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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2013

Une simple galerie de portraits de nos ancêtres ?

Le constat

Invention certes géniale, l’appareil photographique ne fera hélas son apparition qu’environ 2000 ans après Jésus Christ ; autrement dit pour tenter d’obtenir une image la plus fidèle possible d’un Gaulois, nous sommes contraints d’examiner ce qui a traversé les siècles, c’est à dire les objets d’art (statuaire, gravures sur bois ou sur pierre, monnaies antiques) et les écrits militaires, scientifiques ou philosophiques qui seuls demeurent en capacité de nous restituer éventuellement la physionomie de ces insaisissables Gaulois avec toute l’incertitude liée à l’origine des sources historiques.

Les sources

La « propagande » gréco-romaine

Les premiers voyageurs grecs qui sillonnent ces terres septentrionales lointaines sont forts impressionnés et décrivent les autochtones comme grands, nus, blonds et hirsutes, vivant sur des terres incultes recouvertes de forêts enveloppées de brumes ; Jules César lui-même (et son fidèle lieutenant Labienus) dans le fameux « de Bello Gallico » en français « La guerre des Gaules », se garde bien de souligner chez ces indigènes (au sens premier du terme c’est à dire les habitants originels du pays) le moindre signe de civilisation digne de ce nom (définition d’indigène mais cette fois-ci au sens figuré…) et reprend, comme le plus vulgaire des copieurs-colleurs actuels, ce qu’il a retenu des écrits grecs. Cela participe à une stratégie car, en fin calculateur, il n’ignore pas qu’il est impératif a posteriori de convaincre le sénat que ces terres tant convoitées et si riches étaient tenues par des barbares ignorants et crasseux ; en y ajoutant une migration « menaçante » et fort bien venue des Helvètes, la campagne militaire dirigée contre la Gaule relevait presque du cas de force majeure. Ainsi Rome et Jules César ne pouvaient être accusés d’impérialisme car ne remplissant que leur devoir : porter loin et fort les références et les valeurs latines. Quant aux historiens et aux géographes, qu’ils soient grecs (Hérodote et Poseidonios par exemple) ou romains (Pline l’ancien qui rapporta certains mots « gaulois » et Strabon), leurs connaissances du monde celtique étaient limitées et bien peu possédaient des certitudes sur ce qui se passait au delà de la Gaule du sud… Pour eux ces barbares se ressemblaient tous et manquaient qui plus est singulièrement d’imagination et de fantaisie surtout lorsqu’il s’agissait de se « faire une beauté » !

Tout ou presque est résumé dans ce passage de Strabon (STRABON. IV. IV, 2.) datant d’après la conquête :

« … Toute la race appelée aujourd’hui Gauloise ou Galate a la manie de la guerre ; elle est irascible, prompte à la bataille, du reste simple et sans malice. Aussi, une fois irrités, ils se rassemblent en foule pour courir aux combats, et cela avec éclat, sans aucune circonspection, de sorte qu’ils tombent facilement sous les coups de ceux qui veulent employer contre eux la stratégie. Et en effet, qu’on les excite, quand on veut, où l’on veut, pour le premier prétexte venu, on les trouve prêts à braver le danger, sans avoir pour entrer dans la lutte autre chose que leur force et leur audace… Aujourd’hui, à la vérité, ils sont tous en paix, asservis ; et ils vivent sous les ordres des Romains qui les ont conquis ; mais nous nous les figurons ainsi d’après leurs anciens temps et d’après les maximes encore subsistantes aujourd’hui chez les Germains… »

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 72

Le trésor du SS Gairsoppa

En février 1941, un sous-marin allemand, l’un de ces fameux loups gris (voir Monnaies & Détections n° 44), envoyait par le fond un navire de transport anglais, le SS Gairsoppa qui rentrait de Calcutta, Inde, vers Londres. L’attaque eut lieu au large de l’Irlande, le SS Gairsoppa avait à son bord une cargaison de 240 tonnes d’argent ! principalement sous forme de lingots et quelques tonnes de monnaies. L’épave fut localisée en 2010 par Odyssey Marine, les désormais célèbres chasseurs de trésor basés à Tampa en Floride, spécialisés dans la recherche à grande profondeur. Une fois l’épave localisée, Odyssey proposa un deal au gouvernement britannique, tous les frais de renflouement étant à la charge d’Odyssey, ces derniers voulaient 80 % de tout ce qui serait remonté, les 20 % restants revenant aux Anglais, qui ont accepté ! En 2012, 48 tonnes furent remontées, cette fois Odyssey a renfloué 61 tonnes d’argent sous forme de lingots, pour environ 40 millions de dollars au cours actuel. Et il en reste encore autant, à 4000 mètres de profondeur ! Le journal le Guardian, rapporte qu’en début d’année des archéologues anglais ont critiqué le gouvernement d’avoir accepté cette récupération par Odyssey. On peut se demander ce qu’une épave de 1941 pourrait bien apprendre de nouveau à l’archéologie anglaise…

Source : lefigaro.fr

© photos Odyssey Marine

Trouvaille 72.22

Trouvaille de Kona en 77. L’objet est en bronze avec un anneau à l’extrémité, du bois est encore présent de l’autre coté, il s’agit vraisemblablement d’un passe guide de calèche ou autre époque, probable XVIIIe-XIXe siècle.

