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Catégorie : Technique de prospection

La mer et ses trésors cachés

Un naufrage oublié, une vieille histoire qui se raconte au coin du feu, le témoignage d’un ancien qui aurait trouvé ou vu quelque chose, le témoignage d’un plongeur… Il n’en faut pas plus pour attiser la curiosité de l’archéologue sous-marin.

La recherche en amont des plongées est aussi importante que la fouille elle-même.

Après les légendes et les rumeurs, la recherche commence. Internet, livres anciens, rapports de naufrages, archives municipales, vieilles photos, gravures anciennes, il faut recouper, croiser les informations pour se faire une idée du lieu.
C’est avec une infinie patience que l’archéologue sous-marin, au même titre que son homologue terrestre va commencer son enquête, parfois longue et semée d’embuches.
Selon les époques, les cartes sont bien différentes d’aujourd’hui ! Les rivières et leurs embouchures ont changé de taille, de forme. Les aménagements portuaires et côtiers ont modifié les côtes. Là où avant il n’y avait que rochers et falaises inaccessibles, se trouvent maintenant plages et pontons privés. Certaines zones aptes à la navigation, sont maintenant complètement envasées et d’anciens canaux commerciaux servent aujourd’hui de simples fossés de drainage. Je ne parle meme pas de certaines régions, qui depuis leur assèchement se retrouvent maintenant, à bonne distance de la mer !!!
Les rapports de naufrages sont relativement lacunaires selon les époques et parfois même inexistants, ne faisant état que d’une date et d’un lieu approximatif ; les lieux changent de nom, des villages disparaissent… (Certains ports créés par des Grecs ou à l’époque romaine, ont littéralement changé de nom et même certains spécialistes s’y perdent parfois !)
Après des heures passées la tête penchée sur ces documents, en ayant soin d’analyser chaque fait comme le ferait un enquêteur de police, une fois que tous les indices permettent de localiser un lieu précis, l’archéologue met alors en place une campagne de prospection.
Notre plongeur archéologue aidé par d’autres plongeurs souvent bénévoles, va donc s’immerger au-dessus de ce qu’il pense être le lieu d’un naufrage.
Je vais briser vos rêves : il n’existe nul navire intact après plusieurs centaines d’années passées sous l’eau ! Oubliez les épaves magnifiques de “Tintin et le secret de la licorne”.
Un navire de l’époque n’étant constitué que de bois, celui-ci aura vite fait de disparaître, ne laissant sur le fond que les objets les plus résistants, tel que les canons, la vaisselle et autres pièces métalliques ou de matière imputrescible. Parfois le fond du bateau étant enfoui dans la vase, quelques morceaux peuvent subsiter mais dans un état lamentable (à part dans l’eau douce de certains lacs ou certaines régions du monde où la température de l’eau empêche le bois de pourrir).

Une ancre ancienne est parfois un indice…

Il est fort problable aussi, que si la profondeur le permet, celui-ci ait subi une tentative de récupération par des plongeurs de l’époque ! En effet il ne faut pas croire que la récupération d’épaves date de notre époque. Déjà, en 1746, suite au naufrage d’un navire dans les eaux de Belle île, la compagnie qui avait armé le bateau fit appel à un plongeur et une cloche fut construite sur place. Plusieurs tentatives furent faites pour récupérer ce qui pouvait l’être (cordages, éléments de gréements, canons, marchandises et autres…) Si l’épave se situe dans un lieu propice aux coups de mer, elle risque d’être littéralement demembrée par plusieurs siècles de tempêtes. Ajoutez à ça, certains travaux dans le but d’élargir ou de creuser un chenal ou un port et votre épave sera définitivement perdue. Je passe sur les plongeurs amateurs qui, trouvant au fond de l’eau les restes d’un navire, prélèvent un souvenir…
Selon les régions et les secteurs, l’épave risque d’être enfouie sous plusieurs mètres de sable ou de vase. Quand celle-ci n’a pas été simplement recouverte de blocs de rochers de plusieurs tonnes pour construire une digue ou un port.
Admettons que le lieu du naufrage soit intact, loin de toutes zones d’activités destructrices, voilà notre plongeur archéologue en pleine descente dans les profondeurs pour commencer sa prospection.
Il faut savoir différencier “prospection” et “fouilles”.

