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Monnaies et Détections

Archive pour novembre, 2012

Edito n° 67

Hardis les cœurs ! On nous rabâche constamment la venue de jours sombres et la vision d’un pays qui s’enfonce dans une crise sans précédent. Il faut avoir l’optimisme chevillé au corps pour ne pas s’inquiéter, ou alors, il faut être prospecteur, tant cette passion nous arrache du quotidien et nous transporte loin dans notre passé. Celui-ci qui déterre une belle blanche imagine le bourgeois qui l’a perdue avec son justaucorps et qui ferait retourner tous les passants d’aujourd’hui. Celui-là qui redonne vie à des combats aériens au-dessus de nos têtes, remonte le fil de l’histoire et interviewe le pilote qui nous fournit des témoignages émouvants de ce proche passé. Chaque détection est un jour de soleil, chaque trouvaille un bonheur, et le moindre artefact inconnu se transforme en véritable enquête passionnante pour retrouver l’origine de l’objet. Vous avez dit décapsuleur* ? et bien non et Alexandre a beau consulter le bréviaire de saint Jacques boucle d’or, il n’a toujours pas sa réponse. Mais on le sait sur le qui-vive et à l’affut du moindre renseignement pour boucler ce mystère. On le sait, car on l’a tous vécu avec le plaisir que cela procure au moment de la révélation. Alexandre, tu nous diras ? 

Ce loisir est magique !

Bonne prospection !

Gilles CAVAILLÉ

 

* Voir note 1 page 8

 

Trouvaille 66.19

Très jolie clé en bronze avec sceau trouvée par Jean-paul en Isère. Un canon plein et un paneton constitué de deux dents uniquement avec un trou à la base, la décoration de la tige se situe sur le tiers de la partie terminale sous forme de traits géométriques. L’anneau quant à lui supporte trois ocelles de type mérovingien. Une particularité de cet objet est la présence d’une sorte de cachet ou sceau difficilement identifiable à l’exact opposé de la tige. La représentation du cachet ne permet pas de reconnaitre quoi que ce soit… ce qui n’enlève rien à la beauté de cette clé.
Datation proposée VIIe-VIIIe siècle.

 

« Douleur angevine »

de Valérian VENET

L’àpart éditions, 2012

venet.auteur@hotmail.fr

Il est parfois difficile d’échapper à son passé. Pourtant, en sortant de prison, Benjamin Lefranc va tenter de redémarrer une nouvelle vie en Anjou. Lui, le gamin de banlieue, flirtant avec tous les interdits jusqu’à celui qui l’a envoyé directement entre quatre murs à Fresnes.

Il a désormais tourné la page. L’éloignement demeure la meilleure thérapie pour gommer des antécédents encombrants. Et puis la chance lui sourit à Parnay, dans un petit village du Saumurois, hébergé par un couple de personnes âgées au cœur grand ouvert. Un travail lui tend les bras et il démarre une carrière inattendue de jardinier chez un médecin… Ce dernier lui accorde sa confiance, il a pour mission d’entretenir et de nettoyer le parc de son impressionnant asile, le manoir de « La Vignole », aux pierres fleurant bon le XVe siècle.

Le fil de sa vie d’homme libre, interrompue pendant plusieurs mois, aurait pu reprendre ainsi, coulant sans heurt devant les murs de cette illustre bâtisse mais, comme chacun le sait, la vie n’est jamais un long fleuve tranquille…

Des rêves hantent les nuits de Benjamin, des rêves étroitement liés à ce manoir et qui l’envoûtent peu à peu… Il y a un secret à découvrir entre ces pierres, un mystère qui se fait chaque jour plus pressant, il ne pense plus qu’à cela : que cache ce souterrain multi centenaire, ce puits aux marches qui s’enfoncent dans les ténèbres, cette vieille porte de fer rouillé découverte derrière le rideau d’une végétation importune. Une énigme ? Un trésor ? Une révélation ? « La Vignole » devient désormais une obsession qui pourrait le mener à sa perte…

La suite dans Monnaies & Détections n° 66

Valise diplomatique…

Surprenante découverte pour des alpinistes sur le Mont Blanc, prévenus la veille, fin août, par des touristes qui avaient aperçu quelque chose de brillant sur les pentes du glacier des Bossons. Deux pisteurs secouristes se sont rendus sur place et ont découvert parmi des débris d’avion une valise diplomatique ! Cette dernière provient de l’avion d’Air India « le Kangchenjunga » qui s’était crashé là, le 24 janvier 1966 emportant avec lui les 117 passagers et membres d’équipages.

