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Monnaies et Détections

Archive pour mars, 2017

Agenda 93

TRIEL-SUR-SEINE • 78
Dimanche 2 avril 2017
17e salon toutes collections
Espace Rémi Barrat, près de la gare, 78510 Triel-sur-Seine
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 01.39.97.14.11

BESANÇON • 25
Dimanche 9 avril 2017
39e bourse exposition monnaies et cartes postales
Palais des Congrès Micropolis, Hall D2, 25000 Besançon
De 9h à 17h. Entrée 2,50 €. Renseignements : 03.81.81.47.73

SAINT-CYR-SUR-LOIRE • 37
Dimanche 9 avril 2017
21e bourse numismatique et collections
Salle de l’Ecale, allée René Coulon, 37540 Saint-Cyr-sur-Loire
De 9h à 16h. Entrée gratuite

SOULLANS • 85
Dimanche 9 avril 2017
17e bourse toutes collections
Foyer rural, place Ledesma, 85300 Soullans
De 10h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 02.51.60.06.38

NIORT • 79
Dimanche 16 avril 2017
Bourse toutes collections
Parc des Expositions, Hall des peupliers, 79000 Niort
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.81.06.51.65

PINSAGUEL • 31
Dimanche 16 avril 2017
28e bourse toutes collections
Salle Polyvalente de la Muscadelle, rue de la République, 31120 Pinsaguel
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 05.61.76.21.51

BAUME-LES-DAMES • 25
Lundi 17 avril 2017
30e bourse des collectionneurs
Centre d’affaires et de rencontres, 21110 Baume-les-Dames
De 9h à 17h. Entrée 2 €. Renseignements : 03.81.84.27.98

SAINT-PRIEST • 69
Samedi 22 avril 2017
Bourse multicollections
Espace Mosaïque, 47-49 rue Aristide Briand, 69800 Saint-Priest
De 9h à 18h. Entrée 2 €. Renseignements : 04.72.67.93.06

ANNECY • 74
Dimanche 23 avril 2017
43e bourse aux monnaies d’Annecy
Centre Bonlieu, salle Eugène Verdun, 74000 Annecy
De 8h30 à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.50.24.11.15

SAINT-PAUL-LES-DAX • 40
Dimanche 30 avril 2017
12e bourse multicollections
Espace Félix Arnudin, rue de l’Abbé Borde, 40900 Saint-Paul-lès-Dax
De 8h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.73.83.02.05

DAINVILLE • 62
Lundi 8 mai 2017
29e bourse toutes collections
Salle polyvalente de Dainville, allée du 8 mai, 62000 Dainville
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 03.21.22.43.30

ANDUZE • 30
Dimanche 14 mai 2017
8e bourse nationale numismatique et toutes collections
Espace Marcel Pagnol, rue Pelico, 30140 Anduze
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.85.89.29.67

BOURGES • 18
Dimanche 14 mai 2017
30e bourse aux monnaies,
cartes postales et autres collections
Pavillon d’Auron Hall B, 7 boulevard Lamarck, 18000 Bourges
De 9h à 17h. Entrée 2 €. Renseignements : 02.48.70.64.42

CHOLET • 49
Samedi 20 mai 2017
1er salon multi-collections
Parc des expositions de la Meilleraie, avenue Marcel Prat, 49306 Cholet
De 9h à 17h30. Entrée 2 €. Renseignements : 02.41.65.85.42

MILLAU • 12
Dimanche 21 mai 2017
13e bourse des collectionneurs
Salle des fêtes du parc de la victoire, 12100 Millau
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 05.65.59.19.63

FIGEAC • 46
Jeudi 25 mai 2017
35e salon Européen des Collectionneurs
Espace François Mitterand, 46103 Figeac
De 9h à 18h. Entrée 3 €. Renseignements : 05.65.50.01.46

AVRANCHES • 50
Dimanche 28 mai 2017
4e bourse toutes collections
Salle Victor Hugo, Jardin des Plantes,
chemin de la Boutonnière, 50300 Avranches
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.98.54.40.25

