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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Les médailles

Amis(es) lecteurs de Monnaies & Détections, s’il est une passion dévorante et passionnante, c’est bien la détection de métaux de loisir. Arpenter bois et champs me procure un sentiment de paix intérieure, une sensation de liberté ainsi qu’un apaisement total, une sorte de zénitude dont j’ai besoin pour me ressourcer. Mais cette passion n’est plus seule désormais, et vous allez comprendre pourquoi.

Voilà dix ans que je pratique la détection, et en dix années on en voit passer des monnaies, des artefacts tous plus beaux les uns que les autres, mais aussi moult morceaux de plomb, d’alu, de ferrailles en tous genres semés au gré de toutes les circulations humaines.
Mais il est un objet, que dis-je, L’OBJET, la petite chose que tous ont trouvée, insignifiante pour certains, étrangère pour d’autres, mais tellement passionnante à mes yeux, je veux parler de la médaille religieuse, la toute petite médaille perdue seule, semée au hasard des ans ou laissée intentionnellement en un endroit secret.
Pour l’anecdote, cette passion a débuté pour moi très bizarrement en Touraine un jour de passage sur les hauts de Loche. Perdue dans les champs au pied d’un énorme chêne, elle était là, m’attendant, cachée entre les racines de cet arbre magnifique et si majestueux. J’ai su longtemps après qu’il s’agissait d’une médaille des capucins. (photo 1)

Cette médaille a révélé en moi une passion qui ne m’a plus jamais quitté. D’années en années, de médailles trouvées en médailles données et/ou ramenées de pays étrangers, souvenirs de vacances ou autres, cette passion grandit car ces belles demoiselles avaient pour moi une âme, une histoire, il fallait donc la révéler. Et donc de fil en aiguille, j’en ai eu 10, puis 20, et un jour 100 que je rangeais dans des boites avec le doux espoir que « un jour je saurais ». (photo 2)


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Une histoire de détection bretonne

Pendant les vacances scolaires, en ce mois de mars, souhaitant éloigner tout le monde - moi y compris – des écrans et afin de prendre l’air, j’ai pris l’initiative de proposer à ma fille et à mon neveu une promenade au bord de mer. Il s’agissait aussi de faire un brin de détection avec eux. Ils s’y sont prêtés de bonne grâce, et nous sommes partis sur une plage de la côte nord de Bretagne, près de Saint Brieuc.

Peu de monde en ce temps de léger frima. Mais, il est si bon d’être tranquille et de faire doucement glisser sur le sable le va-et-vient de l’auréole du détecteur. Rien que des morceaux de métal issus d’un grillage vert de clôture de jardin et un peu d’alu. Nous ne sommes en effet pas si loin de petites propriétés de bord de mer. Nous nous éloignons de plus en plus de la plage et c’est avec appréhension que je me dirige vers les petits bancs de sable, répartis entre les roches émergentes. La falaise n’est en effet pas si loin de nous et se jette progressivement dans la mer. Soudain, un son plus aigu se fait entendre… enfin quelque chose d’intéressant me dis-je !

Et quelle ne fut pas ma surprise de sortir du sable une petite balle de cuivre, déformée. Je restai songeur en y repensant. Mais, alors qu’elle était déjà dans ma poche, c’est un son similaire que nous avons entendu. Une autre balle de cuivre, plus droite, celle-là. Puis une autre, une quatrième et encore de multiples sons. C’est sûr, nous étions sur un filon. Aucun danger, toutes ces balles avaient été tirées et sans doute s’étaient-elles déformées en percutant la falaise ou en frottant le sable. Vu le nombre, on aurait pu se croire sur un site où des combats avaient eu lieu, pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais non ! Rien de semblable dans l’histoire locale. Aucune attaque venue de la mer. Nous sommes si loin des plages de Normandie.

Dans les balles recueillies, il en était certaines totalement éclatées, alors que d’autres s’étaient à peine déformées. Mais plus encore : dans le lot récupéré, il en était deux en fer. Et bien d’autres en plomb également. Ces balles de plomb étaient toutes déformées, et avaient dû percuter soit la falaise, soit le sol, vu les déformations qu’elles présentaient. Le détecteur s’affolait désormais, et nous avions un secteur où la concentration des balles était extraordinaire.

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Le château de Człuchów, en Pologne, est une ancienne forteresse bâtie au XIVe siècle par l’Ordre des Chevaliers Teutoniques. Sa construction est achevée vers 1365 et elle est restée longtemps une place forte réputée pour être imprenable. Le 29 juillet 2017, lors de fouilles archéologiques dans la cour du château, un trésor composé de pièces d’argent datant de la première moitié du XVIIe siècle a été découvert. Il est très probable qu’il a été caché en 1655 ou 1656 pendant le siège de ce château par l’armée suédoise.

