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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

En 2008, Monsieur C révélait la découverte du trésor de sa vie 30 ans plutôt. Cela s’est passé au sud-ouest de Vézelay sur la commune de Saint-Aubin-des-Chaumes.

Dans les années 70, il se promène avec sa femme sur une parcelle cultivée et trouve à l’œil nu une pièce romaine en bronze. Il revient avec un détecteur de métaux et découvre un dépôt sous la forme d’une poterie et un tonnelet tirelire rempli de monnaies. Il trouve même une grande quantité de statuettes en bronze : un grand Apollon et d’autres nombreuses divinités romaines, des bijoux, des cuillères et un miroir en argent. Après un très long nettoyage, il dispersera son dépôt au fil des années, en vente aux enchères ou à des professionnels de l’Antiquité et de la numismatique.
Le remords le prend en 2008. Il est alors âgé de 87 ans. Il a gardé une trace de son histoire avec photos, schémas et croquis, il prend contact avec le conservateur local pour faire sa déclaration. Evidemment la DRAC porte plainte, mais elle est classée sans suite pour prescription de l’action publique. Pour citer le média d’où vient cette information : « il reste heureusement aux scientifiques français les moulages de plâtre et une excitante campagne de fouille qui se poursuivra jusqu’au 27 juin. » Une excitante campagne de fouille… Si ce n’est pas malheureux de lire cela.

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Qu’a bu l’âne au lac ?

Ce matin, l’alarme du portable (guitare rythmique avec vibreur) annonce le réveil. Elle a l’air plus doux qu’à son habitude lorsque cruellement elle signale le moment fatal où finit ma nuit pour me rendre au travail. Non !! Aujourd’hui il est temps de me réveiller, de me lever et animé d’une humeur badine, de débuter une longue et belle journée de prospection. Par l’interstice des volets en clef, je devine le jardin baigné de soleil. La météo n’a pas menti (une fois n’est pas coutume !) et c’est déjà un bon début !
Après un passage rapide sous la douche et un petit déjeuner sur le pouce, je descends 4 à 4 les escaliers. Le Déus en mode charge, dans un garde à vous impeccable, m’attend gentiment dans un coin du salon. Surtout ne rien oublier (on oublie toujours quelque chose !!) : la télécommande, le casque, la pelle, le GPS, les cartes IGN, les casse-croûtes préparés amoureusement la veille, le couteau Laguiole (prononcez Laïole) et le petit rouge de derrière les fagots qui va bien. Tout y est ! Un petit « ding » sur le portable (note par défaut) me signale que je viens de recevoir un sms. « Coucou poulet (lui c’est lapin) je décolle, je suis chez toi dans un quart d’heure. »
20 mn plus tard (5 mn comprises pour l’indispensable rituel du partage du café) nous démarrons dans le matin lumineux, excités comme des électrons libres et heureux comme des gamins en récréation qui vont passer une journée formidable dans un immense terrain de jeux de pistes et de chasse au trésor, dressé dans un décor fabuleux. Aujourd’hui les sites que nous avons choisis se trouvent dans l’Aveyron et le Tarn.
Malgré les 100 km qui nous séparent de la base de loisirs du lac où nous nous rendons en premier lieu, le temps passe vite. Je vous laisse imaginer. L’évocation de la dernière monnaie qui pète le feu, la fois où l’on s’est perdu pendant des heures dans la forêt, le souvenir tant de fois ravivé du trésor d’Augier Delpech (n° 100 de Monnaies & Détections) ou celui plus drôle de la Poisse (n° 103 « Antique ou en toc »). Le nez à nez avec une harde de sangliers belliqueux ou grognons, le nez à nez avec un agriculteur belliqueux ET grognon, le commentaire sur les derniers articles de Monnaies & Détection. Et comme à l’accoutumée le débat unilatéral mais passionné sur les lois scélérates qui tendent à brimer notre cher loisir. Bref de quoi alimenter largement la discussion durant tout le temps du trajet.
La route sinueuse et étroite nous offre un décor bucolique, fait d’épicéas, de chênes et de châtaigniers remarquables. Des champs à perte de vue où paissent des vaches aux mamelles pleines d’un bon lait bien crémeux et de temps en temps un gros corps de ferme, ouvrages aux murs aussi épais que le lait des vaches, en pierre de taille et aux toits en lauze.
Au détour d’un énième virage, comme une image de carte postale, le lac apparait, majestueux. Son niveau d’eau est très bas et donc idéal à prospecter. C’est un lac de hauteur et l’été, malgré la canicule, l’eau est assez fraîche. Aussi par un phénomène naturel, les doigts des baigneurs dilatés par la chaleur se contractent sous l’effet de l’eau froide (comme d’autres parties de leur anatomie que l’on compare moqueur à un escargot dans sa coquille) et pour le malheur des vacanciers mais pour le plus grand bonheur des prospecteurs, les bagues ont une fâcheuse tendance à se perdre dans l’eau profonde. Cette zone de baignade étant asséchée, il est donc généralement fort possible de faire de belles trouvailles.

