MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2012

Trouvaille 64.25

De Guigou 31, sans indication de lieu de trouvaille hélas. Un très joli bouton cachet en argent. Il servait de bouton de foi ou de promesse pour l’élue de son cœur. Sur ce modèle on lit IE SUIS CONSTENT. Le dernier mot doit être à prendre comme « qui est durable sans modification » selon le dictionnaire. On y voit Cupidon décochant sa flèche dans un cœur en haut d’une montagne et de la végétation à la base. Datation XVIIe-XVIIIe siècle. Voilà une preuve d’amour qui a traversé les siècles et c’est un véritable bonheur de remettre en lumière de tels sentiments trois siècles plus tard ! Guigou est un homme heureux !

Aimez-vous l’Armagnac ?

Bien évidemment, il ne s’agit pas de la liqueur, mais de l’avion baptisé ainsi du nom… de la province « Armagnac ». 

En effet, c’était la pratique en France après-guerre de baptiser ses avions avec des noms de provinces françaises : Languedoc, Bretagne et Armagnac qui prirent l’air dans les années quarante et cinquante.

Le SE2010 « Armagnac » (« SE » pour « Société de Construction Aéronautique du Sud Est ») était un gros quadrimoteur qui vola pour la première fois en 1949 et fut construit en neuf exemplaires seulement. Le prototype s’écrasa à Toulouse en Juin 1950. Bien que plutôt réussi techniquement, ce fut un échec commercial car sa réalisation s’était appuyée sur des concepts d’avant guerre, concepts dépassés dès 1950.

Pour de plus amples informations concernant l’Armagnac, n’hésitez pas à consulter l’excellent ouvrage de Laurent Gruz : « Armagnac, le géant oublié » (chez www.livresaero., et disponible sur http://www.aerostories.org/~aerobiblio,) ou lire le lien suivant :

http://www.petit-fichier.fr/2012/02/28/armagnac/ qui rassemble des coupures de presse, brochures et dessins contemporains de cette époque.

Mais revenons à « notre » Armagnac, le prototype, immatriculé F-WAVA. Son histoire est la suivante : 30 Juin 1950, peu après son 103e décollage de Saint Martin du Touch…

La suite dans Monnaies & Détections n° 64

Jackpot 

Certains détecteurs sont de vraies machines à sous ! C’est sûrement ce que pense Stan Cooper, prospecteur anglais… ou chasseur de trésors, comme l’a surnommé la presse anglaise qui a relaté son dernier exploit. Alors que Stan arpentait un champ avec son deus, il a trouvé un bijou, bien jaune et assez lourd pour sa dimension, de l’or massif ! Une petite broche, de la taille d’une pièce de monnaie, broche qui a été datée de la période médiévale, entre 1350 et 1450 d’après les experts du British Museum. Au motif d’un cœur formé par deux mains qui se rejoignent, la broche qui va être vendue aux enchères est estimée à 25 000 livres sterling, soit un peu plus de 30 500 euros !

Source : Presse anglaise

Trouvaille 64.28

Bonjour, prospecteurs depuis début mai cette année, un ami et moi avons trouvé cette superbe chevalière en or plein (anneau cassé côté paume de la main, pas de trace d’oxydation), dans un chemin forestier du Maine-et-Loire, où a eu lieu en 1794 un grand massacre perpétré par les colonnes de la mort. Qu’elle soit sans poinçon, de petite taille (doigts fins indispensable), pesant entre 10 et 15 g et ses gravures, nous a permis d’estimer qu’elle aurait été fabriquée avant fin 18e siècle et aurait appartenu à un/e jeune comte/sse ayant vécu à cette époque. Nous n’avons pas réussi à découvrir à qui appartenaient les armoiries et nous espérons que vous pourrez nous aider ! Merci par avance.

Belle trouvaille, un écu écartelé comprenant trois fleurs style tulipe en un et quatre et un château muni de deux tourelles en deux et trois, une bande avec trois étoiles est immiscée entre les cantons deux et quatre. Bien évidemment il pourrait s’agir d’un blason de « pacotille » issu de l’imagination d’un bijoutier ou de son donneur d’ordre, mais s’il s’agit d’une vieille et noble famille du Maine et Loire, je ne doute pas qu’un lecteur érudit ne nous mette sur sa trace au prochain numéro.

Le vol du trésor de Benghazi

En mars 2011, alors que la guerre civile faisait rage en Libye, deux caisses remplies d’objets archéologiques et de 7702 monnaies antiques ont été dérobées dans une banque de Benghazi.

http://maps.google.fr

Dans un premier temps, bien que la banque ait essuyé quelques coups pendant les combats, personne ne s’est rendu compte du vol : tout semblait intact à l’intérieur de la Banque nationale de commerce de Benghazi. C’est seulement en juin que les responsables des antiquités locales se sont aperçus du vol. Lors d’un colloque organisé à Caserte en Italie, Fadel Ali Mohammed, archéologue Libyen, a annoncé la nouvelle de ce vol, qui a été depuis officiellement confirmé par le Conseil national de transition.

