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Monnaies et Détections

Archive pour septembre, 2018

Sommaire 102

Vécu
Cahiers de prospection 1998
Pif Gadget et la numismatique
Découverte de centaines de monnaies d’or à Côme (Italie)
Il y a un siècle le paquebot « l’Egypt » coulait avec sa cargaison d’or et d’argent
Ma première année de détection
Vol de l’Etat français (ou d’un ou plusieurs fonctionnaires) ou déficit d’information ?
Le 17e Rallye Occitanie de Najac 2018
Brèves
Histoire
Les deux comtés de Hanau
La légende de St Hubert et du cerf crucifère
Les omphalos, pierres du domaine des dieux
1788 – 2018 : le 230e anniversaire du débarquement de la flotte du capitaine Arthur Philipp en Australie
Jeu-concours
Numismatique
Les pièces françaises d’un quart de franc et de vingt-cinq centimes
Sully, le prince-ministre de Henri IV
Trouvailles
Monnaies/objets
Librairie
Courrier
Agenda

Edito 102

Enfin, le résultat du concours est définitif, nous avons dépouillé toutes les réponses et vous trouverez le résultat en page 42 avec le nom des gagnants et leurs réponses. En page 20 nous refaisons surgir du passé une histoire de trésor dont les inventeurs se sont fait spoliés. C’est un de nos lecteurs faisant partie des héritiers des découvreurs qui nous a conté cette histoire. Et cette histoire n’est pas claire vraiment. Si notre publication pouvait faire rouvrir ce dossier ce serait un premier pas vers ce qui s’est passé, peut-être en toute légalité, mais sans information délivrée aux intéressés ! Enfin en toute dernière minute, on a déprogrammé un article pour vous faire le plaisir d’admirer, à la place, une belle amphore en situation de fouille et pleine d’or… c’est le trésor de Côme, découvert ce mois de septembre en Italie. Le rêve fait
partie de notre loisir, bonne lecture,

Gilles Cavaillé

101.21

Une nouvelle pointe de flèche de Palmela trouvée dans l’Aude près de Moux par Jacques. Elle vient compléter la carte de répartition et c’est donc la cinquante-neuvième.
Si Yannou79 pouvait compléter ses infos poids/tailles, ce serait parfait !

Les trésors perdus de l’amiral Zheng He

Le Chinois Zheng He vint au monde en l’an 1371 et après avoir mené sept grandes explorations qui feront de lui une légende, il trouvera la mort en 1433. Né dans une famille musulmane de la région du Yunnan, il porte d’abord le nom de Ma He. De bonne famille, son père est l’équivalent du gouverneur du Yunnan. En 1384 la province du Yunnan entre en conflit avec l’empire Chinois. Le père et une grande partie de la famille de Zheng He sont exécutés, lui sera capturé, il a 13 ans et est confié à la cour impériale où, malheureusement pour lui, il sera castré pour devenir eunuque à la cour impériale. Un sort réservé à la plupart des fils des ennemis importants de l’empire…
Ma He, qui va prendre le surnom de Zheng He, va devenir un des protégés de l’empereur Yongle qui va accéder au trône en 1402 et régner sur l’empire de Chine, sous la dynastie Ming, jusqu’en 1424.
Zheng He qui a appris à naviguer et à commander un navire et qui fait preuve de courage lors d’une grande bataille, se voit confier une flotte par l’empereur Yongle. Il a alors 31 ans et c’est le début de sa carrière de marin et d’explorateur qui va faire de lui une légende, bien au-delà des frontières de l’empire de Chine.
Lors de ses premières campagnes, Zheng He longe les côtes, s’aventurant de plus en plus loin (1). Il longe la Malaisie et l’actuelle Indonésie, une stèle de pierre gravée de trois langues, le chinois, le tamils et le persan, sera découverte sur l’île de Ceylan en 1911, elle y fut laissée par Zheng He en 1404 ! L’original et une copie où le texte a été rendu plus lisible sont exposés au musée de Colombo. (2)

