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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2018

109 pièces d’or

En Allemagne, une femme de 74 ans, veuve depuis peu, fait don à la maison de retraite locale de nombreuses boites de produits alimentaires que son défunt mari entreposait à la cave. Les deux responsables de la maison de retraite font le tri quelques jours plus tard. L’une d’elle est intriguée par une boite qui lui parait très lourde vu sa dimension… Et sous des haricots secs, elle découvre d’énormes pièces d’or ! Des Krugerrands, des monnaies d’Afrique du Sud, qui font un peu plus de 22 carats (917 millièmes) et contiennent exactement 31,103 grammes d’or pur, soit une once d’or ! Le Krugerrand ne possède pas de valeur faciale, comme une 20 dollars ou une 50 pesos, un Krugerrand ne valant qu’une once d’or, ce qui en fait une monnaie d’investissement, très recherchée, pour un poids brut de 33,93 g et 32 mm de diamètre. D’autres boites vont s’avérer contenir d’autres monnaies, 109 pièces au total. A 1100 € le Krugerrand il y avait donc un pactole de près de 120 000 € dans les boites ! Honnêtes, les employées de la maison de retraite ont remis à la veuve les économies que son mari avait placées en pièces d’or dans sa cave…
Source : atlasobscura.com

98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.

2 € commémoratives


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Trésor viking

En juillet 2012, Ingvar Nilsson, agriculteur suédois avait eu la chance de trouver un trésor simplement en suivant une pelleteuse qui traçait une nouvelle route passant sur ses terres, situées sur l’île de Gotland en Mer Baltique. Un beau trésor identifié comme viking, uniquement composé d’argent, de monnaies, petits lingots et fragments de bijoux. Seul le contenant diffère des habituels dépôts vikings, celui-ci est en cuivre, probablement une gamelle de cuisine… En Suède tout trésor antérieur à 1850 appartient à celui qui le trouve, le Gouvernement se réservant le droit de l’acheter si les deux parties tombent d’accord sur l’estimation. Après cinq ans d’étude et discussions sur le prix, Ingvar a finalement cédé son trésor pour la somme de 397 845 sek (couronne suédoise), soit un peu plus de 40 000 euros.
Source : rt.com/news

Trouver un trésor et en jeter la moitié…

L’histoire ici racontée est vraie et s’est passée en juin 2017, en Belgique, quelque part dans le Brabant wallon, à quelques kilomètres du village de Waterloo.
Nous sommes le samedi 17 juin 2017. Je suis chez moi à lire mon journal et je reçois la visite de mon frère. Après lui avoir servi une tasse de café, celui-ci me demande en me tendant la main « C’est de l’or ça ? » … et j’aperçois 2 monnaies en or. Surpris sur le coup, je prends les monnaies et lui confirme en effet qu’il s’agit bien d’or. Il y a une 20 francs or 1870 de Léopold II de Belgique et une 20 francs or 1877 française dans un état remarquable… Après la surprise, la question en vigueur : « Où t’as trouvé ça ? » Il me raconte qu’un ami de son fils a trouvé un bocal plein de pièces d’or lors de travaux de rénovation. Il a confié ces 2 pièces à mon neveu pour que celui-ci me les montre et me demande de faire une estimation de leur valeur, mon neveu ayant dit à l’inventeur que j’étais prospecteur et que j’avais des catalogues sur les monnaies. Après avoir consulté mes catalogues, la 1870 de Léopold II est cotée 300 euros en TB, et la 1877 française 206 euros en TB (les monnaies étant de qualité supérieure à TB, leur valeur numismatique est plus élevée, n’étant pas numismate, je laisse la classification exacte de l’état des monnaies à un professionnel).
J’ai posé les 2 monnaies sur mon journal et j’ai pris quelques clichés recto-verso pour mes archives. Mon frère me raconte alors les circonstances de la découverte telle qu’elle lui fut racontée…
Le découvreur, étant entrepreneur dans le bâtiment, rénove une ferme acquise par l’une de ses cousines quelque part dans le Brabant wallon du côté de Waterloo. Lors de travaux celui-ci a dû poser des poutrelles en bois entre les poutres maîtresses de la charpente pour faire un échafaudage et lors de la pose, l’une des poutres maîtresses en chêne de 50 X 50 cm a laissé apparaître une cachette à l’angle du mur. La poutre étant évidée, cette cachette renfermait 2 bocaux en verre, l’un contenant les pièces en or et le 2e, je cite, « des espèces de perles grises » ?… Les pièces d’or totalisent 165 spécimens, 162 pièces de 20 francs or et 3 de 10 francs d’or. Les pièces sont belges, des règnes de Léopold II (1865-1909) et d’Albert 1er (1909-1934) et les pièces françaises de Napoléon III et de la République. La pièce la plus ancienne est de Léopold II, une 20 francs or 1868 et la pièce la plus récente d’Albert 1er, 20 francs or 1914. Le trésor est composé de 121 pièces belges et de 44 pièces françaises, pour un total de plus ou moins 1,052 kg d’or. Au prix du cours de l’or en juin 2017 cela fait une somme de plus ou moins de 37 500 euros.
Le trésor fut probablement caché en 1914, lors de l’invasion de la Belgique par les armées allemandes. Il s’agit d’économies de famille pour une valeur de 3 270 francs or, à l’époque une véritable fortune, plus un bocal de perles grises (?), et c’est ici que cette histoire prend une tournure dramatique et idiote.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Vous en avez rêvé ?

