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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Totenkopf

Petite histoire d’une modeste découverte relevant de la Grande Histoire

Sur le numéro 103 (décembre 2018/janvier 2019) de Monnaies & Détections, à la page 5, le récit des « Cahiers de prospection » fait état de la découverte « d’un curieux insigne en alu ou en maillechort. C’est une tête de mort, comme celle que les SS avaient sur leur casquette, il reste au dos un morceau de la barrette de fixation… Est-ce qu’elle était fixée sur un jouet comme un bateau de pirate, ou bien est-ce vraiment un insigne allemand ? Car il y a eu en 1943, pendant quelques mois, un détachement de SS au village… »
Courant décembre, Gilles, le directeur de la revue, me demande par mail s’il peut donner mon adresse e-mail à un lecteur qui souhaiterait avoir des précisions sur cet insigne. Je suis bien sûr d’accord et je reçois dès le lendemain un premier mail : il s’agit d’un passionné d’Histoire et de militaria, collectionneur, prospecteur, et qui organise parfois des expositions sur les deux guerres mondiales pour le devoir de mémoire. Il pratique couramment des échanges, souvent de vieilles monnaies contre des reliques militaires. Il me demande des précisions sur le lieu de la découverte et de lui envoyer des photos plus détaillées de l’insigne. Je les lui envoie et après plusieurs échanges de mails, je suis d’accord pour lui expédier l’objet : il m’adresse une enveloppe suivie à son adresse (avec un petit billet pour boire un coup à sa santé !!!). Je l’envoie aussitôt et voici les mails qui ont suivi…

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Cahiers de prospection 1999-2000

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 12 septembre 1999
L’après-midi je remonte toute l’Ariège par la nationale en m’arrêtant dans chaque village jusqu’à Foix. Partout je suis les berges en amont et en aval de chaque village mais l’eau est beaucoup trop haute pour prospecter. En plusieurs endroits en plus, surtout en approchant de Foix, les bords sont abrupts, envahis de végétation, ou pleins de sable ou de galets roulés. Je redescends jusqu’à Venerque mais là le coin à marmites est envahi de baigneurs.
Je finis par aller au gué, l’eau est trop haute là aussi, alors je fais le champ entre la falaise et le gué, sur le « rastoul », le chaume de blé, mais je ne trouve rien, seulement une cartouche complète de Mauser, toute « vert de grisée » mais en frottant on voit bien les marquages allemands.

Samedi 18 septembre 1999

De 16 à 19 h je vais faire les marmites dans la plaine derrière la Vernière, l’Ariège est encore un peu haute, il y a beaucoup de courant mais ça passe, le paysage entre les berges boisées est magnifique. Je fais un Napoléon, un gros médaillon en cuivre représentant un caducée, et plein de balles de pêche et de cuillers.

Lundi 27 septembre 1999

Je vais à Carbonne voir l’endroit où Aimé, juste après la guerre, à l’âge de 6 ou 7 ans, avait été obligé de jeter dans la Garonne, depuis le pont suspendu qu’il y avait à l’époque, une mitraillette Thompson. Il l’avait prise dans le hangar situé derrière l’épicerie où il habitait. Il y avait tout un tas d’armes, mitraillettes et fusils, et il s’amusait à faire peur à des gamines dans la rue. L’une des mamans est arrivée et l’a tabassé jusqu’à ce qu’il jette l’arme par-dessus le parapet du pont. Il s’est pris une autre « rouste » quand sa mère est arrivée, et une autre encore le soir par son père.
Je me gare dans une rue parallèle à la Garonne et je descends la berge pleine d’orties et de ronces. Mais arrivé au bord de l’eau, je suis déçu : il n’y a pas de marmites, le substrat rocheux est lisse. Je descends quand même sur plusieurs centaines de mètres puis je suis bloqué par la falaise contre laquelle un fort courant vient taper avec une eau noire qu’on devine profonde de plusieurs mètres. Je suis obligé de remonter, revenir au pont pour pouvoir traverser, et descendre de l’autre côté. Heureusement, là, les berges sont propres, elles descendent en pente douce, mais les bords sont recouverts d’une épaisse couche de galets roulés. Je prospecte quand même un moment, mais je ne trouve qu’une pièce de 2 francs 1942, quelques plombs de pêche, mais il y a plein de petits déchets de fer ou d’aluminium.
A 15 h de toute façon il me faut arrêter pour aller chercher Axel au lycée, j’en profite pour acheter un sac à dos assez grand pour le détecteur et des chaussures de marche pour aller prospecter en montagne.

