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Hommage à Gilles Rondel

Amis lecteurs de Monnaies & Détections, fervents et ferventes de tous horizons, et principalement de notre loisir qu’est la détection, je viens aujourd’hui vous parler d’une personne qui représentait pour nous un énorme atout au travers de sa passion.

J’aimerais rendre cet hommage tout particulier à monsieur Gilles Rondel aujourd’hui disparu, personnage ô combien simple et discret.
Vous tous qui avez eu besoin de ses services, sachez vous souvenir de sa gentillesse, de son dévouement au service de l’identification des sceaux et autres matrices de toutes époques et de toutes régions de France et de Navarre.
C’est donc sous forme d’apologie que je vais vous parler de ce monsieur si important qu’était Gilles Rondel.
Il était passionné d’archéologie depuis l’âge de 14 ans, archéologue amateur et bénévole sur des chantiers de toutes époques, fouilles urbaines sur l’emplacement de futurs immeubles (détaché plusieurs fois par son entreprise qui en était le promoteur) en tant qu’archéologue amateur.
Ayant fait quelques trouvailles (matrices-cachets) sur plusieurs sites, découvertes qui l’ont amené à faire des recherches dans ce domaine, il s’est vite rendu compte que les études le ramenaient souvent vers des précurseurs, tels que Chassant et Delbart, Lecoy de la Marche, J-Roman, ou encore qu’il lui fallait chercher dans les publications souvent locales contenant de courts articles. Et croyez-moi il a su être tenace et persévérant dans ses recherches.
Sa passion pour la sigillographie a pris de l’ampleur avec l’intérêt renouvelé depuis quelques années pour le Moyen Age, grâce à des personnages comme Jean Luc Chassel, Michel Patoureau, Michel Bur, Martine Dalas, ou encore Martine Fabre, difficile de les citer tous tellement les personnes éminentes en ce domaine sont légion.
Il lui a été donné de rencontrer dans sa vie, par un pur hasard, une personne devenue un ami et disparue depuis, qui  portait un vif intérêt à l’archéologie, Loïc Berton : il était le rédacteur de la revue Détection Passion. Ce monsieur cherchait à cette époque des sujets intéressants afin de réaliser des articles.
Gilles Rondel lui a d’abord proposé de l’aider à lire et déchiffrer quelques matrices et à lui trouver de la documentation suffisamment détaillée pour son travail. Puis il s’est pris au jeu et est devenu très vite accro, en comprenant l’importance et l’impact sur le public, surtout en matière de protection du patrimoine, si petit soit-il. Ceci l’amena de fil en aiguille à avoir des contacts avec des correspondants de toutes régions.
Loïc Berton lui a beaucoup apporté dans la relation avec les inventeurs d’objets archéologiques (peu importe la manière dont ils ont été recueillis, ce qui importe avant tout, c’est de conserver la mémoire de l’objet, sa provenance, des empreintes, des moulages, des photos, etc. etc.)
Pour le reste la loi existe, elle est ce qu’elle est, mais elle existe.
A ce stade d’échange, il est apparu que de nombreuses matrices, cachets, sceaux, risquaient de disparaître faute d’étude, dans d’obscures collections au destin parfois désastreux.
Quelques exemples : une veuve qui virait la poubelle des “cochonneries” que son défunt mari conservait, eut l’idée de le contacter. Résultat : un sauvetage de matrice rare. Un divorce ? Des objets disparus… ou encore tout simplement le manque d’intérêt pour l’objet, la vente, l’échange, la perte, l’oubli, etc., etc.
Sachez tout de même ceci, pour ceux qui lui ont expédié des matrices, sceaux et autres choses pour expertise, tous les frais de retour par la poste, la cire, la pâte pour le modelage, et autres matériaux, les photos, le temps passé sur les épures de dessin, passion oblige, étaient à sa charge. Et bien souvent, aucun savoir vivre de la part des prospecteurs… Mais il n’en attendait rien. Seules la trace et la passion comptaient pour lui… La suite dans Monnaies & Détections n° 85