Noter l’emplacement de chaques objets est important pour pouvoir
faire “un plan” de l’épave.

La prospection consiste à chercher des indices supplémentaires avant de commencer les fouilles proprement dites. Nos plongeurs arpentent le fond à la recherche d’indices, permettant d’affirmer le site du naufrage. Un reste de poterie, une vieille ancre posée sur le fond, un massif de concrétions inhabituel, un banc de sable au milieu des champs d’algues, sont autant d’indices qui permettent de trouver les restes d’un navire (il y a quelques années, une épave antique, a été retrouvée grâce à une gorgonne. En effet, cet animal ne se fixant que sur des matérieux durs, un plongeur a trouvé étrange que celle-ci pousse au milieu du sable. Après avoir degagé le pied de celle-ci il s’est aperçu qu’elle était sur une amphore). Armés de leurs sondes, nos plongeurs plantent de facon régulière celles-ci dans le substrat, afin de rechercher les objets enfouis. Guidés par le tintement de la sonde, nos plongeurs arrivent à différencier un caillou d’un artefact enfoui.
Après avoir prélevé les différents objets mis au jour, pris des photos, la remontée commence mais le travail ne fait que commencer.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 94

Viva la playa

La plage, le domaine des beachcombers, littéralement les peigneurs de plage ! En plein hiver, les pics de fréquentation des juilletistes et des aoûtiens, les deux espèces préférées des beachcombers sont loin derrière nous, c’est plus calme, les plages sont souvent désertes (1) ce qui n’est pas plus mal, alors qu’en pleine saison touristique, la prospection n’est pas toujours facile. Malheureusement, de plus en plus de municipalités interdisent la prospection. Soyons clairs, en pleine journée quand la plage est bondée de monde, c’est normal ! Il faudrait vraiment être stupide pour aller prospecter entre les serviettes des estivants…
Mais la nuit ou très tôt le matin je ne vois pas qui cela peut déranger ? À part les conducteurs de cribleuses chargés de nettoyer la plage et le problème est peut-être bien là… Il faut savoir que sur les plages très fréquentées, les agents municipaux vont se battre pour avoir la place ! Hé oui, un conducteur de cribleuse sait qu’il va ramasser plus que son salaire mensuel en nettoyant le sable de tous ses déchets et surtout de toutes les monnaies, bijoux, portables, portefeuilles et autres breloques !
Si le conducteur de la cribleuse est le beau-frère ou le cousin du Maire, vous avez une vague idée sur l’origine de l’interdiction… et si vous pensiez que tout ce que ramassent les cribleuses finit aux objets trouvés, alors vous êtes bien naïfs !
On a même entendu parler d’une commune où le cribleur a demandé et obtenu une maille plus serrée pour sa cribleuse et sur laquelle la prospection de la plage est interdite sauf autorisation écrite du maire ! Cette charmante commune se situe dans les Landes, ça commence par « Mi » et ça finit par « zan », vous devriez facilement pouvoir l’identifier et l’éviter pour vos prochaines vacances !
Mais retenez bien ceci, la plage c’est le sable sec ! À partir du point de marée haute, si marée il y a, vous changez de domaine en rentrant sur l’estran. Et en France, l’estran ne fait pas partie des communes ! Il faut le savoir, c’est le domaine public maritime sous juridiction de la préfecture et de la police maritime. Sachez qu’il n’y a quasiment pas d’interdiction de prospecter l’estran en France, donc si on vous cherche des noises sur l’estran, police municipale ou même gendarmerie, faites donc appel à la police maritime, ou demandez à ce qu’on les appelle, comme toutes les corporations ils n’aiment pas que l’on empiète sur leurs plates-bandes ! Et si vous êtes dans votre bon droit, personne n’aura rien à vous reprocher. Les exceptions accordées sur l’estran sont très rares, comme celle du roi Fahd d’Arabie Saoudite pour sa villa de Golfe-Juan l’été dernier et la polémique qui s’en suivit… La plage est l’un des rares espaces de liberté qui nous reste et les Français y tiennent !
Heureusement, les interdictions de prospecter sont rares, la mafia des cribleurs est encore limitée. Sur les plages libres, plusieurs types de prospections s’offrent à vous.

