MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Les journaux « The times of Israël » et « Fokus Jérusalem » du 4 décembre 2018 dans leurs versions en français et en allemand, nous annoncent qu’au début du mois de décembre 2018 les services d’archéologie de Césarée en Israël ont présenté les monnaies d’un trésor récemment découvert dans cette ville. Ils nous rappellent aussi que c’est la deuxième fois en trois ans que des pièces de monnaies anciennes sont retrouvées dans l’antique cité.

Césarée

Reconstitution du port de Césarée tel qu’il était après sa construction au début du premier millénaire.

L’ancien village de Tour de Straton fut établi par les Perses entre le cinquième et le troisième siècle av. J.C. Il s’agrandit pendant la période grecque du troisième au premier siècle av. J.C. Rattaché à l’Empire Romain par Pompée en 33 av. J.C., la ville est détruite par un séisme qui ravage la Judée en 31 av. J.C. On peut d’ailleurs voir les vestiges de son enceinte un peu au nord de la Césarée maritime. En 29 av. J.C. Octave (premier empereur romain de 27 à 14 après J.C sous le nom d’Auguste) donne le village de la Tour de Straton en récompense à Hérode pour son ralliement dans la guerre qui l’opposait à Antoine. Il fait bâtir une large ville portuaire, ayant vocation à lui servir de capitale dans cette région de Judée centrale, et il la nomme Césarée en hommage à Jules César le père adoptif d’Octave.

La présence d’une communauté juive organisée à Césarée contribua sans doute à l’implantation du christianisme dans cette ville, qui finit par en devenir un centre important. Césarée est souvent mentionnée dans les Actes des Apôtres. Après la division de l’Empire romain en Empire romain d’occident et Empire romain d’orient en 395 après J.C., Césarée fait partie de ce dernier qui devient l’Empire byzantin après la disparition de l’Empire romain d’occident en 476. La religion de l’Empire est le christianisme mais païens et juifs côtoient les chrétiens.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Le bijoutier et le pigeonnier

On m’a proposé de fouiller une maison de XVIe siècle, il y a quelque mois. La bâtisse est belle, l’extérieur est propre et bien entretenu au vu des photos envoyées mais le propriétaire n’a pas de véritable histoire trésoraire qui pourrait me décider à le faire, tout juste un vague racontar de bijoux cachés dans le pigeonnier par un ancien propriétaire et conté par un voisin. Il possède cette maison depuis onze ans. Finalement, comme il insiste au fil des mois, je me dis qu’il me cache peut-être quelque chose et puis cela fait un bon moment que je n’ai pas fouillé de baraques et j’aime ça. Allez ! Rendez-vous est pris entre Noël et le premier de l’an en terre poitevine après accord mutuel sur le contrat de recherche.
Après l’incontournable café de bienvenue, l’histoire de la maison débitée, le proprio me fait faire le tour de l’ensemble, il y a écurie, chenil, plusieurs autres dépendances, une belle tour de guet et un pigeonnier. Je sais parfaitement que ma journée de recherche ne me permettra jamais de tout faire minutieusement et que je vais devoir faire des choix.
Alors ne trainons pas, au boulot !
Je commence par les dépendances qui ne sont pas bétonnées au sol, celui-ci et les murs passés au crible ne me permettent que de trouver deux monnaies et un bouton sans intérêt. Quoi ? Même pas une petite monnaie argent de la Restauration à se mettre sous la dent ? Qu’à cela ne tienne, j’attaque dans la foulée les greniers, car il y a toujours un espace vide entre le plancher du grenier et le plafond de l’étage en dessous et ce sont des caches potentielles courantes. Je découvre une espèce de pièce dans laquelle il faut quasiment descendre en rappel parce que l’ouverture est étroite et ne nous permet pas d’utiliser la force des bras pour descendre. Je trouve parmi les sempiternels remblais qui jonchent le sol de ce type de grenier, très exactement 10 monnaies de cinq centimes Lindauer et deux bagues identiques de petit diamètre, en pacotille. Soit c’est un gamin dont les poches se sont retournées quand il est descendu dans le boyau, soit c’est son petit pécule planqué et retrouvé par votre serviteur. Je zappe les poutres du grenier car le toit a été refait et les artisans qui travaillent continuellement sur de vieilles demeures n’ont pas les yeux dans leurs poches !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Mis à part les 2 balles « en fer » sûrement chemisées en acier avec un placage de cuivre ou de cupro-nickel, avec un noyau de plomb et malheureusement difficilement identifiables, vous avez 2 sortes de projectiles :
- Les plus anciennes, en plomb : ce sont des balles du système GRAS, calibre 11 mm, dénomination 11 x 59R (R = rimless : bourrelet) Modèle 1874 en plomb pur ou durci à l’antimoine en fonction des modèle. 3 types de balles : modèle 1874, 1879 et 1879-83. Elles pèsent toutes 25 g (poids théorique) pour une longueur comprise entre 27 et 28 mm. Les cartouches étaient chargées de poudre noire. (photo 1)
- Les plus « récentes », en Tombac : 90 % de cuivre et 10 % de zinc, sont du système LEBEL, calibre 8 mm, dénomination 8 x 50R Modèle 1886 à balle D. Les balles originales étaient de forme cylindro-ogivale avec un méplat. Elles étaient chemisées de maillechort (alliage de cupro-nickel et de zinc : 55 % Cu, 25 % Zn, 20 % Ni) avec un noyau en plomb. En 1898, pour améliorer la portée et la précision, le Capitaine Désaleux propose plusieurs modèles de balles désignées A,B ,C et D et c’est le 4e modèle, le modèle D qui fut adoptée. C’est une balle de forme bi-ogivale, monolithique en Tombac. Elles pèsent environ 12,8 g pour une longueur de 39,20 mm. Une gorge de sertissage fut ajoutée en 1905. Les cartouches à balle D furent fabriquées jusqu’à la veille de la 2e guerre mondiale, bien qu’il existait un modèle adopté réglementairement en 1932. Les cartouches sont chargées de poudre dite « sans fumée »