L’affaire de la météorite de Mont-Dieu, suite

Vous vous souvenez sûrement de cette affaire de la météorite de Mont-Dieu ? Voir Monnaies & Détections N° 60, 62 pour la découverte et N° 76, 79 pour le résultat du procès qui donnait plein droit sur la météorite au prospecteur au détriment du préfet des Ardennes qui était allé manu militari la récupérer chez le paysan dans le hangar…

Votre journal préféré n’est pas un simple média qui relate cette affaire, il est le donneur d’ordre et a financé la défense de Monsieur Billard. Le tribunal a ordonné la restitution de la météorite à JL Billard, condamné le préfet à 100 euros d’astreinte par jour de retard, condamné Monsieur le préfet à 1 000 euros au titre de l’article 700 et aux entiers dépens. Notre avocat a assigné le préfet le 28 janvier 2015 devant le juge d’exécution des peines pour réclamer le paiement de l’astreinte refusée par courrier le 12 novembre 2014 par Monsieur le préfet et qui a motivé cette assignation. Oui vous avez bien lu : le préfet des Ardennes, homme chargé de faire respecter la loi, ignore purement et simplement une décision de Justice… Vous pouvez prendre connaissance de son courrier ci-contre à gauche.

Après deux renvois à la demande des parties, l’affaire a été retenue à l’audience du 24 avril 2015. Et le jugement nous fut communiqué le 6 juin dernier.

Madame Perrine Robert, juge d’exécution a estimé… La suite dans Monnaies & Détections n° 83

In Memoriam

Jack W Fisher, président de JW Fishers Mfg est décédé chez lui après une courte maladie, le 20 février 2015. Il était âgé de 73 ans.

L’entreprise JW Fishers a démarré au milieu des années 1960 parce que M. Fisher, un plongeur passionné, avait besoin d’un détecteur de métal sous-marin sur un projet de sauvetage. Il s’est rendu compte qu’il n’y avait rien de disponible sur le marché. Au cours des ans, il a conçu et construit son propre détecteur de métal sous-marin et a créé sa société qui porte toujours ce même nom. Jack a commencé à construire et à vendre ses détecteurs à d’autres plongeurs. Pendant près de 50 ans, la société s’est considérablement développée, en concevant, fabriquant et commercialisant la gamme la plus complète d’équipements de recherche sous-marine offerte par un seul fabricant (www.jwfishers.com).

Voyageur dans le monde pour les affaires et le plaisir, Jack ne se lassait pas de rencontrer de nouvelles personnes et de voir de vieux amis. Il a toujours dit qu’il n’y avait rien de mieux que d’être avec la famille et les amis. Il nous manquera à tous.

Au cours des dernières années, Jack avait transféré ses responsabilités durant la nécessaire réorganisation de l’entreprise a des gens de confiance et sa femme : Mme Karen Fisher, assumera le rôle de président de l’entreprise. Son fils, Brian Smith-Fisher, deviendra de chef de l’exploitation. Christopher Combs, qui était auparavant directeur des ventes et travaille dans la compagnie depuis 43 ans, deviendra directeur général.

JW Fishers poursuit son engagement de production des équipements de recherche sous-marine de qualité. Nous sommes très fiers du fait que nos produits aident les gens dans les universités, les entreprises de plongée commerciales, les polices d’Etat, et les unités militaires du monde entier qui accomplissent leur travail plus sûrement et plus efficacement.

Communication des ETS JW Fishers

Entretien avec un expert français en sigillographie

M. Roch de Coligny, vous êtes expert en manuscrits et sceaux médiévaux, et directeur du Cabinet Honoré d’Urfé. Pouvez-vous nous parler de votre métier en quelques mots ?