Sommaire 93

Vécu
Cahiers de prospection 1994
Avant le détecteur était la charrue.
Le trésor d’Aïn Tinn (Algérie)
Le trésor du Dakota PI-C12
Sceau avec blason fortuité dans la Meuse dans la Vallée de l’Aire

Brèves

Histoire
Les canons de la Coubre
De pieuses monnaies romaines

Article interactif
Les pointes de flèches de type Palmela en France

Numismatique
2 e commémoratives
Animaux sur les monnaies
Drachme, denier ou schekel ?
Les monnaies gauloises « à la croix » languedociennes

Trouvailles
Monnaies/objets

Courrier

Rétro
Les premiers détecteurs de métaux tout public – Suite

Banc d’essais
Le MI-6 : le nouveau Pinpointer XP

Librairie

Agenda

Petites annonces

Edito 93

Dans ce numéro, de nouveaux auteurs font leur apparition. Ils vont étoffer la palette des articles du magazine de leurs passions respectives. On ne présente plus Monsieur André Milhorat qui était depuis fort longtemps un des auteurs reconnus de la regrettée revue « Numismatique & Change ».Tout au fil de l’année, il vous dévoilera les trésors numismatiques modernes que l’on peut retrouver par hasard dans son porte-monnaie : les deux euros commémoratives des pays de l’Union européenne. Un grand merci à Monsieur Cédric Lopez pour son article sur les monnaies à la croix languedocienne qui ravira les amateurs de ce monnayage local
par les informations qu’il nous délivre sur la datation et les influences extérieures au Languedoc. Je n’aurai pas assez de place pour parler de tous les auteurs qui collaborent avec nous, nous y reviendrons une autre fois. Une nouvelle pointe de flèche de Palmela a été déclarée à la revue par Cyril, c’est la septième, on est loin du compte alors faites le tour de vos boites de merdouilles pour enrichir cette spécificité de pointe. On compte sur vous !
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Il était une fois dans le Sud

Bon alors, c’est une histoire qui m’a été contée par un ami au-dessus de tout soupçon, lequel la tenait de ses propres yeux de lui-même. Donc de source sûre, sous réserve de légers aménagements et petits détails que seuls les protagonistes connaissent. Vous dire si certains déconnent grave serait en dessous de la réalité, et je pense que cette anecdote va le prouver sévère.

