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Monnaies et Détections

Archive pour septembre, 2015

Sommaire 84

Vécu
14e Rallye Midi-Pyrénées
Journal d’un CDD
Nom de code : Kin No Yuri
Bretzel, choucroute et… détection !

Brèves

Histoire
Montres et clefs de montres

Appel aux prospecteurs
Trésors en attente d’une déclaration sans risque en France

Numismatique
Le monnayage colonial français - La monnaie des comptoirs de l’Inde française (Pondichéry) – 2e partie
Les monnaies d’or de la Guerre de Cent ans (1337-1475) – 4e partie

Trouvailles
Monnaies/objets

Banc d’essai
Le Golden Mask 5 VDI

Technique de prospection
Sous la plage, des métaux et… des fossiles ! – 2e partie

Courrier

Librairie

Agenda

Petites annonces

Edito 84

Dans ce numéro, point de dépôt monétaire, de miroir en argent gallo-romain ou de statuette en bronze, juste une obole, mais quelle obole ! Un trésor à elle toute seule, une obole du comte Raymond IV, l’homme qui est à l’origine du Comté de Toulouse, notre ville ! Chaque ruelle du vieux Toulouse est encore imprégnée de son passage, de son ombre, de son aura. Oui, à elle seule, cette monnaie justifie l’appel aux prospecteurs. Je souhaite à chacun d’entre vous le bonheur de tenir en main
une pièce aussi caractéristique de l’histoire locale de votre région. Il y a d’abord le plaisir de voir qu’elle est magnifiquement bien conservée, ensuite, celui de l’identifier et de se rendre compte qu’elle est inédite et que vous avez un petit morceau d’histoire qui se dévoile devant vous… le frisson est là !

Et vous croyez que l’on va laisser cela aux ânes bâtés ? Rien ne me fera changer d’avis.

Bonne lecture 

Gilles Cavaillé

Cratère Diamond

Une touriste américaine en balade dans le célèbre cratère aux diamants, Arkansas, États-Unis, a trouvé un très beau diamant de 8,52 carats ! Il s’en trouve régulièrement, la seule condition étant de ne pas utiliser d’outil et vous gardez ce vous trouvez ! Aucune estimation n’a été donnée, mais un minimum de 100 000 dollars est facilement envisageable. La plus grosse pierre du cratère fut trouvée en 1924, une pierre de 40,2 carats ! Une fois taillée elle livra un beau diamant de 12,2 carats dont la valeur actuelle serait de 880 000 dollars…

Source : cnn.com

Trouvaille 83.14

J’ai mis deux exemplaires en photo mais j’en ai trouvé toute une série sur un vieux chemin qui semblait être une draille ou un ancien chemin muletier. Ce n’est pas un objet en fer car il sonne parfaitement bien en discri. Sur l’une des faces, un côté est percé de 5 trous carrés recevant des sortes de clous à tête carrée eux aussi. Sur l’autre face, il y a une languette repliée. QUES AQUO ? Thierry 34

C’est une évidence pour tous les prospecteurs confirmés, mais pensons aussi aux débutants qui peuvent comme Thierry se poser la question. Il s’agit de fers de bœufs, l’équivalent des fers à chevaux, mais pour les bœufs ! Cela sonne bien car c’est une grosse masse comparativement à une monnaie et c’est souvent pris dans le halo de rouille diffusée dans la terre autour du fer. Cela trompe les appareils qui sonnent dessus comme pour une monnaie. Vous avez déjà fait l’expérience de le sortir de son trou et de repasser l’appareil dessus, il ne sonne plus ! Il manque le halo de terre rouillée… Quand vous savez qu’ils sont souvent profonds, qu’il en faut huit pour équiper un animal qui travaille, vous multipliez ce nombre huit par le nombre moyen de bœufs en France à l’année sur les vingt derniers siècles. Ce nouveau total doit être multiplié par le nombre d’années depuis que l’homme a inventé le fer mais divisé par la période moyenne de perte d’un fer (en gros trois ans) et vous aurez une idée, encore bien loin de la réalité, du nombre de fers de bœuf dans le sol français…

L’affaire de la météorite de Mont-Dieu, suite

Vous vous souvenez sûrement de cette affaire de la météorite de Mont-Dieu ? Voir Monnaies & Détections N° 60, 62 pour la découverte et N° 76, 79 pour le résultat du procès qui donnait plein droit sur la météorite au prospecteur au détriment du préfet des Ardennes qui était allé manu militari la récupérer chez le paysan dans le hangar…

Votre journal préféré n’est pas un simple média qui relate cette affaire, il est le donneur d’ordre et a financé la défense de Monsieur Billard. Le tribunal a ordonné la restitution de la météorite à JL Billard, condamné le préfet à 100 euros d’astreinte par jour de retard, condamné Monsieur le préfet à 1 000 euros au titre de l’article 700 et aux entiers dépens. Notre avocat a assigné le préfet le 28 janvier 2015 devant le juge d’exécution des peines pour réclamer le paiement de l’astreinte refusée par courrier le 12 novembre 2014 par Monsieur le préfet et qui a motivé cette assignation. Oui vous avez bien lu : le préfet des Ardennes, homme chargé de faire respecter la loi, ignore purement et simplement une décision de Justice… Vous pouvez prendre connaissance de son courrier ci-contre à gauche.

