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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2018

100.5

Jean-Pierre en Haute-Garonne a trouvé un bouton de blouse avec Napoléon, le grand buste à gauche et couronne de laurier, nous sommes au milieu XIXe siècle.
Les suites de ses trouvailles sont un petit anneau en argent non poinçonné, supportant un cœur et une fleur. L’époque est XVIII-XIXe siècle.
On termine par un buste en bronze très usé, comme poli par le « toucher », très vraisemblablement gallo-romain, peut-être un ex voto.

Le secret d’Augier Delpech

Nuit du 3 novembre 1617

A Paris, le roi Louis Xlll dit “le juste” âgé de 16 ans règne depuis 5 mois sans partage après avoir évincé la régente Marie de Médicis et fait assassiner son favori, le Maréchal de France et Marquis d’Ancre, Concino Concini.
Au même moment dans un petit village du Tarn, Augier Delpech enfile son lourd manteau noir par dessus sa chemise de grosse toile et met sur sa tête un méchant bonnet en laine. Dehors, la nuit est froide et seul un croissant de lune dans un halo apporte une infime lueur dans les impénétrables ténèbres. Des milliards d’étoiles tremblotent faiblement dans un ciel profond et noir d’encre. Cécile sa femme et ses enfants se sont couchés sans tarder après complie.
Augier mouche les deux chandelles qui éclairent d’une lueur vacillante la vaste cuisine de la demeure. Il est l’heure, il est grand temps et il ouvre, plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu, la lourde porte en bois qui dans un grincement sinistre le fait sursauter ! Il se fige, il écoute. Dans la maison silencieuse, personne ne bouge. D’un pas décidé, il longe comme une ombre la vieille grange imposante. Contre le mur une pelle est posée qu’il saisit dans ses rudes mains transies.
Dans sa gibecière, le pot en terre vernissé est bien à l’abri et bien dissimulé. Dans la nuit glaciale et profonde, il emprunte la petite sente qui le mène à quelques toises jusqu’à la route qui rejoint le village. Il la traverse, inquiet et à l’écoute du moindre bruit, du moindre mouvement et se presse un peu plus. Le puits en pierre est là tout près en bordure du champ. Cela fera un excellent et immuable repère. Il compte vingt pas depuis la source en se dirigeant plein sud. Il s’arrête, aux aguets. Seuls les bruits des animaux nocturnes troublent un peu le silence angoissant et pesant de cette nuit glacée. Augier creuse dans la terre un trou d’une cinquantaine de centimètres de profondeur et du double dans sa largeur. Ensuite il s’empare religieusement du pot en grès et le pose consciencieusement et avec d’infinies précautions au fond de la cavité.
Augier Delpech, marchand de son état, vient de recouvrir de terre le fruit de ses économies qu’il a accumulées au fil des ans. Son trésor : testons, huitièmes d’écus, quarts d’écu toutes en argent de bon aloi à l’effigie pour la plus ancienne de François 1er jusqu’à celle de Louis 13 pour la plus récente, en passant par Charles 9, Henri 3, et Henri 4. Pour compléter le dépôt, Augier a rajouté 10 monnaies en or : escudos et doublons de Philippe 2 d’Espagne, une monnaie italienne de deux doppies au portrait de Ranuccio Farnese, un écu d’or au soleil de Louis 13. En tout 300 monnaies vont attendre des jours meilleurs bien à l’abri des regards indiscrets, des envieux et des brigands.
Six mois plus tard, le sieur et bon chrétien Augier Delpech repose en terre consacrée… Sa femme et ses enfants le pleurent. C’était un bon père et un bon mari… Son seul grand défaut légendaire était son avarice maladive qui faisait tant jaser et sourire les modestes feux du bourg. Augier est mort en emportant tous ses secrets et avec lui l’endroit près du puits où dort une petite fortune…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

Météorite

Un Japonais avait ramassé dans son jardin, il y a six ans, une pierre d’un noir brillant qu’il trouvait étrange, pesant 6,5 kilos. Elle décorait, depuis, l’entrée de sa maison. C’est un article de presse tout récent qui lui a donné l’idée de la faire analyser a l’université locale. Et le résultat est tombé, une météorite ! Qui en plus serait âgée de 4,6 milliards d’années !
Ne me demandez pas comment ils sont arrivés à un tel chiffre… Une chose est sûre, c’est la première météorite recensée au Japon depuis 15 ans.
Source : rtbf.be

100.2

Armand, Carcassonne, a trouvé cette bague dont le chaton est une monnaie en argent avec des caractères arabes et un curieux astre, on pencherait pour une monnaie des nombreuses principautés de l’empire mogol en Inde. Cette calligraphie est généralement difficile et nous n’avons pu retrouver son origine exacte, la pièce ayant été de surcroit rognée pour s’adapter au chaton de la bague. Si vous avez une piste merci de nous le faire savoir.

