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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2013

Edito n° 70

Tel Alexandre le conquérant, il arpente champs et plaines, coteaux et montagnes en balayant le sol de son détecteur. Et comme Alexandre le bienheureux
il a fait sienne depuis longtemps déjà la devise « Carpe Diem ! ». Pour nous il est Alexandre, qui ouvre le Bréviaire de Saint Jacques Boucle d’or et nous délivre sa maxime mensuelle dans ses « Chroniques de la prospection ordinaire », avec son style très personnel : son vécu raconté à la troisième personne et ses trouvailles nombreuses qui font rêver les prospecteurs débutants.

Alexandre est l’un de nos plus anciens auteurs et le plus prolixe, sa première participation à la revue remonte au numéro vingt-quatre en octobre/novembre 2006 soit un peu moins de sept ans. Une paille au regard de l’histoire des monnaies que l’on ramasse. Il a décidé d’arrêter ses chroniques, jugeant en avoir fait le tour et de peur de se répéter. Quand vous croiserez un prospecteur dans notre Midi-Pyrénées, la question vous viendra sur le bord des lèvres : « Est-ce Alexandre ? »  Nous lui souhaitons bonne prospection et longue vie !

Régalez-vous donc de cette dernière chronique, et de ce numéro où les trouvailles et le vécu des prospecteurs sont omniprésents, preuve que la détection passionne de jour en jour toujours plus de monde.

Bonne lecture,

Gilles Cavaillé

Vécu

Chronique de la prospection ordinaire

Le Messerschmitt oublié

L’anneau de Noël

Un gros trésor de monnaies d’argent retrouvé et aussitôt revendu en République Tchèque

Le sceau n’est pas celui que l’on croit

Le renouveau technologique de l’orpaillage artisanal en Guinée

Les débris de montres

Brèves

Histoire

Anne de Bretagne et sa rare Cadière d’or

Numismatique

Numismatique des règnes brefs – II

Enquête autour d’une monnaie. Scipion, général du parti pompéien en Afrique – 2e partie

Découvrons l’Histoire à travers la monnaie. L’ascension politique de Louis-Napoléon Bonaparte (1848-1870) – 2e partie

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Trouvaille 69.01

Trouvailles de Bob, Haute Ariège : un poignard de 39 cm et 4.5 cm au plus large, 1 poignard de 36 cm et 2.8 cm au plus large, un petit boulet de canon, 1 objet de bronze de l’Aude, 1 pointe de flèche, 2 piécettes un peu usées.

Vous dites qu’un des poignards a les deux bords tranchants ? Là on distingue bien que sur ces deux objets, il n’y a qu’un bord de coupe, il s’agit soit d’un grand couteau, soit de la « machette » ariégeoise pour débroussailler un terrain, bien qu’en général il s’agisse plutôt d’une forme recourbée comme la serpette. Il y a fort à parier que l’utilisation des ces deux « outils » était identique. Difficile de  dater précisément ces deux lames mais je pencherais pour le XVIII-XIXe siècle. En revanche le petit boulet de couleuvrine peut être du XVIe siècle.

Le petit objet en bronze avec face décorée de ronds évidés a une très jolie patine mais sa fonction me laisse perplexe. Sur l’autre face on aperçoit un anneau comme pour un bouton et un crochet ouvert vers l’extérieur ? La fonction décorative est manifeste, sa petite taille nous permet de supposer qu’il pouvait être un attribut vestimentaire décoratif. Le style décoratif peut être compris entre le VIIIe et le XIIe siècle.

Enfin les deux monnaies sont des tournois de François Ier et Louis XII photographiés avec une pointe de flèche à douille du bronze final.

 

La vengeance sur le serpent à plumes

La détecte c’est le pied, tout arrive et tout repart, des fois c’est le contraire et réciproquement. Bien que ce n’est pas à moi directement que tout ceci arriva, c’est en empruntant la première personne qu’il fallait que je te conte cette aventure croustillante, oh combien ! Elle eut pour point de départ une matinée de détection « tranquilotte », ponctuée d’une partie d’empoigne verbale digne de Pagnol.

