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Monnaies et Détections

Archive pour août, 2012

Trouvaille 65.32

Voilà, je vous envoie cette monnaie pour identification, un trémissis ? Trouvé région d’Elbeuf-sur-Seine, département 76. Poids 1,43 gr, diamètre 15 mm. Je vous demande votre point de vue sur cette monnaie et une valeur estimée. Le prospecteur du 76.



Il s’agit d’un tremessis inédit pseudo Impérial au nom visiblement de Justinien, comme beaucoup d’imitations les légendes sont inversées ! D’après les premières recherches : Au droit à 5 heures C (rétrograde) NO IVS /TINI traduisible par DN O IVSTINI. Au revers CONO-ME SC une victoire tenant une croix (la fin de la croix étant hors champ). Dans l’ouvrage de Jean Lafaurie et de Jacqueline Pilet-Lemière, il est fait état de découvertes dans la région Normande (Calvados) d’argenteus comportant visiblement la même typologie de droit et de revers et légende similaire ou presque puisqu’on lit autour d’un buste DIH TIN pour l’un et DNIA TIN pour l’autre. Une demande va être faite au musée de Caen pour obtenir les photos de ces argenteii. Le poids et le diamètre correspond bien, mais dans l’état actuel des choses nous avons peu d’éléments donc difficile d’apporter des infos comme sa valeur car elle est inédite. Bravo pour cette belle trouvaille.

Une spintria dans la Malepère !

Suite à la parution de l’article “La spintria de la Tamise et les jetons érotiques romains” (M&D n° 64, juin-juillet 2012, p. 16-19), un lecteur envoie au journal quelques photos de ses trouvailles effectuées dans un bois, dans les collines de la Malepère, dans l’Aude. Parmi ces trouvailles figure un superbe exemplaire de spintria portant à l’avers une scène sexuelle explicite et au revers le numéro XIII. 

Cette trouvaille a eu lieu sur un terrain privé après une dizaine de sorties de détection. Plusieurs monnaies romaines ont également été découvertes sur une surface importante.

Cette spintria, de même que celle qui a été découverte sur les berges de la Tamise par le prospecteur français Régis Cursan semble plaider une nouvelle fois en faveur de l’authenticité de ces objets érotiques romains. Mais la question du contexte archéologique…

La suite dans Monnaies & Détections n° 65

Lampes antiques

Ce Corpus présente une étude de près de 1900 lampes à huiles (photos couleur), classées par période et typologie. Ces lampes proviennent de collections publiques de dix musées Français renommés, de deux musées Belges spécialisés dans les lampes, d’un musée Allemand, de collections privées prestigieuses ainsi que de ventes aux enchères réputées. La période d’étude va de l’Age de Pierre jusqu’au Moyen Age et inclut donc, les lampes : De l’âge de Pierre, Phéniciennes et Puniques, Grecques, hellénistiques, républicaines, Romaines, Chrétiennes, byzantines, médiévales, Islamiques. Les provenances sont l’Europe, le bassin méditerranéen, jusqu’au Moyen-Orient. Une partie importante de ce livre se consacre à l’iconographie que l’on trouve sur les médaillons des lampes. Elle nous révèle une richesse et une variété des décors exceptionnelles. Cette étude permet de cerner plus précisément les productions de lampes dans l’antiquité, et de mieux comprendre les thèmes des décors.

320 pages, 182 planches couleur, grand format : 22 x 29 cm, prix : 59 € (version imprimée), ISBN : 9782919387021

H. Dejean

Trouvaille 65.30

Bonjour, j’ai trouvé cette applique « romane » à Ennery (Val d’Oise) lors d’une sortie avec mon chien. Elle se trouvait au bord d’un chemin dans un champ qui venait d’être labouré, la découverte s’est faite à vue… comme quoi. Pas de nettoyage, juste rincée à l’eau. 

Elle me semble en bronze et pèse 60,2 gr. Si vous pouviez m’en dire plus. Merci, Cis 95.

Cette applique est de style “néo-roman” XIXe s. ou orthodoxe pour le culte, en bronze coulé ou cuivre coulé oxydé (?), il doit manquer l’équivalent pour le dos, les deux parties ayant été rivetées à un noyau de bois devaient former le manche d’un instrument long en bois avec garniture métallique décorée dans un style traditionnel (geste de la main de tradition byzantine-orthodoxe, mais sourire plutôt moderne), on pourrait penser par exemple au manche d’un goupillon d’eau bénite pour l’aspersion ou d’un autre instrument rituel orthodoxe.

Ruée vers l’or en Guinée

« Bonjour Monsieur, vous avez du Minelab X terra 705 ? Oui ? Bon, je vous en prends cinquante ! » C’est comme cela que tout a débuté et que quelques semaines plus tard, je prospectai en pleine brousse africaine à la recherche de belles pépites d’or natif…

Ce premier coup de fil fut constamment suivi par beaucoup d’autres, les immigrés guinéens vivant en France étaient sollicités par leurs familles pour recevoir des détecteurs de métaux. L’infrastructure commerciale n’étant pas en place en Guinée Conakry, c’est tout naturellement par les parents émigrés en Europe que s’est installé le commerce des appareils à destination de Siguiri.

On ne sait pas exactement quel a été le facteur déclenchant mais la Guinée est assise sur un gros tas d’or, les principaux gisements sont concentrés vers les parties nord-est et sud-est du pays. La Guinée produit environ 50 tonnes d’or par an. La principale société productrice de cet or est la Société Aurifère de Guinée avec 15 tonnes d’or en 2008. De tout temps, la population locale a orpaillé à la basse saison de l’agriculture. Est-ce un villageois un peu plus malin, qui a essayé pour la première fois un détecteur de métaux et qui a ramassé des pépites en surface là où les autres suent sang et eau pour extraire le minerai, le laver et rassembler laborieusement les particules d’or ? Ou est-ce, comme je l’ai entendu dire sur place, à la faveur d’un spot télévisé sur la télévision nationale de la marque Minelab vantant les mérites du X terra 705 pour trouver l’or que s’est déclenchée cette frénésie d’achat des détecteurs de métaux ?

Très vite la situation de pénurie s’est installée, les acheteurs voulant…

La suite dans Monnaies & Détections n° 65