Les origines du château de Człuchów

En Palestine en 1190, au début de la IIIe croisade, devant la ville de Saint Jean d’Acre, des pèlerins d’origine allemande créent un ordre destiné à porter secours aux malades et blessés. Reconnu ordre hospitalier par le pape Clément III en 1191, il se transforme en 1197 en un ordre militaire qui prend le nom d’Ordre des Chevaliers Teutoniques. Cet ordre, qui gagne rapidement de l’importance, s’installe dans de nombreuses villes de Palestine et d’Europe. Pendant le siècle qui suit, les Chevaliers Teutoniques avancent vers l’est de l’Europe avec la volonté de christianiser les populations de ces régions. Ils construisent de nouvelles villes et créent en 1226 l’Etat monastique des Chevaliers Teutoniques. En 1242, ils sont stoppés lors de la bataille du lac Peïpous par le prince de Novgorod, Alexandre Nevski – qui est au cœur de l’œuvre cinématographique qu’est Alexandre Nevski, tourné en 1938 par Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein. Malgré cette défaite l’Ordre des Chevaliers Teutoniques rêve toujours de construire un grand royaume teutonique établi sur l’ensemble du sud-est de la mer Baltique. Au cours de la première moitié du XIVe siècle, l’ordre s’empare ou achète de nombreuses possessions dont la ville de Dantzig (l’actuelle Gdansk). C’est à cette époque, en 1325, au sud-ouest de l’actuelle Voïvodie de Poméranie en Pologne, que débute la construction de l’immense forteresse de Człuchów (Schlochau en allemand) dont la construction s’achève vers 1365. C’est la plus importante forteresse de la région après celle de Malbork (Marienbourg en allemand). D’autres villes passent sous la domination des Chevaliers Teutoniques jusqu’en 1409.

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Le trésor de Mezdra, en Bulgarie, sera-t-il retrouvé ?

Mezdra est une petite ville bulgare de 10 000 habitants du nord-ouest du pays dans le district de Vrasta. Située à la limite du parc naturel « Vrachanski Balkan », elle est, par la route, à un peu moins de 100 kilomètres de Sofia, la capitale de la Bulgarie. A la limite de la ville se dressent les vestiges de la forteresse romaine de Kaleto. En août 2017, un trésor monétaire datant de l’époque romaine y a été découvert.

Les circonstances de la découverte du trésor

Depuis quelques mois une partie de la population d’un quartier pavillonnaire de Mezdra se plaint de l’état d’abandon dans lequel se trouve un terrain voisin situé au numéro 99 de la rue Alexandre Stamboliiski et appartenant à deux sœurs Petya et Nelly Krustev. La municipalité entreprend, en août, le nettoyage du terrain. Lors de l’arrachage d’un vieux prunier, un récipient en argile est mis au jour entre les racines de l’arbre. Pour extraire ce pot l’un des ouvriers utilise une pioche, mais, malhabile, il le touche avec l’outil. Il parvient néanmoins à le prendre entre ses mains avant que le pot ne se brise en plusieurs morceaux. Alors se répandent sur le sol des rondelles verdâtres qui sont très vite reconnues comme des pièces de monnaie. Il y en a une incroyable quantité. L’ouvrier estime que le poids du pot plein est de quatre à cinq kilogrammes. Une photographie est prise, c’est la seule qui présente le trésor au complet.

Les 187 pièces déposées au musée régional d’histoire de Vrasta avant leur nettoyage.

Le prunier dans les racines duquel le trésor a été retrouvé.

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Cahiers de prospection 1997

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre


Samedi 12 juillet 1997

L’après-midi je monte chez Gérard. Il me donne un bouquin sur les fantassins en 1914 et tous les numéros de L’Illustration de 1914. Je pars passer le détecteur autour de Roudat. Je trouve une pièce de 20 centimes de 1932 derrière le pigeonnier en ruine. Il y a un poirier dans la haie qui part du Janet le long du chemin qui monte vers le haut de la colline, je réussis à attraper quelques poires malgré les ronces, ce sont des « pérots » qui commencent à murir, très parfumés.

Dimanche 13 juillet 1997
Je reprends la prospection à Rieumajou à 13 h. Il fait très chaud. La moissonneuse est en train de couper le blé dur après la rangée d’arbres sur le plateau, là où Gilbert est tombé. Je passe le détecteur sur la zone habituelle mais ce n’est pas évident, je ne peux prospecter que sur les traces de la machine ou des tracteurs qui sortent les bennes car le chaume est trop haut. Je trouve une petite boucle toute couverte de concrétions, je pense qu’en fait elle a dû brûler, les concrétions sont toutes noires, elle a sûrement brûlé soit dans un incendie, soit sur un bûcher funéraire. Je trouve aussi plusieurs balles rondes de mousquet, en plomb, puis en descendant la pente au-dessus du chemin, après la ferme, en allant vers le bois, un joli petit ardillon scutiforme et une grosse pièce en bronze mais complètement lisse.