Il visite aussi sûrement l’Australie, alors seulement peuplée d’Aborigènes, il faudra attendre 1770 pour que le Royaume-Uni en réclame la moitié orientale.
A chaque campagne, il ramène des trésors, de la soie, des bijoux, des épices dont certaines sont inconnues, des animaux exotiques, des esclaves… et bien sûr de l’or, le tout étant acquis soit par le négoce soit par les armes ! On attribue à Zheng He d’avoir ramené en Chine la première girafe ! (3)

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

 

Trésor saxon

2014, un étudiant anglais, Tom Luking, un nom qui porte chance, découvrait dans un champ du Norfolk un superbe trésor de bijoux en or ! Son Déus venait de lui faire gagner le jackpot, quatre pendentifs en or et deux perles, elles aussi en or. Le plus gros des pendentifs est constitué d’une mosaïque de petites pierres, des grenats, assemblée en figures géométriques, un bijou dans le plus pur style saxon !
Deux des petits pendentifs sont, eux, réalisés à partir de monnaies mérovingiennes ! Après un an d’étude, le trésor était estimé à 14 5050 £, une somme trop importante pour le musée de Norfolk qui voulait le trésor pour ses collections. Plutôt que de morceler le trésor par une vente aux enchères, le musée avec l’accord des deux propriétaires, Tom l’inventeur et le propriétaire foncier, le musée lançait un appel aux mécènes. Il a fallu un peu de temps pour réunir la somme, mais ils y sont arrivés, le trésor est désormais exposé dans sa totalité au musée de Norfolk et Tom a touché sa part pour son trésor : 81 800 euros !
Source : edp24.co.uk/news

101.18

Bonjour vous trouverez ci-joint un denier argent de l’empereur romain Antonin le Pieux (virtus je pense), je ne suis pas sûr mais il a dû être fabriqué dans le sud de la France. Pourriez-vous me confirmer cela et me donner l’estimation… ? C’est ma première blanche, je détecte depuis peu… Merci. David
Oui c’est bien cela : ANTONINVS – AVG PIVS PP COS III. Tête laurée d’Antonin le Pieux à droite “Antoninus Augustus Pius Pater Patri, Consul tertium”, (Antonin auguste pieux père de la patrie, consul pour la troisième fois). Le revers est bien VIRTUS- AUG (la Virilité) casquée, vêtue militairement debout à gauche, tenant une haste renversée de la main droite et le parazonium de la main gauche. C’est votre première blanche et elle n’a pas de prix pour vous ! Mais malheureusement pour les collectionneurs c’est quasiment pareil. Trop abimée, c’est un état B, éventuellement une quinzaine d’euros.

ATTENTION danger …

Je cours les labours du Lauragais et les causses du Larzac depuis mon acquisition d’un détecteur Garrett ACE 250 en 2008.
Ce n’était pas le premier, en 1978, j’avais déjà acheté un détecteur avec un collègue. Comme il avait été abondamment prêté, il n’avait pas duré trop longtemps…
En 2013, j’ai remplacé le Garrett par un Déus, un peu plus tard un disque de 28 et un MI 6 sont venus compléter mes ustensiles de détection.
Au cours de mes longues promenades, détecteur en main, il m’est souvent arrivé, et même plus que ça, de récupérer de vieux étuis de cartouches de tous âges. De même les plombs, des plus anciens aux plus récents, viennent souvent alourdir nos besaces.
J’en arrive à mon sujet :
Avec mon collègue prospecteur habituel, nous avions eu l’autorisation d’aller prospecter un nouveau champ qui venait d’être récemment récolté.
Le propriétaire du champ, désirant voir comment cela se passait, est venu avec nous. Pour ne pas le laisser nous accompagner et juste regarder, je lui avais prêté mon ACE qui est toujours partant pour une prospection.
Je ne vous explique pas nos découvertes habituelles (rondelles, fers à bœufs, plombs) et toutes sortes de déchets que l’on rencontre fréquemment lors de nos sorties. Par contre, l’objet que nous avons mis au jour nous a fait quelques frayeurs : cela ressemblait à un obus ! Peu après, un second a été découvert proche du premier.
Pas très rassurés, nous avons décidé de cesser notre prospection dans ce secteur. Des photos ont été prises par le propriétaire, personnellement je n’avais pris en photo que le premier que j’avais découvert. Ces clichés ont étés montrés aux gendarmes qui ont à leur tour prévenu les démineurs de Montpellier.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

