MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

La Ciste au hasard

Sur mon lieu de villégiature, le temps se prêtait à une prospection à la billebaude. Allez c’est dit, cet après-midi, je prends mon sac à dos XP et mon équipement et je pars au hasard. Un rapide coup d’œil sur Iphigénie sur mon iPad m’apprend que le vallon que je vois de la maison louée, s’enfonce profondément, sans route goudronnée, sans habitation. C’est bien le diable s’il n’y a pas un petit promontoire rocheux, un éventuel abri sous roche ou autre chose remarquable et prospectable. Iphigénie ne mentionnant rien de particulier, je m’attends surtout à faire un peu de sport et dépenser quelques calories tout en me faisant plaisir.
La descente au fond du vallon se fait en travers d’une végétation touffue mais pas ronceuse, avec quantité de bois et troncs tombés au fur et à mesure des décennies et des coups de vents et j’arrive sur un chemin de terre bordé d’une part par le coteau d’où je viens et d’autre part par une série de champs étroits qui semblent à l’abandon, les champs étant coincés par l’autre coteau et un petit ruisseau qui s’écoule tranquillement.
Au vu de la végétation dense sur les pentes je prospecte au hasard les parties sans herbes hautes des champs au fur et à mesure de mon avancée. C’est très propre et il n’y a que très peu de déchets et cartouches. A croire que les chasseurs locaux ignorent cette combe ??? Tant mieux d’ailleurs car j’ai le plaisir d’y observer pendant cinq minutes un chevreuil en train de se repaitre. Il semble chez lui ici et parait serein.
Je ne trouve que trois monnaies : un denier de Dardenne, un liard de Louis XIV et un dix francs Guiraud. En objets deux boutons et un anneau en bronze.
Je tombe aussi sur un vieux camion Peugeot abandonné là, il est plus vieux que moi c’est sûr ! C’est un Peugeot D3-D4 appelé gentiment « nez de cochon », construit à partir de 1950 et jusqu’en 65.
C’est quelque chose que j’ai remarqué, dans ces coins paumés en pleine nature, les locaux se débarrassaient de leurs déchets dans la combe derrière la ferme ou dans la pente d’un vallon boisé, dans les années 60 voire 70 avant que le ramassage soit mis en place. On ne peut pas leur en vouloir.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Des pièces de la Horde d’or retrouvées fin juin à Moscou

Moscou, capitale de la Fédération de Russie, ne cesse de grandir. Les villages qui l’entourent sont petit à petit englobés dans cette ville qui compte aujourd’hui près de 13 millions d’habitants. Partout on construit, on transforme ou l’on rénove. C’est à l’occasion de travaux sur les rives de la rivière Malaya Sosenka dans l’ancien village de Kommunarka qu’une équipe d’archéologues a découvert fin juin 2020 de nombreux objets anciens datant pour la plupart de la fin du XVe et du début du XVIe siècles.

Dirham d’argent de Toqtamysh Khan
(782-801 / 1380-1398).
© NumisMall.com

La Horde d’or

Guerriers mongols.
© portalostranah.ru

Le terme de Horde d’or représente un état mongol, le khanat de Kiptchak (du nom des anciens occupants de la région) dirigé par une dynastie issue de Djötchi, le fils aîné de Gengis Khan. Ce khanat s’est implanté en Russie centrale du milieu du XIIIe siècle jusqu’au début du XVIe siècle. Le territoire du khanat de la Horde d’or créé en 1240 couvrait un espace immense : s’étendant depuis les steppes du nord de la mer Noire – où fut établie la capitale, Saray (près de l’actuelle Volgograd) –, il englobait le bassin de l’Oural, le cours inférieur du Don, du Donetz, du Dniepr et de la Volga, le Kazakhstan et la Sibérie jusqu’à l’Irtych au nord du lac Balkach. La soumission des principautés de la Russie est conduite dans les années suivantes par Batu, fils de Djötchi. Toutes les villes de la Russie, sauf Novgorod, sont ruinées par cette invasion.
Le territoire de la Horde d’or commence à se morceler en 1430, avec la création du khanat de Crimée par un descendant du fils de Djötchi, entre l’embouchure du Dniestr et du Dniepr, celle du khanat de Kazan en 1438 puis du khanat d’Astrakhan entre la Volga, le Don, le Kouban et le Terek en 1466.
Pendant ainsi environ 200 ans, sous l’autorité d’une succession de Khans, les soldats de la Horde d’or pillent la région, brûlent les villes, écrasent et rançonnent les populations locales ou les réduisent en esclavage. Les Tatares de Crimée poursuivent leurs incursions jusqu’au règne de Catherine II où le khanat de Crimée est rattaché à la Russie, après la défaite du dernier des descendants régnant de Gengis Khan face aux Russes en 1783. Aujourd’hui encore en Russie le souvenir de ces guerriers à cheval est présent et maintient une diffuse inquiétude dans les mémoires.

