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Monnaies et Détections

Archive pour janvier, 2016

Agenda février-mars 2016

ST-MÉDARD-EN-JALLES  33
Samedi 6 et dimanche 7 février 2016
37e week-end du collectionneur
Salle louise Michel-Village Caupian, rue Pierre Ramond, 33160 St-Médard-en-Jalles
De 9h à 18h30. Entrée gratuite - Renseignements : 05.56.05.51.25 ou 05.56.95.91.51

ARGENTEUIL 95
Dimanche 7 février 2016
48e bourse numismatique
Salle Jean Vilar, 9 boulevard Héloïse, 95018 Argenteuil
De 8h30 à 17h. Entrée gratuite - Renseignements : 06.83.00.46.34

THIEZ 74
Dimanche 14 février 2016
35e salon aux Monnaies et Billets
Forum des lacs, 269 rue des Sorbiers, 74300 Thyez
De 9h à 17h. Entrée gratuite - Renseignements : 04.50.25.81.80 / 06.85.50.58.50

ST-SÉBASTIEN-SUR-LOIRE 44
Samedi 20 février 2016
29e salon annuel des collectionneurs
Salle de l’Escall, rue des Berlaguts, 44233 St-Sébastien-sur-Loire
De 9h à 17h. Entrée gratuite - Renseignements : 06.85.03.82.36

ALBI  81
Dimanche 21 février 2016
29e salon de la carte postale et des collectionneurs
Salle de Pratgraussals, 104 rue Lamothe, 81000 Albi
De 7h à 17h30. Entrée gratuite - Renseignements : 06.84.05.75.42

AUCAMVILLE  31
Samedi 27 février 2016
5e bourse numismatique du grand Toulouse
Salle Georges Brassens, 31140 Aucamville
Entrée gratuite - Renseignements : 06.73.55.39.87

POLLESTRES 66
Dimanche 28 février 2016
12e bourse numismatique
Salle polyvalente Jordi Barre, avenue Pablo Casals, 66450 Pollestres
De 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Entrée gratuite - Renseignements : 06.86.16.51.23 ou 04.68.54.50.44

CHOLET 49
Samedi 5 et dimanche 6 mars 5016
35e salon des collectionneurs
Parc des Expositions de la Meilleraie, avenue Marcel Prat, 49306 Cholet
De 9h30 à 18h. Entrée 2 € (gratuit moins de 16 ans) - Renseignements : 02.41.65.85.42

CHÂTILLON 92
Dimanche 6 mars 2016
16e salon toutes collections
Espace Maison Blanche, 2 avenue Saint Exupéry, 92320 Châtillon
De 9h à 18h. Entrée gratuite - Renseignements : 01.46.31.56.16 ou 06.76.34.35.63

SÈTE 34
Dimanche 6 mars 2016
38e bourse-exposition
Salle Georges Brassens, Rue Jean Jaurès, 34200 Sète
De 9h à 18h. Entrée gratuite - Renseignements : 06.78.28.21.78

Sommaire 86

Vécu
Journal d’un CDD
Bêtise humaine…
Les plaques de ceinturon françaises

Brèves

Histoire
Jamaica Island ou le naufrage de Port-Royal
Crésus et son pactole
Histoire des métaux monétaires

Appel aux prospecteurs
Trésors en attente d’une déclaration sans risque en France

Numismatique
L’obole à l’oiseau des Sotiates
Le monnayage de Probus, empereur romain au destin tragique

Trouvailles
Monnaies/objets

Banc d’essai
Demandez le programme !

Technique de prospection
Viva la playa - Programme relic Déus

Librairie

Agenda

Petites annonces

Courrier

Trouvaille 85.30

Bonjour, je suis Scipion04 détecteur depuis plus de 5 ans, je viens d’acquérir un Déus, auparavant j’avais un GMP. J’ai trouvé récemment ces 2 pièces en argent à 20 cm l’une de l’autre, dans un champ des Hautes-Alpes. J’ai retrouvé la première, un gros sol au coronat, Louis III d’Anjou. +:LVDOV:IhR:ET:SICL:REX: (Louis, roi de Jérusalem et de Sicile). Grande couronne surmontant deux lis placés sous un lambel. Revers : +:COMES:PVICE:ET:FORCAL: (Comte de Provence et de Forcalquier). Champ parti de Jérusalem et d’Anjou. Argent 1,79 g, 22,5 mm. Mais la deuxième, je n’arrive pas à la trouver. Je n’arrive pas à lire le contour, malgré les recherches effectuées, l’aigle est couronné, le blason je n’arrive pas à l’identifier. La pièce pèse 2,7 g en argent, et mesure 23 mm. Cordialement, Scipion04

Rien à redire pour le sol coronat de Louis d’Anjou, c’est exact : son état est moyen et le revers est absent mais on peut l’estimer à une trentaine d’euros.

