MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Trésor romain trouvé en Suisse pendant l’été 2019

Mi-novembre les journaux, radios et sites internet la Liberté, BZ Basel, Basler Zeitung, Le Nouvelliste, Swissinfo, Radio Lac, Radio Fréquence Jura, Bluewin.ch, etc. reprennent l’information initialement donnée par L’Agence Télégraphique Suisse : à Pratteln un trésor composé de 293 deniers romains en argent a été découvert par un « employé volontaire » du service d’archéologie de Bâle-Campagne. C’est l’un des plus importants ensembles de monnaies romaines jamais trouvés en Suisse.

Les fouilles © Photo du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne

La découverte du trésor

L’ « employé volontaire » du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne, qui est à l’origine de la découverte est un prospecteur amateur qui a obtenu une autorisation de recherche. C’est en forêt, sur les pentes de la colline de l’aigle (Adlerberg), près de Pratteln, qu’il trouve le trésor pendant l’été 2019. Les archéologues suisses précisent que les pièces ont été trouvées en un lieu qui aujourd’hui ne présente pas de particularité. Ils supposent qu’il devait s’y trouver alors une pierre ou un arbre remarquable qui pouvait permettre de retrouver l’emplacement du lieu d’enfouissement. Ils soulignent qu’à cette époque, où les banques n’existaient pas, il n’y avait rien d’inhabituel à cacher ainsi son argent. Pour l’Agence Télégraphique Suisse « on ignore pourquoi les pièces n’ont finalement jamais été déterrées. On ne sait pas non plus où leur possesseur vivait. Il existe deux vestiges de domaines romains connus à Pratteln, l’un situé près du centre de la ville. Depuis ce dernier, le propriétaire des espèces aurait eu sa cachette toujours en vue ».

Le trésor © Photo du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne

 

Comment chercher les météorites

Dans l’article « Les météorites. Que sont-elles ? » paru dans Monnaies & Détections n° 106, nous avons vu de quoi étaient faites les météorites, mais avant de vous lancer dans cette recherche particulière, il semble bon d’avoir un minimum de connaissances sur ces objets célestes, et je vous conseille fortement la lecture des ouvrages suivants qui vous seront d’une très grande aide pour vos recherches. A savoir :
- M et F, Franco, « Chercheurs de météorites », 2004
- A. Galien, « Les météorites ces pierres tombées du ciel », 2005
- A. Carion, « Les météorites et leurs impacts », 1993
- J.P Poirier,  « Ces pierres qui tombent du ciel », 1999
- M. Gounelle, « Météorites : à la recherche de nos origines », 2017
- B. Melguen, « Les Météorites messagères de l’espace », 2013
- P. de Wever et E. Jacquet, « Terres de météorites », 2016
- S. Bouley, « Impacts des météorites aux cratères », 2017
- M. Mattauer, « Ce que disent les pierres », 1998
- Collectif, « Cahiers du règne minéral », n° 1, 3 et 4, édition du Piat
Après avoir lu les dits ouvrages, vous n’avez plus aucune excuse pour pouvoir reconnaître une météorite d’une roche terrestre… A lire également le très bon sujet de G. Gesink dans « Le manuel du prospecteur », 2016.

Mais avant tout, que dit la législation de votre pays sur ce sujet ?

