écrasent et rançonnent les populations locales ou les réduisent en esclavage. Les Tatares de Crimée poursuivent leurs incursions jusqu’au règne de Catherine II où le khanat de Crimée est rattaché à la Russie, après la défaite du dernier des descendants régnant de Gengis Khan face aux Russes en 1783. Aujourd’hui encore en Russie le souvenir de ces guerriers à cheval est présent et maintient une diffuse inquiétude dans les mémoires.

La plupart des terres étaient des steppes. Près de 6 millions de km² de terres appartenaient aux dirigeants de la Horde à son apogée. © histerl.ru

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Un trésor caché par les Vandales retrouvé après 1800 ans

Goths et Vandales sont dans notre imaginaire des peuples conquérants que fuyaient les populations locales d’Europe. Ces deux tribus germaniques se sont installées dans les années 100 après J.C. en Pologne, l’une au nord, l’autre plus au sud. Selon le professeur Andrzej Kokowski de l’Institut d’archéologie de l’Université Marie Curie-Skłodowska de Lublin, elles se sont combattues vers la fin du deuxième siècle ou au début du troisième siècle lorsque les Goths descendent vers le sud pour s’installer sur les rives de la mer noire. Le trésor découvert récemment à Cichobórz dans la commune polonaise de Hrubieszów au sud de Lublin près de la frontière ukrainienne nous rappelle cette période.

Fin du deuxième siècle : les Goths combattent les Vandales pendant leur “grand voyage” de la Scandinavie à l’Europe du Sud-Est. © d’après Google maps

La découverte du trésor

La presse polonaise nous indique qu’en 2019 un agriculteur du village de Cichobórz, dans la commune polonaise de Hrubieszów, se déplace dans un champ récemment labouré. Certains journaux expliquent qu’il y ramasse ici et là des bois perdus par des cerfs pendant l’hiver alors que d’autres sous-entendent qu’il recherche des objets anciens. Son regard est soudainement attiré par un petit disque brillant. C’est un denier romain en argent ! Il regarde autour de lui, et il en voit un autre, puis encore un, et encore un autre… Il les recherche avec fébrilité et en ramasse ainsi des centaines. C’est incroyable, extraordinaire, stupéfiant. Il est euphorique. Il réfléchit à ce qu’il doit faire et décide de se rendre au musée d’Hrubieszów, la commune dont dépend Cichobórz. Les responsables du musée le reçoivent, l’écoutent et envoient un agent sur place. Rapidement celui-ci découvre d’autres monnaies. Une fouille minutieuse du champ est alors organisée et au total 1753 monnaies sont trouvées sur une surface de quelques centaines de m². Probablement que la boîte qui contenait ces pièces a été brisée par le soc d’une charrue lors du labourage du champ et que les pièces ont été dispersées. Bartłomiej Bartecki, le directeur du musée Stanisław Staszic à Hrubieszów est abasourdi. C’est l’un des plus importants trésors monétaires romains trouvés en Pologne qui vient d’être déposé dans son musée.

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Le trésor de Begoml en Biélorussie

Alexander Nikolaevitch Naumovets, un habitant de Borisov près de la petite ville de Begoml, district de Vitebsk, située à 100 kilomètres au nord de Minsk, la capitale de la Biélorussie, se promène sur une route forestière lorsqu’il distingue sur le sol quelque chose qui ressemble à une plaque rectangulaire. Il comprend que l’objet qui a attiré son attention est un vieux portefeuille lorsque celui-ci s’effrite entre ses doigts et que des pièces de monnaie tombent à terre.
Plusieurs journaux locaux, Les Nouvelles populaires de Vitebsk, Les informations de Borisov, le Journal de Vitebsk et quelques autres ont relaté cette découverte début février 2020.

La remise du trésor au musée de Begoml

La presse biélorusse ne nous dit pas si Alexander Nikolaevitch Naumovets flâne en  rêvant, recherche des champignons ou utilise un détecteur à métaux le long du chemin qu’il emprunte au moment de sa découverte en cette fin de janvier 2020. Elle nous explique seulement qu’il remet le jour même son trésor à Olga Tolyarenok, la responsable du musée de Begoml. Ce trésor est composé de 19 pièces de monnaie en argent du XVIIe siècle frappées pour beaucoup sous Sigismond III Vasa (Zygmunt III Waza), roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie, de deux broches, d’une boucle d’oreille et d’un fragment de bague.

Le trésor trouvé en janvier 2020 à Begoml. © Родныя Вытокі

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