La monnaie suivante est un pierreale de Sicile d’Alfonse IV roi d’Aragon et de Sicile. Avers : écu aux armes d’Aragon surmonté d’une couronnelle, le tout dans un octolobe cantonné de huit annelets. AC ATENARU (rose) NEOPATRI: DUX. Au revers : + COSTA: DEI: GRA: ARAG z SICIL: REGIA. Aigle éployé, la tête à droite, dans un octolobe cantonné de huit annelets : ALFONSUS D: G: ARAG: SICIL: R:, Alfonse par la grâce de Dieu roi de Sicile et d’Aragon. Cette monnaie est en état TTB – légèrement rognée et s’estime 80 euros.

Edito 86

Faire bouger les lignes est difficile en France, l’immobilisme, le corporatisme priment toujours sur l’intérêt général. Le projet de loi sur l’appropriation par l’état de toute trouvaille fortuite – dont nous nous sommes, comme beaucoup d’autres et en premier lieu Action centurion, fait l’écho et essayé de mobiliser les gens – semble prendre du recul. Il n’est pas complètement enterré mais risque de sortir dans une version très édulcorée. Aucun triomphe là dessus, j’ai peine à croire que les mille trois cents signataires de la pétition contre aient pesé lourd dans la décision des élus… Mille trois cents, autant dire zéro mobilisation de la part des prospecteurs… Nous continuerons néanmoins à dénoncer
les idioties de ce système, lisez la bêtise humaine page 7, un beau témoignage d’un prospecteur lecteur, et faites de même, envoyez-nous, quand vous avez une info vérifiable, votre retour sur un comportement étrange des archéologues, d’éventuelles pertes d’objets dans les musées, des trouvailles de chantiers de fouilles jamais déclarées, bref tout ce qui est prudemment voilé par l’administration et réglé en famille sans bruit et surtout sans média… 

Bonne lecture et prospectez serein ! la détection de loisir est libre… 

Gilles Cavaillé

Nom de code : Kin No Yuri

Deuxième partie : suite du n° 84

1er juin 1945, tunnel n° 8 sous la montagne de Bambang, nord des Philippines. Le n° 8 rejoint le n° 9 traversant de part en part la montagne, il est long de plusieurs kilomètres. Les 175 ingénieurs en chef du Lys d’or y sont réunis, un ingénieur pour chaque site impérial*. Le saké coule à flot et à chaque tasse on hurle un Banzaï. Le long du tunnel des tonnes de barres d’or, de platine, des lingots de toutes tailles, des barils de pièces d’or, des Bouddhas en or, des vases remplis de diamants, de rubis s’entassent, le trésor des Princes !

Dans un des tunnels adjacents, plus de 200 prisonniers coréens, les rares survivants de ceux qui ont creusé les tunnels sont sous bonne garde. Discrètement, le général Yamashita et les Princes de sang en charge de l’opération Kin No Yuri, accompagnés d’une dizaine d’officiers sortent du tunnel et quelques minutes plus tard une immense explosion retentit, suivie d’un silence… de mort.

Près de 1000 hommes, soldats japonais, ingénieurs et prisonniers de guerre viennent d’être ensevelis vivants ! Yamashita rejoint la poche de Kiangan qu’il va tenir jusqu’à la reddition d’octobre 1945, les Princes sont exfiltrés vers le Japon à l’aide d’un sous-marin.

La dernière des caches impériales vient d’être définitivement murée. Maintenant, la plus grande des chasses aux trésors terrestres de tous les temps peut commencer, celle des 175 caches impériales !

La légende de Santa Romana

Comme nous l’avons vu précédemment, l’interrogatoire du Major Kojima, le chauffeur du général Yamashita, fut confié à un officier du renseignement de la C.I.A, surnommé Santy, de son vrai nom Severino Garcia, dit aussi Santa Romana. Né aux Philippines il s’était engagé bien avant la guerre dans l’armée US. Son appartenance au renseignement, sa connaissance des langues en plus de l’anglais, le tagalog pour les Philippines et du japonais, le désigne naturellement pour l’interrogatoire de Kojima, il ne le sait pas encore, mais ce coup du destin va changer sa vie et faire de lui un homme richissime ! Son supérieur qui participa aussi aux interrogatoires, le capitaine Joseph McMicking va lui aussi devenir subitement très riche. Que les deux hommes qui ont fait parler Kojima soient du jour au lendemain, après la guerre, devenus millionnaires n’est certainement pas dû au hasard.

