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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2018

L’or des nazis en 39/45

Pendant la guerre, Hitler fut en quête d’or par tous les moyens, car l’or était un support essentiel pour l’achat d’armement et une valeur refuge indispensable pour la dictature. Ce fut donc un régime politique de pillage ordonné par les nazis sur les victimes de la guerre.

Au début de l’occupation, le IIIe Reich avait déjà pénétré dans la Banque de France pour s’emparer de tout l’or – français, belge et polonais – qui s’évaluait à plus de 2 500 tonnes d’or, mais l’or était déjà parti à l’étranger par navires pour être sauvegardé. Les modalités concernant l’occupation allemande furent négociées avec le Maréchal Pétain, moyennant un apport en or en faveur du Reich. Une partie de l’or français fut donc rapatrié de la ville de Kayes au Soudan pour prendre la destination de Berlin. Et c’est sur le compte de la Belgique que 200 tonnes d’or furent données à l’armée allemande qui lui servit à acheter de l’armement à la Suisse.

Hitler lors de la mise en œuvre de l’Alpenfestung.

Les musées, les succursales bancaires, les bijouteries, les riches particuliers et les nobles ne furent pas épargnés par les perquisitions. Les Allemands réquisitionnèrent ce qu’ils trouvaient de précieux dans les grandes propriétés, villas, magasins, commerces, caves, greniers, granges, remises où l’on pouvait dissimuler de l’or. Ils torturaient même pour faire avouer les cachettes.
Le maître de la SS Heinrich Himmler, commandant en chef de la Wehrmacht et de tous les camps de concentration et d’extermination, avait donné l’ordre de déposséder les millions de prisonniers, de leurs alliances, chaînes, bracelets, boucles d’oreilles, couronnes dentaires, et autres bijoux en or. Le tout était refondu en “lingots sales” de un kilo avec le sigle des nazis poinçonné dessus.
Une fois enrichi, le Reich utilisa de l’or à des fins de réarmement, mais une bonne partie fut cachée par les Allemands. On suspecta d’abord un lieu très sécurisé dans les chaînes montagneuses des Alpes car le terrain pouvait permettre de se défendre facilement en évitant ainsi toute pénétration de chars ennemis. Les troupes d’élites allemandes SS et les hauts dignitaires nazis avaient leur quartiers dans la région et on suspecta cette forteresse très étendue jusqu’à la frontière nord autrichienne. La mise en œuvre de cette structure commandée par le Führer avait pour but de devenir son point de haut commandement. C’était soit-disant un lieu hautement surveillé par des milliers de soldats. La forteresse devait être conçue par sa grandeur pour contenir une usine de fabrication du Messerschmitt 262, le premier avion à réaction allemand, ainsi que le missile V2, un autre missile balistique très puissant, et un bombardier à réaction. Sa surface mentionnant plusieurs kilomètres carrés, devait aller jusqu’à une profondeur incroyable d’après les plans et les cartes des architectes allemands retrouvés. Plus de 2 000 ouvriers devaient prendre part à son début de construction en janvier 1945 avec le contrôle de Franz Hofer, un haut dignitaire allemand qui avait en novembre 1944, proposé les plans de la construction à Hitler.

Des milliers d’alliances en or retrouvées dans des caisses au camp de Buchenwald le 11 avril 1945.

Mais la forteresse appelée l’Alpenfestung n’avait pas pu voir le jour car la ville de Nuremberg était déjà tombée et la ville de Berlin était sur le point d’être encerclée. Vers la fin de la guerre les bombardements alliés et les charges d’explosifs avaient endommagé considérablement plusieurs grottes et tunnels défendus par des bunkers, beaucoup de caches souterraines n’auraient pas été fouillées, cependant on retrouva des restes de carlingues de missiles et d’avions en construction dans des galeries avant que l’on s’aperçoive que les parois se déterioraient ; par mesure de sécurité le site fut depuis fermé et interdit au public.
La Reichsbank fut bombardée, alors l’or allemand n’étant plus à l’abri dans la capitale fut pour une partie emporté et caché. Seul un pourcentage fut récupéré par les Américains. De là de nombreuses légendes ont circulé – et encore aujourd’hui – au sujet de l’or nazi, reposant sur de prétendus témoignages directs datant de la fin de la guerre. Des témoins avaient même vu un convoi de mules escorté par des Allemands, et une jeune femme avait même était surprise d’être sur le chemin du convoi, les mules avaient peine à se déplacer à cause de leur lourd chargement porté aux abords des flancs de montagne à la tombée de la nuit. Les Américains, au courant du déplacement du convoi, finirent par retrouver une cache de plusieurs centaines de kilos d’or en barres et lingots.

