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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Certains prospecteurs ont peut-être un jour entendu réagir leurs détecteurs à métaux sur un jeton offert dans l’ancienne formule de la revue mythique « Pif Gadget ». Ces jetons sont des passerelles numismatiques entre le jeu et la connaissance.
En ces mois de septembre et d’octobre 2018, le retour en kiosque de « Pif » a étonné enfants et parents. Une nouvelle formule est apparue. Sur un très grand format plié en accordéon, elle contient trois parties : dans la première, des pages présentant les aventures de Pif et Hercule, dans la seconde, des pages informations, blagues et connaissance du monde et dans la troisième, des pages formées de liens numériques vers une « réalité augmentée » permettant au magazine de compléter le seul contenu visible de ses pages.
Depuis cette rentrée, chaque mercredi un nouveau numéro est disponible et apporte des heures d’occupation à des lecteurs plus ou moins jeunes. Chacun s’y distrait et s’y cultive. Nous profitons de cette actualité pour vous présenter quelques sujets liés à la numismatique apparus dans « Pif Gadget » au cours des années écoulées.

Armés d’une pelle et d’une pioche, Pif et Hercule cherchent un trésor.

La numismatique et les gadgets de Pif

La revue « Pif Gadget » est née à la libération en 1944 sous le nom de « Vaillant, le journal le plus captivant ». En 1969 elle prend un nouvel élan en ajoutant à chaque numéro un gadget qui devient l’emblème du journal. Celui-ci garde officiellement le nom de « Vaillant » mais le titre de « Pif Gadget » apparait sur la couverture.
La monnaie est un thème qui revient régulièrement dans le choix du gadget par l’éditeur : jetons, pinces à billets, boîtes magiques mangeuses de pièces, … se succèdent au rythme des années. Dès 1970 les lecteurs de Pif découvrent des monnaies mongoles (très fantaisistes). L’année suivante ce sera le Frandor sur lequel une face présente le visage d’un ancien Grec et l’autre un navire. En 1983, à l’occasion de la sortie du numéro 762, numéro correspondant au 2000e hebdomadaire publié depuis la naissance de Vaillant, une médaille commémorative est offerte à tous les lecteurs. En 1988, dans le numéro 1001, la boîte pique-sous à construire, permet aux enfants de jouer à ramasser de l’argent de poche.

Pif et son compère Hercule tels qu’ils apparaissent dans la nouvelle formule du magazine.

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Découverte de centaines de monnaies d’or à Côme (Italie)

Le mercredi 5 septembre la presse italienne a annoncé la découverte à Côme d’un trésor composé de plusieurs centaines de monnaies romaines en or. Les types monétaires rencontrés sont très variés. Ils ont été frappés essentiellement pendant le Ve siècle et, fait extrêmement rare, certains seraient inconnus à ce jour. Ce trésor est déjà considéré comme une découverte numismatique inestimable par le ministère italien de la Culture.

« La Provincia », quotidien italien, annonçant la découverte du trésor de Côme.

Côme, l’ancienne Novum Comum

Avant la conquête de la région par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ, une petite cité, habitée par des membres de la tribu celte des Orobiens, existe déjà sur l’emplacement de l’actuelle Côme. Des vestiges de cette époque sont toujours présents, notamment une nécropole datant du 6e siècle avant J-C. abritant la tombe d’une princesse.
Il est rapporté que Jules César prit la décision de déplacer le centre de la ville des collines au bord du lac et de donner à la nouvelle ville le nom de Novum Comum, devenu avec le temps Côme. Le trésor découvert en ce mois de septembre 2018 rappelle ce lointain passé romain de Côme.

Casque retrouvé dans la nécropole de Ca’ Morta près de Côme.

La découverte du trésor

En 1870, le théâtre Cressoni est construit sur l’emplacement d’un ancien forum romain. Transformé en cinéma au cours du XXe siècle, l’établissement fut fermé il y a une vingtaine d’années. Le bâtiment devenu vétuste est destiné à la démolition. Il doit être remplacé prochainement par un immeuble avec appartements de standing et garages.