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Cahiers de prospection 2000

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 13 avril 2000
L’après-midi je pars à Diciés. Il fait très beau. J’y reste de 16 h à 20 h en faisant l’aplomb du parc. Je fais d’abord le bord du parc puis je vais faire le morceau de champ au débouché du chemin de Bordeneuve (il y a plein de voitures de pêcheurs). Je trouve en tout une vingtaine de pièces mais à part un liard de France et un Antoninien très abimé, il n’y a que des doubles tournois complètement lisses. Après je passe le long du pivot d’irrigation et là je trouve tout de suite un fond de tasse de sigillée (mais sans estampille) et un peson entier de tisserand en pâte de brique, puis des pièces et des morceaux de plomb. En tout je trouve de nouveau 20 monnaies, un dé à coudre, des plombs de pêche et de chasse, 1 bouton de garde mobile. Je rentre juste avant la nuit. On aurait dit que le détecteur sentait que demain je vais en acheter un autre : c’est la première fois que je trouve autant de pièces en quelques heures. Mais en arrivant à la maison et en triant et nettoyant, déception, car ce ne sont de nouveau que des doubles tournois lisses.
Samedi 15 avril 2000
J’ai posé un jour de congé pour aller chercher mon nouveau détecteur chez Gilles (Xplorer, 4590 francs quand même, presque la moitié d’un mois de salaire). Je discute avec un client, il veut m’échanger la petite obole à la croix que j’avais apportée pour la montrer à Gilles. On échange les numéros de téléphone mais pas question de m’en séparer. L’après-midi je vais essayer le nouveau détecteur à Clauzel. Je tombe sur Yves qui me fait voir le ponton de pêche qu’il a construit sur l’Ariège, il me dit que la veille il a pris 17 anguilles. Il me parle aussi des parachutages d’armes à la Ginestière. Je vais dans le champ derrière sa villa, en face de la falaise qui est de l’autre côté de la rivière : pas un son, même pas du plomb… juste un anneau en fer. Il faudra que je m’habitue au nouveau détecteur, il faut porter le bloc à la ceinture et ce n’est pas commode pour se baisser, il faut le mettre en arrière, ou alors l’accrocher à la canne mais cela l’alourdit. Je vais sur la chapelle disparue, là par contre je sors plein de plombs et des clous, mais pas une seule pièce. Il faudra peaufiner les réglages car il sonne bien sur les ferreux. Je vais ensuite vers la plage, et là je tombe sur un coin de quelques mètres carrés, dans un angle du chemin, juste au nord du champ, où coup sur coup je sors 6 doubles tournois, puis 3 autres dispersés. Sur un, on voit bien 3 fleurs de lys, la date, 1610 et une tête à droite… Je repars avant la nuit tout en prospectant, et entre les pompes et la station de relevage je trouve un Napoléon III avec une belle patine. En le nettoyant à la maison je vois qu’en fait c’est une pièce de Victor Emmanuel roi d’Italie, elle a sûrement été apportée et perdue par quelque immigré italien. Puis juste au niveau de la ferme, je sors une magnifique pièce en argent de Napoléon III, une pièce trouée de 1939 et un double tournoi. Le détecteur est plus puissant que le Minelab, il faut que je m’habitue aux sons et à bien localiser la cible.
Samedi 22 avril 2000 (Pâques)
Je pars à Diciés vers 16 h. C’est couvert. Je ne peux rester qu’un petit moment car il commence à pleuvoir mais je voulais essayer le nouveau détecteur sur ce terrain. Je trouve un morceau de plomb qui semble avoir une pièce d’un côté, une pointe de charrue et une cartouche à broche. Mais la pluie m’oblige à partir. En plus ils ont déplacé le pivot et je ne m’y repère pas bien. Surprise : arrivé à la maison, le morceau de plomb avec la pièce s’avère être en fait une magnifique tête de bronze. Le plomb est un petit rectangle (plomb de balance, ou sceau ?) la tête est en ronde-bosse, très belle, avec un diadème, il y a des stries sous le menton. Mais je n’arrive pas à lui donner une facture certaine : romaine, médiévale, ou moderne ?
Lundi de Pâques 24 avril 2000
Je vais à Dicies à 15 h, le ciel est bleu, il fait très beau, la terre a séché après la pluie de dimanche. Je me gare près du petit pont du ruisseau, il y a des voitures de pêcheurs, ou bien de jeunes qui doivent faire l’omelette au bord de la rivière. Je fais toute la zone au bord du champ en restant parallèle à l’Ariège, mais je ne trouve pas grand-chose : une pièce trouée, une autre de 1936, et un double tournoi assez lisible. Par contre en revenant sur le pivot j’ai la chance de trouver une jolie monnaie gauloise à la croix, en bel argent, puis un as de Nîmes, plein de plombs et un morceau de polissoir en pierre noire.
Lundi 8 mai 2000
De 15 à 19 h je monte à Rieumajou car Gilbert m’a dit qu’il labourait. En fait tout le coteau est encore en herbe, il a juste commencé à disquer le haut du plateau. Il est d’ailleurs en train de continuer. Je trouve un demi-as de Nîmes en arrivant sur le plateau, puis plus rien, à part 3 morceaux de plomb informes. Je sors une grosse clavette d’attelage de remorque et je l’apporte à Gilbert sur son tracteur. Il me dit que normalement ils devraient semer le soja dans une semaine. Le soir j’appelle Dominique, il me dit que lui aussi est allé à Dicies (donc j’avais raison, les trous que j’avais vus n’étaient pas ceux de lapins ou de blaireaux). Il a trouvé du médiéval derrière le parc, et du gallo-romain vers le ruisseau.

