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Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2013

La météorite de Tcheliabinsk

Le 15 février 2013, un astéroïde d’un poids estimé entre 5000 et 10 000 tonnes ! Pour un diamètre d’environ 17 mètres rentrait dans l’atmosphère terrestre à la vitesse de 54 000 kilomètres heures ! Il s’est heureusement fragmenté en plusieurs blocs après avoir implosé à 20 km d’altitude. Causant tout de même d’importants dégâts dans la région de Tcheliabinsk, Russie, en passant au-dessus d’une petite ville, la plupart des vitres et fenêtres explosèrent sous l’onde de choc, blessant plus de 1000 personnes ! Depuis, la chasse aux météorites est devenu le sport local. De nombreux fragments ont été retrouvés ou repêchés dans le lac Tchebarkoul, le 16 octobre dernier les chercheurs russes ont repêché un énorme morceau de plus de 570 kilos ! Le poids exact n’a pas pu être déterminé, la balance utilisée ayant explosé à 570 ! Ce qui en fait tout de même l’une des dix plus grosses météorites découvertes à ce jour. Au moment de l’impact, le lac était gelé, le plus gros morceau avait laissé un trou dans la glace de 6 mètres de diamètre ! La météorite s’est heureusement crashée en rase campagne. Ce type de météorites est malheureusement trop petit, façon de parler, pour être détecté et quand on les voit arriver, il est bien souvent trop tard…

Source : techno-science.net

Trouvaille 73.13

Bonjour, je souhaiterais connaitre la provenance de ce bouton polychrome trouvé dans un champ dans le département de la Marne. Diamètre 1,5 cm. Steph 5113

Bouton en alliage de cuivre coulé postmédiéval (17-18e siècle) avec décor émaillé et tige intégrante. Le bouton est de forme circulaire avec une face convexe et un dos concave. La décoration sur le devant est moulée en relief et porte un motif de cellules émaillées. Celles-ci sont remplies d’émail bleu pâle, bleu roi, marron clair, blanc et brun foncé.

Nome Beach, la plage au sable d’or

Tout « peigneur de plage » qui se respecte entretient un rêve, la quête du fameux reflet doré, quand il parcourt le littoral : l’or perdu par les estivants qu’il traque à l’aide de son détecteur de métaux. 

Mais il faut savoir que l’or sur la plage n’est pas toujours présent sous la forme de bijoux. L’or est partout, dans l’eau de mer tout d’abord, on estime qu’un mètre cube d’eau de mer contient de un à dix milligrammes d’or. Il faudrait ainsi exploiter un milliard de mètres cubes d’eau pour obtenir un lingot de cinq kilos. Cet or, convenons-en, est aujourd’hui inaccessible, il faudrait des moyens colossaux et trop onéreux pour espérer l’exploiter.

L’or est également présent dans le sable de certaines plages sous forme de paillettes et de pépites, un or issu des fleuves et rivières débouchant dans l’océan. Cet or natif provient de la désagrégation de filons de montagnes qui ont suivi le flot des alluvions d’une rivière pour enfin se jeter dans la mer. Peu d’orpailleurs ont pris cette option littorale, préférant se concentrer sur les placers des cours d’eau, beaucoup plus accessibles avec du matériel d’extraction simple et surtout beaucoup plus rentables. Pourtant, une plage de l’ouest de l’Alaska – Nome Beach – a vécu à l’orée du XXe siècle, une fulgurante ruée vers l’or.

1898, la découverte du filon

Le vaste territoire de la future ville de Nome n’est pas des plus accueillants. Seuls quelques esquimaux Inupiak fréquentent la région depuis toujours, vivant de chasse et de pêche dans cette toundra froide et désertique. Ces populations autochtones croisent régulièrement des chasseurs de baleines de différentes nationalités ou des négociants en fourrures, venus racheter des peaux aux trappeurs locaux. Personne n’imagine un jour s’installer durablement ici, le sol, sitôt les premières couches d’humus ôtées, est gelé en quasi permanence, difficile en l’état de vivre et de bâtir quoi que ce soit sur ce pergélisol particulièrement dur. Pourtant…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73

Campement Nome Beach

Le trésor du raja Rao Ram Baksh Singh

Chasse au trésor en Inde, dans le nord du pays où une équipe d’archéologues / chasseurs de trésor tente de mettre la main sur un trésor supposé être caché sous un ancien fort du 19e. Le raja Rao Ram Baksh Singh fut pendu en 1858 par les Britanniques qui occupaient alors l’Inde. Et sa fortune dit-on, ne fut jamais retrouvée, de temps en temps des paysans du coin trouvent quelques pièces d’argent ou d’or… Une masse métallique aurait été détectée à grande profondeur, plus de 20 mètres, et des fouilles sont en cours.

