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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Antique ou en toc ?

Ne pas se retourner ! Mais quitter les lieux le plus vite possible.

Le soir arrive précipitamment en cette saison ! La maison qu’il vient de “visiter” est celle de la vieille folle du village, une pauvre femme qui, d’après la rumeur, cache de l’argent chez elle. La maison était vide, la porte n’était pas fermée à clé. Pas de chien, pas d’alarme ! Mais pas de magot non plus ! Heureusement avant de partir, il a eu la bonne idée de passer à l’étage par la salle de bain et la chance d’aviser une élégante petite boite en marqueterie dont il s’est emparé et qu’il a ouverte fébrilement. Ce qu’il découvre à l’intérieur fait bondir son cœur ! Des bijoux : montres, bagues en or avec des pierres, des chaines, des broches, des colliers.
Ça brille et ça fait briller ses yeux ! Tout est calme mais il dévale malgré tout les marches quatre à quatre sans avoir oublié le beau coffret qu’il tient à la main. Ouvrir la porte ! Écouter ! Sortir au bon moment. Le bon moment c’est justement l’instant crucial où se jouent les destins. Ne pas se faire repérer ! Sa poitrine le fait souffrir tellement son cœur s’emballe comme un animal sauvage enfermé dans sa cage thoracique.
Il sent que c’est maintenant ou jamais, il passe la porte, la referme doucement, ouvre le petit portail qui donne sur la rue. Il y est presque mais à l’instant de refermer le portillon, un véhicule arrive, ralentit et se gare en face de la maison. Il est sûr que le chauffeur l’a regardé d’un drôle d’air en sortant de sa voiture. Il a envie de courir mais sa tête lui intime l’ordre de ne pas le faire. A l’angle de la rue, il prend à gauche. Sa tête maintenant, peut bien lui commander tout ce qu’elle veut mais il ne l’écoute plus, il court, il s’enfuit comme un animal qu’on traque. Plus il met de distance et plus il se dit que le voisin ne l’aura finalement peut-être pas remarqué. Quand aux bijoux, Il trouvera bien quelqu’un, plus tard, qui les lui achètera un bon prix. Un jour, devant la vitrine d’une bijouterie, il rêvait de s’offrir une jolie chevalière ! La classe ! Mais vu le prix, il avait cessé de rêver. Alors il imagine tous ces bijoux en or qu’il a dérobés. Une fortune pour lui ! La montre de femme en argent doit valoir à elle seule quelque chose ! Alors il n’ose même pas imaginer la grosse montre d’homme en or !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

100 ans après la tragédie, le naufrage du paquebot l’Egypt reste dans les mémoires. Régulièrement la presse revient sur les circonstances de sa disparition et sur les recherches qui ont suivi. L’importante cargaison était en partie constituée de tonnes d’or et d’argent. Ce trésor extraordinaire n’a toujours pas été entièrement repêché.

Le SS l’Egypt

L’Egypt est un bateau à vapeur (Steamer Ship) construit en Ecosse aux chantiers maritimes de la ville de Greenock située sur l’estuaire du Clide. Il jauge près de 8000 tonnes, mesure 165 mètres de long, 16 mètres de large et sa vitesse est d’environ 30 km/h (15 nœuds). Il peut prendre à son bord plus de 500 passagers. Mis en service en 1897, il navigue du Royaume-Uni aux Indes et en Australie sous les couleurs de la Peninsular and Oriental Steam Navigation Company (Compagnie de navigation à vapeur péninsulaire et orientale), la P&O. Pendant la Première Guerre mondiale, sous les couleurs de la Croix-Rouge, il sert de navire-hôpital dans les Dardanelles. Il reprend son service normal au début des années 1920.

Le Steamer Ship l’Egypt.