Lundi 11 octobre 1999

Vers 16 h je vais à Rieumajou. C’est en friche, l’herbe est très haute, le chaume de blé est recouvert de liserons. Je prospecte quand même. Je trouve un petit Antoninien lauré (abimé) au raz de la retombée de la colline, toujours en face de la rangée de chênes, et 3 morceaux de plomb informes. Puis en redescendant en face du bois (il y a un camion qui vient emporter deux bennes de tournesol) je fais une petite pièce illisible en cuivre, toute verte, et une petite croix de chapelet.

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Les pièces d’or

L’histoire commence après l’incendie d’un bâtiment agricole.
Je suis assureur et mon client, Christian Maurin, et moi parcourions les restes calcinés du bâtiment. Le sol était recouvert de tuiles cassées, de gravats, de morceaux de bois brûlés.
Christian me fit remarquer :
- « Vous voyez, tous ces débris recouvrent une vie de travail, des outils, des matériels que nous avions conçus et fabriqués nous-mêmes, ils étaient adaptés à notre exploitation et seront difficilement remplaçables. »
- « Il faudrait un détecteur de métaux pour retrouver ces outils, et qui sait on découvrirait peut-être de l’or ? »
Je cherchais à plaisanter un peu pour alléger l’atmosphère.
Christian Maurin sourit et me dit :
- « Vous le savez sans doute qu’on a retrouvé de l’or chez mes parents ?
- Oui, j’en ai entendu parler, il y a une quinzaine d’années, non ?
- Oui, à peu près, mais l’histoire est beaucoup plus ancienne que ça, un de ces jours, je vous la raconterai… »

Quelques semaines plus tard, je me trouvais chez les Maurin pour une toute autre affaire et comme je n’étais pas vraiment pressé, j’ai rappelé à Christian sa promesse de me raconter l’histoire de la découverte de l’or. Il me répondit :
- « C’est une sacrée histoire, mais comme je vous aime bien, je vais vous la raconter. »
Il se recula sur sa chaise, pencha la tête en arrière en regardant le plafond comme pour chercher l’inspiration et commença son récit.

- « Ça s’est passé vers la fin du XIXe siècle. Mon arrière-grand-père s’appelait Jean Maurin et vivait à Laissac. Il n’était pas riche, loin de là, c’était un ouvrier agricole, un brassier comme on disait à l’époque.
Un soir, après la journée il dit à son patron :
- Paye-moi la semaine car demain tu ne me verras pas, je ne viendrai plus travailler !
- Comment ça tu ne viendras plus travailler ?
- Oui, demain je vais chez le notaire et après, je crois, je ne viendrai plus travailler.
Il faut dire qu’à Laissac, à cette époque-là il y avait deux familles de Maurin : mon arrière-grand-père et sa famille, et une autre, avec qui on n’était pas parent : Pierre Maurin, un vieux garçon, et sa sœur Madeleine elle aussi vieille fille. Ces deux-là vivaient ensemble dans une grande maison bourgeoise et avaient pas mal de biens : des terres, des maisons dans le village et ailleurs, certainement beaucoup d’argent.
Un soir, la Madeleine a arrêté mon arrière-grand-père dans une rue du village. Visiblement elle le guettait et lui dit :
- Jeannot, si lorsque tu auras, parce qu’un jour tu auras bien des enfants, et bien si tu appelles un de tes fils Pierre, comme mon père ou mon frère, je te coucherais sur mon testament !
Apparemment, il était très important pour elle que le nom de Pierre Maurin ne s’éteigne pas…

