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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2017

16 statères

C’est la trouvaille d’un prospecteur anglais… réalisée sur plusieurs mois, dans le comté du Kent aux alentours d’Ightham. Peter Rathbone a découvert son premier statère en décembre 2015, puis il a patiemment prospecté tout le champ, exhumant des monnaies à chaque nouveau labour pour finir par déclarer 16 statères ! La découverte a été classée comme trésor et les monnaies confiées au British-Museum pour expertise et estimation, elles sont assez frustes et toutes unifaces…
Source : kentlive.news

92.15

Bonjour, deux photos de ma trouvaille. Cette monnaie est en argent, diamètre 23 mm pour 1,96 g, trouvée en vigne dans le Gard. Merci pour votre identification. Ramon30
Il s’agit d’un sol coronat de Robert d’Anjou (1309-1343). Avers : + R: IE-R: ET: SICIL: – REX. Couronne fleurdelisée, ornée de petits trèfles. Revers : COM-ES P-VIN-CIE. Croix fleurdelisée coupant la légende, cantonnée de quatre lis. L’avers est tréflé. Monnaie en état TB, très courante et estimée à une trentaine d’euros.

Ocracoke Island ou la mort de Barbe Noire

Chapelet d’îles 

Ocracoke Island est l’une des îles les plus éloignée des Outer Banks, ce chapelet d’îlots linéaires des côtes de Caroline du Nord. L’île elle-même est une longue bande de terre de quelques vingt-cinq km2, on peut y noter la présence d’un seul village, implanté au Nord-Ouest et tout naturellement appelé Ocracoke. Le village accueille un modeste port du nom de Silver Lake où accostent ferries et bateaux, seuls liens avec le continent. Par la voie des airs, l’île est accessible grâce à un petit aéroport situé au sud du village.
Un des points remarquables de Ocracoke Island est son célèbre phare blanc, un des plus anciens phares des Etats-Unis, en service depuis 1823.
Ce discret fief de pêcheurs de moins de huit cents âmes à l’année s’est transformé avec le temps en un haut lieu touristique, drainant à la haute saison des milliers de visiteurs attirés par une nature préservée, la pêche, ses plages magnifiques et un certain art de vivre.

 

Une histoire indienne

Les différents îlots des Outer Banks étaient à l’origine peuplés par des natifs amérindiens du peuple algonquin. C’est un navigateur italien, Giovanni da Verrazzano, qui découvre le territoire le 20 mars 1524 pensant à tort atteindre les côtes de la Chine. Il rencontre alors les peuples autochtones résidents des îles dont il donne une description des plus surprenantes : « Ces gens vont entièrement nus, sauf aux parties honteuses où ils portent des peaux de petits animaux du genre des martres et une étroite ceinture végétale tissée des queues d’autres bêtes. [...] Ils sont noirs de peau et assez semblables aux Éthiopiens. Leurs cheveux sont noirs aussi épais, mais de médiocre longueur ». Un historien américain pense que le nom d’Ocracoke aurait une racine indienne, Wokokon transformé par la suite en Okok puis Ocrcok pour finalement devenir Ocracoke aujourd’hui.
Après plusieurs tentatives ratées de colonisation anglaise, les îlots des Outer Banks sont peuplés par les Européens au tout début du XVIIe siècle.
La gestion de l’île d’Ocracoke est confiée en 1719 à John Lovick, secrétaire de la colonie de Caroline du Nord qui développe sur ses terres l’élevage de moutons et de bovins.
Son emplacement particulier fait de l’île un endroit recherché par les pilotes de navires, pirates et boucaniers qui y trouvent un refuge provisoire et un lieu de mouillage privilégié, dont un certain Edward Teach plus connu sous le sobriquet de Barbe Noire.
L’Histoire de l’île est agitée, un fort est érigé par les confédérés durant la guerre civile américaine. Après une attaque navale en règle, il termine rasé par l’Union en 1861. Durant la seconde guerre mondiale, des navires britanniques sont torpillés dans les eaux d’Ocracoke par des U-Boat allemands. Les dépouilles des marins anglais sont enterrées dans un petit cimetière de l’île.
Mais reprenons notre machine à remonter le temps et revenons en ce début du XVIIIe siècle, l’âge d’or de la piraterie, à la rencontre du célèbre Barbe Noire.