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Les météorites Que sont-elles ?

Quel prospecteur n’a jamais au moins une fois rêvé de tenir ou même de découvrir une pierre du domaine des dieux, une homphalos, de tenir dans ses mains un minuscule fragment du commencement, une roche à l’âge vénérable, une infime particule de notre système solaire, un voyageur du temps qui a parcouru des milliers de kilomètres avant de venir s’écraser dans un éclair de lumière et dans un vacarme digne de l’enfer ?

Signes de mauvais présages pour certains, objets de curiosité pour d’autres, les météorites ont toujours fasciné les hommes. Elles furent vénérées et craintes à la fois, ces nobles roches vieilles de plus ou moins 4.556 milliards d’années pour les plus anciennes. Elles proviennent de la ceinture des astéroïdes se trouvant entre Mars et Jupiter et dont, suite à une collision, certains fragments sont partis sur des trajectoires elliptiques pouvant recouper celle de la terre. 92.8 % des météorites trouvées sur terre sont en grande partie minérales, ces météorites pierreuses sont appelés chondrites (87.7 %) et achondrites (7.1 %). Alors que 5.7 % sont des métalliques appelées sidérites et 1 % sont des météorites mixtes, dites sidérolithes, les autres types dites indéterminées constituent moins de 1 %.
En général, les météorites constituent un groupe de 3 grandes familles. A savoir : les pierreuses, les métalliques, les mixtes.

