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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2015

Trouvaille 84.17

Bonjour, pouvez-me dire de quelle époque est cette médaille de Napoléon en aluminium et si elle est rare ? Trouvée dans le 27, cordialement, Emmanuel.

Voici un extrait de l’historique de l’aluminium sur Wikipédia : « Cette nouvelle méthode de fabrication créée en 1856 est utilisée de façon industrielle à travers toute l’Europe pour la fabrication de l’aluminium (notamment en 1859 par Henry Merle dans son usine de Salindres, berceau de la société Pechiney), mais elle reste extrêmement coûteuse, donnant un métal dont le prix était comparable à celui de l’or (1200 et 1 500 F or/kg et l’argent 210 F/kg seulement). Le métal est alors réservé pour fabriquer des bijoux de luxe…) » Sachant que d’autre part la tête laurée de Napoléon apparait en 1864, on peut raisonnablement estimer que cette reproduction de bijoux a été faite une demie dizaine d’années plus tard, lors de la baisse des coûts de fabrication de l’aluminium. 1870 est une date possible bien que la guerre de 1870 contre les Prussiens ait écorné sévèrement l’aura de Napoléon III et contribua à sa fuite.

Nom de code : Kin No Yuri

24 janvier 1971, Rogelio Roxas, transpire à grosses gouttes, il a eu beaucoup de mal à descendre dans ce tunnel, il lui a fallu sept mois pour en trouver l’entrée, enfin il touche au but. Sa torche éclaire faiblement des boîtes alignées le long du tunnel sur une hauteur de un à deux mètres, elles sont petites, mais très lourdes, Rogelio pense qu’il y en a des centaines, en réalité il y en a des milliers ! D’une seule main, il n’arrive même pas à en soulever une. Il a l’impression que son cœur va exploser tellement il cogne dans sa poitrine, il fait encore quelques mètres et croit avoir une vision, là, dans la pénombre du tunnel resté inviolé pendant 26 ans, un visage lui sourit !

Avant de savoir qui lui sourit, revenons un peu en arrière. Septembre 1940, les Japonais obtiennent du Gouvernement français, celui de Vichy, et alors que les Américains sont contre, l’autorisation d’installer une basse militaire en Indochine qui est encore une colonie française. Un an plus tard en septembre 1941, le prince Konoy, premier ministre du Japon favorable à la paix et à une entente avec les Américains est destitué, il est remplacé par le général Tojo qui est ouvertement pour la guerre, tout est désormais en place pour le pire…

7 décembre 1941, les Japonais attaquent, par surprise, la base américaine de Pearl-Harbour et les îles d’Hawaï et entrent ce jour-là de plain-pied dans la Seconde Guerre mondiale. Les destructions des bases d’Hawaï, de Pearl-Harbour et surtout de leurs porte-avions est un coup de maître, d’une stratégie à long terme : débarrassée de l’aviation américaine la progression des Japonais en Asie du sud-est, à l’image des nazis en Europe, va être foudroyante !

Tour à tour, ils s’emparent de Hong-Kong, de Singapour, de la Corée, ils chassent l’armée française d’Indochine et en prennent le contrôle, font tomber la Malaisie, la Birmanie, le Cambodge, les Indes orientales, le Laos et la Thaïlande. Après s’être emparés d’une partie de la Chine dont ils occupent déjà militairement la Mandchourie et la province de Nankin depuis 1937 et c’est le coup de grâce en avril 1942, repoussant à la mer le général Mac Arthur et capturant à l’occasion des centaines de soldats américains, les Japonais s’emparent des Philippines.

L’armée japonaise de l’Empire du soleil levant, arborant son drapeau de guerre “le soleil rouge à 16 rayons”, contrôle désormais toute l’Asie du sud-est.

Au cours de l’invasion des Philippines, le président philippin Manuel Quezón (1878-1944) se réfugie avec le général Mac Arthur sur l’île de Corregidor, située dans la Baie de Manille. Quezón y fait immerger à cette occasion par un croiseur de mine, 115 tonnes de pesos d’argent qui échapperont ainsi aux Japonais, mais les monnaies sans contenant furent éparpillées par les courants ! Il en reste sûrement au fond. Au même moment des milliers de pesos or, en pièces de 50, s’évanouissent dans la nature, ces monnaies sont revenues sur le marché (noir) de façon sporadique pendant des décennies. Un sous-marin US réussira à évacuer quelques tonnes d’or.

Ancienne colonie espagnole découverte par Magellan en 1521, les Philippines ont pour monnaie le peso philippin.

Bien qu’il ait sauvé une petite partie des avoirs de son pays, expédié aux États-Unis, le président Quezón n’aura pas l’occasion de le revoir, évacué par les Américains, il meurt à New York en août 1944, les Philippines étant toujours occupées par les Japonais.