Dimanche 20 juillet 1997
Pendant qu’Axel est à l’Ariège avec ses copains, je pars détecter à l’endroit de la chapelle médiévale disparue au-dessus de Talers. Le blé est ramassé mais le champ n’est pas disqué, ce n’est pas très commode mais je trouve quand même cinq doubles tournois et une petite boucle médiévale rectangulaire. Les pièces sont cantonnées dans l’angle de la haie qui part de la route, au bord du champ côté village, juste avant les débris de briques et les galets.

Lundi 21 juillet 1997
Il fait très chaud. A 14 h Axel part avec ses copains à l’Ariège et je vais faire le gué juste après Saby. L’eau est très basse, pas froide du tout. Je détecte dans l’eau et sur les parties asséchées, je trouve quantité de clous et de bouts de fers de bœufs et de chevaux, des plombs et des balles de pêche, ainsi qu’un gros plomb pour lester les filets, ils devaient pêcher à l’épervier. Je ne fais qu’une pièce, un gros bronze tout lisse. Le soir de 18 à 20 h pendant qu’Axel travaille au camion pizza, je vais faire un tour à Rieumajou, mais ce n’est toujours pas disqué. Je trouve quand même un petit bronze romain en face de la rangée d’arbres en montant.

Vendredi 25 juillet 1997
Vers 19 h après le souper je téléphone à Philippe pour savoir si je peux aller détecter dans le champ qui est au bord de la route, au-dessus du gué, car j’ai vu qu’ils l’ont disqué. Il est d’accord sans problème mais il me dit qu’il a souvent vu des gars qui « passaient la poêle » sans jamais être venus le voir. Je pars aussitôt. Le champ domine l’Ariège, encaissée plus bas.
Les traces de briques et de galets sont plutôt vers la ferme. La villa avait une vue magnifique sur la rivière et toute la plaine. Il y a des bouts de tegulae et de sigillée tardive (1 bord, 1 fond complet de petit bol, mais sans aucune estampille). Je sors quantité de plombs informes, et neuf pièces : un demi-as de Nîmes, très beau, un autre mais complètement lisse, une grosse pièce en bronze, épaisse, très usée, on voit juste les S C, quatre petits bronzes très abimés, une petite pièce bien ronde, en argent, mais toute lisse, 2 francs de 1949, un anneau de bronze, minuscule. Le site a l’air très pauvre en trouvailles, mais s’il est très fréquenté, il ne reste peut-être plus grand-chose.
Il y avait une belle fouine morte au bord de la haie. Je repars à la tombée de la nuit.

Samedi 26 juillet 1997
A 15 h je monte chez Jean-Marie à la métairie du Tascle, il m’amène derrière la ferme de Courbières dans un bas-fond, le long d’un petit ruisseau. Il y a effectivement plein de briques, et les vieux parlent d’une briqueterie. En fait, je remarque en cherchant un peu, des bouts de tuiles à rebords. Je commence à détecter et je trouve tout de suite un double tournois lisse. Mais après, plus rien, même pas de ferreux. On insiste une bonne heure puis on remonte. En repartant, je m’arrête dans le champ au-dessus du gué en laissant la voiture au bord de la route, à l’entrée du champ. Je prospecte toute la longueur du champ plusieurs fois, en espérant repérer un chemin qui devait partir de la villa vers la rivière, car ils étaient obligés de traverser le champ sur la longueur pour rejoindre le chemin de terre qui va de la route à l’Ariège, c’est le seul endroit qui permette l’accès, le reste du terrain est tout en falaises. Mais je n’ai que de rares sons de ferreux. En revenant vers la zone de briques, je sors une petite bague de bronze et un gros poids de plomb.

Dimanche 25 juillet 1997
L’après-midi, à la demande de Jean-Marie, je reviens quand même à Courbières mais de nouveau on ne trouve absolument rien. Il fait une chaleur épouvantable dans ce bas-fond. On trouve seulement un beau morceau de poignée d’amphore. On repart à 16 h tellement il fait chaud.
Vers 18 h je remonte à Rieumajou. Je laisse la voiture dans le chemin, et je commence à détecter en montant, avec les écouteurs que je suis allé acheter à Toulouse dans la semaine. C’est beaucoup plus efficace que le haut parleur du boitier. Je trouve deux plombs minuscules en montant, mais le plateau n’est toujours pas disqué et le chaume perturbe le détecteur quant on le touche avec le disque. En repartant je trouve un vieux briquet de grand-père en cuivre, à essence, contre la haie, devant la cabane de vigne qui domine toute la plaine.