LE SABLE SEC

Tous les détecteurs y passent sans souci, c’est le domaine privilégié des chercheurs de monnaies. Un bon prospecteur assidu ramasse facilement entre 500 et 2 000 euros de monnaies sur un an, de quoi s’offrir un nouveau détecteur. Une machine rapide y sera plus efficace et avec une haute fréquence, 18khz et plus, vous serez plus sensible sur les bijoux en or que l’on y trouve de temps en temps. Les Américains toujours très inventifs ont développé un type de chasse particulière, avec de très hautes fréquences, 25khz et plus, jusqu’à 70/75khz. Ils chassent les micro-bijoux, dont les chaines en or qui sont très dures à détecter, le détecteur ne détectant qu’un seul maillon à la fois, vous pouvez être sûr qu’il y en a des milliers sous le sable !
Mais ce qu’ils recherchent surtout ce sont les boucles d’oreilles, pas pour les 0,5 g d’or, mais plus pour les diamants, émeraudes et autres rubis que l’on trouve dessus. C’est vraiment particulier comme recherche et leurs plages n’ont pas 2 000 ans de pollution comme les nôtres… mais après tout, pourquoi pas ?
Au Brésil on peut voir des chercheurs d’or qui peignent la plage, et là ce n’est plus une image, avec des râteaux munis d’un fin grillage et sans détecteur, en brassant le sable à longueur de journée, ils trouvent ! Certains même, arrivent à en vivre et ne font que ça !

LE SABLE HUMIDE

Là, ça se complique, très peu de détecteurs seront vraiment performants sur le sable humide, sable que l’on peut dissocier en deux parties, le sable blanc et le noir. Commençons par le plus facile, le blanc. Le sel contenu dans l’eau de mer va faire écran et perturber énormément la détection, une plaque de sel compact c’est comme une plaque de fer ! Pour les mono-fréquences, un programme plage est indispensable, le Déus y passe correctement (et beaucoup mieux à l’avenir) tout comme certains Fisher, Gold bug et son jumeau Teknetics en 19khz. Toujours chez Fisher on trouve des doubles fréquences dans la série CZ, machines qui commencent à être vraiment performantes sur l’humide. Et arrive Minelab, qui est certainement la marque la plus présente sur la plage, le légendaire GT/sovereign, un BBS à 18 fréquences et la série Etrac/CTX3030 qui elle fonctionne sur 28 fréquences.

Les Minelab (2) offrent de réelles performances sur le sable humide et vous permettront de trouver assez facilement de l’or. L’ancien Sov, boîtier rouge et noir, ayant la meilleure cote chez les amateurs avertis. … La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86

Sous la plage, des métaux et… des fossiles !

Deuxième partie

Lors du précédent numéro de M&D (n° 83), les auteurs vous avaient succinctement expliqué l’origine des fossiles sur le littoral et avaient évoqué les plages à fossiles dans le monde. Alors prenons de suite la route du littoral de France métropolitaine pour un tour de France des plages à fossiles depuis le Bassin parisien (Côte d’Opale, Côte d’Albâtre, Côte du Calvados) jusqu’au Bassin du Sud-Est (pourtour méditerranéen), en passant par le Bassin aquitain (Charente-Maritime, Vendée, Pays basque)…

Côte d’Opale 

Sur l’estran au pied du Cap Blanc-Nez, oursins, bivalves et ammonites (fossiles bien évidemment) au menu !