Grand stockage dans les mines de Merkers-Kielselbach avec des œuvres d’art et de l’or volés par les nazis.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Le visage de la reine Huarmey

En 2012, les archéologues péruviens aidés d’un Polonais mettaient au jour une tombe de la civilisation wari ou huari, dite royale, dans la région d’El Castillo, située à 4 heures de pistes au nord de Lima (voir M&D 72). La tombe, inviolée, contenait un riche ensemble d’artefacts de toutes sortes, gobelet en argent, coupes en albâtre et de nombreux bijoux en argent et en or sur trois momies, trois femmes ! Trois femmes, depuis baptisées « les trois reines waris ». Les archéologues péruviens aidés d’un spécialiste suédois en reconstitution faciale se sont « amusés » à reconstituer le visage de celle qui leur semblait la plus importante de par ses apparats et sa place dans la tombe. 57 autres tombes, de moindre importance, furent découvertes aux alentours. Après plus de 220 heures de travail, le visage de la reine, dite Huarmey par les Péruviens, est comme revenu à la vie, 1200 ans après sa mort…
Sources : dailymail.co.uk / Monnaies & Détections n° 72

98.10

Je soumets à votre sagacité, et à celle des lecteurs, ce double-tournois trouvé sur un chemin. Outre le fait qu’il est en bon état par rapport aux nombreuses « savonnettes » que l’on trouve d’ordinaire, la légende me paraît curieuse. D’abord au niveau de la date : si le 1 et le 6 sont classiques, le 8 et surtout le 2 le sont beaucoup moins. D’autre part, nous avons un monogramme avec les lettres A et M (pour Arthur Masson), jusque-là rien d’anormal, mais, par contre, il manque le second « O » de TOURNOIS. S’agirait-il d’une frappe illégale ? Par avance, merci ! Luc du Lot
On constate surtout au revers, un poinçon fêlé, dû au nombre de frappes. La patte du E (à 16 h) se prolonge pour toucher la base d’une des fleurs de lys, c’est la première fêlure. Dans la date, c’est la même chose le 2 s’est détérioré pour former cette espèce de virgule. Quant au 8 nous y verrions plutôt un 3 avec une fêlure se créant entre les trois branches du chiffre… La faute sur la légende n’est pas répertoriée par les livres, Le monde numismatique, n’a pas fini de répertorier toutes les variantes de chaque type de pièce.

L’Île à Vache ou le repaire d’Henry Morgan

Une île nature

L’Île à Vache nommée ainsi pour les nombreuses têtes de bovins présentes sur ses terres, est un îlot de la mer des Caraïbes, positionné sur la côte sud d’Haïti, dont il est administrativement rattaché. L’île en elle-même s’étend sur une vingtaine de kilomètres de long sur quatre de large à sa pointe est. Plusieurs marécages et étangs parsèment ses terres, mais la zone la plus notable de l’île est recouverte d’une forêt de mangrove.
L’île est à l’heure actuelle peuplée de dix mille habitants dont le moyen de subsistance est surtout lié à l’agriculture et à la pêche. Le tourisme joue également un rôle important dans les ressources de l’île. En effet, ses plages immaculées, ses eaux limpides et poissonneuses, une nature exubérante et sauvage, attirent de plus en plus de visiteurs en quête d’un lieu encore intact que l’homme n’a pas encore corrompu.
Les côtes de l’île offrent dans sa zone nord-ouest, des criques naturelles abritées et en eau profonde qui peuvent accueillir de nombreux navires de plaisanciers, notamment la baie Ferret où est implanté le Port Morgan. Certains navigateurs du XVIIe siècle ne s’y sont pas trompés, ces criques accueillantes leur permettaient de faire escale loin des routes maritimes fréquentées. Parmi ces visiteurs aux mœurs troubles, on pouvait compter un certain Henry Morgan, pirate de profession.