C’est parti :
L’aventure se passe sur un chantier des environs de par en bas, au soleil, et pas loin de Mare Nostrum, au cours de travaux classiques dans un quelconque patelin de cambrousse de notre chouette Occitanie/Sud. En ces coins superbes, nos ancêtres les Romains vécurent quelques quatre siècles de paix (la seule période peinarde si longue de l’Histoire de France, il est bon de le noter) accumulant richesses et prospérité.
Il va de soi que dans un pays comme l’Angleterre, ils n’auraient pas manqué de laisser d’innombrables artefacts, monnaies et trésors. Mais en France, attendu que nos législateurs préfèrent que rien ne soit découvert, ben y’a rien qui y est découvert. N’est-il pas ?
Ainsi donc, trois compères terrassiers manœuvraient le tractopelle et la pioche afin de bricoler le réseau d’assainissement.
Au milieu des gravats en fond de la tranchée, ils repèrent une sorte de boite vaguement métallique.
L’ayant prélevée manuellement et constatant que l’intérieur produit quelque bruit au secouage, les voili qui s’affairent à l’ouvrir avec les précautions d’usage chez les brodeurs de napperons, c’est-à-dire à la pioche, la massette, le burin et autres outils présents dans la caisse du Caterpilar en question.
Le contenu s’éparpille… en scintillant…
Je vois déjà s’écarquiller ton œil ;)
Tu l’as deviné, yes !
Sa mèr’ de sa rac’ qui déchir’ la mort qui tue ! ! ! ! de l’or, du jaune, mais oui mais oui !
Cette dégringolade de rondelles sème la surprise, puis l’avidité, suivie très rapidement de la convoitise, et, par voie de conséquence, ça part à la bouffe dans une solide partie de torgnoles afin d’élire l’inventeur, et donc le possesseur des dites piécettes.
Après moult pains dans la poire et autres câlins de phalanges, le calme revint et il fut décidé en cautérisant les plaies et glaçonnant les tuméfactions oculaires, de ramasser tout ça et de le distribuer équitablement. Ainsi fut fait, mais à ceci près que ce seraient les euros de la vente qui se verraient partagés.
La boite, elle, passablement cabossée rejoignit les gravats du fond de tranchée. L’histoire dit qu’elle y est encore. Elle était en tôle de bronze, visiblement, mais n’offrait aucun intérêt aux yeux des inventeurs.
Serre les dents, et attends la suite.
Nos trois compères se dirigent donc vers le plus proche racheteur d’or, de chez Promo Gold Machin ou Cash Truc dans le genre. La quarantaine de pièces est donc échangée au poids du métal précieux et au cours du jour, contre des euros sonnants et trébuchants. Enfin, de leurs coupures papier.
Pécule récupéré, et désireux de fêter la somme rondelette récoltée, les trois mousticaires (oui, je sais, mais là bas la gente cuicidaesque sévit pas mal, tout campeur non enduit de citronnelle te le confirmera) se mettent en quête de quelques fioles au titrage copieux, et du premier dealer venu. Nantis des litrons et des chichons idoines, voilà nos zouaves qui se ramassent la poire de belle façon, et se font une java mémorable… au point de se faire gaufrer par les bleus.
Bon.
Ceci serait assez banal, voire même un tantinet ridicule, si les rondelles en question, au nombre d’une quarantaine avaient été des Napoléons, ou des Francs… Encore que certains d’entre eux valent probablement bien plus que leur poids en or. Mais il s’avère que les monnaies en questions n’étaient autres que de jolis aurei…
T’as bien entendu ?
Respire.
Plus de quarante aurei vendus au poids du métal précieux.
Plus de quarante aurei dont le tarif peut aller de 2000 à 200 000 €/pièce…
Arrêtons-nous un instant afin de reprendre encore une fois la respirance, d’éponger nos fronts en sueur, et desserrer les ratiches qui commencent à crisser sévère…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

Yamashita Gold !

La chasse aux fabuleux trésors japonais semble reprendre aux Philippines, avec une demande d’un groupe de recherche qui n’a pas l’air amateur et probablement bien informé. Sa source est apparemment un ancien soldat japonais âgé de 90 ans connaissant l’emplacement d’un dépôt qui serait resté inviolé… Les journalistes parlent, eux, toujours des trésors du général Yamashita, pure invention des services secrets US, pour dédouaner l’empereur du Japon et ses proches*.
Les chercheurs ont posé une demande de forage de grande ampleur sur une zone précise de Baguio, déjà connue pour avoir livré au moins une cache impériale*. Les incroyables découvertes réalisées par le passé sur les caches impériales ont de quoi motiver.
Sur la photo ci-jointe, on peut voir un soldat US, au centre, qui tient une barre – de 12 kilos vu les dimensions – à ses pieds et au fond, il y a des barres bien plus grosses ! Certaines, sont probablement les fameuses barres de 75 kilos qui furent retrouvées dans plusieurs dépôts. Les Japonais avaient pris pour habitude de fondre systématiquement l’or volé, sous forme de très gros lingots, certainement pour limiter le vol parmi leurs propres troupes, il faut être au moins deux pour déplacer ce genre de barre et personne ne part en courant avec un lingot d’or de 75 kilos !
Sources : philstar.com // * Tout sur les trésors japonais dans : Monnaies & Détections 84 et 85 « Nom de code : Kin no Yuri »

92.07

Trouvée par Jean-Louis en forêt de Fontainebleau, une petite broche fort simple, en argent mis à part l’ardillon saucé. Toute en longueur, elle présente un cabochon de verre taillé coloré rouge, enserré de part et d’autre d’un élément floral symétrique. Deux petits cabochons devaient être présents mais ont aujourd’hui disparus. Cette broche est d’époque fin XVIIIe siècle à première moitié XIXe. Quand vous exhumez en forêt ce type d’objet, il ne faut pas hésiter à ramasser le volume de terre dont vous avez extrait le bijou pour tranquillement le tamiser et retrouver les pierres disparues…