En pied des falaises des caps Gris-Nez et Blanc-Nez, les fossiles, lavés par la mer, sont abondants pour qui sait observer. Vous avez le choix : fossiles de la craie du Crétacé supérieur (95 millions d’années) en pied des falaises du Cap Blanc-Nez ou fossiles des calcaires et marnes du Jurassique supérieur (150 millions d’années) en pied des falaises du Cap Gris-Nez.

Il s’agit principalement d’ammonites, de bivalves et d’oursins (ces derniers souvent trouvés au milieu des galets de silex). Plus rarement et à condition qu’elles aient été protégées d’un long transport dans leur gangue crayeuse, les dents de requin sont assez rares mais avec un peu d’obstination, pas tant que cela… La perle reste la vertèbre, la côte ou la dent de reptile marin (crocodile). Le must, la palette natatoire de dinosaure ! Malheureusement, les découvertes sont historiques et bien des amateurs chevronnés connaissant le secteur comme leur poche n’en comptent aucune dans leur collection.

Côte d’Albâtre 

Avec ces vertigineuses falaises blanches, la côte d’Albâtre est le paradis du chasseur d’oursins fossiles. La craie en recèle un grand nombre, souvent sous la forme de silex. Comme plus au nord au Cap Blanc-Nez, pas la peine de taper le pied de la falaise au risque de vous prendre un bloc de craie sur la tête. Usez de vos yeux pour scruter le cordon de galets et la récolte est assurée !

Un oursin fossile camouflé au milieu des galets de la plage de Dieppe.

Côte du Calvados 

C’est peut-être l’une des régions de France métropolitaine permettant de récolter la plus grande variété de fossiles, aussi bien en genre – depuis le plus petit invertébré jusqu’aux ossements de reptiles – qu’en âge, les terrains bordant le Manche couvrant quasiment tout le Jurassique. Sur le littoral calvadosien, les portions à falaises alternent avec les plages sableuses qui découvrent très largement lors des basses mers et il n’est donc pas rare de trouver des fossiles dans le sable de plages situées à des kilomètres des falaises dont ils sont issus.

Parmi les nombreux sites fossilifères du littoral du Calvados, l’un des plus célèbres reste celui des Vaches Noires desquelles ont été extraits, depuis le 19e siècle, des fossiles marins caractéristiques du Callovien et de l’Oxfordien (165 à 155 millions d’années), enchâssés dans des marnes grises (à l’origine du caractère pittoresque du paysage). Le travail de sape de la mer en pied de falaise… La suite dans Monnaies & Détections n° 84

Sous la plage, des métaux et… des fossiles !

Première partie

Un bon beachcomber ne doit pas être uniquement focalisé sur le mouvement pendulaire du disque de son détecteur. Il est attentif à son environnement, par sécurité tout d’abord, car – on ne le répètera jamais assez – une déferlante non anticipée peut vous emporter au large en un clignement de paupière tandis que la prise de repères peut permettre de retrouver son chemin en cas de chute brutale de brume. Mais plus prosaïquement, une attention pour ce milieu qui l’accueille peut lui révéler d’autres types de trouvailles, parfois bien plus improbables ou plus belles que de simples bijoux égarés.

Cette quête en bordure d’estran, pour peu que l’on soit doté d’un réel sens de l’observation, s’apparente à un travail de fin limier. Sachez poser votre détecteur à certains moments pour lire le sable, appréhender ses reliefs, ses couleurs et tous ces petits objets aux formes intrigantes. Tiens ! Ce petit triangle aux teintes brunes qui dénote dans ce banc de galets. Ne serait-ce pas une dent de requin ? Et ce caillou arrondi avec ses spires régulières, ne s’agit-il pas d’une ammonite ? Découverte invraisemblable sur une plage du littoral français ? Pas si sûr…

De l’origine des fossiles sur le littoral

Car le sable, ce n’est pas qu’un ensemble de grains agglomérés à l’intérieur desquels le beachcomber trouve quelquefois son bonheur sous la forme de monnaies ou de bijoux.