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

En avril 2018, des villageois de Dongxuotun dans la province chinoise d’Hebei, au sud de Pékin, découvrent un énorme vase en argile, contenant plus de 400 kilogrammes de pièces de monnaie, presque toutes en cuivre, et datant principalement de l’époque de la dynastie Song (960-1279).

Dongxuotun est un village chinois situé dans la province d’Hebei, au sud de Pékin.

Une découverte due au pur hasard

L’agence de presse Xinhua News Agency relate les faits : les paysans sont en train d’arracher des bulbes utiles à la préparation de médicaments traditionnels chinois, lorsqu’ils découvrent une énorme cruche en argile enterrée à environ 90 centimètres de profondeur. Les villageois préviennent les autorités officielles municipales qui envoient sur place plusieurs membres du département des biens culturels de la ville de Xingtai. Le vase est volumineux et lourd. Il est difficilement extrait du sol par les archéologues : ils constatent immédiatement la présence dans le vase de pièces de monnaies très anciennes.

Déplacement du trésor après son extraction du sol.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

Detectorworld 2018

Cette année, pour notre désormais traditionnel rallye européen annuel, notre choix s’est porté tout naturellement sur le Detectorworld aux Pays-Bas. Les publicités, les vidéos et la liste impressionnante d’exposants ont eu raison de notre curiosité. En effet, Detectorworld nous est présenté comme LE plus grand évènement et salon international de détection de métaux ! Un hall d’exposition de 6000 m² ! Comment ne pas succomber ?

Voici déjà plusieurs mois que nous en parlions. Le jour J tant attendu est enfin arrivé !! Pas de changement particulier sur le plan logistique. Un camping-car pour le confort et la même fine équipe que l’année dernière : le duo père-fils de Bayonne Nico et Jean, le frangin du 37 et moi-même. Le camping-car est chargé : tout le matériel du parfait détectoriste bien-sûr, mais aussi les traditionnels ravitaillements en tous genres. Quelques nouveautés néanmoins en matière de détection : des disques HF viennent booster les compétences de nos Déus. Un pointer MI-4 complète ma panoplie. Les disques d’origine font tout de même partie du voyage, bien calés dans nos valises XP. Le Garrett Ace 250 du frangin fait, cette année encore, partie de l’expédition.
Cette fois-ci, pas de ferry ou d’Eurotunnel, mais quelques 900 kilomètres d’asphalte pour rejoindre la ville de Zuidbroek aux Pays-Bas, située à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne. Logé derrière le volant, les kilomètres d’autoroute défilent avec leur liste de villes traversées : Tours, Paris, Lille… La frontière belge n’est plus qu’à quelques kilomètres. Suivent ensuite les villes de Gent, Antwerpen, Utrecht, Zwolle et nous voici arrivés !