Les objets et monnaies dérobés proviennent des fouilles archéologiques réalisées depuis les années 1920 sur divers sites archéologiques libyens, dont Cyrène, ancienne colonie grecque fondée au VIIesiècle avant Jésus-Christ. Interpol a lancé une alerte en septembre et la rumeur rapporte que les trésors archéologiques de Benghazi seraient désormais en Egypte…

La suite dans Monnaies & Détections n° 64

Il en reste toujours…

1986, George McKean et son frère tous deux prospecteurs anglais, eurent la chance de trouver un trésor ! 41 pièces d’or et une bague en or médiéval, dans le comté de Staffordshire, région riche en trésors. 26 ans plus tard, dans le même champ maintes et maintes fois prospecté, George a remis çà, en découvrant une nouvelle bague en or ! Provenant certainement du même dépôt, vu son époque, 15e siècle et sa teneur en métal précieux, la bague a été déclarée trésor. Elle ira rejoindre les autres monnaies et bague au Musée de Grosvenor. George le chanceux n’a qu’un seul regret, son trésor uniquement composé de monnaies et bijoux en or, n’a jamais été exposé…

Source : leaderlive.co.uk

Trouvaille 64.11

Chers M&D, une ampoule de pèlerin représentant une coquille St Jacques avec au revers des fleurs de lys. Et enfin un médaillon en forme de fleur avec des traces d’or dessus. Motif en étoiles avec en son centre un nouveau motif de feuille de chêne. Je joins également le détail de la bélière si toutefois cela peut aider à l’ID. Ces deux derniers artefacts ont été trouvés également en 77 en bord d’une rivière (la Voulzie). Christophe

Belle ampoule, originale en vérité ! Au lieu du petit sac classique renfermant l’eau bénite, l’artisan l’a remplacé par le dessin d’une coquille avec ses rayures, le revers montre un écu arrondi contenant trois fleurs de lys et surmonté par deux lettres que je n’ai pu déchiffrer. Le petit pendant en forme de motif floral est plus ou moins de la même époque XIVe-XVe siècle.

L’annonce de la découverte d’un nouveau trésor Viking par un prospecteur à Silverdale, en Angleterre, a été rendue publique le 14 décembre 2011. 

Retour sur cette superbe découverte.

Vue d’ensemble du Trésor, qui contient 201 monnaies, bijoux et lingots en argent. © PAS

C’est à l’occasion de la présentation du rapport annuel du Portable Antiquities Scheme, organisme chargé de collecter les découvertes archéologiques qui ont lieu sur le territoire britannique, que l’annonce de la découverte de ce nouveau trésor Viking a été rendue publique le 14 décembre 2011.

Le trésor a été découvert à Silverdale, au nord du Lancashire, à la mi-septembre 2011, par Darren Webster, un détectoriste local. C’est l’Officier de liaison local pour les trouvailles, Dot Boughton qui a la première été informée de la découverte du trésor. Le trésor est très important : il ne contient pas moins de 201 objets en argent qui étaient enfermés dans un pot en plomb bien conservé.

A propos de sa trouvaille, le détectoriste Darren Webster, résidant à Carnforth, a expliqué qu’il venait depuis longtemps prospecter à l’endroit où se trouvait le trésor mais qu’il n’avait jamais rien trouvé de significatif. « La première chose que j’ai vue, c’est un pot en plomb et quand j’ai sorti ce pot du sol, des pièces d’argent et d’autres objets en sont tombés », a-t-il déclaré à la BBC. « Là j’ai compris que j’avais trouvé quelque chose d’une grande importance »…

La suite dans Monnaies & Détections n° 64

Torque

Exceptionnelle découverte, réalisée par un prospecteur amateur. Ronald Johnston à l’aide de son détecteur de métaux a trouvé dans une tourbière en Irlande du Nord, ce qu’il a d’abord pris pour un vieux ressort de voiture… et qui s’est révélé être un torque d’une dimension hors du commun. Déplier sa longueur serait de 47 pouces, soit 119 cm ! Les archéologues pensent qu’il servait à ceinturer une tunique, en tour de taille donc. Bien qu’il soit encore plus rare que le « simple » torque, des torsades similaires ont été trouvées en France, notamment à Fresné-la-Mère, Calvados, où fut trouvée au XIXe une torsade en or de 355 g et longue de 125 cm ! Celui qui nous occupe a été trouvé au mois de mars 2012, complètement replié sur lui-même comme on le voit sur la photo, probablement une cache rituelle. Le poids n’est pas précisé, le torque a été daté aux environs de 1200 ans av JC. Le Comité d’évaluation des trésors du British Museum est déjà au travail pour en déterminer la valeur qui sera partagée entre l’inventeur et le propriétaire du terrain…

Source : thestar.com

Trouvaille 64.06

Trouvée par un inconnu, ce denier de Toulouse rarissime, il s’agit de Raymond IV de Toulouse : Avers RAMUNDO COME croix. Revers TOLOSA CIVI PAX, au centre très belle frappe, bien centrée, les lettres sont bien nettes. Cette monnaie est connue dans la collection Pierrefite N° 6, son estimation est de 2000 euros.