Le bombardier mysterieux

Un avion particulier

Le 10 novembre 1943, le Heinkel He 111 portant l’immatriculation GL+ET décolle de Cazaux.
Cet appareil n’est pas un He 111 standard, c’est un appareil d’essai. Il appartient à l’unité spéciale « Erprobungsstelle Süd » qui essaie les nouveaux matériels et cet avion est utilisé pour tester les derniers modèles de viseurs.
Pendant l’été et l’automne 1943, l’Erprobungsstelle a déjà fait plusieurs vols avec cet appareil dans les environs de Cazaux et de Millau, en lâchant des bombes afin de valider la précision de ce nouveau type de viseur.
Ce 10 novembre 1943, parmi l’équipage de 5 personnes : Willy Dennert est le pilote (2) et Herbert Waschk est le commandant de bord (3).
Herbert Waschk a déjà été décoré à plusieurs reprises : le 5 novembre 1942, en particulier, il a reçu la « Croix allemande » en or (4).

Un vol d’essai qui s’achève de manière dramatique

L’appareil décolle sans problème et part vers l’est. Mais peu après Albi, à 5 000 mètres d’altitude, le moteur gauche prend feu. Cet incendie dérègle les commandes de vol.
L’avion devient incontrôlable (5). Le pilote réussit à sauter en parachute alors que les quatre autres membres d’équipage, piégés dans le Heinkel 111 en détresse, s’écrasent avec l’avion.
Il est vraisemblable que les quatre passagers ont été plaqués à la paroi du fuselage par la force centrifuge, énorme dans un avion en vrille.
A l’impact, l’appareil est pulvérisé et le pilote est le seul rescapé. L’armée allemande vient récupérer les quatre corps, puis, quelques jours plus tard, évacuera les restes de l’avion en réquisitionnant les chars à bœufs des environs. Seuls quelques débris minuscules subsistent, enfoncés dans la terre.

Découverte de l’avion

Par un pur clin d’œil de l’histoire, nous arrivons sur le site de crash (6) jour pour jour 70 ans après l’accident. Toutes les autorisations administratives ont été obtenues en amont auprès des services compétents, de la DRAC, et aussi auprès des propriétaires du terrain (7). Ceux-ci nous ouvrent grand leur porte. Le grand-père de la famille qui a été témoin du crash nous relate ses souvenirs de l’évacuation de l’épave.
Sur le terrain, le travail de recherche commence et les pièces apparaissent.
Les fragments retrouvés sont en mauvais état car le champ a longtemps été labouré et la charrue est destructrice pour les fins morceaux d’aluminium, déjà malmenés par le crash.
Un grand nombre de scories (8) nous confirme qu’un incendie a eu lieu et les fragments de peau tordue de l’avion laissent imaginer la violence du choc.
Des composants de l’appareil revoient le jour : de la tuyauterie, des composants d’équipements, de la tôle froissée (9).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

 

Les trésors du Mentor

En 1802, la frégate anglaise le Mentor, partie de Grèce pour l’Angleterre, coulait corps et bien en Mer Égée. Elle transportait alors, pour le compte de Lord Elgin, 7e du nom – et accessoirement ambassadeur de Sa Majesté pour l’Empire ottoman –, un fabuleux trésor ! Dont des éléments arrachés au Parthénon ! Les plus belles frises du Parthénon, le plus célèbre temple grec, consacré à la déesse Athéna Parthénos, déesse de la guerre et de la sagesse (en admettant que les deux soit compatibles), sont toujours conservées au British-Museum, les Grec les réclamant depuis des décennies, sans succès…
Mais les merveilles du Parthénon furent ramenées en plusieurs fois, le Mentor en transportait une partie. Dès son naufrage, Lord Elgin engagea des plongeurs d’éponges qui réussirent à renflouer une partie de la cargaison. Les rapports de l’époque disent clairement que tout ne fut pas récupéré, c’est sur cette base que des archéologues, qui ont réussi à localiser l’épave, la fouillent à nouveau. Un trésor de monnaies, de bijoux et de quelques statuettes, a déjà été trouvé, pour l’instant aucun élément du Parthénon, mais tous les espoirs sont permis…
Source : thetimes.co.uk