En France, la loi est simple : « la collecte de météorites ne tombe pas sous la loi 89.D mais est régie par l’article 552 du code civil », ce qui ne contraint le prospecteur qu’à obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain qui est légalement propriétaire de tout ce qui se trouve sur ou dans le sol. Les météorites ne sont pas considérées comme des choses « sans maître » et encore moins comme des « trésors », loin de là, il est établi qu’une météorite appartient de droit au propriétaire du terrain où elle est venue s’échouer, ce terrain, elle y est dès lors physiquement associée. C’est un point de droit qu’il faut connaître, c’est-à-dire que si vous avez la chance de découvrir une météorite mais sans l’autorisation du propriétaire, vous n’avez aucun droit légal de demander les 50 % de la valeur de celle-ci, cette météorite n’étant pas un trésor et si vous n’aviez aucune autorisation, vous êtes en infraction.
Mais attention, tenter de s’approprier une météorite trouvée chez autrui sans l’accord du propriétaire constitue donc un délit (vol et recel)(1). Alors je vous conseille vivement de toujours faire un accord écrit, stipulant exactement le but de la recherche de météorites et en cas de découverte, de son partage à 50/50 %, également prévoir dans cet accord que l’objet découvert sera déclaré et analysé par des experts indépendants du musée des sciences naturelles de Paris (par exemple), pour être sûr de la nature de l’objet découvert. Les prix des météorites se négocient au gramme et en fonction de leurs compositions et raretés. Cela vous évitera de tomber sur un négociant peu scrupuleux qui expertisera votre découverte comme une « chondrite ordinaire », les moins chères du marché dans la catégorie des pierreuses. En cas de découvertes inédites c’est-à-dire d’une chute non connue, les prix peuvent être multipliés par 10.
Il faut comprendre aussi qu’un accord verbal n’a aucune valeur en cas de litige avec le propriétaire. Ce sera à vous de prouver qu’il y a eu accord verbal, bonne chance, ce sera votre parole contre celle du propriétaire. A partir du moment où vous êtes prospecteur, vos chances frôlent le zéro absolu. Vous pouvez faire rédiger un contrat type par un notaire, mieux encore par un avocat spécialisé. Cette petite dépense étant votre garantie, cela vaut la peine, et enfin vous pouvez vous inscrire au « programme européen de recherches intersidérale », cela pourra grandement vous aider lors de vos démarches auprès des propriétaires terriens.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

Une bouteille à la mer

Une trouvaille de plage originale, que l’on m’a raconté récemment.
26 avril 2012, un jeune couple d’Américains, Julie et Ben font une croisière aux Bahamas dans les Caraïbes, leur voyage de noces. Par jeu et sûrement pour le côté romantique de la chose, après avoir bu une bonne bouteille de vin (qui ne peut être que français…), ils décident de jeter la bouteille à la mer. Une bouteille contenant un message bien sûr et pour augmenter leurs chances d’obtenir une réponse en cas de découverte, ils rajoutent un billet d’1 dollar. Le message est on ne peut plus simple : la date, leurs prénoms, un numéro de téléphone à Atlanta et une seule phrase explicite : « Si vous la trouvez, appelez ! »
Quatre ans plus tard, plage du Hourtin au Cap Ferret dans les Landes. Philippe dit « le terrible », prospecteur assidu des plages après avoir arpenté les plages du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique pendant plusieurs décennies, Philippe a pris sa retraite au soleil et prospecte désormais la côte Landaise au moins 300 jours par an. On peut donc le qualifier de bien mordu et rajouter que sa femme ne le voit pas souvent :). En février 2016 alors qu’il fait prendre l’air à son détecteur sur une des plages du Cap Ferret, il repère une bouteille déposée par la marée. En bon prospecteur il va pour la ramasser, pensant la mettre à la poubelle en remontant, et c’est là, qu’à travers le vert bouteille il aperçoit un billet d’1 dollar !

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

Le trésor de l’arrière-grand-père réapparait après un siècle

Damir Ilyalov habite l’ancienne maison de ses arrière-grands-parents à Troïtsk en Russie. Nous sommes dans le sud de l’Oural près de la frontière avec le Kazakhstan, à plus de 1500 km de Moscou. Depuis quelques mois Damir Ilyalov a commencé la restauration de cette maison et il y consacre tous ses moments libres. Il casse de vieux murs, construit de nouvelles cloisons, remplace les fenêtres et les portes, isole les plafonds, refait les sols. Une surprise l’attend au cours de ces travaux !

L’arrière-grand-père Shakirzhan

Damir Ilyalov n’a pas de souvenirs directs de son arrière-grand-père qui se prénommait Shakirzhan. Il sait seulement qu’il travaillait les peaux et vendait manteaux et chapkas en fourrure. Des Anciens racontent encore que Shakirzhan a disparu en 1920 sans que personne ne l’ait revu par la suite. En septembre 2019, cet arrière-grand-père ressort du passé lorsque Damir Ilyalov trouve un sac en tissu sous un plancher qu’il vient d’arracher. Dans ce sac il découvre quelques fourrures bien conservées et encore enveloppées dans des feuilles de journal. Il y a également plusieurs objets comme un vieux couteau, un ancien rasoir, une seringue dans son étui, une clef, un grand nombre de pièces de monnaies en bronze, une pièce de 10 kopecks en argent percée, ainsi qu’un portefeuille en cuir contenant des liasses de billets d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de roubles et de nombreuses actions. Tout cela représentait une fortune en 1920 puisqu’à titre de comparaison un fonctionnaire gagnait moins de 100 roubles par mois.

