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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2013

Trouvaille 70.12

A quoi correspondent cette médaille et cette monnaie ? Nounours

Il s’agit d’une médaille frappée lors d’une exposition qui s’est tenue à Chartres en 1877 dont le thème était tout simplement les industries et les beaux arts. A cette époque, les expositions étaient pléthores et c’était le seul moyen de faire connaitre et de montrer au public les progrès réalisés récemment et très rapides durant cette période industrielle.

La monnaie est une monnaie de 20 f classique Guiraud, l’équivalent des 20 centimes de nos derniers nouveaux francs, soit 3 centimes d’euro actuel. Au fait que pouvez-vous acheter aujourd’hui avec trois centimes d’euros ? Pour info en 1955 le prix du kilo de pain était de 56,60 f soit un peu moins de 9 centimes d’euro en contrevaleur actuelle…

L’annonce a été faite le 22 mars dernier sur Radio Prague : la police a rendu publique la découverte d’un des plus gros trésors de monnaies d’argent jamais découvert sur le territoire de la République Tchèque. 

Le trésor a été découvert il y a deux ans par un chasseur de trésors en Moravie. Cet homme a fait la découverte de sa vie : un pot contenant des centaines de pièces d’argent frappées entre le XVe et le XVIIe siècle. Il a préféré ne pas prévenir les autorités de sa découverte et il a vendu la plupart des pièces du trésor à un collectionneur. Seule une partie des monnaies a été retrouvée.

On pourrait penser qu’avec le temps qui passe il est de plus en plus difficile de trouver des trésors… Et pourtant cela ne décourage pas de nombreux chasseurs de trésors qui continuent de tenter leur chance avec leur détecteur de métaux. Il arrive parfois que leur patience soit récompensée…

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Le trésor enterré au cours de la guerre de 30 ans contient des monnaies qui circulaient alors dans toute l’Europe, comme cet écu à l’effigie de Philippe II d’Espagne. Photo Ctk

Détection dans les années 80

On ne résiste pas au plaisir d’exhiber un dinosaure de la détection, un Bothoa 710 des années 80, appareil de marque française ! Admirez la couleur orange pétard, la prise en main (véritable outil de luxation du poignée) le compartiment pile futuriste et son écran LCD ! Oui les prospecteurs des années 80 ont eu beaucoup de mérite et ils ont même fait des trouvailles ! :-)

Trouvaille 70.14

Bonjour, j’ai trouvé ces deux objets dans un champ au milieu des moutons en Savoie. Deux objets insolites : une statuette de Napoléon en étain ou plomb traversée par une tige de fer, longueur 6 cm, poids 75 g. Le second est une jambe en plomb de 4 cm pesant 30 g. Merci, Philippe

Jouets d’enfant cassés ou perdus par un jeune berger qui occupait son temps à garder les animaux ? La statuette de Napoléon avec sa tige en fer pouvait aussi bien être une partie d’un ensemble plus important ? Les produits dérivés de notre empereur corse sont légions et bien malin celui qui pourrait nous en retrouver l’origine !

L’anneau de Noël

La Baule, 16 août 2012, 6 heures du matin… Une silhouette coiffée d’un béret rouge, arpente l’estran, un détecteur en bout de bras et balaye consciencieusement le sable, ce sable aux grains si fins et si blancs qui fait la fierté des baulois. Un signal profond titille les oreilles d’Alain dit « Labo », une nouvelle cible l’attend sous quelques centimètres. Il saisit sa pelle et entame la couche ferme de l’estran, le faisceau de sa lampe révèle une forme qui vient de sortir du trou, une forme biscornue, tordue, pliée, aux reflets jaunâtres. Il s’en saisit, s’accorde une poignée de secondes pour la regarder et l’enfourne tout aussitôt dans sa poche à déchets, encore un anneau de laiton ou une manille d’inox… Alain occupe sa retraite entre bricolage et beachcombing, son terrain de jeu est vaste, près de huit kilomètres de plage entre Pornichet et Le Pouliguen. Et comme tout baulois qui se respecte, sa plage est l’une des plus belles d’Europe ! Le jour commence à montrer le bout de son nez, pour Alain, il est temps de quitter l’estran, confiant, pour un temps, la plage aux touristes qui ne vont pas tarder à déferler.

Chez lui, Alain fait l’inventaire de ses découvertes, les déchets qu’il ramasse sont tous triés, recyclés ou jetés. L’anneau de laiton prend la direction de la boite qui fera le bonheur de l’un de ses amis, ce dernier réalise de magnifiques maquettes de bateaux en bois. Un anneau trouvera toujours sa place sur un navire aussi petit soit-il : organeau d’ancre, erse ou anneau de cordage en fibres métalliques, chapeau de cheminée de bateau à vapeur… Encore faudrait-il lui redonner une forme convenable à coups de marteau, il hésite… L’ami est là, quelques jours plus tard et furette dans les débris rejetés par les vagues, en quête de la forme parfaite qui deviendra l’un des apparaux de ses modèles réduits. Il se saisit de l’anneau, le tourne entre ses doigts, l’observe longuement, et pousse une exclamation : « Alain ! Viens voir ici ! Tu n’aurais pas oublié tes lunettes quand tu as mis cet anneau au rebut ». Alain se penche sur l’objet…

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Le secret de l’anneau

Si vous avez lu les aventures de Bilbo le Hobbit, ou vu une des nombreuses adaptations au cinéma de la saga du Seigneur des anneaux, vous connaissez plus ou moins l’œuvre de John Ronald Reuel Tolkien. Si ce n’est pas le cas, tant pis, je ne vais pas résumer ici l’histoire, un numéro de Monnaies & Détections n’y suffirait pas…