Un jour singulièrement quelconque donc, muni de ma poêle favorite, j’arpentais un champ mille fois labouré en profondeur, totalement non archéologique et loin de tout site répertorié. J’y poêlais seul, pas bien loin de mon home et fort des autorisations du proprio qui est un vieil ami de la famille.

Cela faisait un bon moment que j’allais à l’amble, perdu dans les rêves de rondelles qui sonnent (je dis ça, mais des fois on pense plus rondeurs que rondelles, mais bon…) lorsqu’un véhicule s’arrête sur le chemin bordant l’immense parcelle…

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 69

Casque XP WS5

On ne presente plus XP, l’unique fabricant français de détecteurs de métaux. Sa capacité d’innovation avec le Deus l’a propulsé aux plus hautes marches du podium des fabricants mondiaux. Sa dernière évolution est le casque WS5 pour le Deus à découvrir chez votre revendeur habituel. En voici les caractéristiques :

Le WS5 est un casque sans fil intégral, totalement étanche à la pluie, il vous permettra de vous isoler confortablement des bruits extérieurs et des intempéries.
En l’absence de la télécommande, il offre l’avantage comme le WS4, de pouvoir piloter seul le détecteur grâce à son interface de contrôle, et ce sans perte de performance !

FONCTIONS :
• Discrimination
• Sensibilité
• Effets de sols
• 4 multi-tonalités + mode Pitch
• 4 fréquences (4, 8, 12, et 18 kHz )
• 9 programmes d’usine
• Volume
• Changement de disque

CARACTERISTIQUES :
• Liaison sans fil
• Doté de sa propre interface de commande
• Pliable et ergonomique
• Étanche à la pluie
• Ecran plus large que le WS4
• Batterie lithium à grande autonomie : 27 heures
• Charge rapide au format USB : 2 heures
• Indication de l’état de charge du casque et du disque
• Affichage de la conductivité des cibles
• Taille ajustable
• Léger : 255 g

Prix : 349 €

Trouvaille 69.21

Tout d’abord, je vous remercie pour votre magazine qui m’éclaire souvent sur de nombreuses découvertes, et m’en fait savoir à chaque fois un peu plus sur l’histoire des monnaies. Bien qu’aimant ramasser des monnaies, les deux découvertes sur lesquelles j’apprécierais votre avis (ou celui des lecteurs) n’en sont pas ! La première, il s’agit d’une bague en argent trouvée à Quevreville-la-poterie (76), j’ai essayé de trouver des renseignements, mais cela reste très vague. La piste la plus proche et la plus ressemblante serait une bague de foi (deux cœurs surmontés d’une couronne) qui daterait du 17e – 18e. Etes-vous d’accord ? Au moins sur la datation ! La seconde trouvaille, c’est, je pense, un bouton de manchette. Ou alors je fais fausse route et vous me le direz bien vite. A priori, c’est de l’or, 4.3 g, 1 cm x 0.4 cm, trouvé à Saint Aubin Epinay (76) en forêt. Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance de votre réponse, je vous laisse le soin de publier ou non ces trouvailles. J’attends simplement une aide sur l’identification de ces objets ! J’ y ai ajouté deux autres découvertes faites sur Franqueville Saint Pierre cet hiver (autre bague et statuette), je suis preneur de toute information sur ces objets, ainsi que sur les deux premiers (bague et bouton). Simon.

La bague en argent à chaton plat orné de l’inscription latine IHS avec deux cœurs affrontés sur un fond de fleur est assurément une bague de foi, elle est datée du XVe au XVIIe siècle. La légende latine signifie : « Iesus Hominim Salvator » qui se traduit par « Jésus sauveur des hommes ».

La seconde est différente de forme et se présente comme un anneau plat décoré d’entailles régulières et de croix se terminant par deux cœurs couronnés. C’est une autre bague de foi un peu plus récente XVIe-XVIIIe siècle.

Venons-en au bouton de manchette, car oui c’en est un, mais il est plaqué or et n’est pas d’un seul tenant, comme vous pouvez le voir au niveau de l’arête, on y distingue de l’oxyde de cuivre de couleur verte typique.

Et enfin, la petite statuette est une poupée de châsse du XIIe au XIIIe siècle. Voir à ce sujet le courrier des lecteur page 62 du numéro 69 de Monnaies & Détections.