Les chondrites

Ceux sont les météorites les plus primitives du système solaire. Leur nom provient de ces fameuses petites boules, très caractéristiques, appelées chondres (du grec chondrion, granule) qui les constituent. Elles sont constituées de roches silicatées, parfois de roches carbonées, plus du fer métal. On classe les chondrites de la façon suivante : des plus réduites aux plus oxydées.

Les chondrites à enstatite

Les brachinites

Les acapulcoites

Les chondrites ordinaires
On les divise en 3 sous groupes (H, L, LL), elles représentent 80 % des chondrites au sens large.

Le groupe H
Chondrites à bronzite et olivine, la lettre H symbolisant une haute teneur en métal libre de 12 à 21 %, leur densité est de l’ordre de 3.4 à 3.6. De toutes les météorites, c’est le groupe le plus nombreux.

Le groupe L
Chondrites à hypersthène et olivine, la lettre L marque leur faible teneur en métal libre, de 7 à 12 %, leur densité va de 3.6 à 3.9.

Le groupe LL
Elles contiennent environ 30 % d’olivine et une faible teneur en métal, toujours inférieur à 7 %, leur densité va de 3.6 à 3.9.

Les chondrites du groupe R
Sont représentées par la météorite Rumuruti.

Les chondrites carbonées 
Ce sont les météorites les plus primitives. Elles ne contiennent que très peu ou pas du tout du fer métal. Elles constituent un groupe assez hétérogène et divisé en quatre variétés dont les noms furent donnés en fonction de 4 chutes servant de référence :
C.I, type chondrite d’Ivuna (Tanzanie), tombée le 16/12/1938
C.M, type chondrite de Mighéï (Ukraine), tombée le 18/07/1889
C.O, type chondrite d’Ornans (France), tombée le 11/07/1868
C.V, chondrite de Vigarano (Italie), tombée le 22/01/1910
Dans le groupe C.I, la météorite d’Orgueil (France) entre dans ce groupe. Ces météorites n’ont pas de chondres visibles, sont très fragiles et leur densité varie de 2.5 à 2.9.
Dans le groupe C.M, on y observe des chondres et des débris cristallisés d’olivine et de pyroxène inclus dans une matière, c’est le groupe le plus abondant, leur densité va de 3.4 à 3.8.
Dans le groupe C.O, on trouve de 1 à 0.2 % de carbone et moins de 1 % d’eau, leur densité va de 3.4 à 3.8.
Dans le groupe C.V, la teneur en carbone est inférieur à 0.02 % et celle d’eau est inférieure ou ne dépasse pas 0.03 %, leur densité reste de 3.4 à 3.8.
Voilà pour les chondrites en général.

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Constantin le Géant


L’année dernière, le Musée du Louvre a réalisé une surprenante découverte dans ses réserves, il y a bien plus d’objets dans les réserves que d’objets/artefacts exposés dans les vitrines du Musée. Le Louvre possédait depuis Napoléon III, un doigt en bronze de très grandes dimensions, un index de 38 centimètres de long ! (1)
Au XIXe siècle, le marquis de Campana, grand collectionneur d’art antique avait acheté ce doigt en Italie, personne n’en connaissait vraiment la provenance… Il vendit ce doigt en bronze à Napoléon III qui cherchait alors à agrandir les collections du Louvre et l’index en bronze doré de 38 cm rentra dans les collections en 1863. Et depuis il y resta, dans les réserves, comme non identifié et sans provenance connue…

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Histoire d’Ôr

J’ai hésité à vous envoyer juste la photo d’une belle découverte, mais je me suis dit que cette histoire méritait d’être contée.