Damir Ilyalov présentant le portefeuille de son arrière-grand-père.
© Photo : divers journaux russes

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

Cahiers de prospection 2003-2004

Lundi 17 février 2003
A midi Gérard m’amène chez Stéphane au lieu-dit L’Eglise et il m’indique le pré où se trouvait l’ancien cimetière. Puis à 14 h je vais en bord de Lèze chez Thierry. Il fait froid, il neige tout doucement, mais je suis bien couvert. Je ne trouve que des éclats de plomb. Je rentre vers 16 h.

Lundi 24 février 2003

A 14 h avec Dominique on passe chercher Jean-Yves et on monte chez Gérard, puis on va détecter sur le pré de l’Eglise, chez Stéphane. L’endroit est sur le plateau au-dessus de la ferme, et le long de la route. D’après Stéphane, qui a labouré plusieurs fois le champ, le cimetière était sur le côté gauche du chemin qui va vers le hameau sur la crête, et l’église devait être côté route sur la droite. En surface, il ne reste aucune trace, seuls les labours font remonter quelques galets et des bouts d’ossements. Sur le cimetière on ne trouve rien, mais dans le ray-grass sur la pente qui descend vers la route, on trouve plein de doubles tournois (une dizaine chacun). Dominique sort aussi un bouton doré de gendarme, une bague en cuivre, une double agrafe et Jean-Yves un bel ardillon scutiforme de plaque boucle mérovingienne. Le site a l’air riche en pièces vu tous ces doubles tournois, il faudra revenir quand il sera labouré. Stéphane promet de nous prévenir. Retour vers 18 h. Il soufflait un vent d’autan complètement fou.

Lundi 10 mars 2003

Il fait un très beau soleil, un ciel magnifique. A midi je monte à Rieumajou car Gilbert m’a dit qu’il avait labouré. D’ailleurs, il est là en train de finir le champ du bas. On discute un peu puis je commence à chercher. Le détecteur ne fait que sonner sur de la ferraille et des scories de forge. Je ne trouve qu’une petite pièce romaine en bronze, une autre de la Révolution, et toujours dans la pente vers le talus en face des deux premiers arbres, une boucle malheureusement cassée, avec son ardillon. J’ai vu un beau morceau de sarcophage et plusieurs tessons de sigillée. Je fais le talus avant de repartir mais je n’ai de sons là-aussi que sur des ferreux. Retour 18 h.

Vendredi 21 mars 2003

Matin à Toulouse pour une formation. Puis vers 14 h je vais me garer devant l’appartement d’Axel et je pars à pied au magasin de Gilles. Je lui achète le dernier XPlorer, le Gold Maxx 850 euros. Puis je ramène Axel à la maison.

Jeudi 27 mars 2003

(j’ai posé 3jours de congés)
A 7 h je pars pour essayer le nouveau détecteur dans l’Aude, sur le plateau de Sault. On m’a parlé d’une haute colline entièrement barrée par une ligne de pierres entassées. Je la trouve tout de suite car on la voit très bien à la sortie du village qu’on m’a indiqué. Mais j’ai beau la faire dans tous les sens d’un bout à l’autre et de haut en bas, je rentre bredouille. Clous et cartouches. Je me demande si en fait ce mur n’était pas destiné tout simplement à enfermer le bétail et surtout lui éviter de s’approcher du bord des falaises. Le détecteur est lourd au bras, mais plus sensible que l’autre. Retour par la forêt de Bélesta.

Dimanche 29 mars 2003

Je pars à Rieumajou à 14 h pour essayer le Gold Maxx. Je discute un peu avec Gilbert puis je vais dans la plaine dans le champ des 2 chênes (en chemin je m’étais arrêté avant Labuzac pour voir l’endroit où Thierry a trouvé une meule à grain, au pied du pivot. Il y a de rares morceaux de briques, je trouve un Napoléon III). Je sors uniquement 2 doubles tournois lisses et une petite étoile en fer blanc. Il fait très beau avec un fort vent d’autan. Je repars vers 17 h et Gilbert me dit d’aller à Rieumajou car le tournesol a été semé hier et je peux encore y marcher. Le nouveau détecteur est très agréable, très sensible. Je trouve tout de suite un petit bronze de Constantin et 3 morceaux de plomb minuscules. Je ramène un morceau de sarcophage à Gilbert. (Il passe le bull autour de la ferme retapée).