Lundi soir 28 juillet
De 19 h à 22 h je reviens détecter à Rieumajou car ils ont disqué tout le tour du champ sur le plateau, juste un passage, une contournière. Je la prends juste en bas. Je mets les écouteurs. Je ne trouve rien en montant, par contre, arrivé en haut, dans l’angle du champ en regardant vers le haut de la colline à droite (là où se trouvent quelques éclats de briques pleines et de gros galets : cabane de vigne, ancienne maison ?) je trouve coup sur coup 5 doubles tournois, 3 gros et 2 petits, complètement lisses, dans le même alignement. Je pense qu’ils sont sur un ancien chemin qui faisait le tour du plateau et conduisait à une construction dans l’angle. Puis en redescendant, à peu près à l’endroit du briquet, je sors un morceau de plomb avec des dessins et des lettres, une tête de clou en cuivre, un bouton comme un bouton de jeans, et encore un double tournois lisse. Il fait très beau, très chaud, la vue est magnifique depuis le fond du plateau, avec toute la plaine lumineuse dans le couchant. On entend des tourterelles sauvages dans le bois au-dessus. J’ai fait aussi partir des cailles et des lapins dans le chaume, et j’ai vu que les sangliers se sont roulés dans les tas de paille rejetés par la moissonneuse.


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Quand le gros poisson se transforme en ablette ! Ou vice versa !

Deux siècles avant J.-C.

Cellos (le querelleur) arrête son cheval au bord du petit ruisseau dont le cours serpente paresseusement entre deux rangées d’arbres majestueux. Il est impatient d’arriver dans son petit village qu’il a quitté il y a plusieurs jours pour se rendre à Tolosa afin de régler des affaires commerciales. La capitale est entrée dans le giron de la Provincia et sa tribu intensifie ses échanges avec le pays des Téctosages. Brigos, son père artisan potier de renom lui a demandé de s’y rendre afin de mener à bien des négociations pour fournir de la céramique à des marchands qui ont pignon sur rue. Il s’est parfaitement acquitté de sa mission et il est de retour au pays avec sa bourse bien pleine.
Pendant que sa monture se désaltère dans l’onde claire du ru, Cellos s’assoit dans l’herbe folle pour profiter de ses derniers instants de liberté et prendre un peu de repos. Ses pieds lui font mal, aussi enlève-t-il ses brogues de cuir souple en défaisant les lacets serrés à ses chevilles. Il détache également la lanière de cuir qui retient sa longue chevelure blonde qui retombe en cascade sur ses larges épaules. Ses braies en lin de couleurs vives et sa tunique à carreaux le protègent de l’humidité qui commence à tomber en cette fin de soirée.
Cellos, querelleur certes mais aussi coquet qu’un coq, comme tout bon Gaulois qui se respecte, se dit en se regardant dans son petit miroir qu’il aura bien besoin de tailler ses moustaches avec ses forces, de se passer un bon coup de peigne dans les cheveux et d’un salvateur coup de savon (sopo) pour se décrasser après ce long voyage qui le ramène chez lui !
En cette belle fin de journée de printemps, Belenos, le Dieu du soleil, du renouveau et de la jeunesse, commence à incendier l’horizon profond et somptueux. Il est temps de rentrer à la chaumière retrouver toute la famille qui l’attend. Mais avant, Cellos veut admirer une dernière fois toutes les drachmes qui pèsent dans sa bourse en cuir. Pendant qu’il en défait les liens, son petit cheval se cabre, surpris par un animal sauvage qui décampe prestement devant sa fureur sans demander son reste. Cellos se précipite vers sa monture pour la calmer en évoquant dans un murmure à son oreille, Epona, la déesse cavalière. Comme par magie, le petit cheval s’apaise. Le jeune et fringant Gaulois remet sa boursée autour du cou, enfourche sa monture et rentre chez lui en chantonnant…
Ce soir son père sera furieux, il manquera deux ou trois drachmes dont une au portrait de Perséphone et l’autre au cheval qui se sont échappées de son escarcelle pendant sa course et qui se seront perdues à jamais dans l’herbe folle !

Quelques siècles après…

Des champs et des vignes à perte de vue qu’on ne devine même plus, tant le brouillard aussi épais que poisseux a envahi la campagne. Arrivés sur place en fin d’après-midi, la nuit qui tombe vite en cette période hivernale et qui nous surprend, est froide et opaque. Au loin on distingue vaguement le bruit des autos qui tracent sur l’autoroute vers leur destination. C’est le seul repère fiable pour ne pas s’égarer dans ce décor fantastique, humide et froid. Il nous faut rentrer retrouver nos pénates et nous mettre bien au chaud. Nous nous sommes égarés et la nuit tombe, impénétrable. Aussi sur le chemin du retour, nous avons décidé de rester ensemble et de nous attendre.
Il creuse. Je reste à proximité et balaie avec le détecteur dans la même zone. Et nous repartons, sans aucune visibilité, toujours plus loin en essayant malgré tout de nous diriger le plus rectilignement possible sans nous égarer un peu plus. Un son. Je creuse. Il m’attend et en profite pour s’en griller une ! C’est bien connu, il n’y a pas de fumée sans feu, sauf les jours de brouillard !
Et c’est reparti. Je mets le fil de fer que je viens de déterrer dans ma besace sans prendre le soin d’ôter la boue qui va avec ! Dans cette nuit qui vient de s’installer, il fait un froid de luthérien. Les doigts sont gourds, boueux et douloureux. Un petit tour dans la poche pour réchauffer la main gauche tandis que la droite, maladroite mais avec courage et abnégation, se gèle au contact du Déus.
Quelques mètres et un nouveau son, bien “clair”, bien “comme il faut”, bien “comme on les aime !” m’oblige à mettre encore un genou à terre et à sortir la main de ma poche pour creuser. C’est rond, c’est assez lourd, c’est en relief d’un côté ! D’un doigt gelé et rougi, je frotte la boue sur le revers et là… Dommage, c’est lisse et je devine l’attache d’un bouton en plomb. C’est ça la détection… Ça rime parfois avec déception ! On pense attraper un gros poisson mais on se retrouve souvent avec une minuscule ablette !