Désormais alliés aux nazis, les Japonais vont appliquer des méthodes similaires concernant les matières premières et les richesses des pays occupés et ils vont mêmes être beaucoup plus méthodiques. La razzia peut commencer !

Et le terme de razzia, sur toute l’Asie du sud-est, est on ne peut plus adéquat, contrairement aux nazis qui vont attendre la déroute de 1944 pour lancer leurs opérations « Action Rhein Gold » (voir Monnaies & Détections N° 44 & 46), consistant à planquer et évacuer les trésors pillés en Europe. Les Japonais, eux, dès les premiers jours d’occupation en 1942 lancent l’opération, nom de code : Kin No Yuri, qui se traduit par : Lys d’or. … La suite dans Monnaies & Détections n° 84

35 000 £ au détecteur

Un Anglais… avait découvert en 2013, avec son détecteur une très belle bague en or sur les terrains de l’abbaye Launde dans le Leicestershire. Ornée d’un diamant et d’un rubis elle a été datée du XVe siècle, elle « pourrait » avoir appartenu à un conseiller d’Henry VIII, Thomas Cromwell, propriétaire du domaine à l’époque… Son estimation étant très élevée elle est finalement passée en salle des ventes pour être adjugée 35 000 £, environ 50 000 €, une somme partagée à parts égales entre le prospecteur inventeur et le propriétaire du terrain.

Source : dailymail.co.uk

Trouvaille 84.03

De Tofy 31 nous parviennent deux trouvailles faites à Mauvezin : un méreau fruste figurant soit un personnage bras écartés avec deux têtes sous ses bras tendus ou alors une simple lettre I et trois globules. Revers : une croix de Saint André ou en X. Le style fruste ne permet pas de dater ce méreau avec précision. Mais on peut l’envisager de la fin XIIIe au début XVIe siècle. C’est un méreau de paroisse probable.

La seconde est une monnaie fourrée de Crispus, ou plutôt un follis de Crispus doré à l’or car ce solidus n’existe pas avec la légende. Revers ALAMANNIA DEVICTA où on voit la Victoire tenant un trophée et des palmes, une captive à ses pieds. L’avers présente la légende : FL IUL CRISPUS NOB CAES, l’empereur à droite, frappée en 324-325 de notre ère. Cette monnaie, pour la curiosité du sausage peut valoir 80 euros.

Montres et clefs de montres

On a longtemps cru que les montres avaient été inventées du temps de Charles-Quint, mais c’est plutôt à une époque un peu plus tardive que l’on vit apparaître les premières montres, assez grossières d’ailleurs et très onéreuses malgré leur imprécision. Elles étaient attachées avec une corde à boyaux communiquant avec le ressort moteur aux rouages ; il y entrait des poulies, un échappement très imparfait. Mais peu à peu, le génie d’invention qui avait présidé à l’horlogerie apporta un perfectionnement au mécanisme.

Il faut remonter à l’Antiquité pour découvrir l’origine de la montre, avec les cadrans solaires, les sabliers et les clepsydres à rouages du IIe siècle avant JC.

Ce n’est qu’au Moyen-âge (XVe s.) que la source d’énergie prit la forme de poids pour les horloges, avec un foliot comme régulateur, espèce de barre mise en place sur l’axe d’échappement lui donnant une action de pivotage. Ce foliot et ce poids maintenaient l’horloge en position verticale contrairement à la montre qui fonctionne dans toutes les positions. Cette énergie des poids fut remplacée par un ressort enroulé et logé dans un barillet pour enfin voir apparaître les premières véritables montres composées de plusieurs parties principales : le ressort moteur, la spirale régulateur du mouvement ou échappement, les rouages, la fusée et la chaîne, le cadran et enfin la boîte. Toutes ces pièces maîtresses furent fabriquées en grand nombre et grossièrement.Elles étaient livrées à la douzaine en blanc, c’est à dire complètes mais non finies. Un ouvrier achevait les pièces en manufacture, orientant la fabrique vers de beaux bijoux, des ciselées, des guillochées, des émaillées, en or, en argent…

C’est au XVIe siècle que les premières montres imprécises eurent un couvercle ajouré, par manque de verre protecteur. Ce dernier fut placé par le suite pour protéger la fragilité des aiguilles. L’exemplaire connu pour être la plus ancienne montre au sens propre du terme date de 1548, signé de Caspar Werner. Les montres rondes deviennent aussi de forme ovale très à la mode à l’époque. Vers 1550, Jean Calvin poussa les orfèvres à s’orienter vers le domaine de l’horlogerie, chose faite quelques années plus tard.

