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Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2017

Un archéologue amateur trouve un trésor

L’archéologue amateur (présenté comme tel par la presse), étant bien sûr un prospecteur équipé d’un détecteur de métaux… Le prospecteur en question était d’ailleurs à la recherche de militaria en forêt de Soy, dans les Ardennes, lorsqu’il est tombé sur un beau trésor de l’âge du bronze, pointes de lances, haches et bracelets. Résidant dans un pays civilisé, le Luxembourg, il a pu déclarer sa trouvaille et offrir son trésor à la commune de Jalhay.
Source : rtl.be

94.09

Le bienheureux David avec son Déus a trouvé dans les Pyrénées cette monnaie peu courante, un gros en argent de Jaime Ier (1213-1276), roi d’Aragon. Avers : +IACOBVS DEI GRA REX ARAGONV. Revers : +DOMINVS MONTISPESVLANI. C’est une monnaie rare, elle est en TTB et s’évalue 1500 euros.

Chasse au cercueil !

Vu le titre, on pourrait penser à une recherche macabre, mais non pas du tout ! Il existe en Bretagne et plus généralement dans le grand Ouest et probablement dans d’autres régions de France, une tradition qui consiste à enterrer une boite, nommée cercueil, lors d’un enterrement de jeune fille/garçon se préparant à sauter le pas du mariage.

Photo 1

Cette tradition se perd dans la nuit des temps, certainement une origine plus ou moins catholique qui a dévié en fiesta avec le temps…
Fiesta souvent bien arrosée, en Bretagne en tout cas, je vous le confirme ! Début 2005, j’étais invité à une de ces journées, je me souviens des jeux de pistes, de la partie de paintball et au final d’une belle journée avec la famille et les amis qui se termina autour d’un banquet dans le jardin des parents du futur marié. Assurancetourix le barde, n’était pas là, mais tout le reste y était ! Et vers deux ou trois heures du matin, celles et ceux qui avaient encore les yeux ouverts, participèrent à l’enterrement du fameux cercueil. Celui-ci avait été fait par un des oncles du marié, menuisier-ébéniste ça aide, on y met ce que l’on veut, souvent des bouteilles, des peluches pour les futurs bébés, des lettres et autres babioles…
Quelques semaines plus-tard, le 25 juin 2005, une belle Bretonne dans sa robe d’un blanc nacré, prenait pour mari un grand brun au regard ténébreux. Deux beaux bébés arrivèrent dans la foulée ou presque.
La tradition veut que, normalement, le cercueil soit « exhumé » à l’arrivée du premier bébé. Mais bien souvent pour x raison, déménagement et autres, il reste en terre et comme tout ce qui est caché on l’oublie plus ou moins.
Et le temps passa jusqu’à un beau jour de 2016 – donc 11 ans plus tard ! – où quelqu’un posa enfin la question : et le cercueil vous l’avez déterré ? Ah tiens non, mais il faudrait déjà le retrouver… Avec un détecteur de métaux peut-être, et dans ces cas-là, c’est à bibi qu’on pense… Voilà comment je me suis retrouvé à chercher un cercueil, une première pour moi ! (1)

Photo 2

On se souvenait tous à peu près de l’endroit, le long d’une grange. Une fois la zone nettoyée, j’ai passé quelques coups de poêle. Je comptais sur les capsules et têtes de bouteilles en alu pour repérer le magot et après quelques bouts de ferrailles et dessus de boites de conserves un son assez diffus, mais large s’est fait entendre. Quelques coups de pelles donnés par le marié, c’était pour remplir sa cave, fallait bien le faire creuser un peu… deux ou trois coups de barres à mines pour être sûr, et bingo on était pile dessus ! (2)

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 94

Objet mystère

Peter Fergus, un prospecteur anglais du Devon, a découvert avec son détecteur un objet qui intrigue les archéologues. Probablement d’époque médiévale, en argent et en partie recouvert de feuilles d’or. Les experts du British-Museum le situent entre le sixième et onzième siècle, peut-être le couvercle d’un reliquaire ? Vieux de plus de 300 ans et contenant plus de 10 % de métal précieux il a tout de même reçu la mention de trésor !
Source : devonlive.com