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Cahiers de prospection 1999

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Vendredi 1er janvier 1999
Il fait très beau. Je monte à Arce de 14 à 17 h, Franck arrive juste après moi. Quelqu’un a dû le prévenir qu’une voiture était garée devant la ferme. Je fais tout le tour de l’enclos, je ne trouve qu’une médaille de Lourdes, 1 franc de 1949 et une pièce de 50 centimes Chambre de Commerce de Toulouse. Je lui donne le tout. Il me dit que s’il lève des briques en labourant, il m’appellera.
Lundi 4 janvier
Je pars à 10 h à Saint Sernin. Il fait très doux, pas de vent. Le maïs a été ramassé mais le champ n’a pas encore été disqué ou labouré et je ne trouve pas grand-chose car rien n’a changé depuis le dernier passage. J’y reste quand même jusqu’à 14 h 30 : trois doubles tournois lisses, un ardillon de boucle mérovingienne ou wisigothe, un bouton militaire du 63e, un bon pour 50 centimes 1922, 20 centimes 1963, 2 francs 1947 (tiens, l’année de ma naissance !), 5 centimes 1911, et une pièce moderne de 1 franc… qui s’avèrera à la maison être une pièce de 1 franc en argent de 1916, alors que j’allais la prendre pour aller acheter le journal !
Lundi 8 mars 1999
L’après-midi je vais détecter derrière la villa d’Yves. Je trouve une jolie pièce de 5 centimes de la Révolution, et deux balles de mousquet. Ça sent le printemps.
Lundi 14 mars
Il fait très beau. L’après-midi je monte chez Patrick car il a trouvé des briques en refaisant un fossé. J’étais déjà venu faire cet endroit l’an passé. Effectivement il y a beaucoup de briques et de tuiles au fond du fossé. Je pense qu’il y a un rapport avec le trou de la carrière juste en face. Mais je n’ai aucun son. Aussi je reviens à Rieumajou. Je repasse toujours sur le même coin. Je trouve quatre petits bronzes romains en assez bon état, et encore plein de plombs.
Lundi 22 mars
Je rejoins Philippe à Roquefixade vers 10 h car sa mère a une résidence secondaire là-bas. Nous partons aussitôt par le chemin qui monte dans la montagne à l’opposé du château. Je trouve tout de suite un double tournois dans le chemin, puis deux cartouches complètes de 9 mm (en fait, ce sont des 380 anglaises ou américaines) entre les deux stèles, puis une autre sur le chemin (là c’est bien une 9 mm allemande) et une douille de 7,5 longue, allemande également, puis une pièce trouée de 10 centimes de 1941 avec « Liberté, égalité, fraternité » !!! En 1941 !!!
Mais une pluie terrible a commencé, avec des rafales de neige, il fait très froid, nous sommes trempés, nous avons les doigts gelés. Aussi nous rentrons à midi. Je mange avec Philippe et sa mère puis je rentre. Je donne les trouvailles à sa mère pour qu’elle les apporte à la mairie.
Dimanche 28 mars
Il fait beau, un vent très léger. Le champ de Saint Sernin a été labouré et hersé. Je le fais très méthodiquement, lentement, j’ai tout mon temps. Je trouve beaucoup de bouts de plomb, une grosse balle sphérique en plomb, et une autre avec un trou de scellement en triangle, trois morceaux de plaques boucles, une contre plaque rectangulaire (il manque 2 cabochons), une petite croix (sûrement un souvenir de Lourdes), un clou de bronze à tête ronde (ou un cabochon de plaque boucle ?) trois gros morceaux de boucles rondes en bronze, 100 francs 1955, et douze pièces : cinq doubles tournois, et sept piécettes romaines très abimées, plus une grande boucle de ceinture wisigothe, mais il en manque un petit bout, et une tige en bronze, qui forme comme un B…
Lundi 29 mars
De midi à 15 h je reviens derrière la villa d’Yves mais cette fois en restant davantage vers le bord de la rivière. Rien, pas un son, juste un bout d’anse d’amphore. Puis je vais à l’ancienne chapelle. Je trouve neuf pièces et une rondelle de plomb : des doubles tournois, un Napoléon III, un Louis XVI, trois pièces modernes et un morceau de fibule à cercles concentriques. Il a fait très beau. En rentrant je vais chez le voisin, on passe le détecteur dans son jardin et on trouve un petit bijou en or, un cœur, avec l’attache cassée.

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Les journaux « The times of Israël » et « Fokus Jérusalem » du 4 décembre 2018 dans leurs versions en français et en allemand, nous annoncent qu’au début du mois de décembre 2018 les services d’archéologie de Césarée en Israël ont présenté les monnaies d’un trésor récemment découvert dans cette ville. Ils nous rappellent aussi que c’est la deuxième fois en trois ans que des pièces de monnaies anciennes sont retrouvées dans l’antique cité.

Césarée

Reconstitution du port de Césarée tel qu’il était après sa construction au début du premier millénaire.