La plupart des terres étaient des steppes. Près de 6 millions de km² de terres appartenaient aux dirigeants de la Horde à son apogée. © histerl.ru

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Un trésor caché par les Vandales retrouvé après 1800 ans

Goths et Vandales sont dans notre imaginaire des peuples conquérants que fuyaient les populations locales d’Europe. Ces deux tribus germaniques se sont installées dans les années 100 après J.C. en Pologne, l’une au nord, l’autre plus au sud. Selon le professeur Andrzej Kokowski de l’Institut d’archéologie de l’Université Marie Curie-Skłodowska de Lublin, elles se sont combattues vers la fin du deuxième siècle ou au début du troisième siècle lorsque les Goths descendent vers le sud pour s’installer sur les rives de la mer noire. Le trésor découvert récemment à Cichobórz dans la commune polonaise de Hrubieszów au sud de Lublin près de la frontière ukrainienne nous rappelle cette période.

Fin du deuxième siècle : les Goths combattent les Vandales pendant leur “grand voyage” de la Scandinavie à l’Europe du Sud-Est. © d’après Google maps

La découverte du trésor

La presse polonaise nous indique qu’en 2019 un agriculteur du village de Cichobórz, dans la commune polonaise de Hrubieszów, se déplace dans un champ récemment labouré. Certains journaux expliquent qu’il y ramasse ici et là des bois perdus par des cerfs pendant l’hiver alors que d’autres sous-entendent qu’il recherche des objets anciens. Son regard est soudainement attiré par un petit disque brillant. C’est un denier romain en argent ! Il regarde autour de lui, et il en voit un autre, puis encore un, et encore un autre… Il les recherche avec fébrilité et en ramasse ainsi des centaines. C’est incroyable, extraordinaire, stupéfiant. Il est euphorique. Il réfléchit à ce qu’il doit faire et décide de se rendre au musée d’Hrubieszów, la commune dont dépend Cichobórz. Les responsables du musée le reçoivent, l’écoutent et envoient un agent sur place. Rapidement celui-ci découvre d’autres monnaies. Une fouille minutieuse du champ est alors organisée et au total 1753 monnaies sont trouvées sur une surface de quelques centaines de m². Probablement que la boîte qui contenait ces pièces a été brisée par le soc d’une charrue lors du labourage du champ et que les pièces ont été dispersées. Bartłomiej Bartecki, le directeur du musée Stanisław Staszic à Hrubieszów est abasourdi. C’est l’un des plus importants trésors monétaires romains trouvés en Pologne qui vient d’être déposé dans son musée.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Le trésor de Begoml en Biélorussie

Alexander Nikolaevitch Naumovets, un habitant de Borisov près de la petite ville de Begoml, district de Vitebsk, située à 100 kilomètres au nord de Minsk, la capitale de la Biélorussie, se promène sur une route forestière lorsqu’il distingue sur le sol quelque chose qui ressemble à une plaque rectangulaire. Il comprend que l’objet qui a attiré son attention est un vieux portefeuille lorsque celui-ci s’effrite entre ses doigts et que des pièces de monnaie tombent à terre.
Plusieurs journaux locaux, Les Nouvelles populaires de Vitebsk, Les informations de Borisov, le Journal de Vitebsk et quelques autres ont relaté cette découverte début février 2020.