Le théâtre Cressoni en 2004.

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Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993
par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 19 juillet 1998
Vent d’autan. Dans l’après-midi je vais au bord de l’eau, je traverse à gué au niveau des 4 peupliers, juste après le pilier qui supportait un câble entre les deux rives. Je prospecte en descendant le long de la rive, il n’y a pas de « marmites » de ce côté, simplement des stries peu épaisses dans la roche. Surprise : avec deux balles de pêche et un plomb de filet, je trouve une grosse demi-pièce en argent, marquée LIVRA d’un côté, et avec un C sur l’autre face.
Elle est vraiment énorme, un demi centimètre d’épaisseur. (C’est à peu près en face de la rangée de platanes de la ferme).Je continue à descendre jusqu’à ce que je ne puisse plus passer car la rive est une vraie falaise verticale de plusieurs mètres de haut, et l’eau est beaucoup trop profonde. Je trouve juste au bord une grande quantité de balles de guerre, des 9 mm, des balles de Mauser, certaines courbées à l’impact, des balles rondes de mousquet, des balles de pêche, du plomb en quantité. J’en ramène deux pleines poches. De l’autre côté il y a Jean-Louis et son gendre en train de pêcher. Je les rejoins en traversant à gué en louvoyant entre les trous d’eau. Ils viennent d’attraper un barbeau énorme. Jean-Louis me dit que son père lui a souvent raconté que les Allemands qui étaient en garnison dans le coin en 1943 venaient s’entrainer le long de la rivière et tiraient sur la falaise. En traversant, j’ai vu une grosse couleuvre et un martin pêcheur. Il y a aussi des canards sauvages, dont une mère avec cinq petits, des aigrettes et des hérons. Je rentre vers 20 h.

Lundi 20 juillet 1998
Vers 14 h je pars au gué après la ferme. Il fait très chaud, avec un vent d’autan très fort, qui irise l’eau et m’empêche presque d’entendre le détecteur ! Je trouve un tout petit bronze romain sur le bord d’une crevasse : je l’ai vu à l’œil nu car il brillait sous l’eau. Puis un peu plus loin je sors deux autres pièces, illisibles, il y en avait une de coincée droite dans une strie de la roche. Puis, par terre, sur la roche, presque au niveau de la villa romaine qui est sur le haut, au bord de la route, une belle boucle en bronze, avec l’ardillon et la plaque dans laquelle était prise la ceinture, avec un écusson et des restes de dorure. Je suis étonné de l’avoir trouvée car elle était immanquable, et j’ai pourtant l’impression que quelqu’un est déjà passé récemment car j’ai trouvé des « marmites » vidées. Et un peu plus loin dans un trou plein de sable et de graviers, je trouve une balle de 9 mm ; une autre de 7,65, une pointe en bronze, et une grosse pièce illisible (Louis XVI ?) Je repars vers 20 h, toujours un grand vent d’autan.

Samedi 25 juillet 1998
Le soir après avoir passé la tondeuse au jardin je monte à Rieumajou vers 19 h. Il fait très beau, encore chaud. Je fais le plateau au niveau du coin du bois et je trouve une magnifique pièce en argent, un écu à la croix, bien en dehors de l’endroit des trouvailles habituelles. Puis je reviens sur la bonne parcelle, Gilbert m’avait dit qu’un gars était passé, effectivement je tombe sur des trous récents. Je fais le bord de la colline. Je trouve une pièce de la Révolution (République Française avec Marianne en bonnet phrygien) un demi-as de Nîmes très usé, un petit fragment de plaque boucle et 20 francs de 1952. En rentrant je vois qu’il y avait une voiture garée dans le chemin de Salles : peut-être un prospecteur ?