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Les trésors de l’abbaye de Cluny

Un trésor monétaire a été découvert à l’automne 2017 sur les terrains de l’abbaye de Cluny dans le département de Saône et Loire.

Vue aérienne générale du site de l’abbaye de Cluny vers 1950/1960.

Ce lieu chargé d’histoire est classé par trois fois dans la liste des monuments historiques français. D’abord en 1862 pour les bâtiments anciens de l’abbaye, puis en 1902 pour sa Tour des Fromages et enfin en 1960 pour une partie des dépendances et terrains qui lui sont rattachés. S’il ne reste aujourd’hui que le dixième des bâtiments ayant existé au XVIIIe siècle, cet ensemble monastique, dans lequel se dressait la plus grande église de l’Occident, l’abbatiale de Cluny, n’en demeure pas moins un monument touristique attirant de nombreux visiteurs. Nous vous invitons à découvrir cette abbaye à travers son histoire, son architecture et la numismatique qui y est associée.

L’histoire des trois abbayes de Cluny

Le Duc Guillaume d’Aquitaine offrant les terres de Cluny à l’Eglise (enluminure sur un manuscrit déposé à la Bibliothèque Nationale de France).

Trois abbayes sont construites successivement à partir de 910 sur les terres offertes par Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne, du Velay, de Mâcon et de Bourges. L’église qui existe alors est remplacée par une première abbaye, appelée de nos jours Cluny I. Construite entre 910 et 927 la nouvelle abbaye, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul, est placée dès 930 sous l’autorité directe du pape. Elle est dirigée par un abbé et les moines qui y vivent respectent la règle bénédictine rédigée par Saint Benoît vers l’an 550 : partager son temps entre prière et travail manuel utile à la communauté. La place occupée dans le monde religieux par l’abbaye de Cluny grandit rapidement. Ses bâtiments deviennent trop petits pour accueillir de nouveaux moines. La construction d’une abbaye plus grande est donc décidée

Saint Benoît expliquant ses règles de la vie monastique à un jeune moine (enluminure sur un manuscrit du XIVe siècle déposé à la bibliothèque de l’université de Düsseldorf).

Les travaux durent de 960 à 980 et donnent naissance à une nouvelle église : l’abbatiale de Cluny II. Cent ans plus tard la même problématique se rencontre une nouvelle fois et en 1080 de nouveaux travaux débutent afin de construire une église et des dépendances plus vastes. Ils durent un siècle et demi jusqu’à l’achèvement de la troisième abbaye de Cluny en 1220. L’abbatiale de Cluny, dont l’architecture de style roman est un modèle du genre, est consacrée par le pape dès 1130, un siècle avant son achèvement. C’est alors le plus grand édifice religieux du monde avec ses 187 m de longueur pour une largeur de 90 m au niveau du transept. Elle le reste jusqu’en 1506, date de la construction de Saint Pierre de Rome. Autour d’elle sont construites les nombreuses dépendances indispensables à la vie d’un millier de moines. C’est ainsi qu’une véritable cité se développe au XIIIe siècle. L’autorité spirituelle de son abbé le place à la tête d’un ensemble de congrégations religieuses regroupant plus de 10 000 moines installés en France mais aussi en Italie, en Espagne et en Grande-Bretagne.

Les deniers et oboles de l’abbaye de Cluny (le droit de battre monnaie)

Au début du XIe siècle les Clunisiens sont chargés de frapper des monnaies émises par le duché d’Aquitaine, mais dès 1058 l’abbé de Cluny reçoit du pape Etienne IX le droit de battre monnaie pour lui-même. Ce droit permet la frappe à partir de 1123 de deniers et d’oboles (demi-deniers) en argent spécifiques à l’abbaye de Cluny. Ces frappes s’étalent sur environ cent ans. Dans un article consacré à ces monnaies sur le site internet « La Numismatique en Mâconnais » nous pouvons lire sous les initiales JCD : « Par leur poids et leur aloi, les deniers de Cluny valaient beaucoup plus que les deniers royaux, parisis et tournois. Mais, de ce fait, ils étaient recherchés par les changeurs pour les revendre comme métal à d’autres ateliers monétaires. De plus, leur utilisation dans les transactions courantes était limitée à Cluny et aux comtés voisins. Cela explique que l’abbaye n’ait sans doute pas tiré grand bénéfice de sa monnaie ». Sur ces monnaies qui portent une croix cantonnée à l’avers et une clef au revers nous découvrons les légendes + CLVNIACO CENOBIO (au monastère de Cluny) et PETRVS ET PAVLVS (Pierre et Paul). La photothèque de l’Abbaye de Cluny nous propose sur le site internet cité ci-dessus un très grand nombre de photographies de monnaies et de méreaux frappés à Cluny.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Un rare doublé !

