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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2018

100.2

Armand, Carcassonne, a trouvé cette bague dont le chaton est une monnaie en argent avec des caractères arabes et un curieux astre, on pencherait pour une monnaie des nombreuses principautés de l’empire mogol en Inde. Cette calligraphie est généralement difficile et nous n’avons pu retrouver son origine exacte, la pièce ayant été de surcroit rognée pour s’adapter au chaton de la bague. Si vous avez une piste merci de nous le faire savoir.

Les médailles

Amis(es) lecteurs de Monnaies & Détections, s’il est une passion dévorante et passionnante, c’est bien la détection de métaux de loisir. Arpenter bois et champs me procure un sentiment de paix intérieure, une sensation de liberté ainsi qu’un apaisement total, une sorte de zénitude dont j’ai besoin pour me ressourcer. Mais cette passion n’est plus seule désormais, et vous allez comprendre pourquoi.

Voilà dix ans que je pratique la détection, et en dix années on en voit passer des monnaies, des artefacts tous plus beaux les uns que les autres, mais aussi moult morceaux de plomb, d’alu, de ferrailles en tous genres semés au gré de toutes les circulations humaines.
Mais il est un objet, que dis-je, L’OBJET, la petite chose que tous ont trouvée, insignifiante pour certains, étrangère pour d’autres, mais tellement passionnante à mes yeux, je veux parler de la médaille religieuse, la toute petite médaille perdue seule, semée au hasard des ans ou laissée intentionnellement en un endroit secret.
Pour l’anecdote, cette passion a débuté pour moi très bizarrement en Touraine un jour de passage sur les hauts de Loche. Perdue dans les champs au pied d’un énorme chêne, elle était là, m’attendant, cachée entre les racines de cet arbre magnifique et si majestueux. J’ai su longtemps après qu’il s’agissait d’une médaille des capucins. (photo 1)

Cette médaille a révélé en moi une passion qui ne m’a plus jamais quitté. D’années en années, de médailles trouvées en médailles données et/ou ramenées de pays étrangers, souvenirs de vacances ou autres, cette passion grandit car ces belles demoiselles avaient pour moi une âme, une histoire, il fallait donc la révéler. Et donc de fil en aiguille, j’en ai eu 10, puis 20, et un jour 100 que je rangeais dans des boites avec le doux espoir que « un jour je saurais ». (photo 2)


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

Richard Wallace

Juin 2016, un prospecteur, Gwen le Moal, découvrait dans un bois près de Saint-Malo, Ille-et-Vilaine, un bracelet d’identification militaire de la Seconde Guerre mondiale, au nom de Richard Wallace. Après bien des recherches, Gwen a réussi à retrouver la ville où était né et avait vécu R. Wallace, à Ravenne dans le Nebraska, États-Unis. Richard Wallace avait 29 ans quand il débarqua en juillet 1944 en France, blessé le 8 août pendant la terrible bataille de Saint-Malo, une poche de résistance allemande. Il trouva la mort le 10 août dans un hôpital militaire et son corps resta enterré en France quatre ans, avant d’être rapatrié à Ravenne.
Gwen le Moal a eu l’occasion de rapporter lui-même le bracelet aux descendants de Richard Wallace à Ravenne, un article d’un journal du Nebraska relate son arrivée dans l’auditorium de la ville où une bonne partie de la population avait fait le déplacement, émue par ce geste ! Sûrement un moment très fort pour tout le monde et qui prouve une fois de plus que la détection peut vous emmener très loin…
Source : journalstar.com/Nebraska

100.3

François à Lanta a trouvé ce poids monétaire d’Isabelle et Ferdinand d’Espagne 1470. 2 cm x 2 cm, épaisseur 8 mm, poids 26 g. Il fut trouvé à Barbaira. A l’avers, la frappe très faible laisse à peine entrevoir ou deviner le faisceau de flèches nouées et au revers l’indication VIII R est pour la pièce de huit réaux.
Il a trouvé comme tout prospecteur un 10 centimes Napoléon. Ces monnaies sont les premiers plaisirs du débutant, ensuite quand on est sur un endroit où l’on trouve de belles monnaies, c’est « zut encore un Napo ! » Celui-ci a le mérite d’être en bon état : 1857, MA pour Marseille, le franc poche le cote 60 euros pour un TTB mais cette patine noire est un peu moins agréable, espérez plutôt aux alentours de 15 euros.