Le sable désigne avant tout un matériau composé de grains issus de la désagrégation de roches. Sur les plages de France métropolitaine, la composition en grain d’un sable varie suivant la nature du sous-sol des terres proches et suivant les agents hydrodynamiques (houle, courants de marée) qui participent à l’érosion du domaine littoral. Néanmoins, les composants élémentaires des sables de nos côtes restent à peu près les mêmes partout :

- quartz, micas, feldspaths pour la composante minérale,

- débris coquilliers pour la composante biogénique,

- et, depuis tout récemment dans l’histoire de la Terre, verres, débris métalliques et maintenant plastiques pour la composante anthropique qui devient de plus en plus importante.

Le sable, un agrégat de grains d’origine minérale et de débris coquilliers (ici des foraminifères).

Mais il ne vous aura sûrement pas échappé que les plages de nos côtes révèlent également d’autres éléments, plus grossiers ceux-là. Les galets de roches dures issus des falaises littorales mais aussi ceux transportés par les cours d’eau débouchant des estuaires proches sont fréquents, souvent regroupés au sein de bandes parallèles à la côte ou de nappes visibles uniquement à basse mer. Sur certaines portions de nos côtes (Atlantique, Manche), les grandes marées et les tempêtes font aussi parfois émerger du sable, des affleurements de roches dures ou d’argiles molles qui, mis à nu, sont soumis à l’érosion.

Erosion, voilà la raison pour laquelle des éléments de roches sont présents dans les sables de nos estrans. Et si ces roches contiennent des restes d’organismes éteints il y a des dizaines de millions d’années, il y a fort à parier que quelques fossiles se cachent parmi les galets.

L’estran au pied des falaises des Vaches Noires en Normandie : un exemple typique de plages à fossiles. 

Des fossiles dans le sable des plages du monde entier 

Les fossiles peuvent être trouvés sur nombre de plages du monde. Certains lieux sont même reconnus pour être de véritables mines à ciel ouvert.

Aux Etats-Unis, en Floride, Caspersen Beach, Venice Beach ou encore Apollo Beach sont d’attrayantes plages pour les adeptes du farniente et des sports nautiques. Mais elles connaissent depuis plusieurs années un intérêt croissant de la part des beachcombers… et des professionnels du tourisme ! Le sable de ces plages abrite en effet d’abondants fossiles du Miocène et du Pliocène, sous forme de magnifiques dents de requins, d’aiguillons de raies ou de vertèbres de cétacés. A tel point que leur recherche est devenue une activité très prisée des Américains, considérée comme une sorte de sport national ! Les recherches sont relativement simples : munis d’un râteau, d’un tamis ou, plus curieusement, d’une simple pelle à litières pour chat (!), les chasseurs de fossiles passent l’estran au peigne fin, en quête de la dent parfaite. Les plages de Floride sont à ce point visitées que les boutiques locales de souvenirs vendent des tamis à manche, sortes de gamatte, qui permettent, tout en se promenant, de tamiser le sable pour y retrouver les dents fossilisées. … La suite dans Monnaies & Détections n° 83

Les Anglais n’en finissent pas de se féliciter du succès de la Loi sur les Trésors (“Treasure Act”) adoptée en 1996. Cette loi permet aux prospecteurs de conserver leurs trouvailles à condition de les déclarer officiellement. Le site Internet dédié à la présentation des découvertes, le “Treasure and Portable Antiquities Scheme”, présente même des conseils assez précis sur ce qu’il convient de faire lors d’une découverte d’objet. Nous exposons ci-dessous quelques-uns de ces conseils, qui peuvent également être utiles aux prospecteurs français. 

Le site du “Treasure and Portable Antiquities Scheme” (= Programme pour les trésors et les antiquités mobilières”), que l’on peut consulter à l’adresse suivante : http://finds.org.uk/ a enregistré 157 188 trouvailles en 2009 et 2010 et pas moins de 1638 cas de Trésors (respectivement 778 et 860 cas en 2009 et 2010). Le site présente actuellement 750 000 trouvailles d’objets divers et de monnaies qui constituent une source de documentation extraordinaire pour les archéologues.