L’ancien village de Tour de Straton fut établi par les Perses entre le cinquième et le troisième siècle av. J.C. Il s’agrandit pendant la période grecque du troisième au premier siècle av. J.C. Rattaché à l’Empire Romain par Pompée en 33 av. J.C., la ville est détruite par un séisme qui ravage la Judée en 31 av. J.C. On peut d’ailleurs voir les vestiges de son enceinte un peu au nord de la Césarée maritime. En 29 av. J.C. Octave (premier empereur romain de 27 à 14 après J.C sous le nom d’Auguste) donne le village de la Tour de Straton en récompense à Hérode pour son ralliement dans la guerre qui l’opposait à Antoine. Il fait bâtir une large ville portuaire, ayant vocation à lui servir de capitale dans cette région de Judée centrale, et il la nomme Césarée en hommage à Jules César le père adoptif d’Octave.

La présence d’une communauté juive organisée à Césarée contribua sans doute à l’implantation du christianisme dans cette ville, qui finit par en devenir un centre important. Césarée est souvent mentionnée dans les Actes des Apôtres. Après la division de l’Empire romain en Empire romain d’occident et Empire romain d’orient en 395 après J.C., Césarée fait partie de ce dernier qui devient l’Empire byzantin après la disparition de l’Empire romain d’occident en 476. La religion de l’Empire est le christianisme mais païens et juifs côtoient les chrétiens.

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Le bijoutier et le pigeonnier

On m’a proposé de fouiller une maison de XVIe siècle, il y a quelque mois. La bâtisse est belle, l’extérieur est propre et bien entretenu au vu des photos envoyées mais le propriétaire n’a pas de véritable histoire trésoraire qui pourrait me décider à le faire, tout juste un vague racontar de bijoux cachés dans le pigeonnier par un ancien propriétaire et conté par un voisin. Il possède cette maison depuis onze ans. Finalement, comme il insiste au fil des mois, je me dis qu’il me cache peut-être quelque chose et puis cela fait un bon moment que je n’ai pas fouillé de baraques et j’aime ça. Allez ! Rendez-vous est pris entre Noël et le premier de l’an en terre poitevine après accord mutuel sur le contrat de recherche.
Après l’incontournable café de bienvenue, l’histoire de la maison débitée, le proprio me fait faire le tour de l’ensemble, il y a écurie, chenil, plusieurs autres dépendances, une belle tour de guet et un pigeonnier. Je sais parfaitement que ma journée de recherche ne me permettra jamais de tout faire minutieusement et que je vais devoir faire des choix.
Alors ne trainons pas, au boulot !
Je commence par les dépendances qui ne sont pas bétonnées au sol, celui-ci et les murs passés au crible ne me permettent que de trouver deux monnaies et un bouton sans intérêt. Quoi ? Même pas une petite monnaie argent de la Restauration à se mettre sous la dent ? Qu’à cela ne tienne, j’attaque dans la foulée les greniers, car il y a toujours un espace vide entre le plancher du grenier et le plafond de l’étage en dessous et ce sont des caches potentielles courantes. Je découvre une espèce de pièce dans laquelle il faut quasiment descendre en rappel parce que l’ouverture est étroite et ne nous permet pas d’utiliser la force des bras pour descendre. Je trouve parmi les sempiternels remblais qui jonchent le sol de ce type de grenier, très exactement 10 monnaies de cinq centimes Lindauer et deux bagues identiques de petit diamètre, en pacotille. Soit c’est un gamin dont les poches se sont retournées quand il est descendu dans le boyau, soit c’est son petit pécule planqué et retrouvé par votre serviteur. Je zappe les poutres du grenier car le toit a été refait et les artisans qui travaillent continuellement sur de vieilles demeures n’ont pas les yeux dans leurs poches !