C’est un métier passionnant ! Je vis chaque jour avec les plus jolies choses existant dans mes spécialités : un livre d’heures enluminé provenant des frères de Limbourg (vers 1415), la matrice du sceau du Mont-Saint-Michel (XIIIe siècle), un ensemble de reliures royales… L’essence de mon métier, c’est de révéler les objets que le propriétaire a trouvé par exemple dans sa bibliothèque, et dont il ignore tout. Cette révélation de l’objet lui confère un grande valorisation. En ce sens, je suis créateur de richesse. Un seul exemple : on m’apporte en juin 2013 un petit manuscrit médiéval dont le propriétaire voulait 50 000 euros. Je l’ai étudié durant l’été, et ai pu établir qu’il s’agissait d’une œuvre des frères de Limbourg, pour préparer les Très Belles Heures du duc de Berry. En décembre de la même année, nous l’avons vendu aux enchères pour 2 500 000 euros. Ceci montre qu’en révélant l’objet, l’expert lui confère une énorme plus-value.

Comment appréhendez-vous le futur projet de loi patrimonial et en quels points peut-il affecter directement votre travail ?

Soyons concis : c’est un texte spoliateur. Un texte tyrannique (au sens de la philosophie politique classique). En effet, masquées sous de belles déclarations d’amour patrimonial, se trouvent des dispositions absolument inouïes par lesquelles l’Etat s’apprête à dépouiller le peuple, les gens, de ce qui leur appartient depuis des générations ! En effet, ce texte prévoit que tout objet archéologique ou historique trouvé dans le sol appartiendra à l’Etat !!! Je ne sais pas si on se rend bien compte de ce dont il s’agit : jusqu’à aujourd’hui, vous êtes propriétaire de votre fonds, et ce que vous découvrez dans votre jardin (vieille pièce de Napoléon III, médaille religieuse, bout de météorite etc.) vous appartient (étant saufs les droits de l’inventeur, naturellement). Désormais, si ce texte est promulgué, tout cela appartiendra à l’Etat ! avec toutes les tracasseries administratives que cela impliquera (déclaration, etc.). Il est impossible que, dans un pays libre, un tel texte puisse passer. C’est tellement opposé au droit de propriété ! Pour bien comprendre cela, il faut prendre conscience que ceux qui écrivent ce genre de projet de loi sont les jouets des lobbys (lobbys fondés souvent sur la frustration et la jalousie de quelques petits fonctionnaires) ; et en élargissant le contexte, il faut voir que cela s’inscrit dans une vaste tendance, théorisée au XVIIIe siècle : la négation du droit de propriété comme droit naturel préexistant à l’Etat, et son approche comme une simple concession de la société qui, à son tour, serait maîtresse d’en dessiner et d’en réduire les contours. Il faut placer ce texte dans l’ensemble de l’idéologie étatiste qui vous dépouille du fruit de votre travail et de votre propriété, prive les parents de leurs droits éducatifs et va maintenant jusqu’à vous priver de la libre disposition de vous-même. La tyrannie est en marche, et le plus affligeant c’est que le bon peuple endormi non seulement s’en fout mais y trouve son compte : car en contrepartie de l’esclavage on lui sert la soupe.

Avez-vous des contacts réguliers avec le milieu des prospecteurs et êtes-vous, vous-même, utilisateur de détecteur de métaux ?

… La suite dans Monnaies & Détections n° 81


Météorite du Mont-Dieu, suite…

Lire les articles parus sur ce sujet dans Monnaies & Détections N° 60, 62, 76 et 79

Que peut-on penser d’une administration publique refusant de se plier à une décision de justice ? 

Le retour de la météorite (364 kg).