Dimanche 2 août 1998
Le matin il pleut un peu, mais à 14 h je repars à Rieumajou, jusqu’à 21 h. Je fais tout le long du bois côté village, en remontant à chaque fois le plateau jusqu’au-dessus de la ferme. Je trouve 2 doubles tournois, un bel as en assez bon état (versant regardant vers le bois) deux petits Antoniani, 1 bouton en fer, un ardillon scutiforme, un anneau de cuivre, une demi boucle, et des bouts de plomb. Juste à la tombée de la nuit, avant de descendre, je lève les yeux tout d’un coup et je m’aperçois qu’un gros sanglier, un solitaire, vient vers moi en trottinant. Je l’avais d’abord pris pour un chien. Tout d’un coup il a dû me sentir, il s’arrête net, en face de moi, me regarde en levant la tête, puis fait demi-tour et rentre au galop dans le bois.

 

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ATTENTION danger …

Je cours les labours du Lauragais et les causses du Larzac depuis mon acquisition d’un détecteur Garrett ACE 250 en 2008.
Ce n’était pas le premier, en 1978, j’avais déjà acheté un détecteur avec un collègue. Comme il avait été abondamment prêté, il n’avait pas duré trop longtemps…
En 2013, j’ai remplacé le Garrett par un Déus, un peu plus tard un disque de 28 et un MI 6 sont venus compléter mes ustensiles de détection.
Au cours de mes longues promenades, détecteur en main, il m’est souvent arrivé, et même plus que ça, de récupérer de vieux étuis de cartouches de tous âges. De même les plombs, des plus anciens aux plus récents, viennent souvent alourdir nos besaces.
J’en arrive à mon sujet :
Avec mon collègue prospecteur habituel, nous avions eu l’autorisation d’aller prospecter un nouveau champ qui venait d’être récemment récolté.
Le propriétaire du champ, désirant voir comment cela se passait, est venu avec nous. Pour ne pas le laisser nous accompagner et juste regarder, je lui avais prêté mon ACE qui est toujours partant pour une prospection.
Je ne vous explique pas nos découvertes habituelles (rondelles, fers à bœufs, plombs) et toutes sortes de déchets que l’on rencontre fréquemment lors de nos sorties. Par contre, l’objet que nous avons mis au jour nous a fait quelques frayeurs : cela ressemblait à un obus ! Peu après, un second a été découvert proche du premier.
Pas très rassurés, nous avons décidé de cesser notre prospection dans ce secteur. Des photos ont été prises par le propriétaire, personnellement je n’avais pris en photo que le premier que j’avais découvert. Ces clichés ont étés montrés aux gendarmes qui ont à leur tour prévenu les démineurs de Montpellier.

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Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

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Le jour où j’ai posé mon détecteur

Paradoxe de notre loisir, la plupart d’entre nous affirmons haut et fort, que le premier moteur d’une sortie offre la possibilité de s’immerger dans la nature, alors que l’outil lui même, le détecteur, nous isole de tout !
Sommes-nous si aveuglés par l’outil et sa manipulation que nous ne prenons plus la peine de voir, sentir, entendre notre environnement ? Vous voulez des preuves de cet autisme technologique ?
Combien de fois avons-nous croisé, sur une plage, un champ, un bois, un « collègue » concentré sur le mouvement de balancier de son détecteur ne réagissant pas un seul instant à notre tentative de rapprochement ? Non pas que le gus soit impoli ou ne désire pas entrer en contact avec son co-détectoriste, mais cette forme de marche mécanique nous plonge dans une bulle d’introspection, nous dissociant le plus souvent de notre milieu. Combien de fois avons-nous rencontré sur une plage, des prospecteurs en mode « off », courant un marathon connu d’eux seuls, le disque volant loin au-dessus du sol et les yeux plongés dans leurs bottes ?
Je vais vous raconter deux anecdotes qui me sont arrivées il y a déjà quelques années :
Je prospecte ce jour-là depuis une poignée d’heures, au cœur d’un sous-bois planté de petits chênes ponctué d’une végétation rase, un casque enveloppant sur les oreilles. Je suis attentif au son que me renvoie le détecteur et concentré sur le disque que je maintiens avec soin, bien parallèle au sol. Un mouvement perçu à la périphérie de la vision. Je tourne la tête, rien… Un chien, puis un second apparaissent sous mes yeux, aboyant avec force. Je m’accroupis et l’un d’eux, pas agressif pour deux sous, vient me faire la fête, arrière-train frétillant. Accroupi, je lui gratte le museau et je ne vois pas les chasseurs qui traversent en ligne le sous-bois, ni ne les entends avec ce casque qui m’éloigne des sons extérieurs.