La remise du trésor au musée de Begoml

La presse biélorusse ne nous dit pas si Alexander Nikolaevitch Naumovets flâne en  rêvant, recherche des champignons ou utilise un détecteur à métaux le long du chemin qu’il emprunte au moment de sa découverte en cette fin de janvier 2020. Elle nous explique seulement qu’il remet le jour même son trésor à Olga Tolyarenok, la responsable du musée de Begoml. Ce trésor est composé de 19 pièces de monnaie en argent du XVIIe siècle frappées pour beaucoup sous Sigismond III Vasa (Zygmunt III Waza), roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie, de deux broches, d’une boucle d’oreille et d’un fragment de bague.

Le trésor trouvé en janvier 2020 à Begoml. © Родныя Вытокі

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Confinatus sed prospectuus

Quand le confinement a commencé, je venais juste de recevoir le sac conçu par XP pour emporter le Déus en balade… Il est génial, comme tout ce que fait XP…

Les premiers jours, comme tout un chacun, je me suis mis à faire toutes ces choses remises au lendemain depuis des années : j’ai lasuré toutes les menuiseries, repeins les ferrures, ciré les meubles, nettoyé les portes intérieures, distribué du xylophène, trié, classé, jeté, cherché des sites à prospecter sur Internet… tout en pensant à cette pauvre France, tombée si bas, sans masques, sans gants, sans lits d’hôpitaux ni équipements suffisants, alors que nous sommes les champions mondiaux des prélèvements fiscaux et sociaux et la sixième économie du monde…
Et ce confinement qui bloque les prospecteurs à la maison… alors que les jours allongent, que tous les champs ne sont pas semés, que la végétation n’a pas encore tout recouvert…Décidément, notre liberté diminue de plus en plus : il y a eu la loi de juillet 2018 (tout ce qui est dans le sol ou le sous sol appartient à l’Etat, merci les députés), puis la baisse de la vitesse autorisée à 80 (bravo le jackpot) et maintenant le confinement (sauf dans certaines banlieues)…
Puis au bout de trois semaines, les corvées étaient finies, et je n’ai plus supporté la vision quotidienne de ce pauvre Déus, debout dans un coin, très digne mais le disque tout triste, sans sortie, sans soleil, sans exercice, sans dialogue avec le sol, …
Alors j’ai fini par aller voir l’agriculteur propriétaire d’une immense parcelle située presque contre ma maison. Il m’a fallu, pour aller chez lui, traverser quelques champs et prendre des chemins de terre, pour éviter de rencontrer pandores et policiers municipaux très occupés à verbaliser les déconfinés sans le sésame. J’ai bien fait d’aller le voir : il m’a dit que la parcelle faisait un peu plus de vingt hectares, qu’il y avait eu dans le temps (?) des rangs de vignes et aussi beaucoup de jardins pour les gens du village, parce que c’est une terre légère, sableuse, et qu’ils pouvaient prendre l’eau pour arroser dans la rivière (le champ longe en effet l’Ariège tout du long). « Quant mon père a commencé à acheter les parcelles, il y avait au moins une trentaine de propriétaires… Bien sûr que tu peux aller y prospecter tant que tu veux, mais attends deux ou trois jours car c’est toujours en gros labours après le maïs irrigué, et justement mon père doit aller passer le rotavator puis un coup de disques pour pouvoir semer le soja fin avril début mai. Oh tu ne vas pas trouver grand-chose parce que justement c’était une zone inondable, d’ailleurs mon grand-père, en 1942 ou 43, a eu l’eau dans sa cuisine, et pourtant la ferme est beaucoup plus haute que le champ… »

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Feu au décollage

Nous sommes le 22 juillet 1944 et il est 5 heures du matin. Le jour pointe à l’horizon.

