MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour septembre, 2018

28 lingots d’or

En 2002, un couple achète une maison à Roanne, située à mi-chemin entre Vichy et Villefranche-sur-Saône dans la Loire. Sept ans plus tard, en 2009, le couple fait une surprenante découverte en bêchant le jardin : 6 lingots d’or ! Ils n’en parlent à personne et vont vendre les lingots, sans apparemment faire de plus amples recherches… parce que c’est toujours par hasard qu’en 2013 ils trouvent une nouvelle cache… qui contient : 22 lingots d’or !
28 kilos d’or au total, une fortune ! Ils n’en parlent toujours pas, ça on peut le comprendre, après tout ils ont juste trouvé un trésor dans leur jardin. Mais ils vont faire une erreur qui va leur être fatale, négocier la plus grande partie des lingots et tout bêtement déposer l’argent sur leurs comptes en banque…
Le service TRACFIN « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins » va repérer les mouvements de fond, probablement signalés par leurs propres banques et lancer une enquête. Le couple passe aux aveux, raconte l’histoire du trésor et l’affaire passe au tribunal, car du même coup la veuve de l’ancien propriétaire réclame le magot ! Après plusieurs procès et appels, contre toute attente, la cour de cassation a donné raison à l’ancienne propriétaire ; seize ans après avoir vendu sa maison, elle est donc toujours considérée comme la propriétaire de ce qui était enterré dans le jardin ! Les inventeurs ont été condamnés à rendre un peu plus de 600 000 euros et 5 lingots qui n’avaient pas été vendus.
Aucun article de presse sur l’affaire n’a évoqué des titres de propriétés portant les numéros des lingots d’or et si c’était le cas, les anciens propriétaires les auraient recherchés. Vous ne vendez pas une maison si vous savez qu’il y a quelque part 28 lingots d’or ! Le premier jugement aurait même été rendu sur, je cite : « Une forte probabilité ! ». Voilà donc une nouvelle jurisprudence en matière de trésor qui va sûrement laisser des traces. Les trésors, en France risquent de devenir de plus en plus rares, au détecteur il ne s’en trouve déjà quasiment plus, enfin officiellement…
Source : 20minutes.fr & charentelibre.fr

101.19

Bonjour, je cherche à identifier cette petite monnaie, je dis monnaie car le style la rapproche plus d’un triens que d’un denier. Il me semble pourtant qu’elle est en argent, mais électrum possible et pas moyen de vérifier pour l’instant. Ces monnaies restent pour moi un mystère et leur lecture compliquée, mais pour un petit détectoriste comme moi c’est le Saint Graal. Je sais que parmi vous il y a des pointures dans le domaine, alors peut-être arriverez-vous à mettre une origine sur cette pièce trouvée dans le département de la Creuse. Poids : 1,3 g, 13 mm de diamètre environ. Merci, Nic
Elle semble inconnue au bataillon ! Ce type de portrait de face, très frustre dans son ensemble, avec un revers montrant un personnage debout de face et tête casquée tournée à droite est peu usité en monnaie gallo-romaine. Il doit donc s’agir d’une imitation datée du VI-VIIe siècle. Le personnage porte quelque chose dans chaque main, un globe ? Le portrait de face est peu courant et se retrouve plutôt sur les monnaies byzantines. On pourrait envisager que l’artisan s’en est inspiré. La lecture des légende est aléatoire. Avers : +VPVC –E-E(O ou U)-. Au revers : +RIXU—A-. Amis lecteurs vous le savez, si vous avez une information à nous communiquer pour identifier la monnaie de Nic soyez-en remerciés.

Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

30 000 Livres Sterling

Un trésor en billet de banque, c’est assez rare, ce qui est encore plus rare c’est que les billets sont « normalement » toujours valables. Découverte réalisée à Londres, pendant les travaux d’une galerie marchande. C’est le propriétaire des lieux qui a remarqué, sous le carrelage qui venait d’être cassé, une forme rectangulaire. Des liasses de billets, 30 000 £ en billets de 1 et 5 £, caché d’après le terminus des billets (dernières dates d’émissions) au cours de la Seconde Guerre mondiale ! Avec le calcul de l’inflation, la somme représenterait de nos jours, environ 2,4 millions d’euros !
Les billets sont imprimés à l’encre bleue, qui ne fut utilisée par la banque d’Angleterre que pendant la guerre, pour enrayer la fausse monnaie produite par les nazis, la livre sterling étant imprimée, avant et après la guerre, avec de l’encre verte.
Si les billets bleus ont été retirés de la circulation à la fin des années 80, ils sont toujours valables. Le pactole a été remis à la police, qui doit déterminer son origine, ça me parait difficile plus de 70 ans après les faits, et il faudra ensuite décider s’il s’agit bien d’un trésor ou pas…
Source : foxnews.com

101.8

J’ai trouvé dans un champ de Seine-Maritime une matrice de sceau qui fait environ 2 cm par 3 cm et la tige derrière de la matrice fait 4,5 cm. On distingue un homme tendant un objet à une femme (une bourse ?) dans des costumes qui me font penser à ceux du XVIIIe siècle. Ça m’a l’air en bronze. J’ai essayé d’en faire l’impression dans de la cire tiède mais ça n’a rien donné de probant. Pourriez-vous m’en dire plus sur cet objet ? Merci d’avance, JB75

Cela ressemble a un gros clou décoratif du début XVIIIe siècle avec une scène galante gravée : une femme en robe à volants ou panier tend la main à un galant tenant une bourse. C’est un type de clou qui pourrait avoir été utilisé pour achever l’ornementation de décors divers (grande tapisserie murale de palais ou d’une vaste demeure) ou encore clou de décor de la caisse d’un carrosse, ou du vantail d’une grande porte cochère d’un hôtel particulier décorée de sculptures sur bois dorées ou peintes. Décor d’une scène de petit théâtre privé (toujours avec des ornementations sculptées et peintes nécessitant la fixation de pièces de bois annexes de décor par de la clouterie adaptée.