Une histoire de détection bretonne

Pendant les vacances scolaires, en ce mois de mars, souhaitant éloigner tout le monde - moi y compris – des écrans et afin de prendre l’air, j’ai pris l’initiative de proposer à ma fille et à mon neveu une promenade au bord de mer. Il s’agissait aussi de faire un brin de détection avec eux. Ils s’y sont prêtés de bonne grâce, et nous sommes partis sur une plage de la côte nord de Bretagne, près de Saint Brieuc.

Peu de monde en ce temps de léger frima. Mais, il est si bon d’être tranquille et de faire doucement glisser sur le sable le va-et-vient de l’auréole du détecteur. Rien que des morceaux de métal issus d’un grillage vert de clôture de jardin et un peu d’alu. Nous ne sommes en effet pas si loin de petites propriétés de bord de mer. Nous nous éloignons de plus en plus de la plage et c’est avec appréhension que je me dirige vers les petits bancs de sable, répartis entre les roches émergentes. La falaise n’est en effet pas si loin de nous et se jette progressivement dans la mer. Soudain, un son plus aigu se fait entendre… enfin quelque chose d’intéressant me dis-je !

Et quelle ne fut pas ma surprise de sortir du sable une petite balle de cuivre, déformée. Je restai songeur en y repensant. Mais, alors qu’elle était déjà dans ma poche, c’est un son similaire que nous avons entendu. Une autre balle de cuivre, plus droite, celle-là. Puis une autre, une quatrième et encore de multiples sons. C’est sûr, nous étions sur un filon. Aucun danger, toutes ces balles avaient été tirées et sans doute s’étaient-elles déformées en percutant la falaise ou en frottant le sable. Vu le nombre, on aurait pu se croire sur un site où des combats avaient eu lieu, pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais non ! Rien de semblable dans l’histoire locale. Aucune attaque venue de la mer. Nous sommes si loin des plages de Normandie.

Dans les balles recueillies, il en était certaines totalement éclatées, alors que d’autres s’étaient à peine déformées. Mais plus encore : dans le lot récupéré, il en était deux en fer. Et bien d’autres en plomb également. Ces balles de plomb étaient toutes déformées, et avaient dû percuter soit la falaise, soit le sol, vu les déformations qu’elles présentaient. Le détecteur s’affolait désormais, et nous avions un secteur où la concentration des balles était extraordinaire.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

3,5 tonnes de lingots

Perdues par un avion ! Un surprenant fait-divers qui a pour cadre la région de Lakoutsk en Sibérie, Russie. Un avion transportant au total neuf tonnes de lingots d’or et d’argent a perdu une partie de sa cargaison au décollage et sur 26 kilomètres, le temps de faire demi-tour et de se poser d’urgence. Une nouvelle qui a déclenché une chasse au trésor dans toute la région !
Les autorités avaient dans un premier temps affirmé que les lingots étaient seulement tombés sur la piste, puis des infos ont filtré révélant qu’une partie du chargement a bien été perdue pendant le demi-tour de l’avion pour revenir sur la piste et donc des lingots d’or et d’argent sont bien tombés sur une distance de 26 kilomètres ! Le total de la cargaison étant estimé à 368 millions de dollars. La raison de la perte n’a pas été précisée, soit une défaillance technique/mécanique ou plus probablement une mauvaise répartition du chargement d’or, ce n’est pas la première fois qu’un avion perd un chargement d’or en plein vol ! (voir Monnaies & Détections n° 42 et 93), la densité de l’or n’étant pas toujours bien prise en compte lors des chargements, ce n’est pas une question de poids mais de répartition des masses…
Sources : zerohedge.com, M&D n° 42 « Un trésor tombé du ciel », M&D n° 93 « Le trésor du Dakota PI-C12 »

100.1

De François, trouvaille faite dans une grange, il s’agit d’un pendentif et non d’une applique car l’indice d’usure de l’anneau de suspension est évident, de même le nez du personnage est usé et a perdu en volume résultant du frottement incessant. L’épaisseur de l’anneau le situe dans une époque probable Xe à XIIIe siècle, l’usure ne permet pas de savoir s’il s’agit d’un chapeau au sommet du crâne ou de la base de l’anneau. Le style est naïf et fruste.

L’Île de la Tortue ou la capitale de la flibuste

Voici donc une ultime balade à travers les îles aux trésors qui me sont chères et plus particulièrement celle de la Tortue. En guise de clap de fin, j’aurais cette citation de Jean-Baptiste Blanchard à vous offrir : « Il en est d’un secret comme d’un trésor : il est à demi découvert, quand on sait qu’il est caché (1772) ». Et je reste persuadé que vous en connaissez des secrets, à la pelle !