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Ma première année de détection

Mes parents avaient acheté un terrain de plusieurs hectares dans le Var dans la commune de Rians dans les années 1970.
Un flanc de colline anciennement aménagé en restanques de pierres sèches, exposé plein sud, sur lequel une forêt de chênes avait repris le dessus d’une oliveraie abandonnée.
Depuis plus de quarante ans, presque tous les week-ends avec mes parents, nous avons aménagé des petites parcelles de ce terrain avec un petit cabanon sans eau ni électricité, un petit potager sans prétention, un four à pizzas dans lequel ma maman fait encore son pain pour la semaine et organisé une multitude de fêtes champêtres entre amis, petit détail qui va prendre de l’importance plus tard, comme l’activité de chasse de mon papa.
Depuis tout petit, comme beaucoup d’enfants, j’ai toujours rêvé de trésors. Explorateur dans l’âme j’ai fouillé tous les moindres petits recoins de cet énorme terrain, dénichant une multitude de fossiles, ammonites, bélemnites, crinoïdes, dents de requin…, de cailloux, notamment des blocs de calcite orange cristallisée…, d’ossements de rongeurs et petits mammifères, de plumes d’oiseaux… Cette accumulation de 40 ans de découvertes a transformé mon bureau en cabinet de curiosités.
Ce terrain m’avait déjà offert généreusement tout ce qu’il pouvait de sa surface, même des cèpes et des morilles… Oui en surface, mais le « sous-sol » ??? Et oui, son sous-sol, cette petite couche pédologique sur laquelle je me suis promené depuis tant d’années.
L’idée avait germé, il me fallait maintenant explorer la partie enterrée de ma parcelle… Deux de mes connaissances pratiquaient déjà la détection, et m’ont aidé sur le choix de mon premier détecteur, un Garrett ACE 250 que j’ai boosté six mois plus tard d’un disque Tornado 33.
Alors le 7 mai 2017, à 53 ans, sur mon terrain à Rians, a commencé pour moi le début d’une nouvelle passion, la détection de loisir.

(cliquez pour m’agrandir)

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Certains prospecteurs ont peut-être un jour entendu réagir leurs détecteurs à métaux sur un jeton offert dans l’ancienne formule de la revue mythique « Pif Gadget ». Ces jetons sont des passerelles numismatiques entre le jeu et la connaissance.
En ces mois de septembre et d’octobre 2018, le retour en kiosque de « Pif » a étonné enfants et parents. Une nouvelle formule est apparue. Sur un très grand format plié en accordéon, elle contient trois parties : dans la première, des pages présentant les aventures de Pif et Hercule, dans la seconde, des pages informations, blagues et connaissance du monde et dans la troisième, des pages formées de liens numériques vers une « réalité augmentée » permettant au magazine de compléter le seul contenu visible de ses pages.
Depuis cette rentrée, chaque mercredi un nouveau numéro est disponible et apporte des heures d’occupation à des lecteurs plus ou moins jeunes. Chacun s’y distrait et s’y cultive. Nous profitons de cette actualité pour vous présenter quelques sujets liés à la numismatique apparus dans « Pif Gadget » au cours des années écoulées.

Armés d’une pelle et d’une pioche, Pif et Hercule cherchent un trésor.

La numismatique et les gadgets de Pif

La revue « Pif Gadget » est née à la libération en 1944 sous le nom de « Vaillant, le journal le plus captivant ». En 1969 elle prend un nouvel élan en ajoutant à chaque numéro un gadget qui devient l’emblème du journal. Celui-ci garde officiellement le nom de « Vaillant » mais le titre de « Pif Gadget » apparait sur la couverture.
La monnaie est un thème qui revient régulièrement dans le choix du gadget par l’éditeur : jetons, pinces à billets, boîtes magiques mangeuses de pièces, … se succèdent au rythme des années. Dès 1970 les lecteurs de Pif découvrent des monnaies mongoles (très fantaisistes). L’année suivante ce sera le Frandor sur lequel une face présente le visage d’un ancien Grec et l’autre un navire. En 1983, à l’occasion de la sortie du numéro 762, numéro correspondant au 2000e hebdomadaire publié depuis la naissance de Vaillant, une médaille commémorative est offerte à tous les lecteurs. En 1988, dans le numéro 1001, la boîte pique-sous à construire, permet aux enfants de jouer à ramasser de l’argent de poche.

Pif et son compère Hercule tels qu’ils apparaissent dans la nouvelle formule du magazine.

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Découverte de centaines de monnaies d’or à Côme (Italie)

Le mercredi 5 septembre la presse italienne a annoncé la découverte à Côme d’un trésor composé de plusieurs centaines de monnaies romaines en or. Les types monétaires rencontrés sont très variés. Ils ont été frappés essentiellement pendant le Ve siècle et, fait extrêmement rare, certains seraient inconnus à ce jour. Ce trésor est déjà considéré comme une découverte numismatique inestimable par le ministère italien de la Culture.