Un lundi matin vers 8h30, une personne me contacte avec une voix paniquée et me demande si je peux lui rendre service rapidement.
Ce monsieur qui se trouve à environ 40 km de mon domicile me propose un rendez-vous le mercredi suivant dès 9 h le matin pour rechercher son alliance perdue alors qu’il faisait son jardin. Il me demande le prix pour ce type de service et je lui annonce que je le fais gracieusement pour aider et qu’il n’y a rien de commercial derrière.
Arrivé sur les lieux du rendez-vous ce fameux mercredi, l’homme très stressé m’explique qu’il a désherbé son jardin à mains nues et ensuite jeté des seaux dans le champs voisin !
Une fois les informations prises, je me lance tout de suite à la recherche de cette bague et il est clair que dans son jardin il n’y a rien !
Je décide donc au bout de 10 minutes de passer dans le champ derrière chez lui et voyant effectivement qu’il y avait des tas d’herbes ici et là, un magnifique son se fit entendre ! Bingo, l’alliance est juste là ! L’homme tellement heureux et semble-t-il ému m’invite à boire un café et nous discutons de cette formidable passion.

Au moment de partir, l’homme à qui j’avais annoncé que ce service était totalement gratuit a voulu me donner un petit quelque chose pour les frais de déplacements.
C’est sur cet échange que je repris la route direction mon fief qui me réservait une énorme surprise !
De retour à la maison et en repos ce fameux mercredi, je décidai de profiter de ce beau début de journée pour trouver une autorisation et peaufiner un réglage perso qui jusque-là me surprenait de sorties en sorties !
Sur la route un agriculteur et son fils labouraient une parcelle de blé. L’occasion était trop belle et j’attendis que le tracteur s’arrête pour discuter avec eux. Par chance il est le propriétaire et me dit que déjà 2 ou 3 personnes sont passées dans ce champ il y a plusieurs mois. Le fils me dit qu’il ne doit plus rien rester maintenant.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Cahiers de prospection 1997

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 13 avril 1997
De 13 h à 17 h je monte aux Montagnagues : il y a des traces de briques romaines au bord du chemin de terre, en face du panneau Les Montagnagues nord. Je discute avec le gars qui habite la ferme sur la crête vers la gauche, puis avec le propriétaire des terres. Ils disent qu’il devait y avoir un bâtiment entre la route et le chemin car c’est plein de galets et de bouts de briques. Mais il y a du blé sur le champ. Il me faudra revenir cet automne. Aussi je pars à Matoulet en bas du village. Je trouve trois petites pièces très abimées, un petit bronze romain, un double tournois, et une pièce en cuivre, épaisse, très irrégulière, difficile à identifier, plus un petit morceau de plaque estampée, un ardillon scutiforme et une grosse boucle en bronze.

Lundi 14 avril 1997
Le matin à 6 h j’amène Axel prendre l’avion pour le Portugal. Puis je passe faire les courses et en rentrant je vais boire le café à Saint Sernin chez les trois frères qui travaillent les terres, comme je le leur avais promis.
Ils m’indiquent l’endroit où ils soulèvent le plus de briques et aussi d’énormes galets encore pris dans du ciment. Je rentre me changer, prendre le détecteur et une truelle, et je commence à chercher. Le champ a été labouré puis disqué, ils vont faire du maïs. Je reste jusqu’à la tombée de la nuit et je suis surpris par tout ce qu’on trouve : beaucoup de ferreux, déchets métalliques modernes, surtout des bouts d’alu provenant des tuyaux d’irrigation cassés et broyés, mais aussi une vingtaine de pièces en cuivre (surtout des doubles tournois, mais il y a aussi des piécettes en cuivre irrégulières avec une croix et un liard de France de 1699) des boucles, et plusieurs morceaux de plaques-boucles wisigothes éclatées par les charrues ou les broyeurs. Le fils de Michel vient me voir et reste avec moi un bon moment. Je lui donne en partant quelques pièces et les bouts de plaques-boucles décorés. Puis je trouve encore d’autres doubles tournois, un bon pour 2 francs Chambre de Commerce de Toulouse, et deux objets en bronze : une plaque ronde, très épaisse, avec une tête de gorgone en relief, et un léopard stylisé avec la tête tournée vers l’arrière, et juste avant de partir, une monnaie gauloise à la croix, très usée.