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

La pêche à l’aimant, déjà en sursis ?

Depuis quelques années déjà, la mode de la pêche à l’aimant est très en vogue et a pris un essor considérable.
Cette pratique n’est pas neuve. J’ai commencé pour ma part en 2001. A l’époque, j’utilisais un aimant industriel en forme de U, rien à voir avec les puissants aimants disponibles de nos jours !, de plus avec les réseaux sociaux, ce loisir est devenu viral, les médias s’étant également intéressés à ce loisir, faisant de la sorte un autre genre de publicité, les vidéos de certaines découvertes étant vues par des milliers d’internautes.
Je prends pour exemple la découverte effectuée le 15 février 2019 dans un canal de l’Hérault où fut pêché un coffre rempli de bijoux et de monnaies en argent de type pesetas et schilling, ainsi que divers papiers d’identité. L’auteur de la découverte étant honnête, il porta la découverte à la police qui pour valoriser cet acte citoyen relaya la vidéo de la découverte, déclenchant un incroyable buzz médiatique, la presse faisant le reste.
Une autre découverte, effectuée cette fois en Belgique en octobre 2017, fit également la une de divers médias en Belgique. Trois jeunes âgés de 18 à 21 ans, pratiquant le pêche à l’aimant dans un canal à Roncquière, à un endroit qui par le passé avait livré des armes lors d’une enquête de police, des armes liées à une bande de braqueurs surnommés « Les tueurs du Brabant Wallon » qui firent 28 victimes lors de divers braquages hyper sanglants. Pour leur opération pêche, les 3 jeunes utilisaient un zodiac et un aimant capable de remonter 80 kg, puis ont investi dans un aimant plus puissant capable d’extraire des pièces métalliques de 800 kg ! Le premier jour de pêche, ils ont découvert un révolver et quelques jours plus tard, un sac plastique contenant un riotgun. Ensuite ce fut deux coffres métalliques remplis de munitions variées, du 9 mm, du calibre 12, et d’autres cartouches. « Bien que ça soit resté des années sous l’eau, on pouvait clairement lire l’inscription “gendarmerie” sur les coffres », raconta un des jeunes. Devant l’ampleur de la découverte, la police fut prévenue, les enquêteurs ont tout emporté, expliqua un autre jeune, qui déclara aussi « En fait, nous avons effectué leur boulot, on a sondé ce canal pendant des jours et on a trouvé ! Alors comment expliquer que cet endroit fut sondé par la police lors de la première découverte d’armes et que ce dépôt conséquent soit passé inaperçu ? » La police ne sachant pas répondre à ces nombreuses interrogations ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

 

Le flair du « lapin »

En ce début de novembre, l’été indien a brusquement tiré sa révérence. Sans prévenir, un froid piquant a prématurément chassé la douceur automnale. Une bise agaçante, sensible et tenace a décidé de nous geler les doigts et le bout du nez. Les oreilles par chance, sont à peu près à l’abri sous le casque du Déus. Le ciel est bas et lourd et nous avons hésité à sortir nos détecteurs et quitter la maison où un bon feu de cheminée faisait rayonner une douce et agréable chaleur. Mais un champ aussi beau et aussi plat qu’une table de billard français ne laisse finalement pas le choix à de malheureux prospecteurs addicts et en recherche de sensations fortes.
Malgré ma petite hésitation, mon binôme a tenu absolument à passer un coup de détecteur dans une parcelle qu’une petite et très ancienne église tarnaise domine en son sommet. Depuis des années, d’innombrables prospecteurs sont venus tenter leur chance, avec bonheur pour les premiers mais le plus souvent « brecouille » (comme le dit si joliment « lapin ») pour les autres depuis ces dernières années.
Le dit « lapin » y tient pourtant ! Alors moi j’écoute, un peu à contre cœur, « lapin » parce qu’il a souvent des intuitions et un flair d’Oryctolagus cuniculus (ou lapin de garenne). Animal petit, agile, poilu et avec de grandes oreilles !
Vu les circonstances, je me mets sans hésitation sur Déus fast. Pour employer un oxymore de circonstance, un silence assourdissant agace mes tympans. Pas le moindre son depuis un bon quart d’heure. Comme tout bon détectoriste qui se respecte dans ce cas précis, je tente un petit coup de va et vient avec la pelle devant le disque pour m’assurer que l’appareil n’est pas en panne. Au moins une bonne nouvelle, le Déus réagit au test dit du « tinkiet, tout va bien, c’est juste qu’il n’y a pas de bruit parce que tout a déjà été ramassé » !