La première horloge pendule fait son apparition en 1657. Le mécanisme connait une évolution significative par plus de précisions dans le courant du XVIIe siècle. La trotteuse apparait en 1675 et les montres les plus sophistiquées donnaient à la fois l’heure, les saisons, les mois, les semaines, les phases de la lune et le calendrier lunaire.

En 1735, la marine voit naître son premier chronomètre, et les montres donnent une excellente précision des longitudes en mer. Elles étaient enchassées dans des boîtes qui avaient deux mouvements à angle droit afin que leur assiette demeure horizontale dans toutes les situations du navire, à l’aide d’un lest qui chargeait la boîte mobile sur ses axes et la maintenait stable.

La montre prend aussi l’appellation « oignon » au cours du XVIIIe siècle. La montre subit donc une évolution extraordinaire, sa précision devient stupéfiante, et les premières montres automatiques dites « montres à secousse » sont exécutées en 1777. … La suite dans Monnaies & Détections n° 84

Les trésors de Mel Fisher aux enchères !

Il y a 30 ans, le 20 juillet 1985 c’était le jour ! Celui que le chasseur de trésor, Mel Fisher attendait et espérait après de nombreuses années de chasses aux trésors. Mel découvrait les premiers artefacts d’une des plus fabuleuses épaves à trésor, celle du Nuestra Señora de Atocha, qu’un ouragan avait envoyée par le fond en 1622 au large de la Floride, États-Unis. L’Atocha fera de Mel un homme riche, plus de 400 millions de dollars, après plusieurs procès, gagnés (il y a toujours des rapaces quand on trouve une fortune…) contre l’état de Floride. L’Atocha sera aussi à l’origine d’un des plus grands malheurs de sa vie, un de ses fils trouvera la mort en plongeant sur l’épave. Des tonnes d’or, d’argent, des milliers d’émeraudes, le site de fouille donne toujours, l’épave ayant été disloquée sur plus de 15 kilomètres !

Mel Fisher est décédé en 1998, pour célébrer les 30 ans de sa découverte la société Mel Fisher dirigée aujourd’hui par sa fille a mis aux enchères des objets, choisis parmi les préférés de Mel. Le résultat de la vente a été à la hauteur du légendaire trésor. Un calice en or : 370 000 €, une croix sertie d’émeraudes colombiennes : 106 000 €, plusieurs bagues serties elles aussi d’émeraudes, vendues entre 9 000 et 190 000 €, un lingot d’or bardé de poinçons : 84 000 €, pour 13 500 € on pouvait repartir avec une chaîne en or de 487 grammes ! Et ainsi de suite… le total de la vente ayant dépassé les 2 millions de dollars.

Le lot qui a le plus déçu par son résultat est une cuillère en or, probablement inca on peut y voir des condors, elle est partie à 55 000 € sur une estimation de 150 000 !

L’objet le plus étonnant et le plus mystérieux était certainement un bézoard serti dans un pendentif en or. Qu’est-ce qu’un bézoard ? Eh bien c’est un calcul d’origine humaine ou animale que l’on trouve, quelquefois, dans l’estomac de l’un ou de l’autre (comme les calculs rénaux qui sont plus connus…) En 1622 c’était considéré comme l’arme absolue contre le poison ! Peu ragoûtant, il s’est tout de même vendu 8 000 €. Quand on achète un objet ou une monnaie provenant d’un trésor aussi fantastique que celui de l’Atocha, on achète un bout de rêve et ça n’a pas vraiment de prix…

Source et résultat de tous les lots sur :

https://www.liveauctioneers.com/catalog/74178_the-mel-and-deo-fisher-collection-august-5

Trouvaille 84.13

Voici 3 monnaies trouvées par Richard dans le comté de Savoie, il s’agit de monnaies attribuées à Jean II d’Aragon. Représentant de la dynastie de Trastamare, il était le fils du roi d’Aragon Ferdinand Ier (1380-1416) et d’Éléonore de Castille (1374-1435). Il succéda à son frère Alphonse V (1396-1458) comme souverain de l’ensemble des territoires de la couronne d’Aragon. Les trois monnaies présentées sont des pierreales de Sicile dont il était aussi le souverain. Avers : aigle éployé et couronné, la tête à droite, dans un octolobe cantonné de huit annelets. IOANNES D G REX SICILI ET AR, il y a des variations de légendes : IOANNES D GRA R SICILI. Revers : AC ATENARU NEOPATRI: DUX. Écu aux armes d’Aragon surmonté d’une couronnelle, le tout dans un octolobe cantonné de huit annelets avec les marques suivantes MC ou II, variété de légende aussi sur le revers. Ces trois monnaies sont en état TTB + et TTB et s’estiment 100 euros pièce.