La chanson de Roland

Parmi les premières productions narratives en langue romane figurent les épopées des chansons de geste. Ces dernières sont des poèmes relatant des exploits guerriers associés, dans la plupart des cas, à une légende plus au moins fondée en rapport avec l’histoire de la France royale ou féodale. Un des textes les plus célèbres de cette matière épique est « La chanson de Roland ».

La chanson de geste, un récit idéologique

La chanson de Roland dans la version du manuscrit d’Oxford, est attribuée au poète Turolde et datée de la fin du XIIe siècle. Celle-ci relate le massacre, survenu 3 siècles plus tôt, d’une douzaine de barons de Charlemagne dont le célèbre Roland et de 20 000 de leurs chevaliers par quelques 100 000 Sarrasins. Si la chanson de geste, du latin gesta, signifiant exploit, apparaît à la fin du XIe siècle, elle glorifie le royaume et les hauts faits historiques des Carolingiens. Elle offre souvent une vision réaliste, parfois démesurée, des conflits qui agitent la société autour de l’an mil. L’émergence de ces poèmes épiques chantés va surtout servir une nouvelle idéologie, celle du chevalier et de ses vertus. La chanson de Roland montre ainsi comment, par orgueil, Roland préfère mourir plutôt que de sonner du cor pour appeler Charlemagne à la rescousse.

Chanson de geste, scène de combat livré par l’armée de Charlemagne. Miniature tirée du manuscrit « Entrée d’Espagne », XIIe siècle.

Une belle légende

15 août 778 : dans la gorge de Roncevaux, l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne défile en rangs serrés. Victorieuse, elle retourne en Gaule, après une expédition militaire contre les Sarrasins d’Espagne. Le gros de la troupe a déjà franchi le dangereux défilé et les sentinelles, postées sur le versant opposé, abandonnent imprudemment leur surveillance. C’est ce moment propice qu’attendent en grand nombre les Sarrasins pour faire rouler d’énormes blocs de roches sur les pentes abruptes et fermer le passage. Puis dévalant dans l’étroite gorge, ils tombent sur le dos des soldats chrétiens. En peu de temps, des milliers de Francs sont tués. Leur héroïsme et leur courage ne peuvent résister à ces ennemis qui fondent sur eux en si grand nombre et de deux côtés à la fois.
Le paladin (1) Roland, neveu de Charlemagne, se bat avec une énergie farouche, et son invincible épée « Durandal » tranche et massacre parmi les infidèles. Olivier, ami de Roland, lui conseille vivement de sonner de l’olifant, cor d’ivoire dont le son puissant peut traverser les espaces et faire accourir le roi Charles ; mais, orgueilleusement, Roland refuse, il ne veut demander le secours de personne, ni surtout déranger son roi.
Peu à peu, la féroce mêlée voit tomber tous les Francs ; alors seulement, devant les corps de ses compagnons morts, Roland saisit l’olifant et sonne avec l’énergie du désarroi, à tel point que les veines de ses tempes éclatent et que le sang jaillit de ses oreilles. Ce n’est d’ailleurs pas pour appeler à l’aide que Roland sonne au soir de cette sanglante journée mais pour annoncer à son roi que le sacrifice est accompli.
Cependant les Sarrasins sont partis et les cadavres jonchent le sol. Le paladin parcourt le champ de bataille et demande à l’archevêque Turpin, agonisant lui aussi, de bénir ses soldats. Puis, il essaie de briser sa vaillante Durandal, mais l’épée résiste et c’est la roche qui se fend. Le héros se couche alors sous un pin, le visage tourné vers l’Espagne. Il salue son roi et se rend enfin mais à Dieu seul, en lui tendant le gant de sa main droite.
C’est ainsi que « la chanson de Roland » écrite trois siècles plus tard magnifie les exploits, en partie légendaires, du preux Roland.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

Pilleurs de tombes

Le 26 novembre 2012, deux hommes étaient interpellés, par hasard, près du cimetière de Pantin à Paris. Sur eux la police découvrait onze dents en or, et d’autres dents ainsi que des bijoux en or et une balance de précision dans leur voiture… Les deux hommes étaient fossoyeurs de profession ! On avait évoqué cette affaire dans M&D 68. Pendant la garde à vue, l’un d’eux avouera qu’ils venaient d’ouvrir une dizaine de tombes, avant de se rétracter par la suite. Plusieurs complices, tous fossoyeurs dans la même entreprise, seront arrêtés. Six ans plus tard, l’affaire n’est toujours pas jugée et ce n’est pas fini, le dernier jugement a été mis en renvoi…
Le dernier procès, début juin, a mis en avant une pratique, courante dans le métier de fossoyeur, lors de réduction de tombes, pour libérer une place dans un caveau, ou quand une tombe en déshérence arrive en fin de concession, et est tout simplement vidée Les fossoyeurs trouvent très souvent des objets de valeurs dans les sépultures, bijoux et autres… Normalement ces valeurs doivent être remises soit à la ville propriétaire du cimetière, soit aux familles, c’est apparemment rarement le cas…
Source : leparisien.fr