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Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 12 janvier 1998
En ponçant les chevrons de la chambre d’Axel, je me prends un doigt dans la ponceuse de Serge et je m’arrache l’ongle. Je vais à la clinique de Muret : on me recoud le doigt et je vais le garder bandé pendant 3 semaines : plus de fouilles !

Samedi 7 février 1998

Il fait très beau malgré le gel. Aussi je dine vite fait et je pars à Rieumajou. C’est ma première sortie avec le détecteur après le pansement du doigt passé à la ponceuse. Je voudrais faire le champ avant qu’ils ne sèment, ils doivent faire des pois et ne devraient pas tarder. Je trouve huit petites pièces : une en argent, mais complètement repliée et illisible, 3 petits Antoniniens frustres, le reste est trop abimé) du plomb et une petite boucle (en dessous du plateau, dans le haut du talus) et aussi un morceau de marbre travaillé avec un bout de sculpture. Ce doit être un morceau de sarcophage. Il était sur le plateau, juste à l’extrémité en tirant à gauche vers le village. Il a fait très beau, mais un froid de canard.

Dimanche 8 février 2018

Le matin Gilbert me téléphone pour me dire qu’il a trouvé une poterie en faisant une tranchée. Je me rends sur place à 14 h. C’est après le château de Clarens, dans la plaine, en face d’une ferme inhabitée. Ils sont en train de faire une tranchée pour l’irrigation, à peu près en face du pin parasol qui est au bord du champ d’Achille. A peu près à un mètre vingt de profondeur, il y a une fondation de gros galets, des bouts de tegulae, des tessons de poterie dont un fond de sigillée tardive. Je passe le détecteur sur le fond et les parois de la tranchée mais je n’ai aucun son. Nous montons ensuite à Rieumajou avec Nicolas, on trouve un petit bronze, une croix de chapelet, un anneau de cuivre, un double tournois, il est content de tout emporter. Puis je rentre poser le plancher dans la chambre d’Axel.

Lundi 16 février 1998

Je suis à Rieumajou à 10 h. Il fait très beau : soleil, vent léger, ciel bleu. Je me gare dans le chemin de la ferme des Salles et je vois qu’une pelle mécanique a creusé un fossé tout le long du chemin, côté gauche en montant. Je commence à passer le détecteur dans la tranchée. Je trouve un morceau de plaque boucle avec trois cercles concentriques, et trois deniers tournois complètement lisses, ainsi qu’une coulure de bronze en forme de crochet plat, au fond du fossé, qui doit faire entre 60-80 cm de profondeur. Puis vers midi et demi je reviens vers Rieumajou et je fais tout le talus côté route. Je trouve trois petits bronzes, trois morceaux de plaques boucles, un long clou de fer, et quantité de bouts de plombs. Maigre récolte. Je rentre à la nuit vers 18 h. Terminé pour ce champ tant que les pois n’auront pas été ramassés et le terrain labouré.

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Le Plombkemon Go vous connaissez ?

La chasse aux plombs de pêche perdus, sous la surface des océans, des lacs, et des cours d’eau, bien cachés parmi les rochers, les galets, souvent ensablés. Des milliers de plombs de pêche perdus s’érodent sous l’action des vagues ou du courant et du sable.