La semaine dernière, deux amis, Thierry et Justin, sont venus passer quelques jours à la maison, ce sont de vaillants détectoristes, mais Justin pour des raisons bancales, n’a pas pris sa machine. Je détecte pour ma part depuis deux ans avec un At/pro, très bonne machine avec laquelle je me régale.
Nous prospectons en montagne par une magnifique journée de septembre, sur la parcelle d’un ami berger. Elle a déjà donné quelques jolies trouvailles allant des Gaulois au moderne. La montagne ensoleillée prenant ses couleurs rousses et notre réunion de détection nous rendent euphoriques.
Nous voilà donc tous les trois partis avec seulement deux détecteurs : un At/pro et un Déus. Nous échangeons nos appareils à chaque trouvaille. Par la force des choses, je me retrouve à essayer pour la première fois de ma vie le Déus de mon ami, équipé du dernier disque elliptique HF.

Un trésor de l’époque d’Ivan IV le Terrible

découvert dans une pièce d’un jeu d’échecs du XVIe siècle au centre de Moscou en 2018

La découverte de la rue Prechistenka

En avril 2018, lors des travaux de remise en état du réseau de distribution du gaz plusieurs objets anciens sont retrouvés rue Prechistenka, à deux pas du Kremlin. L’un d’eux attire l’attention des archéologues présents. Il s’agit d’une pièce d’un jeu d’échecs : un fou. L’objet est regardé, admiré et même passé au détecteur à métaux. Surprise énorme, la sonnerie se met en marche ! Un examen minutieux du fou montre que son pied se dévisse et que son corps est creux. A l’intérieur une dizaine de pièces d’un demi-kopeck en argent frappées à la main vers 1530-1540, à l’époque où le tsar Ivan IV le Terrible était seulement Grand-prince de Vladimir et de Moscou. Elles proviennent de l’atelier monétaire de Moscou, sauf l’une d’elle qui fut frappée par l’atelier de Tver. Sur l’une des faces de chaque pièce, nous pouvons lire « Grand-prince Ivan Vassiliévitch ». Sur l’autre face, c’est un chevalier qui est représenté : Saint Georges combattant le dragon. Ces monnaies sont appelées « dengas » et deux d’entre elles, soit un kopeck, représentaient vers la fin du XVIIIe siècle, d’après l’une des responsables d’un musée de Moscou, la valeur d’achat d’une oie et d’un baril de concombre. Il est imaginable qu’un marchand ait perdu la pièce d’échec à cette époque et ainsi une somme non négligeable.

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Le Boeing B17 type G est l’un des bombardiers les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. Ce quadriréacteur, long de 23 mètres et d’une envergure de 35 mètres, a une hauteur d’environ 6 mètres et pèse près de 15 tonnes. Chacun de ses moteurs a une puissance de 1200 chevaux. Vulnérable dans ses premières versions le B 17 est rapidement équipé de 13 mitrailleuses qui le protègent des chasseurs ennemis. Il a un rayon d’action de près de 3000 kilomètres et il peut voler à 483 km/h jusqu’à une hauteur dépassant 10 500 mètres. Depuis les bases de l’US Air Force situées au Royaume-Uni, dès 1943, il participe à de nombreux bombardements contre l’Allemagne nazie et, en 1944, à la bataille de Normandie. Son équipage est composé de 10 hommes (un pilote et un co-pilote, un bombardier, un navigateur, un mécanicien, un opérateur radio et quatre mitrailleurs) et il est capable d’embarquer plusieurs tonnes de bombes. Il est surnommé « Flying Fortress » (la Forteresse volante). De temps à autre, la presse annonce la découverte d’une épave d’un Boeing B 17 utilisé pendant la Seconde guerre mondiale. En juin de cette année, les services d’archéologie maritime de l’Institut flamand de la Mer ont indiqué qu’un Boeing B 17 type G a été retrouvé dans les fonds marins de la mer du Nord, au large des côtes belges.