Le Golden Mask 5 VDI

Annoncé, depuis déjà plusieurs mois comme le nouveau fer de lance de la marque bulgare, le Golden Mask 5 est une évolution « numérique digitale » du GM 4 Dual WD (double fréquence : 8-18 kHz, jusqu’ici inédit en France). Il est équipé d’un large écran LDC et permet le contrôle des multiples fonctions de réglages et l’identification des métaux détectés. Première grande nouveauté : la canne télescopique ultra compacte et légère du GM5. Il fonctionne avec la technologie double processeurs (DPT) qui assure une efficacité maximale sur tous les types de sols et, deuxième nouveauté, permet avec le même disque de détection, l’utilisation de deux fréquences de recherche au choix : 8 ou 18 kHz. Le casque sans fil WS5 vient compléter l’ensemble pour un confort optimal.

La partie électronique double processeur. 

 

 

 

 

MATERIEL ET MECANIQUE

Canne

Réalisée en fibre de carbone couleur anthracite, elle est très légère, entièrement télescopique (trois parties), s’ajuste à la taille de chacun et aux diverses conditions de recherche. Plus de montage fastidieux sur le terrain : « Dévissez, déployez » ! Elle est équipée de bagues de serrage robustes. Des rainures dans les tubes coulissants les empêchent de tourner pendant la détection (bonne innovation). La poignée accueille le boîtier de contrôle et offre un bon angle pour une prise en mains confortable (manque une mousse ou un « rubber »). Les réglages tombent parfaitement sous le pouce.

Disque de recherche DD de 22,5 cm. 

 

 

 

 

 

Prise disque avec sa protection et le raccordement du boîtier de contrôle.

 

 

 

 

 

Disque de recherche 

Noir, de type DD, pour un diamètre de 22,5 cm (protège disque compris) et au design repensé, composé d’une résine très résistante, il allie superficie standard de balayage, profondeur d’investigation, finesse et sensibilité sur petits modules précieux. Renforcé au niveau des ailettes de serrage pour une durée de vie accrue, il se fixe au bas de canne par une bonne visserie plastique. Le câble de liaison, quoiqu’un peu rigide, est équipé d’une connexion de qualité avec cabochon de protection.   

Alimentation 

Le bloc d’alimentation du détecteur est placé sous le repose bras. A l’arrière, se trouvent une prise jack de 6,5 mm avec cabochon de protection, la prise de mise en charge, un interrupteur du choix du casque (filaire ou sans fil WS5). A l’intérieur du boîtier… La suite dans Monnaies & Détections n° 84

 

Un trésor de spirales

Étonnante découverte réalisée au Danemark, un trésor d’objets en or pour un poids d’environ 250 g. On ne peut pas vraiment les qualifier de bijoux, quoique… des spirales en or ! Environ 2 000 spirales, longues en moyennes de 3 cm pour un poids compris entre 0,1 et 0,3 g ! De fines bandelettes d’or qui ont été torsadées, elles servaient certainement de décorations, reste à savoir sur quoi ? Le site qui a livré ce trésor avait été fouillé par des archéologues officiels, c’est un amateur local qui a repris la fouille pensant qu’il restait peut-être des choses à trouver ! Il n’avait pas tort…

Ce même site, de l’âge du bronze, avait livré quatre bracelets en or pendant la fouille officielle et six coupes en or, découvertes par des paysans, vers 1800. Deux de ces coupes ont des anses portant une tête de cheval, voire de licorne ? Les archéologues danois pensent être sur un lieu de culte du soleil, des chapeaux et plastrons en or datant de cette époque ont déjà été trouvés un peu partout en Europe (M&D n° 47, les chapeaux d’or). Tout comme les Incas, les adorateurs du Dieu soleil se couvraient d’or, pour briller de mille feux !
Sources : thelocal.dk & Monnaies & Détections n° 47

Trouvaille 84.05

Une monnaie peu courante trouvée par Jean-Jacques dans le Périgord avec son Goldenmask 1+ : un petit blanc aux écus d’Henry VI de Lancastre, roi de France (1422-1453), roi d’Angleterre (1422-1461) et (1470-1471). Avers : Léopard HEN-RICVS: – REX (ponctuation par trois points superposés) : écus accotés de France et écartelés aux 1 et 4 de France et aux 2 et 3 d’Angleterre, coupant la légende. Revers : SIT: NOME: DNI: BENEDICTV, (ponctuation par trois points superposés). Croix latine pleine accostée des lettres h et R. Cette monnaie est assez rare et malgré son état TB peut se négocier 100 euros.