Un commis de cuisine qui a découvert une très rare boucle d’oreille en or de l’âge du bronze a failli jeter sa trouvaille à la poubelle sans autre forme de procès…  Cette boucle d’oreille a été découverte au début du mois d’octobre 2012 en Angleterre, dans un champ de l’Oxforshire. Il s’agit d’une des plus anciennes pièces métalliques jamais découvertes en Angleterre : elle date du début de l’âge du bronze, aux alentours de 2200 avant JC. 

Steven Bain, qui habite dans le village d’Ewelme, près de Wallinford, a découvert cet authentique petit trésor archéologique alors qu’il prospectait avec son détecteur de métaux sur des terres agricoles.

L’homme, âgé de 27 ans, a déclaré à ce sujet : “J’ai failli la jeter car je n’ai pas réalisé de quoi il s’agissait. Mais je l’ai finalement mise dans ma poche… Ce n’est qu’après, une fois rentré chez moi, au moment du nettoyage, que je me suis rendu compte que c’était de l’or. Le champ dans lequel je l’ai trouvée est très grand et je ne serai pas capable de dire où je l’ai trouvée exactement. Ce qui est sûr c’est qu’on était sur place depuis peu de temps quand le détecteur s’est mis à sonner.

L’heureux découvreur de ces très rares boucles d’oreilles…

La suite dans Monnaies & Détections n° 72

Des femmes en or !

Elles le sont toutes, mais, celles-ci, ont la particularité d’être en or 24 carats ! Un champ sur l’île danoise de Bornholm, délivre depuis maintenant quatre ans des statuettes en or datée de l’âge du fer, entre 3 et 5 siècles av. J.-C. La première des statuettes fut découverte en 2009, le site est depuis fouillé par les archéologues qui en trouvèrent trois au printemps 2012. Et la cinquième statuette a été mise au jour en début d’année, toutes représentent des figurines de femmes, ce dépôt est considéré comme rarissime, la plupart des statuettes/figurines des régions nordiques pour cette époque représentent des hommes. La dernière trouvée est la plus grande, mais elle ne mesure que 4,2 cm pour 3 grammes ! D’où la difficulté pour les trouver… Le dépôt, certainement groupé à l’origine a, d’après les archéologues, été éclaté par la charrue. Plus de 15 mètres séparaient les deux statuettes les plus éloignées, ce qui en soi n’est pas énorme ; sur les dépôts monétaires, eux aussi victimes de la charrue il n’est pas rare de voir plus de 100 mètres entre deux monnaies, déplacées par la charrue de quelques centimètres chaque année, mais pendant des siècles ! Source : Musée Bornholm

© photo : René Laursen


Trouvaille 72.08

Bonjour, voici une autre gauloise trouvée récemment, statère lémovices à la grue LT 4072, celui-là est en bronze (un spécialiste anglais m’a dit qu’à l’origine ce type de monnaie devait être recouvert d’un plaquage or). Je trouve ces monnaies dans un “roncier” et tout autour sur une surface de 30 m2 en tout. J’en ai une vingtaine mais en mauvais état. Celle-ci est certainement celle en meilleur état, qu’en pensez-vous ? Dp

Au droit, un profil à droite à la coiffure « aquitanique » à grosses mèches et volute en accolade s’échappant de la bouche, mais l’arrière de la chevelure n’est pas bien visible, de même que le grènetis. Au revers, un cheval aux jambes bouletées avance à droite. Une volute sort de sa bouche. Il est surmonté d’un échassier (grue) à droite. Au-dessous, un fleuron trilobé et cerné (communément appelé « trèfle ») est centré d’un globule. L’ensemble est d’une bonne conservation. Pour répondre à votre question, elle n’était pas plaquée d’or car il s’agit de la même gravure que le statère à la grue et au trèfle mais de la classe I suivant l’attribution de Délestré-Tache ; et votre monnaie est la classe IV en bronze II et Ier siècle avant Jésus Christ. Cette monnaie est en bel état de conservation, légèrement décentrée, et peut s’estimer 180 €.