Terreur des mers

Avec une apparence censée provoquer la frayeur, son image est devenue aujourd’hui l’archétype du pirate sanguinaire. Une barbe d’ébène tressée et enflammée, un large tricorne maintenant deux mèches de chanvre allumées, deux cartouchières croisées sur son torse où pendent plusieurs couteaux, sabres et six pistolets, voilà le portait d’Edward Drummond ou Edward Teach, mieux connu sous le nom de Barbe Noire.
Notre homme serait né sur les terres anglaises, en 1680 à Bristol mais peu de traces subsistent sur le début de sa vie et son entrée en piraterie. Embarqué sur un navire britannique corsaire de 1702 jusqu’en 1714, le futur diable des mers débute sa carrière au service de la reine Anne, durant la guerre de succession d’Espagne. A la fin de la guerre, désœuvré, il rejoindra l’équipage du pirate Benjamin Hornigold.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

Ceinture d’or celtique

Spectaculaire et gigantesque, ce sont les adjectifs choisis par les archéologues anglais pour désigner cette incroyable trouvaille, réalisée par un prospecteur anglais ! Un chasseur de trésor, car c’est bien comme cela qu’on les présente en Angleterre, utilisant un détecteur de métaux. Un torque « ceinture » en or massif d’environ 3000 ans et pesant 732 grammes ! Le prospecteur, inventeur de ce chef-d’œuvre d’orfèvrerie celtique a préféré garder l’anonymat, tout ce que l’on sait, c’est que la découverte a été faite dans un champ fraîchement labouré dans la campagne de Cambridgeshire.
Si les torques, bracelets ou tours de cou, sont eux-même assez rares, les torques ceintures le sont encore plus, celui-ci est considéré comme le plus beau découvert depuis un siècle ! La précédente trouvaille, en Angleterre, remontant à 1844.
Son estimation n’a pas encore été fixée. À titre d’exemple, en 2012 un torque ceinture du même type fut découvert, lui aussi par un prospecteur, en Irlande et estimé à 150 000 £, environ 180 000 €. On connaît au moins une découverte similaire pour la France, dans le Calvados au 19e siècle, un torque ceinture de 125 cm pour 355 g, et il est probable que bien d’autres ont été trouvés depuis, mais nous sommes en France et il est tout aussi probable qu’on n’en entende jamais parler…
Sources : theguardian.com / Monnaies & Détections n° 64

92.06

Epave de revolver espagnol modèle dit «92 Espagnol» copie du Smith et Wesson «Military & Police 1905» fabriqué en 1915 en Espagne pour l’armée française, en calibre 8 mm, 1892, fabrication « Hermanos Orbea Eibar ». Il a été trouvé par Bernard en Aveyron

Retour dans la famille…

Tout à commencé le week-end de l’Assomption, le 13 août exactement. Nouvelle commune, nouvelle autorisation et nouveau terrain de jeu.

L’autorisation avec le propriétaire s’est faite dans le champ pendant qu’il ramassait ses roumbaleurs. Et comme à l’accoutumée, selon le propriétaire : « il n’y a rien dans ce champ, mais vous pouvez y aller quand même si ca vous amuse ! ».
Après avoir extrait péniblement, sous un soleil de plomb, quelques monnaies et autres trouvailles plus ou moins intéressantes, une plaque militaire a fait surface, facilement reconnaissable de par sa forme ovale et son trou d’attache à l’extrémité. L’aluminium est en bon état et ne semble pas avoir été attaqué par la nature du sol. En balayant cet objet chargé d’histoire avec mes doigts, un nom et un prénom apparaissent : CAILLOT JULES 1891… Au dos, le chiffre 46 et la ville de LAVAL apparaissent. De nouvelles recherches de descendances en perspective…

•••

Habitué à ce genre de trouvailles, je sais désormais que ce poilu est né en 1871, que son bureau de recrutement est LAVAL (Mayenne) et son numéro de matricule est le 46 (Voir M&D N° 78). La plaque a donc été « perdue » à seulement quelques dizaines de kilomètres du lieu où le soldat a fait sa classe !
La première idée qui me vient en tête est d’aller au cimetière du village pour consulter le monument aux morts. Après tout, rien d’étonnant à ce que le nom de ce soldat y soit inscrit. Effectivement, sur la troisième ligne de l’imposante plaque de marbre, le nom J. CAILLOT est gravé en lettres dorées.