Depuis, 2011 et là, fantastique découverte du temple de Padmanabhaswamy, un trésor énorme en or, monnaies, bijoux et pierres précieuses estimé à plus de 10 milliards d’euros ! Le chiffre exact n’a jamais été connu, la chasse aux trésors est devenue un sport national en Inde et il y a de quoi faire !

Avec ces milliers de maharadjas qui se sont succédés et entretués pendant des siècles, l’Inde, depuis toujours un des plus gros consommateurs d’or au monde, où la saison des mariages influe toujours sur le cours de l’or mondial, est très certainement, avec la Chine, l’un des pays ou les plus fantastiques découvertes restent encore à faire…

Source : lefigaro.fr

Trouvaille 73.01

Voici une jolie trouvaille de GTI 2500 à Gimont, poids 1,17 g. C’est un triens de (Saint Amand de Tallende, Puy de Dôme) TELEMATE. Avers : TEL.METE buste. Revers : +M MVALDO MO, AR en couronne. Réf : Prou 1848 et Belfort 4240. La monnaie est fourrée et c’est bien dommage, cela reste tout de même, ne soyons pas bégueule, un vrai plaisir à exhumer du sol ! En l’état estimée à 600 €

Les bagues allemandes de la guerre 14-18

Passionné par la prospection depuis pas mal d’années, et habitant une région du nord-est de la France, je me suis orienté dès le début vers le militaria 14-18. En effet à part les inévitables cartouches, balles, shrapnells et autres objets indésirables je me suis aperçu que de nombreuses belles choses ont été perdues et méritent d’être sauvées. Cela va du simple bouton à la boucle de ceinturon en passant par les plaques d’identité, les emblèmes de casques à pointe et… les bagues.

Ayant trouvé en prospection un nombre relativement important de bagues allemandes et estimant ces petits objets intéressants, j’ai décidé de les présenter dans cet article.
Je précise que ces bagues ont pour la plupart été trouvées sur des cantonnements situés à l’arrière du front où elles ont probablement été perdues par leurs propriétaires.
Que dire des bagues allemandes ? Il semblerait que les bagues « souvenir » étaient fort prisées par les soldats du 1er conflit mondial, toutes nations comprises. Il se dégage deux grandes familles, les bagues commerciales et les artisanales.

LES BAGUES COMMERCIALES ALLEMANDES

Bague en argent marquée 1914-1917, celle-ci est poinçonnée.

Bague en argent, je l’ai trouvée écrasée, ce jour-là ce fut mon premier signal ! Je l’ai faite redresser par un bijoutier, elle en valait bien la peine.

Bague en argent, elle se trouvait au milieu d’un tas d’étuis de 7,92 Mauser, j’ai bien fait de tout vouloir ramasser lors de cette sortie !

Les bagues commerciales allemandes sont le plus souvent en argent, les autres étant en laiton.Elles étaient en vente dans les foyers du soldat ou par correspondance. Ci-contre un extrait de catalogue d’époque.
On peut prétendre sans trop se tromper que les bagues commerciales étaient fort couramment diffusées chez les troupes allemandes même si il a existé chez eux une production artisanale assez conséquente…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73

Le trésor du Malabar Princess

On avait déjà évoqué cette histoire dans le N° 66 de Monnaies & Détections, il y a 1 an, après la découverte dans le Mont Blanc d’une valise diplomatique. Recrachée par un glacier, cette valise provenait d’un avion, le Kangchenjunga, qui s’y était crashé en 1966. Un drame qui avait eu un précédent, 16 ans plus tôt un autre avion s’était écrasé quasiment au même endroit… dans le glacier des Bossons, un Lockheed constellation d’Air India, surnommé depuis : Le Malabar Princess, assurant la liaison Bombay-Londres via Le Caire-Zurich. Depuis ce tragique accident, une légende persistante laissait penser que le Malabar Princess transportait une fortune en bijoux, la collection d’une princesse indienne qui se serait trouvée en première classe. La réalité vient une fois de plus de rattraper la légende ! Un jeune alpiniste en balade sur le Bossons a découvert, de visu, une petite boîte portant la mention made in India et contenant une petite fortune en bijoux et pierres précieuses, une première estimation parle de plus ou moins 200 000 euros ! L’alpiniste a déclaré sa trouvaille, sinon on ne vous en parlerait pas…

Une enquête a été ouverte et avec l’aide du consulat indien, une recherche pour trouver d’éventuels héritiers va être lancée. Si aucun n’est identifié, ce qui sera difficile, la boîte ne portant aucun nom et il y avait certainement plus de bijoux dans cet avion… La petite boîte sera considérée comme un trésor et partagée pour moitié entre l’inventeur et la commune, Chamonix, propriétaire du glacier. À suivre…