À sa mort en 1974, Santy laissa une multitude de comptes et coffres bancaires dans le monde entier pour une valeur estimée de 50 milliards de dollars ! Ses héritiers n’y ont jamais eu accès…

Une chose primordiale est à retenir, les seules informations dont disposaient les Américains, fin 1945, sont celles fournies par Kojima et en tant que chauffeur de Yamashita, ce dernier ne pouvait connaître et n’avoir vu que les sites fermés entre juin 1944 et octobre 1945, tous ceux qui avaient été fermés entre 1942 et juin 1944, avant l’arrivée de Yamashita aux Philippines, lui étaient inconnus.

Après avoir parlé et raconté tout ce qu’il savait, le Major Kojima va disparaître corps et bien, jamais plus personne ne le reverra…

Les sites à trésors

Dès le blocus des Philippines, début 1943, par les sous-marins US, le principal objectif du Lys d’or fut de trouver des sites pour cacher ses innombrables trésors. Si les diamants et pierres précieuses pouvaient encore être évacués, non sans risque, par avion, la quantité d’or et de platine amassée rendait cette option impossible tout simplement à cause du poids ! Il est aussi probable qu’une quantité (inconnue) d’uranium fut cachée aux Philippines, les Japonais eux aussi tentaient de maîtriser l’arme atomique. De par sa situation géographique, les trois quarts des prises de guerre transitaient obligatoirement par les Philippines.

Ce sont les princes, Chichibu en tête, qui choisirent les principales caches. Les monuments historiques, cathédrales, temples, monastères et autres, furent privilégiés, leurs emplacements échapperaient normalement aux constructions modernes d’après-guerre ainsi qu’aux fouilles. Sur ce dernier point, les Japonais commirent une erreur de jugement, le dictateur Ferdinand Marcos (1917-1989) qui s’empara, après guerre, des Philippines ne s’arrêtait pas à ce genre de détail et il mettra la main sur de nombreux trésors japonais ! Il trouvera, entre autres, deux caches impériales sous la cathédrale de Manille : butin inconnu ?

Les sources d’eau étaient aussi des endroits privilégiés pour cacher des trésors, on ne construit pas au-dessus d’une source ou d’une rivière.

Le dédale de Manille 

Mais, plus que tout autre cache, ce sont les grottes naturelles et les souterrains qui arrivent en tête de liste. Les Japonais aiment les tunnels, ils en sont mêmes les spécialistes, y compris de nos jours, l’actuel tunnel ferroviaire le plus long du monde se trouve à Seikan, au Japon et mesure plus de 50 kilomètres. … La suite dans Monnaies & Détections n° 85

43 kilos d’or…

Disparus, mais pas pour tous les mondes, évidemment. Un procès hors norme sur le monde assez opaque, il faut bien le reconnaître, des marchands d’or, dans le nord de la France. A Erstein plus précisément où la société Orest poursuivait plusieurs de ses désormais ex-employés pour vol d’or. Des vols commis sur plus d’une dizaine d’années sans que personne ne s’en aperçoive ! Pourtant équipée de détecteurs de métaux et d’un système de vidéo surveillance, Orest qui fournit de grands joailliers en alliances, Cartier, Boucheron, Van clef & Appel…, n’a rien vu venir, les employés indélicats avaient trouvé des parades : les rondelles d’or de 20/30 g sortaient dans les chaussures de sécurité, la coque métallique des dites chaussures faisant forcément sonner le détecteur… Au dire de certains des prévenus, ça passait aussi avec des plaques de 150 g dans les chaussettes ! D’autres encore dissimulaient des bagues dans leurs téléphones portables, à la place de la batterie. L’or était ensuite revendu à des marchands d’or en Alsace qui étaient aussi sur le banc des prévenus, poursuivis pour recel. Plusieurs peines de prison ferme ont été prononcées et le montant cumulé des amendes se monte à 978 000 euros, l’équivalent de 43 kilos d’or, bien que la société pense avoir été flouée d’au moins 82 kilos !