Les pisteurs pensaient trouver les débris d’un autre avion, lui aussi d’Air India, le « Malabar Princess », qui s’écrasa presque au même endroit 16 ans plus tôt ! Et qui lui fut en grande partie avalé par le glacier.

Le 3 août 1950, un Lockheed L-749 Constellation d’Air India International assurant la liaison Bombay Londres via Le Caire et Genève se crashait sur le Mont Blanc (Hergé se serait inspiré de ce drame pour écrire Tintin au Tibet), à 4.677 mètres d’altitude. Deux cordées de secours furent envoyées sur place, deux jours après le drame, le temps qu’un avion suisse localise l’épave, la cordée partie de Chamonix devait coûter la vie à René Payot chef de cordée qui tomba dans une crevasse…

Le glacier avala une grande partie des débris de l’avion (le Malabar Princess) et de ses passagers. Pendant des décennies, les alpinistes des Bossons ont fait de macabres découvertes « mains, bras, jambes… », et divers débris rendus par les fontes du glacier. Parmi tous les alpinistes qui arpentent les Bossons, beaucoup connaissent la légende du Malabar Princess, il est supposé avoir eu parmi les premières classes, une princesse indienne qui se rendait à Londres et qui aurait transporté avec elle, une très grande collection de bijoux, bijoux qui, toujours d’après l’histoire locale, sont encore dans la glace…

Sources : lefigaro.fr & aiguilledumidi.net

Trouvaille 66.11

Mickael à Moux a trouvé cette classique pointe de flèche en bronze final. Cette époque a produit des flèches à pédoncule partiellement épaissi en France méridionale, et au Premier Age du fer, les pointes à pédoncule renflé sont considérées comme d’inspiration méditerranéenne.

 

Historique

En l’an 1188, une importante épidémie, contagieuse et mortelle, assimilée à la peste, se répand dans toute la France, faisant mourir au moins un tiers de la population et dans certaines villes, la moitié des habitants.

A l’automne de cette année, Béthune se désertifie, les habitants fuient, les cadavres s’amoncellent sans sépulture… Et en temps d’épidémie, les volontaires se font plus rares…

La légende 

A l’époque de cette terrible hécatombe, la nuit du 21 septembre 1188, deux maréchaux-ferrants, qui ne se connaissaient pas, Germon (ou Germond) de Beuvry et Gauthier (ou Gautier) du faubourg de Saint Pry à Béthune, font le même rêve : Saint-Eloi leur apparaît qui leur demande de se rendre, dès l’aube, à la source de Quinty (source abondante connue depuis l’antiquité) afin de créer une « Karité » (association charitable) destinée à l’ensevelissement des morts et de faire bénir un cierge de cire vierge qui les préserverait de la maladie et contribuerait également à la guérison des malades. 

Au matin, les deux hommes se mettent en marche, chacun de son côté et se rencontrent devant la source de Quinty (sur la commune actuelle de Beuvry, à l’endroit où fut érigée par la suite une chapelle en l’honneur de Saint-Eloi).

Après s’être salués, ils se racontent leur songe et tombent aussitôt dans les bras l’un de l’autre en pleurant…

La suite dans Monnaies & Détections n° 66

Dans un champ

Deux employés communaux suisses, qui étaient occupés à couper l’herbe dans un champ de Klingnau ont fait une surprenante découverte : un paquet qu’ils ont d’abord pris pour de la drogue ; en réalité le paquet contenait 2,5 kilos d’or ! sous la forme de lingots. Ils ont remis leur trouvaille à la police qui pense avoir à faire à de l’or volé. Aucun des lingots ne porte de marquage… Si personne ne les réclame, les 2,5 kilos devraient revenir dans un an et un jour, aux deux inventeurs. Un joli pactole à environ 40 euros le gramme et peut être bien plus dans un an…
Source : ladepeche.fr

Trouvaille 66.21

Bonjour à tous. J’ai trouvé cette belle gauloise en électrum dans un champ à proximité de Sarzeau dans le Morbihan cet été. J’ai retrouvé la même sur internet, trouvée elle au nord-ouest de Nantes. Alors que je pensais naturellement à la tribu des Vénètes, celle trouvée près de Nantes ferait penser à la tribu des Namnètes ? Qu’en pensez-vous et quelle peut être sa valeur, compte tenu du fait qu’elle est abimée mais que les manques n’ont pas atteint le superbe profil. Par ailleurs, avez-vous une explication sur la signification des décors sur la joue du profil et sur ce qui “ressemblerait” à un “poinçon” en plein milieu du revers ? Poids : 6,75 g et 2,3 cm de diamètre. Merci de votre avis. 