« La Provincia », quotidien italien, annonçant la découverte du trésor de Côme.

Côme, l’ancienne Novum Comum

Avant la conquête de la région par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ, une petite cité, habitée par des membres de la tribu celte des Orobiens, existe déjà sur l’emplacement de l’actuelle Côme. Des vestiges de cette époque sont toujours présents, notamment une nécropole datant du 6e siècle avant J-C. abritant la tombe d’une princesse.
Il est rapporté que Jules César prit la décision de déplacer le centre de la ville des collines au bord du lac et de donner à la nouvelle ville le nom de Novum Comum, devenu avec le temps Côme. Le trésor découvert en ce mois de septembre 2018 rappelle ce lointain passé romain de Côme.

Casque retrouvé dans la nécropole de Ca’ Morta près de Côme.

La découverte du trésor

En 1870, le théâtre Cressoni est construit sur l’emplacement d’un ancien forum romain. Transformé en cinéma au cours du XXe siècle, l’établissement fut fermé il y a une vingtaine d’années. Le bâtiment devenu vétuste est destiné à la démolition. Il doit être remplacé prochainement par un immeuble avec appartements de standing et garages.

Le théâtre Cressoni en 2004.

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Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993
par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 19 juillet 1998
Vent d’autan. Dans l’après-midi je vais au bord de l’eau, je traverse à gué au niveau des 4 peupliers, juste après le pilier qui supportait un câble entre les deux rives. Je prospecte en descendant le long de la rive, il n’y a pas de « marmites » de ce côté, simplement des stries peu épaisses dans la roche. Surprise : avec deux balles de pêche et un plomb de filet, je trouve une grosse demi-pièce en argent, marquée LIVRA d’un côté, et avec un C sur l’autre face.
Elle est vraiment énorme, un demi centimètre d’épaisseur. (C’est à peu près en face de la rangée de platanes de la ferme).Je continue à descendre jusqu’à ce que je ne puisse plus passer car la rive est une vraie falaise verticale de plusieurs mètres de haut, et l’eau est beaucoup trop profonde. Je trouve juste au bord une grande quantité de balles de guerre, des 9 mm, des balles de Mauser, certaines courbées à l’impact, des balles rondes de mousquet, des balles de pêche, du plomb en quantité. J’en ramène deux pleines poches. De l’autre côté il y a Jean-Louis et son gendre en train de pêcher. Je les rejoins en traversant à gué en louvoyant entre les trous d’eau. Ils viennent d’attraper un barbeau énorme. Jean-Louis me dit que son père lui a souvent raconté que les Allemands qui étaient en garnison dans le coin en 1943 venaient s’entrainer le long de la rivière et tiraient sur la falaise. En traversant, j’ai vu une grosse couleuvre et un martin pêcheur. Il y a aussi des canards sauvages, dont une mère avec cinq petits, des aigrettes et des hérons. Je rentre vers 20 h.

Lundi 20 juillet 1998
Vers 14 h je pars au gué après la ferme. Il fait très chaud, avec un vent d’autan très fort, qui irise l’eau et m’empêche presque d’entendre le détecteur ! Je trouve un tout petit bronze romain sur le bord d’une crevasse : je l’ai vu à l’œil nu car il brillait sous l’eau. Puis un peu plus loin je sors deux autres pièces, illisibles, il y en avait une de coincée droite dans une strie de la roche. Puis, par terre, sur la roche, presque au niveau de la villa romaine qui est sur le haut, au bord de la route, une belle boucle en bronze, avec l’ardillon et la plaque dans laquelle était prise la ceinture, avec un écusson et des restes de dorure. Je suis étonné de l’avoir trouvée car elle était immanquable, et j’ai pourtant l’impression que quelqu’un est déjà passé récemment car j’ai trouvé des « marmites » vidées. Et un peu plus loin dans un trou plein de sable et de graviers, je trouve une balle de 9 mm ; une autre de 7,65, une pointe en bronze, et une grosse pièce illisible (Louis XVI ?) Je repars vers 20 h, toujours un grand vent d’autan.