Sir Henry Morgan

Henry Morgan est né en janvier 1635 au Pays de Galles. Issu d’une famille aisée, il est loin d’avoir le profil du pirate qu’il deviendra adulte. Une légende raconte qu’il fut enlevé enfant, à Bristol et vendu comme esclave à la Barbade. Mais aucune trace écrite de ce rapt n’est parvenue jusqu’à nous. Il semble pourtant que le jeune homme s’embarque très tôt comme simple mousse à destination de la Barbade en 1658. Il déserte ensuite son navire et vit sans le sou, de vols ou de mendicité. Pour échapper à la justice qui lui promet la corde, il prend fuite vers la Jamaïque où il s’associe à des flibustiers anglais. Le jeune homme est malin et entreprenant, il parvient à gagner au jeu un navire, son premier bateau d’écumeur des Caraïbes. Pourtant, Morgan est sans réelle expérience de la mer, il offre alors ses services à un capitaine corsaire du nom de Edward Mansfield dont il deviendra le second.
Dès 1668, il entame une carrière de corsaire, puis de pirate, fonction qu’il se plaît toujours à exercer avec une grande cruauté. Ses faits d’arme sont nombreux, accompagné de plus de cinq cent hommes d’équipage, il se fait une spécialité du pillage côtier. Ses proies sont des villes et des colonies espagnoles, notamment celles de Puerto del Principe à Cuba et de Portobello au Panama.

La prise de la région de Panama reste son plus grand fait d’arme. En 1669, Morgan pille les côtes cubaines, puis Maracaibo au Venezuela mais n’obtiendra pas pour autant la richesse espérée. Sa réputation d’homme cruel et sans pitié traverse les mers et son trésor de guerre ne demande qu’à grossir. Une de ses bases est la ville de Port Royal en Jamaïque, mais le capitaine gallois aime également se réfugier sur l’Île à Vache. Ses exactions mettent dos à dos deux nations, la guerre entre l’Angleterre et l’Espagne est pourtant terminée mais il suffit d’une étincelle pour rallumer le feu qui couve et ranimer les hostilités. Morgan bénéficie de la couverture bienveillante du gouverneur de la Jamaïque, Sir Thomas Modyford. Ce dernier lui offre la possibilité de devenir amiral de la flotte de la Jamaïque.
Cette même année, le vaisseau amiral de la flotte de Morgan, une frégate anglaise corsaire, explose accidentellement dans la baie Ferret de l’Île à Vache. Ce vaisseau commandé par le capitaine Edward Collier, mouille dans la baie de l’île en attendant de retrouver Morgan et plusieurs capitaines flibustiers dont Laurent de Graaf futur gouverneur de l’Île à Vache. Morgan réunit alors ses officiers sur le HMS Oxford pour préparer le pillage de la ville de Cartagena.
Pendant ce temps-là, l’équipage se lance dans une soirée de fête et de beuverie à la santé du roi d’Angleterre et du gouverneur de la Jamaïque. On ne sait pas réellement comment le feu fut mis aux réserves de poudre, un canonnier ivre dit-on, toujours est-il que l’Oxford explosa dans la nuit du 12 janvier 1669 entraînant dans la mort plus de deux cents hommes d’équipage et cinq capitaines de la flotte de Morgan. Certains officiers réunis pour le conseil de guerre en poupe parvinrent à en réchapper, tout comme Henry Morgan, mais d’extrême justesse. On raconte que les survivants repêchèrent les corps de leurs camarades noyés ou brûlés, non pas pour leur donner une sépulture chrétienne, mais pour les délester de leurs bagues et bijoux en or. Pirates jusqu’au bout des ongles…
En 1670, Morgan obtient le commandement de la flotte corsaire anglaise de la Jamaïque, il pille allègrement navires, villes et côtes. Le Panama est à nouveau l’objet de ses rapines, en 1671 il tue et rançonne, secondé par deux mille hommes, les colons espagnols. La ville est incendiée et pillée, Henry Morgan met la main sur sept cent cinquante mille pièces d’or. Il fait torturer les habitants d’une manière effroyable, afin qu’ils révèlent les caches des richesses de la ville. Alexandre-Olivier Exquemelin, chirurgien de bord, témoigne dans un livre de ses exactions :
« Beaucoup de moyens furent utilisés dans le but de les faire parler, dont l’écartèlement associé à des coups de bâton ou d’autres instruments. Les pirates mirent des mèches enflammées entre les doigts de certains captifs, qu’ils finirent par brûler vifs. Ils tordirent des cordes autour de leurs fronts et serrèrent jusqu’à ce que les yeux des suppliciés jaillissent de leur orbite ».
Le roi d’Espagne choqué par ces violences, menace l’Angleterre d’une nouvelle guerre si ces exactions ne sont pas sévèrement punies.
Morgan revient donc en Angleterre en 1672 où il est emprisonné pour la forme pendant quelque temps, afin de calmer la colère espagnole. Il revient pourtant à la Jamaïque en 1675, après avoir été anobli par le roi Charles II. Il est nommé vice-gouverneur avec la charge de lutter contre la piraterie. Un retournement de veste assez singulier en connaissant l’homme et ses faits de pirateries avérés.
Morgan n’est pas reconnu pour être un excellent navigateur, on lui doit plusieurs naufrages ou échouages dont il réchappera à chaque fois. En 1675, il est à bord du navire Jamaica Merchant, un bateau de commerce anglais dont il a le commandement. Ce dernier fait naufrage à quelques encablures de l’Île à Vache. Il y eut peu de victimes et la cargaison fut vraisemblablement sauvée par les survivants.
Morgan se retire de la piraterie et passe le restant de ses jours à la Jamaïque où il obtient le titre prestigieux de gouverneur général, cependant en 1683, il est dessaisi de son poste de gouverneur. Il meurt en 1688, victime de la tuberculose ou d’avoir trop abusé de rhum dans les tavernes de Port Royal. Sa dépouille est enterrée dans le cimetière de Palisadoes à proximité de Port Royal, ville qui disparaît sous les eaux en 1692 après un tremblement de terre historique.