Sources : dna.fr & estrepublicain.fr

Trouvaille 85.02

Trouvé en Savoie et personnellement jamais vu ça ! Dabrice
Cet objet mérite une déclaration en bonne et due forme : il s’agit d’un anneau dit « à pointes » de la période de la Tène. Jusqu’à présent, seuls 3 spécimens ont été trouvés en Allemagne. Deux à Manching et un à Dieburg. Sa fonction n’a pas été élucidée, il est estimé que ces anneaux ont été utilisés pour le dressage des jeunes chevaux. Ils devaient être fixés avec les pointes vers le bas sur le nez ou le menton des chevaux, afin d’exercer des pressions. Cette hypothèse est basée sur des trouvailles en Italie, où des chaînes étaient encore fixées sur des anneaux. ID Sepp

 

Sorties en terrain inconnu

Ma voiture est stoppée depuis quelques secondes devant l’imposante grille en fer forgé, lorsque celle-ci s’ouvre mécaniquement presque aussitôt. J’avance lentement sur ce long chemin rocailleux qui se dessine devant moi, me laissant le temps de contempler la vaste étendue de la propriété et sa magnifique bâtisse du XVIIe siècle…
* * *
Le Déus d’une main, la Draper de l’autre, je termine un rang d’une prairie d’environ un hectare. Prairie qui m’a rapportée pas mal de trouvailles jusqu’à maintenant et que je compte bien prospecter entièrement. Il n’est que onze heures, mais déjà le soleil m’oblige à me désaltérer à l’orée de cette parcelle à l’ombre de mûriers et autres arbustes sauvages. Heureusement, j’ai apporté ma bouteille d’eau qui est bien appréciable sous ce soleil de plomb. Je profite de cette pause imprévue pour grignoter quelques baies cueillies directement sur le buisson. Ma gourmandise me pousse à les attraper toujours plus haut, toujours plus loin, jusqu’au moment où j’écarte les ronces qui me libèrent un paysage surprenant : une magnifique demeure, impressionnante par sa multitude de fenêtres aux jambages sculptés et ces hautes cheminées briquetées rouges. Je ne pense pas qu’elle soit abandonnée car la toiture me semble récente, mais aucune âme à l’extérieur et de nombreux volets occultent les vitrages. Bien sûr, j’avais bien repéré en me garant à l’entrée du champ l’énorme mur de pierres qui longeait la route sur plusieurs centaines de mètres, mais j’ignorais complètement ce qui se cachait derrière… Je suis resté comme cela plusieurs minutes, les mains écartant les branches de ronces, à contempler cette habitation envoutante et le parc arboré environnant.
* * *
Tout à commencé par un simple appel téléphonique au propriétaire de cette habitation. Avec les outils actuels, cela ne m’a pris que quelques minutes pour aboutir à ma requête. Les présentations effectuées, j’en arrive rapidement au sujet qui fâche… Je lui explique brièvement mon hobby préféré et à mon grand étonnement, mon interlocuteur semble très renseigné sur la réglementation et les différentes lois encadrant la pratique de ce loisir ! Encore plus étonnant, il est possesseur d’un Garret Euro Ace ! Je reste abasourdi par la tournure de notre échange ! Il me précise qu’il a acquis cette machine pour retrouver ses flèches égarées lors de ses sorties de chasse à l’arc sur sa propriété et les bois attenants ! Il me propose que nous nous rencontrions pour échanger de vive voix et par la même occasion en profiter pour détecter une petite heure ensemble. Je ne peux évidemment pas refuser une telle invitation ! Avant de raccrocher, nous fixons la date du dimanche suivant à dix heures devant l’entrée de la propriété.
Le châtelain est là, sous le porche, me faisant signe d’avancer en m’indiquant un lieu où garer la voiture. Comme convenu, je me présente à lui à dix heures tapantes. L’homme d’une quarantaine d’années me reçoit chaleureusement. Je le remercie de m’accueillir sur ses terres et de m’ouvrir les portes de son domaine. Nos échanges tournent principalement sur la détection, mes découvertes, l’histoire de la région, l’origine de sa propriété… Je réponds également à ses interrogations sur l’utilisation de son Garrett. Il m’avoue ne pas s’en servir souvent, bien moins en tout cas que ses enfants qui l’utilisent pour « fouiller » la cour… Il me propose de prospecter dans un champ de blés coupés, à une centaine de mètres de là. Je sors mon Déus du coffre de la voiture et lui montre (il le connaissait déjà de nom !). De son côté, il prend son Garrett et un odomètre, car il m’explique qu’il souhaite mesurer son champ de long en large pour y installer une clôture à moutons. Et tout en discutant, nous nous dirigeons vers le lieu de notre terrain de jeu…
Après avoir longé un chemin, traversé un fossé asséché et enjambé une clôture, nous arrivons devant un champ de blé fraichement coupé mais pas encore déchaumé. Celui-ci mesure environ un hectare. Un haut mur de granit le longe sur une largeur et la rivière située un peu en contrebas cloisonne longitudinalement cette parcelle. D’ici, la vue est imprenable sur le domaine et les bois adjacents. J’explique à « mon élève » les réglages de son appareil en fonction du type de terrain et nous commençons la prospection. Très rapidement, il s’aperçoit qu’il a oublié sa pelle à la propriété… Il stoppe ses recherches et entame son travail initial de quadrillage de la parcelle. Pour ma part, je choisis le programme 2 sur le casque de mon appareil et commence mon balayage. Je détecte donc seul tandis que le propriétaire des lieux fait rouler son appareil de mesure tout en m’observant du coin de l’œil. Les pieds de blé étant assez hauts, je suis donc obligé de détecter avec le disque surélevé de plusieurs centimètres, faisant perdre inévitablement en profondeur les capacités de mon appareil. J’extrais tout de même assez rapidement un reste de monnaie médiocrement conservé. Comme le propriétaire est proche de moi à ce moment là, je lui montre la pièce. On peut encore y voir un H majuscule surmonté d’une couronne d’un côté et une croix médiévale de l’autre (Liard Henri III). Apres un bref échange, chacun repart vaquer à ses occupations. Le champ est parsemé de divers objets en aluminium qui remplissent considérablement mes poches. Parmi tous ces déchets, un d’entre eux m’interpellera après avoir été détordu et légèrement nettoyé. Il s’agit d’un objet publicitaire pour une banque lyonnaise qui promulguait son taux intéressant de six pour cent en mille neuf cent vingt !! Soudain et contre toute attente, un double tournois fait son apparition. Il est plutôt bien conservé et l’année 1656 est encore bien visible. Je me hâte vers le propriétaire des lieux pour le lui montrer. Il semble étonné de ma découverte et par l’état de conservation de la monnaie. Voilà maintenant un peu plus d’une heure que nous détectons (moi un peu plus que lui) et j’ai parcouru grossièrement le champ. Il est temps de faire un point. Deux monnaies pour le Déus, zéro pour le Garrett. Nous reprenons le chemin du retour en discutant de mes trouvailles et de l’étendue de sa propriété. Arrivé devant les portes de la bâtisse, il me demande si une visite guidée m’intéresserait. Bien sûr, que ça m’intéresse ! En plus, circonstance intéressante, aujourd’hui débute le week-end des journées du patrimoine ! … La suite dans Monnaies & Détections n° 85