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …

Condamné après avoir trouvé et déclaré une fibule carolingienne

Monnaies&Détections se bat depuis 18 ans contre l’intégrisme et la stupidité des archéologues français. Aujourd’hui vous avez le droit de faire de la détection de loisir mais vous n’avez pas le droit de trouver.
Dans le numéro 107 de la revue, nous avions reçu un courrier d’un responsable de club de détection qui nous faisait part de son mécontentement pour notre position actuelle. Lui se disait heureux de pouvoir déclarer ses trouvailles (sans préciser la nature de ses trouvailles et c’est un facteur important du comportement des archéos !).

Voici un article que nous a fait parvenir un lecteur. Celui-ci prospecte dans un champ et trouve une fibule carolingienne, il va à la DRAC la déclarer et se retrouve inculpé. Lisez l’article c’est éclairant ! (Cliquez sur l’article pour mieux le lire).


Source : https://actu.fr/pays-de-la-loire/ligne_44082/pres-nantes-archeologue-amateur-condamne-apres-avoir-deterre-une-epingle-nourrice-medievale_28245315.html

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …

La trouvaille d’Autelbas, une magnifique rareté

Autelbas, petit village de l’arrondissement d’Arlon, dans la province de Luxembourg, Belgique, est situé sur l’antique chaussée romaine Reims-Trèves et est également traversé par le très ancien axe routier militaire et commercial Arlon-Luxembourg ville. Ce petit village belge fut déjà par le passé le théâtre de plusieurs petites découvertes monétaires effectuées le long des 2 axes cités plus haut, à savoir :
En 1890, découverte dans un terrain boisé, dans une cruche, d’un dépôt de 179 monnaies en argent, françaises, de Lorraine, du Luxembourg, de Metz évêché, de Toul évêché, Trèves archevêché et Aix-la-Chapelle, terminus 1285.

Publication 1874

Publication 1977

En 2010, plusieurs petites découvertes réalisées par des prospecteurs :
- Une petite boursée de 9 monnaies en argent allemandes et du brabant, terminus 1538.
- Boursée de 26 liards des règnes de Charles II (1665-1700), de Philippe V (1700-1712) et de Maximilien de Bavière (1711-1714), terminus 1714.
- Petite boursée de 7 liards de Philippe V (1700-1712), terminus 1712.
- Petite boursée de 3 pièces en argent françaises de Louis XV (1715-1774), de type 1/6 d’écu, terminus 1722.

Exemplaire de la trouvaille Autelbas II Clairefontaine
– Ech.2/1 plaque Saint-Vith, variante avec SANCTI VITI
au lieu de SANCTI VIT’ ; 3,20 g.

Braine-l’Alleud-Ferme d’Hougoumont : prospection au détecteur à métaux dans un sondage archéologie (les drapeaux blancs correspondent aux objets ferreux, les rouges aux non ferreux). Impossible il y a encore 1 an.

En 2014, petite boursée de 3 monnaies en argent des règnes de Philippe le Beau (1502-1506) et de Philippe II d’Espagne (1555-1598), terminus 1598.
En 2015, petite boursée composée de 10 liards des règnes de Charles II (1665-1700), de Philippe V (1700-1712) et de Maximilien Emmanuel de Bavière (1711-1714), terminus 1712.
Et pour terminer, courant de l’année 2010, découverte d’une boursée de 4 monnaies en argent, 3 monnaies de Charles IV (1346-1353) pour le Luxembourg et une monnaie en argent de Jean de Montjoie (1346-1353), pour la seigneurie de Saint-Vith, cette boursée fut perdue vers 1356. Cette monnaie, une plaque est à elle seule un véritable trésor, cette monnaie rarissime n’étant connue qu’à un seul exemplaire, trouvée il y a plus de 150 ans ! Je vous laisse imaginer la joie du prospecteur ayant sorti de terre cette petite merveille !