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109 pièces d’or

En Allemagne, une femme de 74 ans, veuve depuis peu, fait don à la maison de retraite locale de nombreuses boites de produits alimentaires que son défunt mari entreposait à la cave. Les deux responsables de la maison de retraite font le tri quelques jours plus tard. L’une d’elle est intriguée par une boite qui lui parait très lourde vu sa dimension… Et sous des haricots secs, elle découvre d’énormes pièces d’or ! Des Krugerrands, des monnaies d’Afrique du Sud, qui font un peu plus de 22 carats (917 millièmes) et contiennent exactement 31,103 grammes d’or pur, soit une once d’or ! Le Krugerrand ne possède pas de valeur faciale, comme une 20 dollars ou une 50 pesos, un Krugerrand ne valant qu’une once d’or, ce qui en fait une monnaie d’investissement, très recherchée, pour un poids brut de 33,93 g et 32 mm de diamètre. D’autres boites vont s’avérer contenir d’autres monnaies, 109 pièces au total. A 1100 € le Krugerrand il y avait donc un pactole de près de 120 000 € dans les boites ! Honnêtes, les employées de la maison de retraite ont remis à la veuve les économies que son mari avait placées en pièces d’or dans sa cave…
Source : atlasobscura.com

98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.

2 € commémoratives


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Trésor viking

En juillet 2012, Ingvar Nilsson, agriculteur suédois avait eu la chance de trouver un trésor simplement en suivant une pelleteuse qui traçait une nouvelle route passant sur ses terres, situées sur l’île de Gotland en Mer Baltique. Un beau trésor identifié comme viking, uniquement composé d’argent, de monnaies, petits lingots et fragments de bijoux. Seul le contenant diffère des habituels dépôts vikings, celui-ci est en cuivre, probablement une gamelle de cuisine… En Suède tout trésor antérieur à 1850 appartient à celui qui le trouve, le Gouvernement se réservant le droit de l’acheter si les deux parties tombent d’accord sur l’estimation. Après cinq ans d’étude et discussions sur le prix, Ingvar a finalement cédé son trésor pour la somme de 397 845 sek (couronne suédoise), soit un peu plus de 40 000 euros.
Source : rt.com/news