94.02

Les deux bagues qui ont été trouvées l’une à côté de l’autre près d’une pierre sont de la famille Abeille, d’après le blason qui représente des abeilles. Les bagues ont été trouvées dans le Finistère près de Perros Guirrec. Elles ne sont pas poinçonnées et de petites tailles. Pour l’anecdote, j’étais en sortie avec un ami qui ne possède pas de détecteur de métaux mais qui est intéressé par notre passion. Lors de cette sortie il a pris des photos quand je détectais. Un moment je lui dis : « Indice 79/80 » (en programme 7 que j’utilise même sur terre car je le trouve très bon) d’habitude c’est des 2 euros cet indice mais vu qu’ici on trouve que des dt et liards, je sais pas ce que ça peut être. Et là whaouuuu une chevalière !!! Elle est en or en plus. Je lui montre et la nettoie. Je lui dis « attends je repasse on sait jamais ! » Là un petit indice 50/54. Je lui dis « d’habitude c’est toujours de l’aluminium quand je creuse sur ça, mais là à côté de la chevalière, je ne peux pas ne pas creuser ». Et là, la vache ! une deuxième bague en or avec des diamants et un saphir !!! Explosion de joie retenue malgré tout mais super heureux. On les a pesées, il y en a en tout pour 12,36 grammes d’or. Cordialement, Thomas. 
Ces bagues ont été cachées intentionnellement, la pierre devait servir de repère. La chevalière sans poinçons date antérieurement à la Révolution française. Elle représente deux écus accolés avec un lion marchant à droite et une ruche entourée de trois abeilles en triangle. Elle date probablement du XVIe siècle. Il s’agit certainement de l’union de deux familles. Une recherche des armoiries a été lancée avec notre spécialiste mais cela prend plus de temps qu’une simple identification. La seconde bague est un empierrage classique en forme de fleur, saphir et diamant. Même période que la chevalière. Belle trouvaille plaisante qui stimule l’imagination : noble fuyant la révolution ? Larcins commis et cachés par peur de représailles ? Qui le saurait ?!

Cahiers de prospection 1995

Un fidèle lecteur de la revue Monnaies & Détections nous livre les cahiers de prospection qu’il tient depuis 1993, et sur lesquels il a noté toutes ses sorties. Alexandre

Lundi 27 mars 1995
Lors d’une rencontre avec Marc M… chez le coiffeur, je lui avais demandé si je pouvais revenir à C… voir s’il n’y avait pas d’autres silos à grains dans la vieille bâtisse. Il m’avait dit que je pouvais y aller quand je voulais, aussi en rentrant d’amener Axel à l’école je rentre me changer prendre un casse-croûte et tout le matériel et j’y vais. Je commence les sondages à la pioche et effectivement je retrouve un premier silo à côté des 2 autres dans la salle devant la cheminée, puis un autre dans la resserre à bois. Mais le premier est rempli de terre vierge, et part sous la cloison de briques foraines montées de champ. Le second a été rempli de « roulé-concassé » moderne sans le moindre débris. Je me fatigue à les vider à coups de pelle, en espérant que dessous la couche sera bonne, mais j’arrive presque au fond en fin d’après-midi et pas le moindre tesson. Par contre en passant la terre du premier au détecteur je sors quatre doubles tournois, il faudra les nettoyer, mais sur un je peux déjà lire la date de 1644. Vers 4 h j’ai trop mal aux reins, en plus il fait froid et humide et je rentre.