La découverte fortuite de l’épave

Pour la Radio-télévision belge de la Communauté française : « c’est une découverte archéologique importante car c’est une épave quasi complète d’un bombardier américain Boeing B 17 type G qui a été retrouvée en mer du Nord ». La RTBF précise que « son état en fait une découverte de choix car il est très rare de retrouver un avion aussi bien conservé ». La découverte remonte à l’été 2017, lors de travaux d’installation de câbles sous-marins permettant l’interconnexion des réseaux électriques entre le Royaume-Uni et la Belgique, mais elle n’a été divulguée qu’à la fin de ces travaux. Ainsi tout pillage de l’épave a été évité.

ERRATUM: La légende sous la pièce d’une couronne de Tristan Da Cunha de 2016 est erronée, la légende correcte est : « une couronne frappée dans l’île Tristan Da Cunha ».

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

Les pièces d’or

L’histoire commence après l’incendie d’un bâtiment agricole.
Je suis assureur et mon client, Christian Maurin, et moi parcourions les restes calcinés du bâtiment. Le sol était recouvert de tuiles cassées, de gravats, de morceaux de bois brûlés.
Christian me fit remarquer :
- « Vous voyez, tous ces débris recouvrent une vie de travail, des outils, des matériels que nous avions conçus et fabriqués nous-mêmes, ils étaient adaptés à notre exploitation et seront difficilement remplaçables. »
- « Il faudrait un détecteur de métaux pour retrouver ces outils, et qui sait on découvrirait peut-être de l’or ? »
Je cherchais à plaisanter un peu pour alléger l’atmosphère.
Christian Maurin sourit et me dit :
- « Vous le savez sans doute qu’on a retrouvé de l’or chez mes parents ?
- Oui, j’en ai entendu parler, il y a une quinzaine d’années, non ?
- Oui, à peu près, mais l’histoire est beaucoup plus ancienne que ça, un de ces jours, je vous la raconterai… »

Quelques semaines plus tard, je me trouvais chez les Maurin pour une toute autre affaire et comme je n’étais pas vraiment pressé, j’ai rappelé à Christian sa promesse de me raconter l’histoire de la découverte de l’or. Il me répondit :
- « C’est une sacrée histoire, mais comme je vous aime bien, je vais vous la raconter. »
Il se recula sur sa chaise, pencha la tête en arrière en regardant le plafond comme pour chercher l’inspiration et commença son récit.

- « Ça s’est passé vers la fin du XIXe siècle. Mon arrière-grand-père s’appelait Jean Maurin et vivait à Laissac. Il n’était pas riche, loin de là, c’était un ouvrier agricole, un brassier comme on disait à l’époque.
Un soir, après la journée il dit à son patron :
- Paye-moi la semaine car demain tu ne me verras pas, je ne viendrai plus travailler !
- Comment ça tu ne viendras plus travailler ?
- Oui, demain je vais chez le notaire et après, je crois, je ne viendrai plus travailler.
Il faut dire qu’à Laissac, à cette époque-là il y avait deux familles de Maurin : mon arrière-grand-père et sa famille, et une autre, avec qui on n’était pas parent : Pierre Maurin, un vieux garçon, et sa sœur Madeleine elle aussi vieille fille. Ces deux-là vivaient ensemble dans une grande maison bourgeoise et avaient pas mal de biens : des terres, des maisons dans le village et ailleurs, certainement beaucoup d’argent.
Un soir, la Madeleine a arrêté mon arrière-grand-père dans une rue du village. Visiblement elle le guettait et lui dit :
- Jeannot, si lorsque tu auras, parce qu’un jour tu auras bien des enfants, et bien si tu appelles un de tes fils Pierre, comme mon père ou mon frère, je te coucherais sur mon testament !
Apparemment, il était très important pour elle que le nom de Pierre Maurin ne s’éteigne pas…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Cahiers de prospection 1999