Sources : euronews.com / M&D N° 66

Trouvaille 73.08

Bonjour, fidèle lecteur de la revue, je viens vers vous pour vous demander une identification et aussi une estimation de ce petit lingot en or pur. Il pèse 15,9 g, je l’ai trouvé dans un champ de blé. Merci par avance, Gilles
Voila un objet intéressant ! Les photos peuvent permettre aux spécialistes de déterminer éventuellement sa date de fabrication… Ce qui n’est pas dans mes attributions. En l’espèce tout au plus puis-je vous donner le cours du jour de l’or : 30196 € pour un kilo d’or pur. Dans l’éventualité où votre lingot serait purifié à 99 % cela donnerait 475,30 € mais il faudra faire une analyse pour déterminer la pureté de l’or avant toute cession éventuelle. Et bien sûr si une expertise scientifique peut prouver que ce lingot est antique, une prime peut être ajoutée à sa valeur vénale.

Le fils du pilote

Il y a quelques années, Jean nous avait aidé à retrouver les vestiges d’un Mustang I crashé en 1943 en Bretagne nord.

Parmi les pièces retrouvées, il y avait en particulier la montre du tableau de bord arrêtée à l’heure précise du crash, témoignage émouvant et symbolique du drame qui s’était déroulé là.
Alors âgé de 16 ans, Jean avait vu l’épave de l’avion et le corps du pilote, qui avait été éjecté de l’appareil. Jean nous avait alors précisé que ce jeune pilote anglais était le père d’un enfant, un garçon âgé de quelques années seulement.

La recherche du fils du pilote

L’identité du pilote, Anthony Willcock, et les circonstances de l’attaque avaient été retrouvées sur Internet après une longue enquête, et l’idée avait germé de retrouver le fils du pilote – Christopher –, pour lui restituer les vestiges de l’avion de son père.
Mais la tâche était immense : j’étais conscient que je cherchais une aiguille dans une botte de foin. J’avais bien lancé plusieurs « bouteilles à la mer » : des courriers à des associations de pilotes de la Royal Air Force, des mails à des amis londoniens, des « posts » sur des sites internet, sans résultat. Je n’avais reçu aucune réponse, jusqu’à ce jour…

Février 2012 : un mail tombe…

Bien qu’en vacances, j’ai gardé mon « blackberry » avec moi. Par réflexe, j’y jette un œil, et je vois un mail venant d’Angleterre, envoyé par une personne inconnue. Je le lis rapidement : « Monsieur, j’ai vu votre mail dans lequel vous recherchez Christopher Willcock. Cette personne, c’est mon père, il habite Oxford, il est très intéressé par vos recherches, prenez contact avec lui, voici son email… »
J’explose de joie, et à peine arrivé à la maison, je saute sur mon ordinateur. Une correspondance forte et émouvante s’instaure entre nous. J’ai une chance incroyable : …

La suite dans Monnaies et Détections n° 73

54 kilos de monnaies d’argent trouvés au détecteur

Un prospecteur roumain, Iulian Enache âgé de 34 ans, à l’aide de son détecteur, a mis au jour le plus gros trésor de monnaies d’argent découvert en Roumanie depuis plus d’un siècle. Découverte réalisée dans une zone désertique de la région de Vâlcea, composée uniquement de monnaies en argent, environ 47 000 pièces ! Datées du 15e siècle ce sont des monnaies turques de l’Empire ottoman cachées il y a environ 600 ans. Enache qui se passionne pour l’archéologie et la chasse au trésor a déclaré sa découverte au musée de Bucarest, les monnaies en elles-mêmes n’ont rien d’exceptionnel ni de rare, c’est leur nombre et la dimension du dépôt qui rend ce trésor hors du commun ! Les 47 000 pièces d’argent correspondent pour l’époque à une valeur d’environ 1200 à 1300 ducats or.
La loi roumaine en matière de trésor, a le mérite d’être claire… un trésor quelle que soit la manière dont il est découvert, y compris au détecteur de métaux, reste un trésor ! – Ça tombe sous le bon sens, mais ce n’est pas le cas partout… – 30 % de sa valeur marchande revient à son inventeur qui peut en plus, c’est le cas ici, recevoir une prime supplémentaire de 15 % pour une découverte considérée comme majeure. Enache récompensé de son sens civique a déjà reçu une avance de 10 000 euros et dans les 18 mois à venir, il recevra donc 30 + 15 = 45 % de la valeur marchande du trésor, ce dernier étant évalué à environ 500 000 euros.
Enache va donc percevoir, un peu plus de 200 000 euros pour son trésor. Et comme on n’arrête pas le progrès, la loi roumaine prévoit que cette somme perçue pour l’invention d’un trésor, n’est pas soumise à l’impôt !
Pour un peu, ça nous donnerait presque envie d’immigrer en Roumanie…
Source : Romania-insider.com