Samedi après-midi 8 avril 1995
Il fait très beau et à 2 h je repars chez Marc pour reboucher les deux silos et voir s’il n’y en aurait pas d’autres. Je finis vers 4 h et je fais des sondages. J’en découvre un autre dans le fond de la resserre mais quand je commence à le vider je vois que lui aussi est rempli de gravier et je rebouche tout. Cela fait le septième silo que je trouve dans cette ferme, il y en a peut-être d’autres, en fait c’est toute une batterie de silos qu’il y avait… à moins qu’ils ne soient pas contemporains et qu’ils les creusaient au fur et à mesure pour remplacer ceux qui étaient abandonnés et comblés. Avant de partir je passe un dernier coup de détecteur dans les autres pièces, il y en a dallées de foraines et d’autres cimentées. Entre les briques de l’ancienne étable je trouve deux Napoléon III (10 centimes 1852), une pièce trouée et 10 francs 1955.

Samedi 3 juin 1995
A 9 h je vais chercher Mr L… car il m’avait demandé dans la semaine de venir l’aider à fouiller un silo trouvé à Saint-Paul. Ce silo a été découvert par Mr L… ambulancier et pompier, dans une cour, rue Henri Barbusse. Il l’a trouvé par hasard car son épouse s’est enfoncée avec sa chaise dans le goulot. C’est le silo classique : il est comblé avec de la terre mêlée de débris de tuiles canal, des éclats de briques, des galets, mais essentiellement de la brique crue. Il y a quelques tessons de poterie commune. Nous trouvons seulement des débris d’ossements et une boucle de ceinture en bronze, mais rien qui permet de dater le comblement. Je pense qu’il y a aussi d’autres silos dans la grange attenante et la maison abandonnée que doit acheter Mr L… Ce dernier nous dit qu’il collectionne les vieilles pièces de monnaie. Il nous raconte que sa grand-mère en Espagne a trouvé dans une cache une carabine Winchester 1882, des fusils de guerre et des révolvers. Mr L… nous apprend que les briques foraines font 42 sur 28 (2/3 – 1/3) et que le mot forain vient de fora, dehors : la brique foraine est celle qui vient de l’extérieur, qui a été achetée dans une briqueterie, par opposition à celle qui a été construite sur place, en brique crue.
En me promenant à 2 h en attendant que Mr L… revienne du repas, le long des potagers dans l’ancien fossé au pied des remparts, je trouve une croix de cuivre puis une petite statuette de Sainte Germaine. Il faudra que je revienne avec le détecteur mais c’est très pollué car la pente sous le rempart est pleine de déchets, ils devaient vider les poubelles depuis le haut.

Lundi de Pentecôte 5 juin 1995
J’ai pris rendez-vous à 7h30 avec Mr C… qui veut m’amener à M… voir un silo qu’il a trouvé en faisant des travaux de terrassement. Il est là à l’heure dite et me conduit au village de M… dans une vieille maison démolie et reconstruite en garage. Les murs neufs ont été bâtis des deux côtés au-dessus des murs en brique crue. Le mur du fond, lui, est entièrement neuf et repose sur une fondation en béton. La porte n’est pas encore posée. Le sol est en terre.
C… retrouve dans l’angle avec sa montre-pendule (!!!) l’endroit du silo supposé. Effectivement après quelques coups de pioche apparait une poutrelle de béton (qu’il a lui-même posée avec sa pelle mécanique) sur un vide à demi comblé, dans lequel s’enfonce la barre-mine. C’est ce vide qui lui a fait penser qu’il doit y avoir un silo à grains.
Nous repartons aussitôt car je dois amener Axel à un tournoi de foot et nous prenons rendez-vous pour le fouiller samedi prochain.

Samedi 10 juin 1995
L’après-midi je file à M… où m’attend déjà Mr C… et je commence effectivement à creuser le silo. C… reste un moment puis doit partir pour son travail et je continue seul, mais au bout d’un moment la sœur du propriétaire arrive et me vide les seaux de terre que je lui passe depuis l’intérieur du trou jusqu’à 6 h. C’est bien un joli petit silo très bien creusé, mais il a été rebouché avec de la terre, des briques crues, des tuiles de toit. On ne trouve pratiquement aucun tesson de poterie, à part trois ou quatre éclats d’oule. Il y a aussi beaucoup de cendres et de briques noircies comme si on avait démoli une cheminée et jeté les briques dedans. La terre est collante, très humide, c’est épuisant et peu encourageant vu la stérilité du contenu. A 6 h complètement crotté, je dois arrêter pour aller chercher Axel, je pense être arrivé à la moitié du silo. Je téléphone dans la semaine : le propriétaire va le reboucher car la maison est louée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 94