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Mis à part les 2 balles « en fer » sûrement chemisées en acier avec un placage de cuivre ou de cupro-nickel, avec un noyau de plomb et malheureusement difficilement identifiables, vous avez 2 sortes de projectiles :
- Les plus anciennes, en plomb : ce sont des balles du système GRAS, calibre 11 mm, dénomination 11 x 59R (R = rimless : bourrelet) Modèle 1874 en plomb pur ou durci à l’antimoine en fonction des modèle. 3 types de balles : modèle 1874, 1879 et 1879-83. Elles pèsent toutes 25 g (poids théorique) pour une longueur comprise entre 27 et 28 mm. Les cartouches étaient chargées de poudre noire. (photo 1)
- Les plus « récentes », en Tombac : 90 % de cuivre et 10 % de zinc, sont du système LEBEL, calibre 8 mm, dénomination 8 x 50R Modèle 1886 à balle D. Les balles originales étaient de forme cylindro-ogivale avec un méplat. Elles étaient chemisées de maillechort (alliage de cupro-nickel et de zinc : 55 % Cu, 25 % Zn, 20 % Ni) avec un noyau en plomb. En 1898, pour améliorer la portée et la précision, le Capitaine Désaleux propose plusieurs modèles de balles désignées A,B ,C et D et c’est le 4e modèle, le modèle D qui fut adoptée. C’est une balle de forme bi-ogivale, monolithique en Tombac. Elles pèsent environ 12,8 g pour une longueur de 39,20 mm. Une gorge de sertissage fut ajoutée en 1905. Les cartouches à balle D furent fabriquées jusqu’à la veille de la 2e guerre mondiale, bien qu’il existait un modèle adopté réglementairement en 1932. Les cartouches sont chargées de poudre dite « sans fumée »

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En avril 2018, des villageois de Dongxuotun dans la province chinoise d’Hebei, au sud de Pékin, découvrent un énorme vase en argile, contenant plus de 400 kilogrammes de pièces de monnaie, presque toutes en cuivre, et datant principalement de l’époque de la dynastie Song (960-1279).

Dongxuotun est un village chinois situé dans la province d’Hebei, au sud de Pékin.

Une découverte due au pur hasard

L’agence de presse Xinhua News Agency relate les faits : les paysans sont en train d’arracher des bulbes utiles à la préparation de médicaments traditionnels chinois, lorsqu’ils découvrent une énorme cruche en argile enterrée à environ 90 centimètres de profondeur. Les villageois préviennent les autorités officielles municipales qui envoient sur place plusieurs membres du département des biens culturels de la ville de Xingtai. Le vase est volumineux et lourd. Il est difficilement extrait du sol par les archéologues : ils constatent immédiatement la présence dans le vase de pièces de monnaies très anciennes.

Déplacement du trésor après son extraction du sol.

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Detectorworld 2018

Cette année, pour notre désormais traditionnel rallye européen annuel, notre choix s’est porté tout naturellement sur le Detectorworld aux Pays-Bas. Les publicités, les vidéos et la liste impressionnante d’exposants ont eu raison de notre curiosité. En effet, Detectorworld nous est présenté comme LE plus grand évènement et salon international de détection de métaux ! Un hall d’exposition de 6000 m² ! Comment ne pas succomber ?

Voici déjà plusieurs mois que nous en parlions. Le jour J tant attendu est enfin arrivé !! Pas de changement particulier sur le plan logistique. Un camping-car pour le confort et la même fine équipe que l’année dernière : le duo père-fils de Bayonne Nico et Jean, le frangin du 37 et moi-même. Le camping-car est chargé : tout le matériel du parfait détectoriste bien-sûr, mais aussi les traditionnels ravitaillements en tous genres. Quelques nouveautés néanmoins en matière de détection : des disques HF viennent booster les compétences de nos Déus. Un pointer MI-4 complète ma panoplie. Les disques d’origine font tout de même partie du voyage, bien calés dans nos valises XP. Le Garrett Ace 250 du frangin fait, cette année encore, partie de l’expédition.
Cette fois-ci, pas de ferry ou d’Eurotunnel, mais quelques 900 kilomètres d’asphalte pour rejoindre la ville de Zuidbroek aux Pays-Bas, située à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne. Logé derrière le volant, les kilomètres d’autoroute défilent avec leur liste de villes traversées : Tours, Paris, Lille… La frontière belge n’est plus qu’à quelques kilomètres. Suivent ensuite les villes de Gent, Antwerpen, Utrecht, Zwolle et nous voici arrivés !