Après deux renvois à la demande des parties, l’affaire a été retenue à l’audience du 24 avril 2015. Et le jugement nous fut communiqué le 6 juin dernier.

Madame Perrine Robert, juge d’exécution a estimé… La suite dans Monnaies & Détections n° 83

1 200 barils de miel !

11 novembre 1468, le Hanneke Wrome, un navire marchand, quitte le port de Lubeck, Allemagne, à destination de Tallin, Estonie. Il n’y arrivera jamais, pris dans une tempête il coule, entraînant avec lui plus de 200 personnes. Et il entre dans la légende, non seulement pour être une des plus grandes catastrophes maritimes de l’époque, mais aussi et surtout pour son chargement. Des tissus et étoffes de prix, 1 200 barils de miel – une fortune à l’époque – et 10 000 pièces d’or, accompagnés d’après les archives d’une grande quantité de bijoux en or. Des monnaies et bijoux en or datant de 1468, autant dire une fortune colossale de nos jours !

L’estimation d’après les archives est de 130 millions d’euros actuels ! Un chasseur d’épave, le Finlandais Rauno Koivusaari, qui a déjà à son tableau de chasse une épave du 15e siècle, le Vrouw Maria découvert en 1999 (et toujours pas fouillée), a annoncé la découverte du Hanneke Wrome dans les eaux finlandaises. Si cette épave est bien celle du Hanneke Wrome, la totalité de ce qu’il contient, reviendra au Gouvernement finlandais…

Source : huffingtonpost.com

Trouvaille 83.16

Très belle trouvaille de Jérôme à Saint-Gaudens : une drachme de la région toulousaine de 14 mm de diamètre et d’un poids de 1,85 g. Il s’agit d’une drachme à la croix à légende ibérique : tête à gauche, chevelure formée par des mèches parallèles. Revers : croix bouletée, un globule rattaché au centre par un petit trait dans chaque canton ? Légende ibérique : AKEREKONTON dans les cantons. On ignore quel est le début de légende, c’est pour cette raison que vous pouvez voir la même monnaie avec la légende démarrant sur une autre lettre selon les marchands et leurs hypothèses… Cet exemplaire est magnifique comparé à ce que l’on a pu voir en vente : son estimation frôle les 500 euros.

Le Golden Mask deep hunter pro

Compte-rendu des tests et des premières approches in situ

Enfin décidé de l’achat d’un détecteur d’appellation « grande masse »…

Prospecteur, détectoriste depuis une vingtaine d’années, de par sa passion, Jojo collectionnait et multipliait les genres et les marques de détecteurs, une ribambelle de V.L.F., d’inductions pulsées, ainsi qu’une grande variété de disques qui n’avaient plus de secrets pour lui.

Mais… il manquait un type d’appareil : celui qui permet de prendre des volumes métalliques plus conséquents et surtout dans une stratigraphie ignorée des meilleurs V.L.F. du marché. Certes le fonctionnement n’est pas nouveau, et entre collègues on en parlait, des rumeurs circulaient sur les performances, des questionnements tels « Tu connais quelqu’un qui en possède un ? » étaient monnaie courante. Dans le milieu de la détection bien sûr que certains détiennent des inductions pulsées munis de grands cadres, mais peu les utilisent pour des raisons diverses : masse plus profonde, c’est creuser davantage, mauvaise utilisation suivant le type de terrain, déception de ne tomber que sur du fer ou des pollutions majeures…

Jojo me le fait savoir, il en veut un, « cela va m’ouvrir d’autres perspectives, une autre dimension dans la recherche, mais lequel choisir ? » Il y a des références majeures comme le Pulse Star, le Lorenz, mais en ce moment une véritable explosion du marché des détecteurs de métaux se déroule surtout en Bulgarie. Nos amis Bulgares sont motivés, compétents et sont devenus crédibles dans la fabrication de ces appareils, alors allons voir ce qu’ils nous proposent…

Après de nombreux visionnages de tests, de sites marchands, de forums ainsi que des lectures de comparatifs, nous avons pu nous apercevoir du panel existant, puis on s’est fait la remarque pourquoi pas celui-la ?, le Golden Mask deep hunter pro. Ce détecteur offre une véritable panoplie d’options et d’accessoires : cadre de 1,20 x 1,20, de 1,80 x 1,80, canne, disque de 60 cm de diamètre, d’autres dimensions sont également conçues.