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Vendredi 1er janvier 1999
Il fait très beau. Je monte à Arce de 14 à 17 h, Franck arrive juste après moi. Quelqu’un a dû le prévenir qu’une voiture était garée devant la ferme. Je fais tout le tour de l’enclos, je ne trouve qu’une médaille de Lourdes, 1 franc de 1949 et une pièce de 50 centimes Chambre de Commerce de Toulouse. Je lui donne le tout. Il me dit que s’il lève des briques en labourant, il m’appellera.
Lundi 4 janvier
Je pars à 10 h à Saint Sernin. Il fait très doux, pas de vent. Le maïs a été ramassé mais le champ n’a pas encore été disqué ou labouré et je ne trouve pas grand-chose car rien n’a changé depuis le dernier passage. J’y reste quand même jusqu’à 14 h 30 : trois doubles tournois lisses, un ardillon de boucle mérovingienne ou wisigothe, un bouton militaire du 63e, un bon pour 50 centimes 1922, 20 centimes 1963, 2 francs 1947 (tiens, l’année de ma naissance !), 5 centimes 1911, et une pièce moderne de 1 franc… qui s’avèrera à la maison être une pièce de 1 franc en argent de 1916, alors que j’allais la prendre pour aller acheter le journal !
Lundi 8 mars 1999
L’après-midi je vais détecter derrière la villa d’Yves. Je trouve une jolie pièce de 5 centimes de la Révolution, et deux balles de mousquet. Ça sent le printemps.
Lundi 14 mars
Il fait très beau. L’après-midi je monte chez Patrick car il a trouvé des briques en refaisant un fossé. J’étais déjà venu faire cet endroit l’an passé. Effectivement il y a beaucoup de briques et de tuiles au fond du fossé. Je pense qu’il y a un rapport avec le trou de la carrière juste en face. Mais je n’ai aucun son. Aussi je reviens à Rieumajou. Je repasse toujours sur le même coin. Je trouve quatre petits bronzes romains en assez bon état, et encore plein de plombs.
Lundi 22 mars
Je rejoins Philippe à Roquefixade vers 10 h car sa mère a une résidence secondaire là-bas. Nous partons aussitôt par le chemin qui monte dans la montagne à l’opposé du château. Je trouve tout de suite un double tournois dans le chemin, puis deux cartouches complètes de 9 mm (en fait, ce sont des 380 anglaises ou américaines) entre les deux stèles, puis une autre sur le chemin (là c’est bien une 9 mm allemande) et une douille de 7,5 longue, allemande également, puis une pièce trouée de 10 centimes de 1941 avec « Liberté, égalité, fraternité » !!! En 1941 !!!
Mais une pluie terrible a commencé, avec des rafales de neige, il fait très froid, nous sommes trempés, nous avons les doigts gelés. Aussi nous rentrons à midi. Je mange avec Philippe et sa mère puis je rentre. Je donne les trouvailles à sa mère pour qu’elle les apporte à la mairie.
Dimanche 28 mars
Il fait beau, un vent très léger. Le champ de Saint Sernin a été labouré et hersé. Je le fais très méthodiquement, lentement, j’ai tout mon temps. Je trouve beaucoup de bouts de plomb, une grosse balle sphérique en plomb, et une autre avec un trou de scellement en triangle, trois morceaux de plaques boucles, une contre plaque rectangulaire (il manque 2 cabochons), une petite croix (sûrement un souvenir de Lourdes), un clou de bronze à tête ronde (ou un cabochon de plaque boucle ?) trois gros morceaux de boucles rondes en bronze, 100 francs 1955, et douze pièces : cinq doubles tournois, et sept piécettes romaines très abimées, plus une grande boucle de ceinture wisigothe, mais il en manque un petit bout, et une tige en bronze, qui forme comme un B…
Lundi 29 mars
De midi à 15 h je reviens derrière la villa d’Yves mais cette fois en restant davantage vers le bord de la rivière. Rien, pas un son, juste un bout d’anse d’amphore. Puis je vais à l’ancienne chapelle. Je trouve neuf pièces et une rondelle de plomb : des doubles tournois, un Napoléon III, un Louis XVI, trois pièces modernes et un morceau de fibule à cercles concentriques. Il a fait très beau. En rentrant je vais chez le voisin, on passe le détecteur dans son jardin et on trouve un petit bijou en or, un cœur, avec l’attache cassée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104