La suite dans Monnaies & Détections n° 109

La chevalière de Thoinnet de La Turmelière

Dans le numéro 64 de Monnaies & Détections de juin-juillet 2012, page 54, un détectoriste soumettait à la sagacité des lecteurs sa superbe trouvaille : une chevalière armoriée en or.

Découverte dans un chemin forestier du Maine-et-Loire sans plus de précision, l’inventeur avait émis l’hypothèse que cette bague fut en rapport avec la terrible « Guerre de Vendée » qui secoua l’ouest de la France entre 1794 et 1796, le lieu de la découverte ayant apparemment été le théâtre d’un massacre en 1794. La relative petite taille (non précisée) et le poids de 10 à 15 grammes de l’objet, avait également enclin le détectoriste à penser que le bijoux appartenait à une femme. Enfin le style de la gravure lui avait fait estimer la datation avant la fin du XVIIIe siècle.

Pour ma part il me semble que la chevalière date tout au plus de la seconde moitié du XIXe siècle. Le style d’une gravure n’est pas un indice très probant, mais on observe là une gravure qui apparaît relativement moderne. L’absence de poinçon ne permet pas de donner d’indice pour dater un objet en métal précieux. De plus, la forme de l’anneau et de l’écu gravé sur le plateau tendent à faire penser que cette chevalière était destinée à un homme. La présence d’une couronne comtale surmontant l’écu pose également question. Sa petite taille est peut être due au fait qu’elle était portée à l’auriculaire, comme c’est la tradition pour les cadets, les aînés la portant à l’annulaire de la main gauche.

L’étude des armoiries gravées permet de les décrire comme ceci : écartelé, aux 1 et 4 d’azur au château à deux tourelles d’or girouettées, maçonnées et ajourées de sable, aux 2 et 3 d’or à trois œillets de gueules tigés et feuillés de sinople, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent. La composition étant relativement particulière, elle m’a permis de retrouver la famille correspondante : Thoinnet de La Turmelière.

La famille Thoinnet de La Turmelière semble être un ramage de la maison noble Thoinnet, qui trouve son origine en Bretagne dès le XVe siècle dans l’évéché de Saint-Malo. Cette famille a formé ensuite deux branches distinctes qui se sont établies pour l’une d’entre-elles dans la région du Forez et du Lyonnais, et pour l’autre dans la région d’Ancenis (Loire-Atlantique). C’est cette dernière qui intéresse notre propos.

C’est Pierre Thoinnet (1714-1788), conseiller, secrétaire du roi et maire électif d’Ancenis, qui acheta la seigneurie de la Turmelière en 1772, et ajouta par la suite le nom de son domaine à son patronyme. Marié deux fois, il eut une nombreuse descendance puisqu’on ne lui compte pas moins de dix-neuf enfants ! Parmi cette nombreuse descendance, cinq de ses fils engendrèrent eux aussi. Mais la période révolutionnaire qu’a connu la France s’accommodait mal de l’aristocratie de l’Ancien Régime, et des cinq fils, quatre moururent en 1794 à Nantes des suites de leur engagement contre-révolutionnaire : Pierre-Guilaume (1743-1794), capitaine de la milice bourgeoise d’Ancenis, mourut de l’épidémie de typhus à l’hôpital de Nantes ; René-Jean (1752-1794), mourut dans les geôles du Bouffay à Nantes ; Nicolas-Dominique (1752-1794) quant à lui, périt sur l’échafaud place du Bouffay ; et Eutrope (1756-1794), mourut également du typhus alors qu’il était interné à l’hospice de la Réunion de Nantes.

Outre ces quatre frères qui périrent tragiquement, évoquons Pierre-François Thoinnet de La Turmelière (1773-1794), fils de Pierre-Guillaume cité précédemment. Car lui qui s’était engagé comme son père au sein de l’armée catholique et royale du Bas-Poitou et du pays de Retz sous les ordre du général de Charette, fut pris à Liré (Maine-et-Loire) et amené à Ancenis (Loire-Atlantique) pour dit-on, être fusillé à la porte de son hôtel avec son cousin. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 109