Mardi 15 avril 1997
J’ai posé la semaine. J’ai rendez-vous chez le notaire à 15 h puis je file aussitôt sur le champ à Saint Sernin. Le fils de Michel me rejoint de nouveau, c’est vrai que ce sont les vacances scolaires, et il reste avec moi un bon moment. Je trouve un beau morceau de pierre grise décoré en écailles de poisson, d’autre doubles tournois, une obole de Melgueil en argent, et encore des éclats de boucles coupés et tordus. Il y a de la poterie grise et noire.

Jeudi 17 avril 1997
Je passe toute la journée sur le champ. Trois gamins et gamines me suivent un bon moment. Il fait un vent terrible et le froid est vif. Je suis obligé de repartir chez moi prendre des vêtements plus chauds. Le temps change. Je reste jusqu’à 20 h passés le soir, car ils doivent venir semer. Je refais tout l’endroit de long en large, en débordant largement sur les 2 côtés, vers le village et vers la ferme. Mais je ne trouve que quelques pièces en cuivre, un petit ardillon, une double agrafe en bronze, 2 francs de 1947 et un gros 5 centimes Napoléon III de 1854, deux anneaux de cuivre, un bout d’ardillon très fin décoré de palmettes avec des traces de dorure.

Samedi 19 avril 1997
A 9 h je pars au ruines du château de Miramont à Barbaira dans l’Aude, mais il pleut, il fait froid, je prends des paquets d’eau sous les arbustes, ce n’est pas le temps idéal pour visiter. Mais je sais au moins que ce n’est pas la peine de revenir avec le détecteur, le site est classé, il y a des travaux de consolidation en cours. A 14 h je suis de retour à la maison, il a plu tout le long du trajet mais ici par contre il fait encore beau, aussi je pars aussitôt à Dicies car hier en allant chercher Axel à l’aéroport j’ai vu qu’André passait la herse pour préparer la terre avant de semer. C’est effectivement impeccable, en plus la pluie de la nuit a amolli la terre et c’est très agréable de marcher sur le sol souple et bien aplani. Je trouve un bel as de Nîmes, un double tournois lisse, un Napoléon III très usé, un clou de bronze, une pièce très abimée, les 2/3 d’un autre as de Nîmes, et une jolie pièce gauloise à la croix.

Dimanche 20 avril 1997
L’après-midi je repars à Saint Sernin pour faire un dernier tour. Je laisse le détecteur réglé sur 2 au lieu de 5. Je trouve quatre doubles tournois dans le bas du talus, je pense que le bas devait être un chemin au Moyen Age. Je vais refaire quand même la zone de briques mais je ne trouve que des papiers alu. A 16 h je m’en vais à Dicies un petit moment mais là non plus je ne trouve rien, même en m’écartant de la zone, à part une douille de chasse et des bouts de plomb informes.

Lundi 21 avril 1997
J’ai appris que les bâtiments de la coopérative sont à vendre, et que les bords du canal ont été nettoyés. Aussi je vais faire toute la partie entre la rivière et le canal en remontant vers le barrage. J’y étais déjà passé sans rien trouver l’année dernière mais c’était avant d’acheter le nouveau détecteur. Je trouve quantité de douilles de chasse, mais aussi 20 centimes de 1941, 10 centimes de 1939, un gros Napoléon III, et un canif de Lourdes enfilé dans un embout de cuivre de canne à pêche ! Je discute avec le fils de l’entraineur de foot, en train de pêcher, il me dit que lui aussi veut acheter un détecteur.

Mardi 29 avril 1997 (congé)
Le matin je nettoie les trouvailles de Saint Sernin, il y a à la fois du gaulois, du romain, du wisigoth et du médiéval, mais tout est abimé, cassé, usé. Sur les double tournois, à peine si on peut voir sur quelques-uns, une ou deux fleurs de lys, et des morceaux de date sur le bord. La drachme des Volques Tectosages est magnifique, deux cantons sont hors de la découpe et sur les deux autres il y a une hache et une olive ou une balle de fronde. La tête à gauche sur le droit est très belle, bien centrée et complète. Les morceaux de plaques boucles sont tous avec des décors sous la couche de calcaire. La petite pièce médiévale en argent est une obole des comtes Raymond de Toulouse.
A midi je reviens encore sur le champ car ils n’ont toujours pas semé. Je remets le réglage sur 5. Je me gare devant la villa de Michel. Il vient discuter un moment, il me dit d’ailleurs que quand il a fait sa villa, ils ont trouvé des briques à deux mètres de profondeur. Je reste plutôt devant chez lui, sur le haut du champ. Je ramasse un quillon et une anse d’amphore. Puis je sors une boule toute dorée, une épingle en bronze, un crochet très fin, un fer de hache très abimé (une grosse cognée, à voir l’épaisseur du logement du manche). Je trouve encore une belle boucle, sans l’ardillon, des morceaux de plomb, une balle de mousquet, un morceau de tôle de bronze, un bout de clochette, une épingle à tête de bronze doré, trois double tournois, un petit bronze romain avec un arc de triomphe, et deux anneaux de cuivre.
Le soir à 8 h j’avais rendez-vous avec Sibra pour passer le détecteur dans le jardin de la maison qu’il vient d’acheter dans le vieux quartier, parce qu’il va jusqu’au pied de l’ancien rempart du village. Mais on ne trouve rien, à part des ferreux et deux tubes d’alu.