Le choix est arrêté, Jojo va acheter le Golden Mask avec le cadre de 1,20 x 1,20 et se laisse tenter par la canne et le disque de 60 cm. Le prix a l’air vraiment très raisonnable, en fait de loin un des moins onéreux, en ce qui concerne la proportion qualité prix on le découvrira plus tard.

Maintenant, qui le distribue en France ? Sinon on se rabattra sur un site bulgare ou russe. Apparemment personne, alors nous contactons Loisirs Détections.

La commande est prise, trois semaines plus tard au téléphone on nous fait prévenir que l’appareil a été réceptionné au magasin, le rendez-vous est pris, nous partons de Perpignan, direction Toulouse, l’occasion de passer une journée au sein de la ville rose. Voilà ! Jojo le possède, il y a toujours de l’émulation devant un nouvel appareil, sera-t-il à la hauteur de nos espérances ?

Dès le retour, les premiers réflexes : comprendre, tester le détecteur

Pas besoin d’aller loin, l’Eldorado des tests, c’est chez Jojo, nombre de prospecteurs depuis des années viennent discuter, débattre, comparer et surtout mettre en œuvre leurs appareils sur les cibles enterrées. Oui en effet de nombreux artefacts furent mis sous terre, par taille et à des profondeurs inventoriées.

Pour essayer le Golden Mask, nous avons sélectionné trois objets : un boulet de canon du 18e siècle de diamètre 10 cm, une plaque en bronze de 6 cm de longueur et de 2 cm d’épaisseur, puis une monnaie, un Napoléon 10 centimes en sachant que le cadre ne réagira pas, de toute façon c’est ce que l’on voulait, éliminer les petites cibles.

Les tests dans ces rangées de pêchers sont un bon indicateur, car il y a la présence de petites pollutions métalliques, ainsi qu’un long enfouissement des objets dans une terre limoneuse tassée.

Ce premier essai avec le cadre, s’est fait avec une moyenne de 30 cm au delà du sol, c’est ce qui est préconisé, l’essentiel est de garder une régularité en marchant avec une hauteur constante, sans toucher le sol, ni remonter brusquement le cadre, sinon juste le fait d’appuyer sur l’auto-tune suffit à repartir sur de bonnes bases de recherche. Lors des tests, aucuns faux signaux n’est à indiquer, ni de perturbations diverses. Cette fin de journée s’est terminée par une note très positive sans aucune déception, de plus les réglages faciles d’accès se prennent en main rapidement. … La suite dans Monnaies & Détections n° 83

Les bijoux de Lady Mei

Une rarissime collection de bijoux découverte dans une tombe royale en Chine. C’est dans la province de Nanjing que fut trouvée cette tombe, en 2008 et il aura fallu plusieurs années pour la fouiller et atteindre la dépouille d’une princesse de l’époque Ming. Son épitaphe nous apprend quelle se nommait Lady Mei, qu’elle trouva la mort en l’an 1474 à l’âge de 45 ans, et surtout elle emporta dans sa tombe une fantastique collection de bijoux, considérés comme très rares par les archéologues chinois et vu tout ce qu’ils trouvent, ils le disent rarement ! Tous les bijoux sont en or, finement travaillés et ornés de gemmes ou pierres précieuses. Pour avoir un meilleur aperçu de cette collection, tapez dans votre moteur de recherche « Lady Mei’s Tomb and Gold Treasures »

Source : livescience.com

Trouvaille 83.07

J’ai acheté le dernier numéro de Monnaies & Détections (81), et c’était très intéressant, je suis nouveau dans la détection… J’aimerais vous envoyer les photos d’une monnaie et d’un outil pour voir s’ils sont intéressants pour la publication sur la revue. J’ai passé des heures sur les sites français de monnaies pour découvrir ce qu’est ma trouvaille, c’est la première qui ne soit pas une savonnette et en argent. Je crois que la période est entre 1350 et 1500. Si vous voulez la publier, c’est avec plaisir, Roberto

A première vue c’est une monnaie des Dauphins de Viennois, un carlain ou douzain, voire éventuellement un sizain, le prince assis tenant un sceptre de la main droite, adossé de deux dauphins. Au revers croix feuillue. Votre photo ne nous permet pas de lire la légende et de l’attribuer correctement : s’agit-il d’un carlin de Guigues III ? Mais le peu de légende disponible ne correspond pas à ce que nous devrions lire des légendes du Dauphin de Viennois ? A approfondir donc !

Votre « outil » comme vous dites est un embout de fuseau en bronze pour filer la laine, mais difficile à dater car ils ont été utilisés à presque toutes les époques et n’ont que peu varié de forme au cours des siècles…