Le ministre de la Culture, Ed Vaizey l’a reconnu lui-même : “Il ne fait aucun doute que le programme pour les trésors et les antiquités mobilières, tout autant que la loi sur les trésors de 1996 ont été de très grands succès. Ces deux dispositifs aident à enrichir les collections des musées avec les plus importantes découvertes archéologiques qui sont acquises pour la nation”.

Assez logiquement, le “Portable antiquities scheme” a donc produit et diffusé une “Note sur la conservation des objets” qui est destinée aux prospecteurs. Nous présentons ci-dessous quelques conseils tirés de cette note.

Avez-vous préparé votre prospection ?

Les premiers conseils donnés par le Portable Antiquities scheme (que l’on abrègera par les lettres “PAS”) concernent la préparation des sorties en prospection. Avant de partir, il est recommandé de créer un système pour numéroter vos trouvailles et surtout pour noter l’endroit où ces trouvailles ont eu lieu. Naturellement, il faut pour cela se munir du matériel nécessaire : des feutres et des sachets appropriés. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 78

Objets découverts en prospection. De façon générale, à l’exception de l’or qui est inaltérable, les métaux doivent être conservés dans des emballages secs.

 

Détecteurs et plage

Si vous avez une prédilection pour le sable sec, toutes les marques peuvent se révéler d’excellents outils à partir du bas de gamme. Les objets, à faible profondeur, ne nécessitent pas la dernière « Formule 1 » au goût du jour. Cependant, avec la détection sur sable humide, les détecteurs « terrestres » émettent de faux signaux qui rendent leur utilisation difficile, voire impossible. La minéralisation trop forte crée un écran insurmontable pour le détecteur. La sensibilité de ces détecteurs baissée permet d’amoindrir les faux signaux, mais cela diminue énormément ses performances…

Certains détecteurs peuvent compenser et corriger ces effets de sol soit par un préréglage en usine, soit par un réglage automatique pour tous types de terrains ou par un réglage des potentiomètres, fait par le prospecteur. Les « ground adjust » ou « ground balance » dont ils sont munis permettent de franchir l’écran de sel du sable humide avec plus ou moins de succès suivant les marques.

Ces détecteurs vont du mi-de-gamme au haut-de-gamme. Une nouvelle génération de détecteurs, équipée d’un système « B.B.S. » (Broad Band Spectrum) – véritable ordinateur – repère la minéralisation pour s’en affranchir. Avec ce type d’appareils, il est préférable de travailler en mode tous métaux, de manière à balayer plus vite votre champ d’action sans rien perdre. Quand un son vous titille l’oreille…

La suite dans Monnaies & Détections n° 75 

Quand le coup de pelle fait boum !

Plus de 400 tonnes de munitions sont découvertes et détruites tous les ans en France, les services de déminage estiment qu’il faudrait encore 700 ans pour débarrasser le territoire national de ce fléau encore potentiellement mortel. 

Qu’elles soient dans les champs, les bois, immergées à proximité des côtes, sous des complexes urbains ou enfouies dans le sable des plages, les munitions sommeillent et deviennent avec le temps terriblement instables.

Les différents types de munitions

Ces munitions sont majoritairement originaires des trois derniers conflits qui ont ébranlé l’hexagone, à moindre échelle, celui de 1870-1871, puis vient la Première Guerre mondiale, première guerre industrielle de l’ère moderne et enfin la Seconde Guerre mondiale.
Ces munitions ont été perdues lors d’accrochages, n’ont pas fonctionné lors de leur utilisation, abandonnées dans la débâcle ou ont été cachées puis oubliées par les belligérants.
On peut identifier plusieurs types d’engins de guerre :
- les cartouches d’armes légères (fusils, pistolets, mitraillettes…) ;
- roquettes et missiles ;
- grenades de toutes formes ;
- projectiles de mortiers ;
- mines antipersonnelles aussi diverses que variées ;
- projectiles d’artillerie (avec un chargement toxique, explosif, éclairant, incendiaire…) ;
- projectiles air-sol avec le même type de chargement mortel.