Samedi 25 juillet 1998
Le soir après avoir passé la tondeuse au jardin je monte à Rieumajou vers 19 h. Il fait très beau, encore chaud. Je fais le plateau au niveau du coin du bois et je trouve une magnifique pièce en argent, un écu à la croix, bien en dehors de l’endroit des trouvailles habituelles. Puis je reviens sur la bonne parcelle, Gilbert m’avait dit qu’un gars était passé, effectivement je tombe sur des trous récents. Je fais le bord de la colline. Je trouve une pièce de la Révolution (République Française avec Marianne en bonnet phrygien) un demi-as de Nîmes très usé, un petit fragment de plaque boucle et 20 francs de 1952. En rentrant je vois qu’il y avait une voiture garée dans le chemin de Salles : peut-être un prospecteur ?

Dimanche 2 août 1998
Le matin il pleut un peu, mais à 14 h je repars à Rieumajou, jusqu’à 21 h. Je fais tout le long du bois côté village, en remontant à chaque fois le plateau jusqu’au-dessus de la ferme. Je trouve 2 doubles tournois, un bel as en assez bon état (versant regardant vers le bois) deux petits Antoniani, 1 bouton en fer, un ardillon scutiforme, un anneau de cuivre, une demi boucle, et des bouts de plomb. Juste à la tombée de la nuit, avant de descendre, je lève les yeux tout d’un coup et je m’aperçois qu’un gros sanglier, un solitaire, vient vers moi en trottinant. Je l’avais d’abord pris pour un chien. Tout d’un coup il a dû me sentir, il s’arrête net, en face de moi, me regarde en levant la tête, puis fait demi-tour et rentre au galop dans le bois.

 

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ATTENTION danger …

Je cours les labours du Lauragais et les causses du Larzac depuis mon acquisition d’un détecteur Garrett ACE 250 en 2008.
Ce n’était pas le premier, en 1978, j’avais déjà acheté un détecteur avec un collègue. Comme il avait été abondamment prêté, il n’avait pas duré trop longtemps…
En 2013, j’ai remplacé le Garrett par un Déus, un peu plus tard un disque de 28 et un MI 6 sont venus compléter mes ustensiles de détection.
Au cours de mes longues promenades, détecteur en main, il m’est souvent arrivé, et même plus que ça, de récupérer de vieux étuis de cartouches de tous âges. De même les plombs, des plus anciens aux plus récents, viennent souvent alourdir nos besaces.
J’en arrive à mon sujet :
Avec mon collègue prospecteur habituel, nous avions eu l’autorisation d’aller prospecter un nouveau champ qui venait d’être récemment récolté.
Le propriétaire du champ, désirant voir comment cela se passait, est venu avec nous. Pour ne pas le laisser nous accompagner et juste regarder, je lui avais prêté mon ACE qui est toujours partant pour une prospection.
Je ne vous explique pas nos découvertes habituelles (rondelles, fers à bœufs, plombs) et toutes sortes de déchets que l’on rencontre fréquemment lors de nos sorties. Par contre, l’objet que nous avons mis au jour nous a fait quelques frayeurs : cela ressemblait à un obus ! Peu après, un second a été découvert proche du premier.
Pas très rassurés, nous avons décidé de cesser notre prospection dans ce secteur. Des photos ont été prises par le propriétaire, personnellement je n’avais pris en photo que le premier que j’avais découvert. Ces clichés ont étés montrés aux gendarmes qui ont à leur tour prévenu les démineurs de Montpellier.

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Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

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Le jour où j’ai posé mon détecteur