L’île carapace

L’île baigne dans la Mer des Caraïbes, à quelques encablures au nord-ouest d’Haïti, dont elle dépend. L’île de la Tortue est un bout de terre étiré en longueur, de trente-sept kilomètres de long pour sept de large. Elle présente un visage escarpé sur sa partie nord, une côte rocheuse et des falaises battues par les vagues qui n’offre pas un accès aisé aux navires. Cependant sa côte sud-est est bien plus accueillante, un port y sera même édifié, le port de Basse-Terre qui permettait aux XVIIe et XVIIIe siècles d’accueillir dans une anse abritée, une dizaine de vaisseaux de ligne. Le nom de l’île, pour le moins original « Tortuga de mar » lui aurait été attribué par Christophe Colomb en 1492 lorsqu’il aborde pour la première fois Hispaniola (ancien nom d’Haïti). En effet, l’île rocheuse présente sur l’horizon la forme arrondie de la carapace d’une tortue. L’île semble prometteuse aux espagnols, ses ressources naturelles abondantes, figuiers, bananiers, citronniers, orangers, ponctuent sa surface, on y croise une faune riche, bœufs sauvages, sangliers, crabes, pigeons ramiers… Un petit paradis que les Espagnols ne tarderont pas à exploiter, d’autant plus que les tribus indiennes, les Arawaks, peuplant l’île, sont doux et accueillants. Malheureusement pour les tribus natives, une ressource cachée de l’île va entraîner leur disparition progressive : l’or. Plusieurs mines du métal précieux sont exploitées par les nouveaux arrivants, les Indiens servent de main d’œuvre corvéable à merci et meurent d’épuisement dans les tunnels humides de la Tortue. Christophe Colomb écrira : « Ce qu’il y a de mieux, c’est l’or. Avec l’or on constitue des trésors et celui qui les possède fait ce qu’il veut ». La Tortue, devenue l’objet de tous les désirs, vivra depuis lors des déchirements sur de nombreuses décennies.

Une lutte de possession

L’île n’est pas fortement peuplée par les colons espagnols qui se trouvent en majorité sur l’île d’Hispaniola. Les colons installent un premier village, Basse-Terre et développent la culture du tabac dans ses terres fertiles. Les Français expulsent les Espagnols de la Tortue en 1629 et s’installent dans le bourg côtier. Ils y seront rejoints par des Anglais et des Hollandais. L’île très riche en gibier permet le développement de la chasse pour assurer la subsistance des nouveaux colons. Il y aura donc les « chasseurs » habiles au tir au fusil et les « boucaniers » chargés de fumer la viande des bœufs sauvages ou des sangliers, sur des boucans ou grils, afin d’en assurer la conservation. Les boucaniers sont des hommes aux mœurs rudes, proches des coureurs de bois. Les descriptions de l’époque les représentent comme vêtus de haut-de-chausse en toile, d’une chemise épaisse, à leur ceinture pend un sabre et une calebasse à poudre. Ils sont coiffés d’un bonnet de feutre à visière et leurs pieds sont enveloppés dans des chaussures sans coutures, de peau de porc séché. Ils arborent une barbe épaisse et n’hésitent pas à manger la viande crue… Ceux qui ne chassent pas sont appelés, les « habitants », ils cultivent les terres de la Tortue et vivent dans de petites maisons sommaires.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

5 dollars 1854

Rarissime découverte réalisée par un collectionneur anglais, ce dernier a trouvé une monnaie connue à seulement trois exemplaires ! La 5 dollars or à l’aigle au millésime de 1854 ne fut frappée qu’à 268 exemplaires, trois à ce jour étaient encore connues et pour être tout à fait exact, il n’en reste que deux de localisées, la troisième pièce connue fut volée en 1967 à un collectionneur de Floride et n’a pas réapparu depuis. Celle qui vient de refaire surface en Angleterre a d’ailleurs été confrontée à des photos de la monnaie volée pour être sûr que ce n’était pas la même… Il s’agit bien d’une autre monnaie et ce quatrième exemplaire connu est désormais estimé à plusieurs millions de dollars !
De nombreux dollars or, ont débarqué en France et en Angleterre au cours de la première Guerre mondiale, époque où l’on payait encore en or et il n’est pas impossible que quelques monnaies de 5 dollars 1854 soient encore au fond de vielles armoires…
Source : coinweek.com