92.01

Bonjour, j’ai trouvé en détection, du côté de Castelnaudary dans l’Aude, cette jolie monnaie d’un diamètre de 20 mm et pesant 1,7 grammes. Si vous pouvez m’aider à l’identifier et me donner une cotation. Merci d’avance. Cordialement, James
Il s’agit d’un denier de Louis le pieux pour Toulouse : +HLVDOVVCVS IMP croix. Revers : +TOLVSA CVI. (Gariel, n° 125 – MG, n° 419 – Prou, n° 805). Argent. Carolingien LOUIS LE PIEUX, empereur (janvier 814-20 juin 840). Votre monnaie est en état TTB avec une petite fêlure à midi. son estimation est de 750 euros.

Les 53 aureus du motard

En 1971, en Haute-Loire, un jeune agriculteur laboura un de ses champs comme chaque année. En ce beau jour de septembre il fit une rencontre étrange. Il conduisait son tracteur avec sa charrue retournant la terre végétale, quand au bout d’une heure passée de travail à surveiller les lignes de ses passages, il lui prend soudain l’envie d’uriner. Il arrêta et descendit de son tracteur et se plaça devant les socs de la charrue pour se soulager. Pendant sa vidange son regard se porta naturellement sur un des socs dépourvu de terre fraîche. Il vit à quelques centimètres de son visage une sorte de point de couleur jaune brillant. Il saisit le petit objet collé à la motte de terre, et croyant que c’était un bouton, il le mit dans sa poche et remonta sur son tracteur pour terminer de labourer son champ. Arrivé chez lui, il donna ce qu’il croyait être un bouton à sa femme passionnée de couture, mais cette dernière déduisit que c’était probablement une pièce de monnaie ancienne en voyant une tête barbue d’un côté et un personnage sur l’autre face. Elle n’y prêta guère d’attention et plaça la monnaie dans sa boîte à couture. Sur le point d’avoir un bébé le mois suivant, le jeune couple était plus axé sur la naissance prochaine qu’à une monnaie ancienne, même si elle semblait être en or.

Aureus de Marc Aurèle

L’incroyable histoire arriva une vingtaine d’années plus tard, quand Rémi le fils de l’agriculteur, revenu de son service militaire, se passionna pour le moto-cross. Ses parents d’ailleurs, lui avaient offert une 125 cm3 pour ses vingt ans. Fils unique, Rémi avait en projet de reprendre la ferme d’exploitation de son père qui était déjà un héritage de ses grands parents.
Rémi et quelques copains se retrouvaient souvent pour se défouler dans les bois et les terrains vallonnés de la campagne avec leurs motos. Une fois, ils avaient été arrêtés par les gendarmes à cause du bruit occasionné dans le bois proche d’un bourg voisin. Par manque d’espace, Rémi décida d’établir un nouveau parcours cross dans un bosquet attenant à l’un de ses champs en jachère. Et tous les samedis, au lieu d’aller dans le bois communal proche des habitations, ils prenaient les chemins à travers champs pour rejoindre leur nouveau parcours improvisé afin d’y effectuer quelques sauts sur les talus, là où le bruit ne dérangeait personne. Les virages en épingles étaient leurs obstacles préférés et très vite les ornières se creusaient de plus en plus. Sans le savoir Rémi et ses copains motards s’entraînaient dans le champ où le père de Rémi avait trouvé vingt ans auparavant la « monnaie jaune ».

Aureus de Commode

Un samedi du mois de juin 1991, Rémi et un de ses copains parcouraient les talus entourant le champ sur leur moto à fond la caisse. Le camarade de Rémi se trouvait devant à une vingtaine de mètres, il négocia un des virages et Rémi le poursuivant de près, arriva sur le virage, et là il aperçut plusieurs rondelles jaunes dans le fond l’ornière. Il y prêta attention et s’arrêta pour les regarder de plus près. Trouvant ces pièces jaunes très jolies, il les ramassa et les mit dans une poche.

Aureus de Faustine mère

 

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92