Il a fallu intenter un procès pour faire reconnaitre les droits de Jean-Luc Billard comme seul propriétaire de la météorite qu’il a trouvée fortuitement grâce à son détecteur… Dans la foulée le juge rajoutait une astreinte de 100 € par jour de retard en plus de l’amende pour préjudice moral. Or, notre avocat a reçu un courrier de la préfecture des Ardennes, qui rejette le paiement de cette astreinte de plus de deux mois de retard (100 € par jour de retard) sous le prétexte que les exigences de Jean-Luc Billard ont retardé la livraison. Alors restituons les choses dans leurs contextes. Monsieur Billard a entreposé la météorite chez un agriculteur proche du lieu de trouvaille, à un endroit facilement accessible pour la déplacer dans un avenir proche. Le préfet a envoyé sa cavalerie manu militari pour récupérer indument la pierre chez l’agriculteur qui ne s’y est pas opposé bien entendu. La météorite a fini dans un musée privé de minéraux et fossiles de Bogny-sur-Meuse où elle a été gentiment exploitée par ce dernier.

Le tribunal a reconnu le droit de propriété de Monsieur Billard sur la météorite et a ordonné au préfet de procéder à sa restitution.

Or ce musée est en ville, avec des marches partout et difficile d’accès. Il s’agit donc pour Jean-Luc Billard de louer une chèvre, un transpalette et un manitou pour l’extraire de la place, on est loin des conditions d’accès telles qu’il les avait définies chez l’agriculteur…

La préfecture des Ardennes, certainement déçue de la décision de justice, a trainé les pieds et voulait que la « restitution » devienne « une mise à disposition », ce qui aurait occasionné de gros frais à Monsieur Billard. Ce dernier s’est opposé à cette façon d’interpréter le jugement rendu. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

L’État perd son procès contre un chasseur de météorite !

Le 23 juin 2010 je trouvais, pour mon plus grand bonheur, la troisième plus grosse météorite de France…

Il est environ 17 h, quand je découvre à l’aide d’un détecteur de métaux (Technipulse) cette météorite de 364 kg, dans la forêt domaniale de « Le Mont-Dieu » qui est le plus petit village de France, 28 habitants.

Je vais résumer les faits, car je vous ai déjà relaté cette histoire, avec tous les détails, dans les N° 60 et 62 de Monnaies & Détections, et vous conter sommairement l’histoire du procès.

Résumé des faits

Après avoir fait quelques jours plus tôt la connaissance et sympathisé avec un ancien garde-forestier M. Thomé, il m’obtient auprès du chef de district l’autorisation de prospecter dans la forêt domaniale du Mont-Dieu avec le garde de l’ONF en activité.
Nous allons lors de cet après-midi découvrir deux petits morceaux de météorites, que M. Thomé conservera sous sa garde pour la nuit. Le garde de l’ONF m’ayant autorisé à continuer de prospecter seul, c’est après avoir déplacé et garé mon véhicule, que, en coupant à travers bois et ayant allumé mon détecteur, je suis tombé par hasard sur ce qui allait être la troisième plus grosse météorite de France !

Le lendemain matin, vers huit heures, M. Thomé et le garde viennent me rejoindre et sont surpris de la découverte fortuite que j’ai faite la veille. Depuis l’heure de ma découverte, j’ai eu le temps de bien dégager la terre qui emprisonnait la météorite, j’ai juste laissé une colonne de terre en dessous d’elle, comme un piédestal !

Le fonctionnaire de l’ONF essaie de joindre au téléphone un de ses chefs, sans succès.

Décision est prise de faire appel à un agriculteur M. Jean-Marie qui vient avec son tracteur équipé d’une fourche. Il va sortir sans problème la météorite que je vais mettre en dépôt dans une grange chez lui.

A partir de là, tout va aller très vite, Madame Le Maire est prévenue de la découverte, ainsi que Monsieur le Président du Conseil Général (qui dépêchera sur place dans les jours qui suivent son Directeur de la Culture). Par courrier j’informais Monsieur le Préfet des Ardennes et lui demandais d’appliquer l’article 716 du civil, comme il l’avait fait en 1994.

Tout va pour le mieux, tout le monde se réjouit au village de cette découverte. C’était sans compter sur un appel du…

La suite dans Monnaies & Détections n° 76