Paradoxe de notre loisir, la plupart d’entre nous affirmons haut et fort, que le premier moteur d’une sortie offre la possibilité de s’immerger dans la nature, alors que l’outil lui même, le détecteur, nous isole de tout !
Sommes-nous si aveuglés par l’outil et sa manipulation que nous ne prenons plus la peine de voir, sentir, entendre notre environnement ? Vous voulez des preuves de cet autisme technologique ?
Combien de fois avons-nous croisé, sur une plage, un champ, un bois, un « collègue » concentré sur le mouvement de balancier de son détecteur ne réagissant pas un seul instant à notre tentative de rapprochement ? Non pas que le gus soit impoli ou ne désire pas entrer en contact avec son co-détectoriste, mais cette forme de marche mécanique nous plonge dans une bulle d’introspection, nous dissociant le plus souvent de notre milieu. Combien de fois avons-nous rencontré sur une plage, des prospecteurs en mode « off », courant un marathon connu d’eux seuls, le disque volant loin au-dessus du sol et les yeux plongés dans leurs bottes ?
Je vais vous raconter deux anecdotes qui me sont arrivées il y a déjà quelques années :
Je prospecte ce jour-là depuis une poignée d’heures, au cœur d’un sous-bois planté de petits chênes ponctué d’une végétation rase, un casque enveloppant sur les oreilles. Je suis attentif au son que me renvoie le détecteur et concentré sur le disque que je maintiens avec soin, bien parallèle au sol. Un mouvement perçu à la périphérie de la vision. Je tourne la tête, rien… Un chien, puis un second apparaissent sous mes yeux, aboyant avec force. Je m’accroupis et l’un d’eux, pas agressif pour deux sous, vient me faire la fête, arrière-train frétillant. Accroupi, je lui gratte le museau et je ne vois pas les chasseurs qui traversent en ligne le sous-bois, ni ne les entends avec ce casque qui m’éloigne des sons extérieurs.

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Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 12 janvier 1998
En ponçant les chevrons de la chambre d’Axel, je me prends un doigt dans la ponceuse de Serge et je m’arrache l’ongle. Je vais à la clinique de Muret : on me recoud le doigt et je vais le garder bandé pendant 3 semaines : plus de fouilles !

Samedi 7 février 1998

Il fait très beau malgré le gel. Aussi je dine vite fait et je pars à Rieumajou. C’est ma première sortie avec le détecteur après le pansement du doigt passé à la ponceuse. Je voudrais faire le champ avant qu’ils ne sèment, ils doivent faire des pois et ne devraient pas tarder. Je trouve huit petites pièces : une en argent, mais complètement repliée et illisible, 3 petits Antoniniens frustres, le reste est trop abimé) du plomb et une petite boucle (en dessous du plateau, dans le haut du talus) et aussi un morceau de marbre travaillé avec un bout de sculpture. Ce doit être un morceau de sarcophage. Il était sur le plateau, juste à l’extrémité en tirant à gauche vers le village. Il a fait très beau, mais un froid de canard.

Dimanche 8 février 2018

Le matin Gilbert me téléphone pour me dire qu’il a trouvé une poterie en faisant une tranchée. Je me rends sur place à 14 h. C’est après le château de Clarens, dans la plaine, en face d’une ferme inhabitée. Ils sont en train de faire une tranchée pour l’irrigation, à peu près en face du pin parasol qui est au bord du champ d’Achille. A peu près à un mètre vingt de profondeur, il y a une fondation de gros galets, des bouts de tegulae, des tessons de poterie dont un fond de sigillée tardive. Je passe le détecteur sur le fond et les parois de la tranchée mais je n’ai aucun son. Nous montons ensuite à Rieumajou avec Nicolas, on trouve un petit bronze, une croix de chapelet, un anneau de cuivre, un double tournois, il est content de tout emporter. Puis je rentre poser le plancher dans la chambre d’Axel.

Lundi 16 février 1998

Je suis à Rieumajou à 10 h. Il fait très beau : soleil, vent léger, ciel bleu. Je me gare dans le chemin de la ferme des Salles et je vois qu’une pelle mécanique a creusé un fossé tout le long du chemin, côté gauche en montant. Je commence à passer le détecteur dans la tranchée. Je trouve un morceau de plaque boucle avec trois cercles concentriques, et trois deniers tournois complètement lisses, ainsi qu’une coulure de bronze en forme de crochet plat, au fond du fossé, qui doit faire entre 60-80 cm de profondeur. Puis vers midi et demi je reviens vers Rieumajou et je fais tout le talus côté route. Je trouve trois petits bronzes, trois morceaux de plaques boucles, un long clou de fer, et quantité de bouts de plombs. Maigre récolte. Je rentre à la nuit vers 18 h. Terminé pour ce champ tant que les pois n’auront pas été ramassés et le terrain labouré.

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