Depuis des dizaines d’années, les pêcheurs utilisent des plombs pour lancer leurs lignes, et ces plombs, quand ils s’accrochent, restent au fond, polluent la faune marine et traversent la chaîne alimentaire.
Depuis bientôt trois ans, la traque a commencé. J’ai ramassé, en apnée, à Biarritz, armé de matériel de chasse-sous-marine basique, puis d’un Scubatector depuis juillet 2017, plus d’une tonne de ces plombs sur le fond marin.
Au début c’était choquant, j’en revenais pas du nombre de plombs que je trouvais, puis je m’y suis habitué et j’ai adapté mon matériel… Au départ je ne comptais pas ramasser une tonne tout seul mais avec l’aide de la communauté des chasseurs sous-marins et plongeurs, en organisant le premier Plombkemon Challenge ; mais seulement 9 personnes ont participé pour un total de 18 kg sur tout juillet-août. A ce moment-là j’avais déjà ramassé 576 kilos seul et pour montrer l’ampleur de cette pollution, j’ai décidé de ramasser la tonne moi même. J’ai pas eu à aller bien loin puisque j’y vais en vélo ou en kayak et début décembre j’ai atteint la tonne !
Je remonte en général une vingtaine de kilos par sortie, ça dépend de la saison et surtout de l’état de la mer, j’avoue parfois ça remue pas mal mais j’adore tellement être sous l’eau que j’y vais quand même…

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Démagogie dans les médias

Un très bel article à charge contre la prospection de loisir. Merci à Maquis 55 pour son envoi d’extrait de journal. Il semble qu’il s’agisse de DNA, sous toutes réserves car ce n’est pas précisé.
Le journaliste utilise toute les ficelles de la démagogie et du parti pris engagé pour espérer convaincre ses lecteurs que l’utilisation d’un détecteur de métaux est interdite.
Analyse de l’article :
La première moitié de l’article parle d’un trafic archéologique et de pillage dans divers pays. On est loin de l’utilisation de détecteur mais les deux mots « pillages » et « trafics » sont ancrés pour ensuite enchainer sur un passionné de militaria qui se fait contrôler par les douanes et qui trouvent, en perquisitionnant ce monsieur, plusieurs lots de monnaies et un détecteur de métaux. Quel bonheur pour la DRAC ! Tant que le collectionneur ne peut justifier par facture la provenance des monnaies c’est systématiquement le détecteur qui les a trouvées. A charge pour le prospecteur de prouver ses dires et cela ne sera pas possible. Le lien est fait : le détecteur est à l’origine de toutes ces monnaies…
Le journaliste se permet en plus d’affirmer que le lot de pièces retrouvées avoisine les 120 000 € !

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Entrainement fatal

Juillet 1943

L’escadrille Kampfgeschwader 76 (La « KG76 ») est basée à Toulouse et vole sur Junkers88. Depuis 1940, ce bimoteur standard de la Luftwaffe est sur tous les fronts, et il est également utilisé comme avion d’entrainement avancé. Dans le sud-ouest de la France, les jeunes pilotes de la KG76 s’entrainent à lancer des bombes d’exercice en béton sur une cible située au milieu d’une forêt proche de leur base.
Ce 21 juillet 1943, le Junkers88 A4, numéro de série 885793, immatriculé F1+FU, s’élance dans les airs (photo 1). A son bord, un équipage de quatre hommes : le pilote, Günther Rose, l’observateur/mitrailleur Werner Leistner, le radio Raimund Brückner et un équipier Helmut Illmer.
Cet appareil est déjà une « vieille » machine : il a été construit en janvier 1942, il a été endommagé en mai 1943 à Tours à 30 % lors d’un atterrissage d’urgence, à cause d’un problème moteur.
L’appareil se dirige vers la forêt et commence à s’entrainer au bombardement en piqué, en déployant ses freins de piqué. Tout d’un coup, l’accident survient et l’appareil percute le sol à pleine vitesse : il est pulvérisé. Ses occupants qui n’ont pas pu se parachuter, sont tués sur le coup.
Que s’est-il passé exactement ? Le pilote a-t-il fait une erreur de pilotage ? A-t-il mal évalué son altitude et raté sa ressource ? Y a-t-il eu un problème technique ? Une collision en vol avec un autre appareil ? Un tel accident s’est produit deux mois plus tôt, le 21 mai 1943, lorsque deux Junkers 88 se sont accrochés et se sont écrasés, entrainant dans la mort six des huit hommes d’équipage (voir note 1). Les archives ne le disent pas et la cause exacte du crash restera sans doute un mystère.
Sur place, après le crash, l’armée allemande évacue les plus gros débris mais des centaines de minuscules fragments sont éparpillés tout autour du point d’impact…

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