L’origine

Prospecter sur le littoral français peut se révéler dangereux à proximité de certains bâtiments militaires ou sur des plages ayant connu le débarquement allié.
Deux côtes sont susceptibles de receler en quantité, des restes explosifs de guerre encore actifs et il est essentiel d’éviter d’y prospecter. On peut noter également que des arrêtés réglementent, et parfois interdisent, l’accès de ces plages du débarquement. A chaque prospecteur de se renseigner au préalable sur son futur lieu de recherche.
Les côtes du débarquement de Provence (à la mi-août 1944) entre Toulon et Cannes, sont à éviter…

Lisez la suite dans Monnaies et Détections n° 69

Les outils du beachcomber

Les outils d’extraction du beachcomber sont à adapter précisément aux lieux de recherches, avec une prédilection pour le domaine aquatique.

En effet, la prospection entre-deux eaux n’est pas aisée et remonter une bague quand on est immergé jusqu’aux épaules, peut parfois se révéler long et incertain quand on ne possède pas les outils appropriés. Nous allons ici faire un état de lieux de ce qu’il est nécessaire ou utile de posséder quand on prospecte le littoral ou les bases de loisirs :

La pelle-bêche

Le choix de cet outil n’est pas à improviser. C’est le principal allié du beachcomber. Une pelle-bêche ne doit être ni trop lourde (pensez que vous devez la porter parfois durant de nombreuses heures), ni trop fragile (creuser dans du sable humide provoque des pressions à certains endroits du fer et la corrosion due à l’eau salée, fragilise l’ensemble).

Je ne suis pas favorable aux pelles avec un manche de bois, trop lourd et avec une durée de vie plus courte qu’un manche de métal. Le bois, en général non traité pour affronter le domaine maritime, s’imprègne de l’eau salée et peut ainsi pourrir et casser rapidement au niveau du fer. Le manche idéal est en aluminium ou en fer galvanisé creux. Il va de soi qu’après chaque sortie, la pelle comme tout outil d’extraction doit être parfaitement rincée à l’eau claire pour en éliminer le sel.

Une bonne pelle-bêche doit être aussi munie d’une…

La suite dans Monnaies & Détections n° 67

On ne le dira jamais assez, une plage est un espace en perpétuel mouvement. Le pratiquant du beachcombing doit apprendre à connaître et comprendre ces phénomènes souvent combinés entre eux. Anticiper ses mouvements, interpréter leur fonctionnement, permet de faire des sorties la plupart du temps positives.

© Déferlantes

Nul besoin d’être un hydrogéologue confirmé. De la simple observation, de la curiosité et des outils appropriés sont des coups de pouce précieux. Plusieurs phénomènes changent parfois radicalement la morphologie d’une plage et permettent l’accès à des objets perdus depuis longtemps ou à contrario, les rendent totalement inaccessibles. Sur une même plage et dans la même journée, il peut y avoir une redistribution des sédiments : amendement ou dégraissage de sable par érosion. On dit qu’une plage est en équilibre quand il y a autant de sédiments accumulés qu’emportés par l’érosion. Ces phénomènes provoquent le déplacement des objets perdus dans la zone de l’estran, sur plusieurs dizaines de mètres parfois…

La suite dans Monnaies & Détections n° 65

Beachcombing et lecture du sable

Chercher des bijoux sur une plage peut s’apparenter pour le néophyte, à décrypter la carte d’un pirate qui aurait omis de tracer la croix rouge indiquant le trésor…

Une plage est un territoire changeant, en perpétuel mouvement. Son apparence peut, en quelques heures, se retrouver profondément transformée, résultat d’une multitude de facteurs météorologiques et géographiques. Dans ce cas, il est particulièrement difficile de retrouver un objet perdu peu de temps auparavant par un estivant. Il est alors nécessaire de savoir lire la plage et le sable, de décrypter cette fameuse carte aux trésors, pour espérer y apposer un jour la croix rouge de la cible recherchée…

La suite dans Monnaies & Détections n° 61

Micro dune