Les médailles

Amis(es) lecteurs de Monnaies & Détections, s’il est une passion dévorante et passionnante, c’est bien la détection de métaux de loisir. Arpenter bois et champs me procure un sentiment de paix intérieure, une sensation de liberté ainsi qu’un apaisement total, une sorte de zénitude dont j’ai besoin pour me ressourcer. Mais cette passion n’est plus seule désormais, et vous allez comprendre pourquoi.

Voilà dix ans que je pratique la détection, et en dix années on en voit passer des monnaies, des artefacts tous plus beaux les uns que les autres, mais aussi moult morceaux de plomb, d’alu, de ferrailles en tous genres semés au gré de toutes les circulations humaines.
Mais il est un objet, que dis-je, L’OBJET, la petite chose que tous ont trouvée, insignifiante pour certains, étrangère pour d’autres, mais tellement passionnante à mes yeux, je veux parler de la médaille religieuse, la toute petite médaille perdue seule, semée au hasard des ans ou laissée intentionnellement en un endroit secret.
Pour l’anecdote, cette passion a débuté pour moi très bizarrement en Touraine un jour de passage sur les hauts de Loche. Perdue dans les champs au pied d’un énorme chêne, elle était là, m’attendant, cachée entre les racines de cet arbre magnifique et si majestueux. J’ai su longtemps après qu’il s’agissait d’une médaille des capucins. (photo 1)

Cette médaille a révélé en moi une passion qui ne m’a plus jamais quitté. D’années en années, de médailles trouvées en médailles données et/ou ramenées de pays étrangers, souvenirs de vacances ou autres, cette passion grandit car ces belles demoiselles avaient pour moi une âme, une histoire, il fallait donc la révéler. Et donc de fil en aiguille, j’en ai eu 10, puis 20, et un jour 100 que je rangeais dans des boites avec le doux espoir que « un jour je saurais ». (photo 2)


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

Richard Wallace

Juin 2016, un prospecteur, Gwen le Moal, découvrait dans un bois près de Saint-Malo, Ille-et-Vilaine, un bracelet d’identification militaire de la Seconde Guerre mondiale, au nom de Richard Wallace. Après bien des recherches, Gwen a réussi à retrouver la ville où était né et avait vécu R. Wallace, à Ravenne dans le Nebraska, États-Unis. Richard Wallace avait 29 ans quand il débarqua en juillet 1944 en France, blessé le 8 août pendant la terrible bataille de Saint-Malo, une poche de résistance allemande. Il trouva la mort le 10 août dans un hôpital militaire et son corps resta enterré en France quatre ans, avant d’être rapatrié à Ravenne.
Gwen le Moal a eu l’occasion de rapporter lui-même le bracelet aux descendants de Richard Wallace à Ravenne, un article d’un journal du Nebraska relate son arrivée dans l’auditorium de la ville où une bonne partie de la population avait fait le déplacement, émue par ce geste ! Sûrement un moment très fort pour tout le monde et qui prouve une fois de plus que la détection peut vous emmener très loin…
Source : journalstar.com/Nebraska

100.3

François à Lanta a trouvé ce poids monétaire d’Isabelle et Ferdinand d’Espagne 1470. 2 cm x 2 cm, épaisseur 8 mm, poids 26 g. Il fut trouvé à Barbaira. A l’avers, la frappe très faible laisse à peine entrevoir ou deviner le faisceau de flèches nouées et au revers l’indication VIII R est pour la pièce de huit réaux.
Il a trouvé comme tout prospecteur un 10 centimes Napoléon. Ces monnaies sont les premiers plaisirs du débutant, ensuite quand on est sur un endroit où l’on trouve de belles monnaies, c’est « zut encore un Napo ! » Celui-ci a le mérite d’être en bon état : 1857, MA pour Marseille, le franc poche le cote 60 euros pour un TTB mais cette patine noire est un peu moins agréable, espérez plutôt aux alentours de 15 euros.