Nous arrivons enfin à Zuidbroek en Hollande

Après douze heures de route notre excitation est à son comble. Nous sommes le vendredi 12 octobre 2018, il est tout juste 15h. Après quelques échanges anglophones difficiles avec le vigile posté devant la grille, nous accédons au parking des camping-cars et caravanes. A notre grande surprise, seule une petite dizaine d’emplacements sont occupés. Peu importe, nous stoppons notre véhicule et sortons le salon de jardin pour nous désaltérer sous le magnifique ciel bleu hollandais. Notre drapeau français flotte fièrement au vent. La soirée avance doucement et toujours aucun mouvement côté des arrivées… Notre inquiétude grandit… Et si le rallye tant attendu de l’année était un grand BIDE ?! Et si le public n’était pas au rendez-vous ? Les interrogations vont bon train autour de notre apéro prolongé sous le ciel étoilé. Le salon ouvre ses portes au public demain à 9h et les champs réservés à la prospection à 10h. Nous serons très vite fixés ! Inutile de préciser que la fatigue accumulée ne tarda pas à nous rattraper, lovés dans nos duvets, chacun rêvant aux futures trouvailles…

Samedi 13 octobre

8h. Branle-bas de combat dans le camping-car. Nous avalons un petit déjeuner sur le pouce, nous habillons en tenue de prospecteur et nous dirigeons vers l’accès principal du salon avec nos machines. Le parking s’est considérablement rempli et une file d’attente de plusieurs mètres s’est formée devant l’entrée du bâtiment. La structure en dur ressemble à un parc des expositions ou un centre des congrès.
En échange de notre ticket de réservation, nous recevons un bracelet jaune. Pass qui donne accès au salon et au rallye pour les deux jours. Des hôtesses offrent à tous les visiteurs une besace tissée imprimée aux couleurs et à l’effigie du DetectorWorld. A l’intérieur du sac, le guide du visiteur ainsi que des goodies qui font toujours plaisir : crayons, bonnet, support de monnaie, autocollants, porte-clés, casquette, magazines, flyers… et j’en passe. Nous nous arrêtons directement sur le premier stand en entrant. Garrett a choisi un emplacement de choix et propose une tombola sous enveloppe. Moyen simple et rapide de revenir les poches pleines de souvenirs. Pas le temps d’errer plus longtemps dans les allées. Un écran géant s’allume dans un coin de la salle avec une musique de rapatriement. Le départ pour les champs 4 et 5 va être donné dans quelques instants. Pas une minute à perdre ! Nous rejoignons à notre tour la foule ameutée devant la porte de sortie. De nombreuses nationalités ont répondu présent à l’appel de la Hollande. Il suffit de regarder autour de soi : chaque participant affiche fièrement sur son baudrier, casquette ou t-shirts, un logo, un badge, un écusson, ou encore un drapeau natif. J’observe ainsi des Allemands, Italiens, Belges, Hollandais, Russes, Polonais, Anglais, Français… qui participent à rendre l’événement particulièrement hétéroclite.

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« Trésor » sur le Larzac

En vacances en Aveyron, pour se détendre après une année bien remplie, le Déus en place dans sa valise dans le coffre de la voiture, voilà le début de l’aventure.

Il m’a été proposé par un ami, qui connaissait mes habitudes de prospection, d’aller faire une sortie sur le Larzac. Lui-même, possesseur d’un Déus, a l’habitude de roder dans les « pélins » (étendues qui ne sont pas cultivées faites de cailloux, herbe rase, genévriers et de buis). Ce jour-là, il m’a proposé d’aller prospecter aux alentours du – dit-il – plus haut sommet du Larzac. Nous voilà donc partis à la recherche de nous ne savons quoi, car les terres rouges ne sont guère porteuses de sons pour nos détecteurs.
Une grande partie de l’après-midi se déroula sans grandes découvertes significatives : beaucoup de culs de cartouches.
Enfin, un son plus agréable à nos oreilles et une petite cache avec trois napoléons bien teintés par la terre nous est apparue.
Trainant nos chaussures sur cette terre où peu de monde passe, nous sommes tombés sur des restes d’un ancien combat. En effet, le sol était littéralement jonché de douilles d’armes de guerre, mais ce n’était que des douilles de balles à blanc, certaines non percutées… Le camp du Larzac ne se trouve pas trop loin et il y a fort à parier que ceci devait faire partie d’un exercice d’entraînement.
Une découverte intéressante, un peu plus tard, au gré de notre expédition : une broche, sans doute d’origine militaire, dont je n’ai pu trouver ni le régiment, ni l’époque.
La fin de l’après-midi approchait, une longue marche nous avait passablement fatigués, et nos découvertes étaient plutôt maigres. Mon collègue me proposa de remonter un peu vers le sommet.