Nous arrivons enfin à Zuidbroek en Hollande

Après douze heures de route notre excitation est à son comble. Nous sommes le vendredi 12 octobre 2018, il est tout juste 15h. Après quelques échanges anglophones difficiles avec le vigile posté devant la grille, nous accédons au parking des camping-cars et caravanes. A notre grande surprise, seule une petite dizaine d’emplacements sont occupés. Peu importe, nous stoppons notre véhicule et sortons le salon de jardin pour nous désaltérer sous le magnifique ciel bleu hollandais. Notre drapeau français flotte fièrement au vent. La soirée avance doucement et toujours aucun mouvement côté des arrivées… Notre inquiétude grandit… Et si le rallye tant attendu de l’année était un grand BIDE ?! Et si le public n’était pas au rendez-vous ? Les interrogations vont bon train autour de notre apéro prolongé sous le ciel étoilé. Le salon ouvre ses portes au public demain à 9h et les champs réservés à la prospection à 10h. Nous serons très vite fixés ! Inutile de préciser que la fatigue accumulée ne tarda pas à nous rattraper, lovés dans nos duvets, chacun rêvant aux futures trouvailles…

Samedi 13 octobre

8h. Branle-bas de combat dans le camping-car. Nous avalons un petit déjeuner sur le pouce, nous habillons en tenue de prospecteur et nous dirigeons vers l’accès principal du salon avec nos machines. Le parking s’est considérablement rempli et une file d’attente de plusieurs mètres s’est formée devant l’entrée du bâtiment. La structure en dur ressemble à un parc des expositions ou un centre des congrès.
En échange de notre ticket de réservation, nous recevons un bracelet jaune. Pass qui donne accès au salon et au rallye pour les deux jours. Des hôtesses offrent à tous les visiteurs une besace tissée imprimée aux couleurs et à l’effigie du DetectorWorld. A l’intérieur du sac, le guide du visiteur ainsi que des goodies qui font toujours plaisir : crayons, bonnet, support de monnaie, autocollants, porte-clés, casquette, magazines, flyers… et j’en passe. Nous nous arrêtons directement sur le premier stand en entrant. Garrett a choisi un emplacement de choix et propose une tombola sous enveloppe. Moyen simple et rapide de revenir les poches pleines de souvenirs. Pas le temps d’errer plus longtemps dans les allées. Un écran géant s’allume dans un coin de la salle avec une musique de rapatriement. Le départ pour les champs 4 et 5 va être donné dans quelques instants. Pas une minute à perdre ! Nous rejoignons à notre tour la foule ameutée devant la porte de sortie. De nombreuses nationalités ont répondu présent à l’appel de la Hollande. Il suffit de regarder autour de soi : chaque participant affiche fièrement sur son baudrier, casquette ou t-shirts, un logo, un badge, un écusson, ou encore un drapeau natif. J’observe ainsi des Allemands, Italiens, Belges, Hollandais, Russes, Polonais, Anglais, Français… qui participent à rendre l’événement particulièrement hétéroclite.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

« Trésor » sur le Larzac

En vacances en Aveyron, pour se détendre après une année bien remplie, le Déus en place dans sa valise dans le coffre de la voiture, voilà le début de l’aventure.

Il m’a été proposé par un ami, qui connaissait mes habitudes de prospection, d’aller faire une sortie sur le Larzac. Lui-même, possesseur d’un Déus, a l’habitude de roder dans les « pélins » (étendues qui ne sont pas cultivées faites de cailloux, herbe rase, genévriers et de buis). Ce jour-là, il m’a proposé d’aller prospecter aux alentours du – dit-il – plus haut sommet du Larzac. Nous voilà donc partis à la recherche de nous ne savons quoi, car les terres rouges ne sont guère porteuses de sons pour nos détecteurs.
Une grande partie de l’après-midi se déroula sans grandes découvertes significatives : beaucoup de culs de cartouches.
Enfin, un son plus agréable à nos oreilles et une petite cache avec trois napoléons bien teintés par la terre nous est apparue.
Trainant nos chaussures sur cette terre où peu de monde passe, nous sommes tombés sur des restes d’un ancien combat. En effet, le sol était littéralement jonché de douilles d’armes de guerre, mais ce n’était que des douilles de balles à blanc, certaines non percutées… Le camp du Larzac ne se trouve pas trop loin et il y a fort à parier que ceci devait faire partie d’un exercice d’entraînement.
Une découverte intéressante, un peu plus tard, au gré de notre expédition : une broche, sans doute d’origine militaire, dont je n’ai pu trouver ni le régiment, ni l’époque.
La fin de l’après-midi approchait, une longue marche nous avait passablement fatigués, et nos découvertes étaient plutôt maigres. Mon collègue me proposa de remonter un peu vers le sommet.

Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 3 septembre 1998
Il y a eu un gros orage hier soir. A 9 h je monte à Rieumajou. Les trois frères sont là (le père arrive un moment après) qui finissent de tronçonner et charger sur une benne les vieux chênes de l’allée, qu’ils ont coupés et désouchés. Je ne trouve rien dans le champ. Je reviens sur la partie labourée, la terre est molle, les débris sont lavés. Mais je ne trouve que du plomb à travers les bouts de briques et les morceaux de poteries (je garde un petit morceau de poterie noire peignée et un fragment de meule en grès). J’arrive quand même à trouver un petit bronze et un fragment de plaque boucle. Je pense qu’à force d’y passer on a tout ramassé. En plus Gilbert a trouvé une pelle US contre un des chênes qu’ils ont coupés, je ne suis donc pas le seul à y venir. Il va falloir trouver un autre endroit.

Vendredi 4 septembre 1998

Vers 14 h je vais chez Patrice qui m’indique un endroit où il trouve plein de briques en labourant.
C’est entre la ferme de ses parents et celle de René, le long de la petite route. Je trouve tout de suite l’endroit, près du dernier poteau électrique, au milieu du champ. C’est plutôt dans le creux, pas du tout sur un site dominant. Il y a effectivement beaucoup d’éclats de briques, mais avec très peu de galets. C’est juste déchaumé après le blé. Je trouve des bouts de tegulae, très caractéristiques, mais pas de poterie, juste un tesson ou deux d’amphore, et encore c’est douteux car tellement abimé par les charrues. Aucun objet métallique non plus, même pas du moderne, à croire que le détecteur ne marche pas. Tout d’un coup je vois un morceau de poterie qui me parait être de la sigillée : je le ramasse et c’est effectivement le fond d’un bol de sigillée, je le nettoie, le fond est presque rond et je cherche l’estampille. Je la croyais sur le fond à l’extérieur, en fait elle est à l’intérieur, bien centrée, juste à l’aplomb du point central, dans un grand cercle double. Ce ne devait pas être un bol mais plutôt une grande coupe à fond plat, ou une assiette creuse. L’estampille est dans un cartouche, je lis : C. ELER.FEC.
J’ai beau continuer à chercher, je ne trouve rien d’autre, ni métal ni poterie. Je repars et je vais chez Jean-Marc car je ne suis pas très loin. Nous allons voir les ruines du Bois du Roi, sa mère vient avec nous. Puis en allant chercher Axel chez Aurélie je m’arrête avant la ferme et je vais dans quelques rangs de la vigne : je trouve une pièce trouée de 10 centimes 1939 et une grosse pièce lisse en bronze, mais cassée.

Samedi 5 septembre 1998

Je vais à l’Ariège au niveau du Fort, je fais les deux rives de chaque côté du pont, mais je ne trouve que des balles de pêche.

Dimanche 6 septembre 1998

Le matin je vais au vide grenier, puis l’après-midi je reviens à S. Je refais la rive droite, des deux côtés du pont. Je trouve deux petites boucles et un denier tournoi. Puis je vais faire le bas de la chute, derrière l’île, côté gauche. Je trouve un anneau de cuivre, et deux autres boucles.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

Antique ou en toc ?

Ne pas se retourner ! Mais quitter les lieux le plus vite possible.