De retour à la maison, je consulte la base des matricules militaires mise à disposition sur le site des archives départementales de la Mayenne. Rapidement un certain Caillot Jules Auguste, né le 11 juillet 1871 à Saint Sauveur de Flée (49), classe 1891, matricule 46 est trouvé. La lecture de ce document se fait toujours avec une certaine émotion. J’apprends qu’il mesurait 1,66 m, qu’il avait les yeux gris, les cheveux et sourcils châtains et un menton à fossette. Voilà pour la description physique. Pour le parcours militaire, je peux lire qu’il « participe au 102e régiment d’infanterie le 15 novembre 1892 » et « envoyé en congé le 24 septembre 1895 en attendant son passage dans la réserve. Certificat de bonne conduite accordée. Passé dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1895. » Il a accompli sa 1ère période d’exercice du 27 septembre au 24 octobre 1897, et sa 2e période du 3 au 30 juin 1901. « Passé dans l’armée territoriale le 1er novembre 1905. »
Jules est rappelé à l’activité par décret de mobilisation générale du 1er aout 1914. Il passera par le 30e et le 40e régiment territorial d’infanterie en mars et décembre 1915, ainsi qu’au dépôt des 27e et 32e régiments de dragons en 1917. Campagne contre l’Allemagne du 9 novembre 1914 au 20 avril 1916. Enfin, à la dernière ligne : « Libéré du service militaire le 20 décembre 1918 ». Jules Caillot a donc survécu au conflit. Le J. CAILLOT gravé sur le monument aux morts de la commune n’est donc pas le propriétaire de cette plaque. Une information datée du 4 septembre 1917, m’apprend que Jules a été détaché aux travaux agricoles dans la commune de ma trouvaille. Il est tout à fait possible d’imaginer qu’il ait perdu sa plaque à ce moment là…
Pour confirmer ses informations, je consulte le site « mémoire des hommes ». Effectivement un « CAILLOT JULES » apparait mais le deuxième prénom ainsi que le matricule ne correspondent pas. Il s’agit probablement de ce « J. CAILLOT » qui est répertorié sur le monument aux morts du village.
Maintenant une seule question me hante : si le propriétaire de la plaque a survécu à la grande guerre, a-t-il laissé une descendance ?
Pour le savoir, je dois me plonger dans son passé. Désormais je dispose de la date et du lieu de naissance de Jules Caillot. Je consulte les archives départementales du Maine-et-Loire pour retrouver éventuellement d’autres infos sur sa vie personnelle. Les registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Saint Sauveur de Flée (son lieu de naissance) sont consultables en ligne. Au numéro « 29 » de l’année 1871 (registre 1863-1872) est mentionné la naissance de CAILLOT Jules Auguste ainsi qu’un tampon en marge indiquant son mariage le 2 décembre 1905 avec Plassay Mélanie à la mairie de Bazouges (53). Aucune date de décès n’est notifiée.
En fouillant dans les archives en ligne de la Mayenne et plus particulièrement dans celle de la commune de Bazouges, je retrouve une trace de Jules et Mélanie Caillot dans le recensement de 1911. Trois enfants y sont répertoriés également : Juliette née en 1907, Marie en 1908 et Marthe en 1911. Toutes les trois nées à Bazouges.
Les archives datant de moins de 120 ans ne sont pas consultables sur le net. Seule solution : me rendre directement en mairie de Château-Gontier (53) pour les consulter. Les archives de Bazouges y sont rattachées.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

Pièces d’or au Rajasthan

Peu d’informations et des photos de mauvaise qualité pour ce trésor « exotique » découvert au Rajasthan dans la région de Malpura. Comme toujours les autorités ont été les dernières mises au courant de la découverte. Pendant deux mois, plus d’une centaine de personnes ont creusé sur le site d’une carrière de pierres, après les premières trouvailles. La police estime qu’une centaine de monnaies en or frappées entre l’an 250 & 400 auraient été mises au jour, moins d’une dizaine ont été saisies…
Source : pradesh18.com/news/Rajasthan

92.05

Trouvaille faite par un prospecteur de Perpignan qui désire rester anonyme. Il s’agit d’une monnaie du vicomté d’Albi appelé plus communément raimondin (1050-1090) + RAIMVND croix + ALBIECI. Dans le champ VICOC. C’est le tout premier denier d’Albi, de poids lourd et de flan assez large. Mais la frappe puissante a occasionné des trous à deux heures dans le flanc. Cette monnaie est estimée une vingtaine d’euros.

Les pointes de flèches de type Palmela en France

Monnaies viking

Brian Morton, 43 ans, prospecteur irlandais heureux. Il a en effet réussi l’exploit de découvrir deux rarissimes monnaies vikings du type Hiberno-Manx ; en argent elles affichent sur leurs avers des têtes très caractéristiques. Moins d’une dizaine de monnaies du même genre ont été découvertes au cours des cinquante dernières années en Irlande et les deux monnaies de Brian sont les toutes premières découvertes en Irlande du Nord ! Peut-être perdues, au cours d’un raid viking sur le monastère de Maghera.
Les Hiberno-Manx furent sans doute frappées sur l’actuelle île de Man, petite île britannique située en Mer d’Irlande, de nos jours surtout connue pour sa spectaculaire course de moto et qui fut longtemps une place forte des Viking, qui y passaient l’hiver en sécurité entre deux razzias sur les monastères anglais et irlandais…
Source : dailymail.co