Trouvailles en forêt d’une débutante

A l’origine de ma passion, un intérêt pour les articles dans les magazines, les reportages télé montrant des trésors découverts, ensuite la rencontre avec un prospecteur me fait concrètement voir qu’avec un détecteur de métaux les objets des siècles passés ne sont pas perdus à tout jamais mais qu’ils peuvent se retrouver dans nos mains. Au début, je regarde les blogs de différents chasseurs de trésor et ensuite je décide de passer à l’action en commençant par prospecter avec un Tesoro Silver sabre, à la plage et en forêt, mais j’ai du mal à différencier les sons donc je fais l’acquisition d’un Garrett Ace 250.

Je me décide à le tester dans la forêt de Saint Wandrille, proche de l’abbaye, j’allume l’appareil et commence par trouver à l’entrée du chemin une pièce de 1912. Au détour d’un sentier, je rencontre des moines de l’abbaye, bien sympathiques, ils me demandent quelle est ma plus ancienne pièce, il me semble que c’est celle qui a des fleurs de lys (pièce trouvée avec le Tesoro) mais elle est trop abîmée pour en dire plus…

Lisez la suite dans Monnaies & Détection n° 69

 

261 kg

Tel est le poids de la plus grosse météorite de Pologne, découverte par une équipe de chercheurs franco-polonais le 4 octobre 2012 dans la Réserve de météorites de Morasko, située à 10 km au nord de Poznan. Déterrée le 8 octobre à près de 2.2 m de profondeur, la météorite est actuellement exposée à la faculté de géographie et de géologie de l’Université Adam Mickiewicz (AMU) de Poznan. Composée à 93 % de fer et 6 % de nickel, cette trouvaille extraterrestre contribuera au débat sur les origines de notre univers.

Trouvaille 69.03

Bonjour, pour la monnaie je pense à une carolingienne ? 19 mm de diamètre pour 1.1 g en argent et pour le plat, le surprenant de l’histoire est que j’ai trouvé ce plat perdu au beau milieu d’un bois au centre de nulle part. Comme quoi les gens de tous temps ont jeté n’importe quoi n’importe où. Toffy. Ah ! J’oubliais 20 cm de long pour 8 de large. 

La monnaie est féodale et non carolingienne, il s’agit d’une monnaie de Hugues Ier (1093-1125). A l’avers : TRECAS CIVITAS. Au revers : PETVS EPICOPVS. Description de l’avers : croix cantonnée d’une croisette au 4e. Description du revers : Monogramme RBVS (Robertus). Cette monnaie a pas mal souffert et s’échange sur la base d’un billet de 20 € maximum.

Le plat trouvé fait partie des petites surprises de la prospection,  il est en cuivre semble-t-il. Et pour la petite histoire il n’a peut-être pas été jeté mais oublié lors d’un pique-nique qui aurait mal tourné avec un départ dans la précipitation, orage violent ou autre, mais l’imagination des prospecteurs est foisonneuse… Fin du XXe siècle pour le plat avec petit liseré décoratif foliacé.

Le trésor du hameau perdu

Tout commence il y a une trentaine d’années, des promeneurs retrouvent l’ancien hameau dissimulé dans les bois, ils trouvent d’après une ancienne carte les ruines du site concerné. Il y a des pans de murs encore présents, des traces de bâtiments disparus, un puits profond, une mare et pour boucler le tout une cave très ancienne. Les deux individus décident d’entamer des recherches sur ce terrain malgré qu’il soit une zone de chasse privée. De nombreux promeneurs ont toujours été à la recherche de ces ruines par curiosité ; j’ai moi-même observé les lieux, proches d’une piste domaniale autorisée au public.

L’histoire des deux chercheurs est lamentable dans le sens où suite à la découverte des monnaies, d’autres recherches plus conséquentes ont pris une ampleur désastreuse. Probablement que nos chercheurs ont utilisé des détecteurs, mais les informations sont imprécises à ce sujet. Il parait que c’est dans un reste de bâtiment éboulé que fut trouvée une potiche remplie de centaines de monnaies. Les deux chercheurs, adhérents d’un club numismatique, ont éveillé l’attention de personnes curieuses par la revente des monnaies…

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 69