En bref, il s’agit d’une histoire de bague : « l’anneau » au pouvoir magique. Ce que personne n’imaginait par contre, jusqu’à tout récemment, c’est que Tolkien s’était inspiré d’une vraie bague pour écrire sa fantastique histoire ! C’est une révélation de la fondation Tolkien, cet anneau, romain, fut trouvé par un paysan en 1785, quelques années plus tard une tablette de pierre fut découverte sur le même site. Mais ce n’est qu’en 1929 qu’un archéologue, M. Wheeler, fit le rapprochement entre la tablette et la bague, ce qui apporta un éclairage sur l’étrange inscription latine gravée sur l’anneau et qui se traduit par : Celui qui porte le nom de Senicianus ne pourra pas bénéficier d’un bon état de santé tant qu’il ne rendra pas l’anneau au temple de Nodens. Il s’agit ni plus ni moins que d’une malédiction remontant à l’époque romaine ! Wheeler connaissait Tolkien qui était alors professeur à Oxford, il lui raconta l’histoire et lui montra le fameux anneau qui a probablement été le point de départ de toute son histoire…

L’anneau, le vrai, est aujourd’hui la propriété du National Trust, en charge du patrimoine historique à Londres.

Source : the Guardian

Trouvaille 70.07

Trouvée en Haute Savoie par Philippe, une plaque en fer avec décor floral sertissant un ovale d’une autre matière métallique non précisée, figurant un médaillon avec le portrait à droite de Hadrien l’empereur romain et la légende latine HADRIANUS AUGUSTUS. Cet objet n’est absolument pas contemporain de l’empereur mais de facture moderne. Il devait être en applique sur un objet de plus grande importance.

Le Messerschmitt oublié

Mai 2012, nous sommes à flan de colline dans les Pyrénées. Aujourd’hui, le soleil brille et nos recherches vont pouvoir commencer. En effet, nous savons qu’un avion est tombé là pendant la guerre mais nous n’avons strictement aucune information sur cet appareil. Le but de notre démarche ? Découvrir l’histoire de cet avion et la retranscrire. 

Sur place, nous trouvons un grand nombre d’éléments. D’abord, une monnaie italienne de 1860, qui n’a aucun lien avec notre appareil puis, très rapidement, de nombreuses pièces qui proviennent de cet avion. Elles sont, comme c’est très souvent le cas, en mauvais état : le choc a littéralement broyé l’appareil. Nous les nettoyons et essayons de les analyser pour comprendre ce qui s’est passé.

Dans un premier temps, nous tentons de découvrir quel type d’appareil s’est écrasé ici. Un premier indice apparait, inscrit sur une biellette : c’est un chiffre, « 109 ». Ce chiffre, et la manière dont ce marquage est inscrit, font clairement penser à un Messerschmitt 109, un appareil de chasse Allemand très utilisé lors de la seconde guerre mondiale. Deux plaquettes viennent ensuite confirmer cette hypothèse. La première écrite dans un style très représentatif des années 1940 indique une dimension de pneumatiques : 650 x 150 : or, la dimension du pneu de la roue principale du Me109E est bien celle-ci. La deuxième plaquette, elle, provient, du mécanisme de réglage d’hélice d’un Me109E.

Le scénario de la perte d’un Me109 sur ce flanc de montagne se confirme, et il est crédible car l’escadrille JG101 basée à Pau en 1943/1944 entrainait ses élèves (entre autres) sur des Messerschmitt 109. (A propos de l’activité de cette escadrille pendant la guerre, je vous conseille d’aller voir l’excellent site de Thomas Genth : http://www.thomasgenth.de/index.html)

Comment en savoir plus sur cet avion précis ? Je prends mon téléphone…

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Le coffre de Mazarin

Si, il y a bien des coffres contenant des trésors, ici c’est le coffre lui-même qui est le trésor ! Début 2013, un couple qui doit partir en maison de retraite fait appel à un commissaire priseur, vu à la télé, pour estimer leur maison du Val de Loire et son contenu. Une fois sur place, ce dernier se voit proposer un verre de vin, le propriétaire va alors chercher une bouteille dans un grand coffre qui sert de réserve. Et là, le choc ! Un coffre japonais en laque finement travaillé. Après quelques semaines de recherches, l’identification tombe : ce coffre a appartenu sans aucun doute au Cardinal Mazarin ! On en avait perdu la trace pendant la guerre en 1941… Le couple de retraités l’a acheté en Angleterre il y a de nombreuses années, pour une somme modique. Le coffre étant de grandes dimensions leurs enfants jouaient dedans ! La vente est prévue pour le mois de juin, son estimation, et il ne s’agit que d’une estimation, est de 200 000 euros ! Finalement plus que la maison en elle-même…

Source : lefigaro.fr

Trouvaille 70-01

Bonjour, pouvez-vous me donner quelques infos sur ce petit pendentif en or ? ça ressemble à un bijou romain. L’anneau vient se refermer sur la partie incurvée de la médaille. Le revers s’est fait un peu chiffonner par la charrue. Longueur totale 32 mm, diamètre 17 mm, poids 2,20 g. Bien amicalement, Vincent 78.

Jolie et émouvante trouvaille, ce bijou est ancien à l’évidence, peut-être antique, mais une autre hypothèse existe : on voit comme un renflement au cœur de l’objet comme s’il contenait une relique ? Cette thèse est confortée par le système de fermeture, un pincement profond des bords des deux plaques sur tout le pourtour, rappelant légèrement la forme de la coquille Saint Jacques et dans ce cas médiéval…