Trouver un trésor et en jeter la moitié…

L’histoire ici racontée est vraie et s’est passée en juin 2017, en Belgique, quelque part dans le Brabant wallon, à quelques kilomètres du village de Waterloo.
Nous sommes le samedi 17 juin 2017. Je suis chez moi à lire mon journal et je reçois la visite de mon frère. Après lui avoir servi une tasse de café, celui-ci me demande en me tendant la main « C’est de l’or ça ? » … et j’aperçois 2 monnaies en or. Surpris sur le coup, je prends les monnaies et lui confirme en effet qu’il s’agit bien d’or. Il y a une 20 francs or 1870 de Léopold II de Belgique et une 20 francs or 1877 française dans un état remarquable… Après la surprise, la question en vigueur : « Où t’as trouvé ça ? » Il me raconte qu’un ami de son fils a trouvé un bocal plein de pièces d’or lors de travaux de rénovation. Il a confié ces 2 pièces à mon neveu pour que celui-ci me les montre et me demande de faire une estimation de leur valeur, mon neveu ayant dit à l’inventeur que j’étais prospecteur et que j’avais des catalogues sur les monnaies. Après avoir consulté mes catalogues, la 1870 de Léopold II est cotée 300 euros en TB, et la 1877 française 206 euros en TB (les monnaies étant de qualité supérieure à TB, leur valeur numismatique est plus élevée, n’étant pas numismate, je laisse la classification exacte de l’état des monnaies à un professionnel).
J’ai posé les 2 monnaies sur mon journal et j’ai pris quelques clichés recto-verso pour mes archives. Mon frère me raconte alors les circonstances de la découverte telle qu’elle lui fut racontée…
Le découvreur, étant entrepreneur dans le bâtiment, rénove une ferme acquise par l’une de ses cousines quelque part dans le Brabant wallon du côté de Waterloo. Lors de travaux celui-ci a dû poser des poutrelles en bois entre les poutres maîtresses de la charpente pour faire un échafaudage et lors de la pose, l’une des poutres maîtresses en chêne de 50 X 50 cm a laissé apparaître une cachette à l’angle du mur. La poutre étant évidée, cette cachette renfermait 2 bocaux en verre, l’un contenant les pièces en or et le 2e, je cite, « des espèces de perles grises » ?… Les pièces d’or totalisent 165 spécimens, 162 pièces de 20 francs or et 3 de 10 francs d’or. Les pièces sont belges, des règnes de Léopold II (1865-1909) et d’Albert 1er (1909-1934) et les pièces françaises de Napoléon III et de la République. La pièce la plus ancienne est de Léopold II, une 20 francs or 1868 et la pièce la plus récente d’Albert 1er, 20 francs or 1914. Le trésor est composé de 121 pièces belges et de 44 pièces françaises, pour un total de plus ou moins 1,052 kg d’or. Au prix du cours de l’or en juin 2017 cela fait une somme de plus ou moins de 37 500 euros.
Le trésor fut probablement caché en 1914, lors de l’invasion de la Belgique par les armées allemandes. Il s’agit d’économies de famille pour une valeur de 3 270 francs or, à l’époque une véritable fortune, plus un bocal de perles grises (?), et c’est ici que cette histoire prend une tournure dramatique et idiote.

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Vous en avez rêvé ?

Et bien désormais, vous pourrez le croquer ! Une suite inattendue et originale de la saga du trésor de Lava. Un énorme trésor romain composé de milliers de monnaies uniquement en or, de vaisselle d’or et probablement d’une ou plusieurs statuettes…
Une des monnaies emblématiques du trésor : le multiple de huit aureus de Claude II le Gothique qui fut découvert en 1986 dans les eaux corses (sans doute à Lava, mais rien n’est moins sûr…). Cette monnaie d’une valeur marchande de plus de 150 000 euros a servi de modèle pour mouler des pièces de chocolat dorées, couleur or, et vendues tout simplement sous l’appellation « Chocolats Trésor de Lava ».
Le trésor dit de Lava, reste un des plus gros trésors découverts en France ces trente dernières années, soyons réalistes, pour ceux dont on a entendu parler !
Si les inventeurs – et certains le sont – avaient été un peu plus malins, on n’en aurait jamais entendu parler. Le plus gros du trésor « des millions d’euros » a fini éparpillé aux quatre coins du monde et le Gouvernement français court toujours après, il en a récupéré à peine 15 % ce qui ne l’a pourtant pas empêché de voter, depuis, une loi spoliant désormais totalement les inventeurs de trésors antiques !
Les archéologues qui ne sont donc pas près d’en revoir un* en France, pourront toujours se consoler au rayon chocolat, à défaut d’autre chose, c’est bon pour le moral…
Sources : francetvinfo.fr/corse
Les multiples rebondissements de la saga du trésor de Lava, dans les numéros 48/55/62 et 94 de Monnaies & Détections
* Les statistiques des pays anglo-saxons sont là, pour le prouver, les prospecteurs découvrent plus de trésors que les archéologues, les pays qui reconnaissent et donc répertorient les trésors découverts à l’aide de détecteurs de métaux (l’Angleterre, l’Irlande, le Danemark, la Norvège…) obtiennent tous le même résultat ! L’exemple le plus édifiant nous vient du Danemark où les prospecteurs utilisateurs de détecteurs de métaux ont découvert 20 fois plus de trésors vikings sur les dix dernières années qu’en un siècle d’archéologie !