Et bien désormais, vous pourrez le croquer ! Une suite inattendue et originale de la saga du trésor de Lava. Un énorme trésor romain composé de milliers de monnaies uniquement en or, de vaisselle d’or et probablement d’une ou plusieurs statuettes…
Une des monnaies emblématiques du trésor : le multiple de huit aureus de Claude II le Gothique qui fut découvert en 1986 dans les eaux corses (sans doute à Lava, mais rien n’est moins sûr…). Cette monnaie d’une valeur marchande de plus de 150 000 euros a servi de modèle pour mouler des pièces de chocolat dorées, couleur or, et vendues tout simplement sous l’appellation « Chocolats Trésor de Lava ».
Le trésor dit de Lava, reste un des plus gros trésors découverts en France ces trente dernières années, soyons réalistes, pour ceux dont on a entendu parler !
Si les inventeurs – et certains le sont – avaient été un peu plus malins, on n’en aurait jamais entendu parler. Le plus gros du trésor « des millions d’euros » a fini éparpillé aux quatre coins du monde et le Gouvernement français court toujours après, il en a récupéré à peine 15 % ce qui ne l’a pourtant pas empêché de voter, depuis, une loi spoliant désormais totalement les inventeurs de trésors antiques !
Les archéologues qui ne sont donc pas près d’en revoir un* en France, pourront toujours se consoler au rayon chocolat, à défaut d’autre chose, c’est bon pour le moral…
Sources : francetvinfo.fr/corse
Les multiples rebondissements de la saga du trésor de Lava, dans les numéros 48/55/62 et 94 de Monnaies & Détections
* Les statistiques des pays anglo-saxons sont là, pour le prouver, les prospecteurs découvrent plus de trésors que les archéologues, les pays qui reconnaissent et donc répertorient les trésors découverts à l’aide de détecteurs de métaux (l’Angleterre, l’Irlande, le Danemark, la Norvège…) obtiennent tous le même résultat ! L’exemple le plus édifiant nous vient du Danemark où les prospecteurs utilisateurs de détecteurs de métaux ont découvert 20 fois plus de trésors vikings sur les dix dernières années qu’en un siècle d’archéologie !

 

98.07

Une ID pour ce poids svp ? C’est mon premier et je n’y connais absolument rien et je ne trouve rien nulle part… Merci d’avance et bonne détection à vous. 1,5 cm/1,5cm environ, 13 g environ. Sprtm31
Il doit s’agir d’un poids monétaire du franc d’Henri III (1574-1589). Poids de tolérance : XI D, un grain (pour la ponctuation). Au droit, croix feuillue et fleurdelisée portant H en cœur. 13 g environ ? Le « environ » nous permet d’affirmer que le poids devrait plutôt tourner en dessous à peine de 14 g…