Je m’appelle Karl Labmayer (photo 2). Je suis autrichien et dans 4 mois, j’aurai 21 ans. Je suis pilote dans la Luftwaffe et ai suivi le cursus complet d’apprentissage : j’ai appris à voler sur des planeurs, puis continué sur des biplans et des bombardiers Junkers 88 et je me prépare aujourd’hui à décoller avec un Heinkel 177 « Greif », le fleuron des bombardiers de La Luftwaffe. Je suis très fier de piloter un si bel avion : il peut peser jusqu’à 30 tonnes, fait plus de vingt mètres de long et a 30 mètres d’envergure. Il est armé de deux canons, six mitrailleuses et peut emmener jusqu’à six tonnes de bombes ; nous sommes six à bord, un équipage soudé avec qui je vole depuis plusieurs mois (photo 3 : notre équipage à l’entrainement en Allemagne) : Siegfried Mattausch (photo 4), Heinz Lehmann, Siegfried Tritschler, Manfred Rehm (photo 5), nous sommes tous très jeunes, notre âge avoisine les 21 ans. Le chef-météorologue Walter Kuspert (photo 6) s’est joint à nous, il est le plus âgé, 33 ans. Je me suis beaucoup attaché à eux ces derniers mois…
Nous faisons partie d’une unité de reconnaissance météo, la « Wekusta 2 ». Notre mission consiste à voler au-dessus de l’océan Atlantique pendant dix heures, pour constater les conditions météos et les retransmettre au Quartier Général de la Luftwaffe qui les utilisera lors de la planification de ses opérations aériennes.
Ma première mission opérationnelle sur Heinkel 177 s’est déroulée il y a quatre jours, le 18 juillet, j’en garde encore clairement dans ma mémoire tous les détails. Après un lever à 2h30, nous avons eu droit à un petit déjeuner copieux, et nous avons décollé tôt le matin. Nous avons volé au-dessus de l’océan Atlantique pendant de longues heures en profitant en même temps de la beauté du ciel. Au large de l’Irlande, nous avons aperçu quatre chasseurs anglais mais nous avons réussi à nous cacher dans les nuages et à leur échapper. Nous sommes rentrés sains et saufs en fin d’après-midi et avons été fêtés en héros.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

A la fin 2019 la presse allemande a présenté l’information : un trésor a été découvert dans le clocher de l’église-cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de la ville de Bad Camberg au nord-ouest de Francfort-sur-le-Main. C’est Aaron Sauerborn, un jeune apprenti-menuisier de l’entreprise « Holzbau Sven Krüger », qui est l’inventeur du trésor.

L’église-cathédrale de Bad Camberger

Bad Camberg est une petite ville qui compte aujourd’hui 15000 habitants. Ce n’est que depuis 1981, année où elle a été officiellement classée comme station thermale, qu’elle porte ce nom (Bad signifie Bain). Elle s’appelait alors simplement Camberg comme on peut le voir sur l’ancienne carte postale reproduite sur cette page. C’est en 1580 que la tour est ajoutée à une ancienne église dont il ne reste rien puisque le bâtiment est rénové à la fin du XVIIIe siècle. Seuls la tour et son clocher sont alors conservés. L’église-cathédrale, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul en 1781, ne subit plus ensuite de modification importante.

La découverte du trésor

A l’automne 2019, un travail de vérification de la charpente conduit un jeune apprenti-menuisier à monter dans le clocher de l’église. En inspectant les poutres, perché sur une échelle, il met la main sur des objets qu’il trouve très froids et qui tombent sur le sol. Ce sont des pièces de monnaie ! Au total il y en a 96. Il les ramasse, redescend du clocher et va remettre sa découverte aux prêtres de l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ceux-ci confient les pièces à des experts numismates de Francfort-sur-le-Main qui les nettoient et les étudient. Elles ont toutes été frappées entre 1551 et 1630, l’une est en or et les autres sont en argent. La plus remarquable est un taler frappé en 1623 par Ferdinand II. Les pièces ont probablement été cachées dans le clocher peu de temps après sa construction. Peut-être pendant la guerre de Trente Ans qui embrasa presque toute l’Europe et qui dura de 1618 à 1648 ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

En terrain miné

1930, les ingénieurs allemands se lancent dans le développement d’une mine antichar. Après cinq années d’essais et de recherches, elle entre en production au cours de l’année 1935, sous le nom de : Tellermine 35. (photo 1)

Elle a un corps principal en aluminium, d’environ 30 cm de diamètre pour un poids total de 9,1 kilos, le détonateur/allumeur (photo 2) est lui en laiton, un plateau coulissant, système assez simple et efficace… Lorsque la charge de rupture dépasse le point de rupture d’une goupille pré-calibrée, celle-ci casse, et elle libère un ressort supportant un percuteur qui frappe l’amorce, qui elle-même va enclencher la mise à feu des 5,5 kilos d’explosif, du TNT.