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L’or des nazis en 39/45

Pendant la guerre, Hitler fut en quête d’or par tous les moyens, car l’or était un support essentiel pour l’achat d’armement et une valeur refuge indispensable pour la dictature. Ce fut donc un régime politique de pillage ordonné par les nazis sur les victimes de la guerre.

Au début de l’occupation, le IIIe Reich avait déjà pénétré dans la Banque de France pour s’emparer de tout l’or – français, belge et polonais – qui s’évaluait à plus de 2 500 tonnes d’or, mais l’or était déjà parti à l’étranger par navires pour être sauvegardé. Les modalités concernant l’occupation allemande furent négociées avec le Maréchal Pétain, moyennant un apport en or en faveur du Reich. Une partie de l’or français fut donc rapatrié de la ville de Kayes au Soudan pour prendre la destination de Berlin. Et c’est sur le compte de la Belgique que 200 tonnes d’or furent données à l’armée allemande qui lui servit à acheter de l’armement à la Suisse.

Hitler lors de la mise en œuvre de l’Alpenfestung.

Les musées, les succursales bancaires, les bijouteries, les riches particuliers et les nobles ne furent pas épargnés par les perquisitions. Les Allemands réquisitionnèrent ce qu’ils trouvaient de précieux dans les grandes propriétés, villas, magasins, commerces, caves, greniers, granges, remises où l’on pouvait dissimuler de l’or. Ils torturaient même pour faire avouer les cachettes.
Le maître de la SS Heinrich Himmler, commandant en chef de la Wehrmacht et de tous les camps de concentration et d’extermination, avait donné l’ordre de déposséder les millions de prisonniers, de leurs alliances, chaînes, bracelets, boucles d’oreilles, couronnes dentaires, et autres bijoux en or. Le tout était refondu en “lingots sales” de un kilo avec le sigle des nazis poinçonné dessus.
Une fois enrichi, le Reich utilisa de l’or à des fins de réarmement, mais une bonne partie fut cachée par les Allemands. On suspecta d’abord un lieu très sécurisé dans les chaînes montagneuses des Alpes car le terrain pouvait permettre de se défendre facilement en évitant ainsi toute pénétration de chars ennemis. Les troupes d’élites allemandes SS et les hauts dignitaires nazis avaient leur quartiers dans la région et on suspecta cette forteresse très étendue jusqu’à la frontière nord autrichienne. La mise en œuvre de cette structure commandée par le Führer avait pour but de devenir son point de haut commandement. C’était soit-disant un lieu hautement surveillé par des milliers de soldats. La forteresse devait être conçue par sa grandeur pour contenir une usine de fabrication du Messerschmitt 262, le premier avion à réaction allemand, ainsi que le missile V2, un autre missile balistique très puissant, et un bombardier à réaction. Sa surface mentionnant plusieurs kilomètres carrés, devait aller jusqu’à une profondeur incroyable d’après les plans et les cartes des architectes allemands retrouvés. Plus de 2 000 ouvriers devaient prendre part à son début de construction en janvier 1945 avec le contrôle de Franz Hofer, un haut dignitaire allemand qui avait en novembre 1944, proposé les plans de la construction à Hitler.

Des milliers d’alliances en or retrouvées dans des caisses au camp de Buchenwald le 11 avril 1945.

Mais la forteresse appelée l’Alpenfestung n’avait pas pu voir le jour car la ville de Nuremberg était déjà tombée et la ville de Berlin était sur le point d’être encerclée. Vers la fin de la guerre les bombardements alliés et les charges d’explosifs avaient endommagé considérablement plusieurs grottes et tunnels défendus par des bunkers, beaucoup de caches souterraines n’auraient pas été fouillées, cependant on retrouva des restes de carlingues de missiles et d’avions en construction dans des galeries avant que l’on s’aperçoive que les parois se déterioraient ; par mesure de sécurité le site fut depuis fermé et interdit au public.
La Reichsbank fut bombardée, alors l’or allemand n’étant plus à l’abri dans la capitale fut pour une partie emporté et caché. Seul un pourcentage fut récupéré par les Américains. De là de nombreuses légendes ont circulé – et encore aujourd’hui – au sujet de l’or nazi, reposant sur de prétendus témoignages directs datant de la fin de la guerre. Des témoins avaient même vu un convoi de mules escorté par des Allemands, et une jeune femme avait même était surprise d’être sur le chemin du convoi, les mules avaient peine à se déplacer à cause de leur lourd chargement porté aux abords des flancs de montagne à la tombée de la nuit. Les Américains, au courant du déplacement du convoi, finirent par retrouver une cache de plusieurs centaines de kilos d’or en barres et lingots.

Grand stockage dans les mines de Merkers-Kielselbach avec des œuvres d’art et de l’or volés par les nazis.

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