Gold Vador

A l’occasion des 40 ans de la saga Star Wars, un bijoutier japonais a créé une réplique du casque du célèbre Dark Vador. Un casque en or massif d’environ 15 kilos, a réserver aux fans fortunés, la mise à prix du casque étant de 154 millions de yens soit environ 1.6 millions d’euros…
Source : papergeek.fr

94.11

Fidèle lecteur de votre revue, je passe le cap aujourd’hui pour vous soumettre une première demande. J’ai trouvé cette monnaie sur une colline en plein bois dans le département de l’Aube, à la limite de département avec la Haute Marne. Je pense que c’est une monnaie carolingienne de Charles III dit le simple. Pouvez-vous m’en dire plus sur son histoire et sa cotation. En vous remerciant par avance. Bernard.
Il s’agit bien d’une monnaie carolingienne de Charles III le Simple (898-923). Denier (Troyes). C’est une immobilisation. Avers : GRATIA D-I REX. Légende circulaire. Au centre, monogramme de Karolus. Revers : + TRECAS CIVI. Croix. Cette monnaie montre une faiblesse de frappe les légendes sont délicates à lire, elle s’estime 60 euros.

 

La mer et ses trésors cachés

Un naufrage oublié, une vieille histoire qui se raconte au coin du feu, le témoignage d’un ancien qui aurait trouvé ou vu quelque chose, le témoignage d’un plongeur… Il n’en faut pas plus pour attiser la curiosité de l’archéologue sous-marin.

La recherche en amont des plongées est aussi importante que la fouille elle-même.

Après les légendes et les rumeurs, la recherche commence. Internet, livres anciens, rapports de naufrages, archives municipales, vieilles photos, gravures anciennes, il faut recouper, croiser les informations pour se faire une idée du lieu.
C’est avec une infinie patience que l’archéologue sous-marin, au même titre que son homologue terrestre va commencer son enquête, parfois longue et semée d’embuches.
Selon les époques, les cartes sont bien différentes d’aujourd’hui ! Les rivières et leurs embouchures ont changé de taille, de forme. Les aménagements portuaires et côtiers ont modifié les côtes. Là où avant il n’y avait que rochers et falaises inaccessibles, se trouvent maintenant plages et pontons privés. Certaines zones aptes à la navigation, sont maintenant complètement envasées et d’anciens canaux commerciaux servent aujourd’hui de simples fossés de drainage. Je ne parle meme pas de certaines régions, qui depuis leur assèchement se retrouvent maintenant, à bonne distance de la mer !!!
Les rapports de naufrages sont relativement lacunaires selon les époques et parfois même inexistants, ne faisant état que d’une date et d’un lieu approximatif ; les lieux changent de nom, des villages disparaissent… (Certains ports créés par des Grecs ou à l’époque romaine, ont littéralement changé de nom et même certains spécialistes s’y perdent parfois !)
Après des heures passées la tête penchée sur ces documents, en ayant soin d’analyser chaque fait comme le ferait un enquêteur de police, une fois que tous les indices permettent de localiser un lieu précis, l’archéologue met alors en place une campagne de prospection.
Notre plongeur archéologue aidé par d’autres plongeurs souvent bénévoles, va donc s’immerger au-dessus de ce qu’il pense être le lieu d’un naufrage.
Je vais briser vos rêves : il n’existe nul navire intact après plusieurs centaines d’années passées sous l’eau ! Oubliez les épaves magnifiques de “Tintin et le secret de la licorne”.
Un navire de l’époque n’étant constitué que de bois, celui-ci aura vite fait de disparaître, ne laissant sur le fond que les objets les plus résistants, tel que les canons, la vaisselle et autres pièces métalliques ou de matière imputrescible. Parfois le fond du bateau étant enfoui dans la vase, quelques morceaux peuvent subsiter mais dans un état lamentable (à part dans l’eau douce de certains lacs ou certaines régions du monde où la température de l’eau empêche le bois de pourrir).