Cordialement. François, Versailles.

Il s’agit d’une imitation de Philippe au IIIe siècle avant Jésus Christ. Faute d’attribution possible de chacun des nombreux types à tel ou tel peuple, l’appellation usuelle n’est souvent qu’un lieu de trouvaille qui ne correspond pas forcément à l’aire de distribution la mieux privilégiée* (extrait du Nouvel atlas des monnaies gauloises tome II épuisé actuellement).

Cette monnaie est du type de Craon et porte le n° DT 2010.

Avers : profil appolinien lauré, dont la coiffure devient exubérante et a la joue ornée d’un trait sinueux oblique et d’un annelet centré. La base du cou est perlée.

Au revers, présence de restes indistincts d’une composition (bige ?) oblitérée par des signes et des petites barres en relief. Présence d’une contremarque au protomée de cheval à queue de triton identique sur l’exemplaire de référence DT 2016.

C’est une monnaie qui provient bien de la vallée de la Loire et les trouvailles des exemplaires connus sont étalées sur plus de 200 km.  Les exemplaires que nous connaissons sont en bon or et sur certains, le revers plus explicite. Cet exemplaire affiche une usure certaine et un manque évident de métal mais reste néanmoins un exemplaire rare avec une fourchette indicative supérieure à 1000 €.

Test détecteur Teknetics Delta 4000

Amis lecteurs de M&D je vous salue. Nous nous retrouvons pour un nouveau test de détecteur et en introduction je reprendrai un extrait d’une chanson de Joe Dassin modifié et transformé à ma sauce : « Il y a des détecteurs que l’on aime, et d’autres qu’on aurait pu aimer, puis un jour il y a celui qu’on attendait ». C’est le cas du Teknetics Delta 4000, idéal pour débutant et offrant des possibilités aux prospecteurs confirmés.

Le design du Delta 4000 est sobre, agréable à l’œil, maniable et léger, je garderai toutefois un esprit critique vous le verrez plus loin.

Je dois malgré tout préciser que ce test a été assez difficile à réaliser, ceci dû en partie aux fortes précipitations de ces derniers temps (que d’eau que d’eau), aux terrains inappropriés, dû également aux moissons tardives et aux quelques inondations de terrain que nous avons eues par chez nous.

PRÉSENTATION DE L’APPAREIL

La canne

Canne en trois parties, chose que j’apprécie particulièrement pour un déplacement facile à travers broussailles et autres gymkhanas pour se rendre sur les lieux de la détection. Très légère et robuste, en aluminium sur sa partie haute et plastique ABS sur sa partie basse. Elle s’ajuste à votre morphologie par un système…

La suite dans Monnaies & Détections n° 66

Une forteresse inca révèle une guerre juste avant la Conquista

Un ensemble de puissantes forteresses vient d’être mis au jour dans le nord de l’Equateur, parfois à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Il semble marquer une véritable frontière entre l’Empire inca, vers le sud, et les peuples du Cayambe, vers le nord. Il apparaît ainsi qu’une situation de guerre prolongée existait dans cette région encore peu de temps avant l’irruption des conquistadors, dans les années 1530 (ci-dessus, forteresse de Cuzco, lieu du grand affrontement entre Espagnols et Incas). Dans les décombres des bâtiments, les archéologues ont trouvé des pierres de frondes, l’une des armes de prédilection des peuples de la région. Cette découverte corrobore non seulement les textes espagnols rédigés peu après la conquête, mais aussi les conclusions auxquelles plusieurs historiens étaient déjà parvenus : l’Empire inca, encore jeune puisque né à peine un siècle plus tôt, était en pleine phase d’expansion impérialiste lorsqu’il fut « fauché en plein vol » par l’arrivée des Espagnols.

Source : Guerres et histoires n° 6

© Danny Lehman/Corbis