Une bonne action récompensée

Alors qu’ils s’affairaient à nettoyer le port de Wellington Harbour, Nouvelle-Zélande, une équipe de plongeurs est tombée sur un trésor ! Probablement une bourse, les 868 monnaies ayant été trouvées groupées, près du quai, mais sans contenant. Les autorités du port n’ont pas donné plus de détails, se bornant à dire que certaines monnaies, en argent et en or, étaient sans doute très rares… En plus de ce petit trésor, les plongeurs ont remonté plusieurs tonnes de détritus et ferrailles !
Source : dailymail.co.uk

Trouvaille 85.10

Gérard prospecte sur la commune de Calmont, les trois monnaies qu’il nous présente sont en argent. Commençons par celle de droite : il s’agit d’une obole de Marseille, tête à gauche, les lettres MA au revers. Tout au plus une quinzaine d’euros en l’état.
Vient au centre une assez jolie silique d’Eugène : D N EVGENI-VS P F AVG. Buste barbu, diadémé, drapé et cuirassé d’Eugène à droite, vu de trois quarts en avant, diadème perlé. “Dominus Noster Eugenius Pius Felix Augustus” (Notre seigneur Eugène pieux heureux auguste). Au revers : VIRTVS RO-MANORVM TRPS à l’exergue – Trèves – 393/394. Rome trônant de face, tenant un globe nicéphore de la main droite et un sceptre de la main gauche. “Virtus Romanorum” (la virilité des Romains). Cette monnaie est en état TTB, son estimation avoisine les 700 euros.
Enfin, la monnaie à gauche est un denier mérovingien : PARIS (PARISIVS). Denier indéterminé, monogramme et croix ancrée. TTB, fourchette estimation assez large : 200-400 euros.