Une ancre ancienne est parfois un indice…

Il est fort problable aussi, que si la profondeur le permet, celui-ci ait subi une tentative de récupération par des plongeurs de l’époque ! En effet il ne faut pas croire que la récupération d’épaves date de notre époque. Déjà, en 1746, suite au naufrage d’un navire dans les eaux de Belle île, la compagnie qui avait armé le bateau fit appel à un plongeur et une cloche fut construite sur place. Plusieurs tentatives furent faites pour récupérer ce qui pouvait l’être (cordages, éléments de gréements, canons, marchandises et autres…) Si l’épave se situe dans un lieu propice aux coups de mer, elle risque d’être littéralement demembrée par plusieurs siècles de tempêtes. Ajoutez à ça, certains travaux dans le but d’élargir ou de creuser un chenal ou un port et votre épave sera définitivement perdue. Je passe sur les plongeurs amateurs qui, trouvant au fond de l’eau les restes d’un navire, prélèvent un souvenir…
Selon les régions et les secteurs, l’épave risque d’être enfouie sous plusieurs mètres de sable ou de vase. Quand celle-ci n’a pas été simplement recouverte de blocs de rochers de plusieurs tonnes pour construire une digue ou un port.
Admettons que le lieu du naufrage soit intact, loin de toutes zones d’activités destructrices, voilà notre plongeur archéologue en pleine descente dans les profondeurs pour commencer sa prospection.
Il faut savoir différencier “prospection” et “fouilles”.

Noter l’emplacement de chaques objets est important pour pouvoir
faire “un plan” de l’épave.

La prospection consiste à chercher des indices supplémentaires avant de commencer les fouilles proprement dites. Nos plongeurs arpentent le fond à la recherche d’indices, permettant d’affirmer le site du naufrage. Un reste de poterie, une vieille ancre posée sur le fond, un massif de concrétions inhabituel, un banc de sable au milieu des champs d’algues, sont autant d’indices qui permettent de trouver les restes d’un navire (il y a quelques années, une épave antique, a été retrouvée grâce à une gorgonne. En effet, cet animal ne se fixant que sur des matérieux durs, un plongeur a trouvé étrange que celle-ci pousse au milieu du sable. Après avoir degagé le pied de celle-ci il s’est aperçu qu’elle était sur une amphore). Armés de leurs sondes, nos plongeurs plantent de facon régulière celles-ci dans le substrat, afin de rechercher les objets enfouis. Guidés par le tintement de la sonde, nos plongeurs arrivent à différencier un caillou d’un artefact enfoui.
Après avoir prélevé les différents objets mis au jour, pris des photos, la remontée commence mais le travail ne fait que commencer.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 94

Le Trésor de Zhang Xianzhong, suite…

La suite de l’histoire du fabuleux trésor de Zhang Xianzhong, voir Monnaies & Détections 91 pour l’article complet. Les autorités chinoises se sont finalement résolues à détourner une partie du cours de la rivière Min-Juan, les archéologues ne voulant pas se mouiller. Un chantier titanesque à coups de bulldozers et motopompes. Avec pour résultat de nouvelles pièces d’or, d’argent et quelques lingots d’argent mais pas d’artefacts particuliers comme les premières plaques (lingots d’or) ou le superbe sceau en forme de chien-Fu en or massif. Dans le même temps les autorités chinoises ont annoncé que l’enquête avait permis de retrouver pour environ 40 millions d’euros d’artefacts divers, provenant du trésor de Zhang Xianzhong le rebelle, qui avaient été vendus sous le manteau à travers tout le pays ! Ce qui devrait faire réfléchir le Gouvernement chinois sur sa toute nouvelle politique en matière de trésor découvert, les inventeurs n’ayant plus droit à rien, ce type d’affaire risque bien d’être la première d’une longue liste et cette réflexion est valable pour bien d’autres pays…
Sources : china.org.cn / Monnaies & Détections n° 91