Le plateau supérieur comporte différents marquages : Sicher pour sécurité et Scharf pour armé. On y trouve aussi un numéro de série se terminant par l’année de production et un sigle, l’aigle nazi ; suivant les années, on peut aussi y trouver la croix gammée ! Les premiers modèles seront jugés trop sensibles, leurs mises à feu se déclenchant avec une charge de 90 kg, elles seront recalibrées à 100 kg sur le bord du plateau et 200 kg au centre du plateau.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

«Les médailles religieuses ?, chacun sait que les numismates les dédaignent. » (Le guide marabout de la numismatique, Bruxelles 1981).
« Nos médailles de dévotion, intéressantes au point de vue de l’histoire religieuse de notre pays, manquent de caractère artistique ! » (Revue belge de numismatique, Bruxelles 1920).
«  Les médailles religieuses sont réalisées dans un style naïf et sans grand art !, sont indignes d’une étude approfondie et sérieuse ! » (Revue belge de numismatique, Bruxelles 1924).
Voilà comment les médailles religieuses furent traitées et encore de nos jours elles sont totalement absentes des plateaux des numismates, et très rares sont les études qui leur sont consacrées, même les universitaires les dédaignent avec mépris (voir citations ci-dessus), elles sont les recluses de la numismatique pour rester poli…
Le terme médaille, de l’italien medaglia, ne fut employé qu’à partir du XVe siècle et cela avec un sens très ambigu, désignant à la fois des pièces de monnaies hors cours, des pièces de métal frappées pour commémorer un souvenir, un évènement, etc … ou à des médailles de dévotion, pouvant être assimilées aux « emblèmes » prophylactiques dans l’antiquité.
Déjà en usage chez les païens, le port des médailles fut adopté par les chrétiens dès le IIIe siècle. Ces pièces monétiformes pour la plupart étaient destinées à être portée au cou.
Le très petit nombre de pièces examinées au XIXe siècle par l’archéologue italien Giovanni Battista de Rossi proviennent des catacombes de Rome et sont à dater du IIIe au VIe siècle. Ces médailles devaient être apposées sur le ciment à l’extérieur des loculi ou liées au cou des morts. Ces médailles sont en bronze, plomb, bois, etc. et figurent des illustrations gravées de thèmes variés : représentation du bon pasteur, martyre, épisode de l’ancien testament et du nouveau testament, représentation du Saint Esprit ou d’illustration de cultes particuliers propres à la personne portant ces illustrations. Ces pièces comportent souvent le nom de la personne qui devait porter l’objet, suivi du mot « VIVAS » (que tu vives), formule abrégée de l’expression « Vivas in deo » ou « Vivas in Christo ».Les premiers chrétiens utilisèrent également les encollia des « tessères » de dévotion, offertes en offrande personnelle à Dieu, devant les autels des plus célèbres sanctuaires des martyrs.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°111 …

Le trésor des Narychkine

Le 19 mars 2012, au numéro 29 de la rue Tchaïkovski, à Saint-Pétersbourg en Russie, un ouvrier qui participe à la restauration d’un hôtel particulier va faire une découverte spectaculaire.

Alors qu’il démonte un vieux plancher de chêne entre deux étages de cette belle maison bourgeoise qui existait déjà début 1900, il tombe sur une cache murée entre le plancher et l’étage inférieur, d’une très grande contenance. La seule voie d’accès est une ouverture dissimulée sous le plancher. A l’étage où se trouve la pièce secrète on ne voit rien, parfaitement agencée elle était totalement invisible et elle contient un trésor fabuleux ! Le trésor de la famille des Princes Narychkine vient de refaire surface, 95 ans après avoir été caché. Comment peut-on être aussi précis sur la date ? Tout simplement parce que de nombreux objets composant le trésor étaient enveloppés dans des journaux datés de 1917, année de la révolution Russe !
En 1917, le Tsar Nicolas II, empereur de toutes les Russies, règne en maître absolu. A cette époque Saint Pétersbourg est encore la capitale de l’empire de Russie. Mais, une trop grande différence entre les très riches et les plus pauvres, comme c’est souvent le cas, va déclencher la révolte du peuple et la Révolution russe va tout balayer et, comme toujours dans ces cas-là, générer de très nombreux trésors, qui sont loin d’avoir tous refait surface.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°111 …