Une histoire de détection bretonne

Pendant les vacances scolaires, en ce mois de mars, souhaitant éloigner tout le monde - moi y compris – des écrans et afin de prendre l’air, j’ai pris l’initiative de proposer à ma fille et à mon neveu une promenade au bord de mer. Il s’agissait aussi de faire un brin de détection avec eux. Ils s’y sont prêtés de bonne grâce, et nous sommes partis sur une plage de la côte nord de Bretagne, près de Saint Brieuc.

Peu de monde en ce temps de léger frima. Mais, il est si bon d’être tranquille et de faire doucement glisser sur le sable le va-et-vient de l’auréole du détecteur. Rien que des morceaux de métal issus d’un grillage vert de clôture de jardin et un peu d’alu. Nous ne sommes en effet pas si loin de petites propriétés de bord de mer. Nous nous éloignons de plus en plus de la plage et c’est avec appréhension que je me dirige vers les petits bancs de sable, répartis entre les roches émergentes. La falaise n’est en effet pas si loin de nous et se jette progressivement dans la mer. Soudain, un son plus aigu se fait entendre… enfin quelque chose d’intéressant me dis-je !

Et quelle ne fut pas ma surprise de sortir du sable une petite balle de cuivre, déformée. Je restai songeur en y repensant. Mais, alors qu’elle était déjà dans ma poche, c’est un son similaire que nous avons entendu. Une autre balle de cuivre, plus droite, celle-là. Puis une autre, une quatrième et encore de multiples sons. C’est sûr, nous étions sur un filon. Aucun danger, toutes ces balles avaient été tirées et sans doute s’étaient-elles déformées en percutant la falaise ou en frottant le sable. Vu le nombre, on aurait pu se croire sur un site où des combats avaient eu lieu, pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais non ! Rien de semblable dans l’histoire locale. Aucune attaque venue de la mer. Nous sommes si loin des plages de Normandie.

Dans les balles recueillies, il en était certaines totalement éclatées, alors que d’autres s’étaient à peine déformées. Mais plus encore : dans le lot récupéré, il en était deux en fer. Et bien d’autres en plomb également. Ces balles de plomb étaient toutes déformées, et avaient dû percuter soit la falaise, soit le sol, vu les déformations qu’elles présentaient. Le détecteur s’affolait désormais, et nous avions un secteur où la concentration des balles était extraordinaire.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

3,5 tonnes de lingots

Perdues par un avion ! Un surprenant fait-divers qui a pour cadre la région de Lakoutsk en Sibérie, Russie. Un avion transportant au total neuf tonnes de lingots d’or et d’argent a perdu une partie de sa cargaison au décollage et sur 26 kilomètres, le temps de faire demi-tour et de se poser d’urgence. Une nouvelle qui a déclenché une chasse au trésor dans toute la région !
Les autorités avaient dans un premier temps affirmé que les lingots étaient seulement tombés sur la piste, puis des infos ont filtré révélant qu’une partie du chargement a bien été perdue pendant le demi-tour de l’avion pour revenir sur la piste et donc des lingots d’or et d’argent sont bien tombés sur une distance de 26 kilomètres ! Le total de la cargaison étant estimé à 368 millions de dollars. La raison de la perte n’a pas été précisée, soit une défaillance technique/mécanique ou plus probablement une mauvaise répartition du chargement d’or, ce n’est pas la première fois qu’un avion perd un chargement d’or en plein vol ! (voir Monnaies & Détections n° 42 et 93), la densité de l’or n’étant pas toujours bien prise en compte lors des chargements, ce n’est pas une question de poids mais de répartition des masses…
Sources : zerohedge.com, M&D n° 42 « Un trésor tombé du ciel », M&D n° 93 « Le trésor du Dakota PI-C12 »

100.1

De François, trouvaille faite dans une grange, il s’agit d’un pendentif et non d’une applique car l’indice d’usure de l’anneau de suspension est évident, de même le nez du personnage est usé et a perdu en volume résultant du frottement incessant. L’épaisseur de l’anneau le situe dans une époque probable Xe à XIIIe siècle, l’usure ne permet pas de savoir s’il s’agit d’un chapeau au sommet du crâne ou de la base de l’anneau. Le style est naïf et fruste.