Le soir arrive précipitamment en cette saison ! La maison qu’il vient de “visiter” est celle de la vieille folle du village, une pauvre femme qui, d’après la rumeur, cache de l’argent chez elle. La maison était vide, la porte n’était pas fermée à clé. Pas de chien, pas d’alarme ! Mais pas de magot non plus ! Heureusement avant de partir, il a eu la bonne idée de passer à l’étage par la salle de bain et la chance d’aviser une élégante petite boite en marqueterie dont il s’est emparé et qu’il a ouverte fébrilement. Ce qu’il découvre à l’intérieur fait bondir son cœur ! Des bijoux : montres, bagues en or avec des pierres, des chaines, des broches, des colliers.
Ça brille et ça fait briller ses yeux ! Tout est calme mais il dévale malgré tout les marches quatre à quatre sans avoir oublié le beau coffret qu’il tient à la main. Ouvrir la porte ! Écouter ! Sortir au bon moment. Le bon moment c’est justement l’instant crucial où se jouent les destins. Ne pas se faire repérer ! Sa poitrine le fait souffrir tellement son cœur s’emballe comme un animal sauvage enfermé dans sa cage thoracique.
Il sent que c’est maintenant ou jamais, il passe la porte, la referme doucement, ouvre le petit portail qui donne sur la rue. Il y est presque mais à l’instant de refermer le portillon, un véhicule arrive, ralentit et se gare en face de la maison. Il est sûr que le chauffeur l’a regardé d’un drôle d’air en sortant de sa voiture. Il a envie de courir mais sa tête lui intime l’ordre de ne pas le faire. A l’angle de la rue, il prend à gauche. Sa tête maintenant, peut bien lui commander tout ce qu’elle veut mais il ne l’écoute plus, il court, il s’enfuit comme un animal qu’on traque. Plus il met de distance et plus il se dit que le voisin ne l’aura finalement peut-être pas remarqué. Quand aux bijoux, Il trouvera bien quelqu’un, plus tard, qui les lui achètera un bon prix. Un jour, devant la vitrine d’une bijouterie, il rêvait de s’offrir une jolie chevalière ! La classe ! Mais vu le prix, il avait cessé de rêver. Alors il imagine tous ces bijoux en or qu’il a dérobés. Une fortune pour lui ! La montre de femme en argent doit valoir à elle seule quelque chose ! Alors il n’ose même pas imaginer la grosse montre d’homme en or !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

100 ans après la tragédie, le naufrage du paquebot l’Egypt reste dans les mémoires. Régulièrement la presse revient sur les circonstances de sa disparition et sur les recherches qui ont suivi. L’importante cargaison était en partie constituée de tonnes d’or et d’argent. Ce trésor extraordinaire n’a toujours pas été entièrement repêché.

Le SS l’Egypt

L’Egypt est un bateau à vapeur (Steamer Ship) construit en Ecosse aux chantiers maritimes de la ville de Greenock située sur l’estuaire du Clide. Il jauge près de 8000 tonnes, mesure 165 mètres de long, 16 mètres de large et sa vitesse est d’environ 30 km/h (15 nœuds). Il peut prendre à son bord plus de 500 passagers. Mis en service en 1897, il navigue du Royaume-Uni aux Indes et en Australie sous les couleurs de la Peninsular and Oriental Steam Navigation Company (Compagnie de navigation à vapeur péninsulaire et orientale), la P&O. Pendant la Première Guerre mondiale, sous les couleurs de la Croix-Rouge, il sert de navire-hôpital dans les Dardanelles. Il reprend son service normal au début des années 1920.

Le Steamer Ship l’Egypt.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Ma première année de détection

Mes parents avaient acheté un terrain de plusieurs hectares dans le Var dans la commune de Rians dans les années 1970.
Un flanc de colline anciennement aménagé en restanques de pierres sèches, exposé plein sud, sur lequel une forêt de chênes avait repris le dessus d’une oliveraie abandonnée.
Depuis plus de quarante ans, presque tous les week-ends avec mes parents, nous avons aménagé des petites parcelles de ce terrain avec un petit cabanon sans eau ni électricité, un petit potager sans prétention, un four à pizzas dans lequel ma maman fait encore son pain pour la semaine et organisé une multitude de fêtes champêtres entre amis, petit détail qui va prendre de l’importance plus tard, comme l’activité de chasse de mon papa.
Depuis tout petit, comme beaucoup d’enfants, j’ai toujours rêvé de trésors. Explorateur dans l’âme j’ai fouillé tous les moindres petits recoins de cet énorme terrain, dénichant une multitude de fossiles, ammonites, bélemnites, crinoïdes, dents de requin…, de cailloux, notamment des blocs de calcite orange cristallisée…, d’ossements de rongeurs et petits mammifères, de plumes d’oiseaux… Cette accumulation de 40 ans de découvertes a transformé mon bureau en cabinet de curiosités.
Ce terrain m’avait déjà offert généreusement tout ce qu’il pouvait de sa surface, même des cèpes et des morilles… Oui en surface, mais le « sous-sol » ??? Et oui, son sous-sol, cette petite couche pédologique sur laquelle je me suis promené depuis tant d’années.
L’idée avait germé, il me fallait maintenant explorer la partie enterrée de ma parcelle… Deux de mes connaissances pratiquaient déjà la détection, et m’ont aidé sur le choix de mon premier détecteur, un Garrett ACE 250 que j’ai boosté six mois plus tard d’un disque Tornado 33.
Alors le 7 mai 2017, à 53 ans, sur mon terrain à Rians, a commencé pour moi le début d’une nouvelle passion, la détection de loisir.

(cliquez pour m’agrandir)

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102