Nos trésors de France

Pendant qu’en Angleterre une centaine de trésors archéologiques majeurs sont mis au jour, déclarés et étudiés chaque année, pendant que les découvertes concernant son patrimoine antique se multiplient dans des proportions exponentielles, pendant que leurs musées s’enrichissent de pièces rarissimes, pendant que les amateurs d’histoire et de patrimoine collaborent étroitement avec les autorités archéologiques et sont récompensés, la France stagne et recule. 

Pourtant notre territoire est bien plus étendu que le leur et notre histoire est tout aussi débordante, y compris de leur fait. Pourtant des trésors et objets intéressant notre passé sont potentiellement bien plus abondants chez nous.

Mais ils semblent inexistants et dans nos musées, excepté dans les plus grands, les vitrines sont très pauvres et ces merveilles de notre passé croupissent en majorité dans des caisses au fond de leurs caves poussiéreuses. Quand elles ne disparaissent pas mystérieusement des collections de ces musées, comme peuvent le prouver les inventaires refaits au fil du temps…

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Les 3 reines Huari

Découverte sans précédent au Pérou, des archéologues ont mis au jour une tombe royale de la civilisation Huari (ou Wari), fouille réalisée dans la région d’El Castillo à 4 heures de route au nord de Lima. Les restes d’une pyramide datée d’environ 1300 ans, pré-Inca, qui a livré une tombe royale, probablement trois reines ou princesses. Avant d’arriver à la salle des trois reines, les archéologues sont tombés sur une salle contenant 60 squelettes enterrés assis, très certainement des sacrifices humains destinés à accompagner les trois reines ! Ces dernières étaient parées de nombreux bijoux en or et argent ainsi que d’une vaisselle d’apparat, gobelet en argent, coupe en albâtre et de nombreuses céramiques… Source : foxnews.com

Trouvaille 72.19

Bonjour, ci-joint les photos d’une bague en argent trouvée dans la Marne. Elle pèse 3,28 g. Le diamètre est de 2,3 cm. Le chaton au milieu fait 0,9 cm de côté. On me l’a identifiée comme étant datée du 12e siècle.

C’est possible mais avec une échelle d’incertitude de deux siècles : XII-XIVe siècle, car si le décor de l’anneau est fruste, la composition de la bague avec incrustation est plus sophistiquée et tendrait vers le XIVe siècle.

Les photos ne permettent pas de voir la bague dans son ensemble homogène notamment les parties entre le chaton et l’anneau. Il semble que le chaton repose sur une espèce de trèfle. Les gravures de l’anneau sont du style de l’époque dite et le chaton comporte un symbole géométrique reproduit quatre fois mais j’insiste sur le fait que la piètre qualité de l’image ne permet pas d’en dire plus, notamment pour identifier le matériau, pâte de verre ou pierre colorée ?

Le dernier des Latécoère

Juin 1940 – La débacle 

Les Allemands envahissent la France et l’armée française tente, tant bien que mal, de se replier en bon ordre.

L’armée de l’air fait le maximum mais elle est dépassée. L’histoire retiendra l’expression initialement utilisée pour le Dewoitine 520 : « Trop peu, trop tard ».

Dans l’aéronavale, les hydravions Latécoère 298 ont fait ce qu’ils ont pu : « Pendant plusieurs semaines, les Latécoère 298 ont été utilisés pour des missions pour lesquelles ils n’étaient pas prévus et pour lesquels leurs équipages n’avaient pas été entrainés. Ils ont surtout mené des attaques à la bombe sur des objectifs terrestres mal définis et sans aucune protection de la chasse… Il est même miraculeux que dans de telles conditions, leurs pertes n’aient pas été plus élevées » .

Basée à Cherbourg, l’escadrille T2 équipée de Laté 298 est commandée par l’Amiral Jacques Lamiot.

Le périple de l’escadrille T2

Ecoutons Jacques Lamiot raconter les événements de juin 1940 : « Le 18 Juin, les Allemands sont aux portes de Cherbourg. A 10 heures du matin, nous prenons l’air avec nos bombes… et pendant que nous volons, Cherbourg nous donne l’ordre de rallier Brest où nous nous posons sur le plan d’eau de Lanvéoc Poulmic au milieu d’une grande confusion causée par une attaque heureusement peu importante, de bombardiers Heinkel. Là, après nous être ravitaillés tant bien que mal, nous filons sur Hourtin que nous avons de la peine à découvrir, enseveli sous une épaisse couche de brume. Dans cet oasis de calme, nous reprenons nos esprits et le lendemain, l’amirauté nous expédie sur la Méditerranée » .

L’objectif de l’escadrille est d’aller à l’étang de Berre, avant de continuer sur Bougie, à l’est d’Alger.

Effervescence à Hourtin

Que se passe-t-il à Hourtin ? On peut facilement imaginer la situation dans cette base en ce 19 juin.

La chaine de production Latécoère de Biscarosse fonctionne à plein et continue de livrer des appareils neufs…

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