28 lingots d’or

En 2002, un couple achète une maison à Roanne, située à mi-chemin entre Vichy et Villefranche-sur-Saône dans la Loire. Sept ans plus tard, en 2009, le couple fait une surprenante découverte en bêchant le jardin : 6 lingots d’or ! Ils n’en parlent à personne et vont vendre les lingots, sans apparemment faire de plus amples recherches… parce que c’est toujours par hasard qu’en 2013 ils trouvent une nouvelle cache… qui contient : 22 lingots d’or !
28 kilos d’or au total, une fortune ! Ils n’en parlent toujours pas, ça on peut le comprendre, après tout ils ont juste trouvé un trésor dans leur jardin. Mais ils vont faire une erreur qui va leur être fatale, négocier la plus grande partie des lingots et tout bêtement déposer l’argent sur leurs comptes en banque…
Le service TRACFIN « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins » va repérer les mouvements de fond, probablement signalés par leurs propres banques et lancer une enquête. Le couple passe aux aveux, raconte l’histoire du trésor et l’affaire passe au tribunal, car du même coup la veuve de l’ancien propriétaire réclame le magot ! Après plusieurs procès et appels, contre toute attente, la cour de cassation a donné raison à l’ancienne propriétaire ; seize ans après avoir vendu sa maison, elle est donc toujours considérée comme la propriétaire de ce qui était enterré dans le jardin ! Les inventeurs ont été condamnés à rendre un peu plus de 600 000 euros et 5 lingots qui n’avaient pas été vendus.
Aucun article de presse sur l’affaire n’a évoqué des titres de propriétés portant les numéros des lingots d’or et si c’était le cas, les anciens propriétaires les auraient recherchés. Vous ne vendez pas une maison si vous savez qu’il y a quelque part 28 lingots d’or ! Le premier jugement aurait même été rendu sur, je cite : « Une forte probabilité ! ». Voilà donc une nouvelle jurisprudence en matière de trésor qui va sûrement laisser des traces. Les trésors, en France risquent de devenir de plus en plus rares, au détecteur il ne s’en trouve déjà quasiment plus, enfin officiellement…
Source : 20minutes.fr & charentelibre.fr

101.19

Bonjour, je cherche à identifier cette petite monnaie, je dis monnaie car le style la rapproche plus d’un triens que d’un denier. Il me semble pourtant qu’elle est en argent, mais électrum possible et pas moyen de vérifier pour l’instant. Ces monnaies restent pour moi un mystère et leur lecture compliquée, mais pour un petit détectoriste comme moi c’est le Saint Graal. Je sais que parmi vous il y a des pointures dans le domaine, alors peut-être arriverez-vous à mettre une origine sur cette pièce trouvée dans le département de la Creuse. Poids : 1,3 g, 13 mm de diamètre environ. Merci, Nic
Elle semble inconnue au bataillon ! Ce type de portrait de face, très frustre dans son ensemble, avec un revers montrant un personnage debout de face et tête casquée tournée à droite est peu usité en monnaie gallo-romaine. Il doit donc s’agir d’une imitation datée du VI-VIIe siècle. Le personnage porte quelque chose dans chaque main, un globe ? Le portrait de face est peu courant et se retrouve plutôt sur les monnaies byzantines. On pourrait envisager que l’artisan s’en est inspiré. La lecture des légende est aléatoire. Avers : +VPVC –E-E(O ou U)-. Au revers : +RIXU—A-. Amis lecteurs vous le savez, si vous avez une information à nous communiquer pour identifier la monnaie de Nic soyez-en remerciés.

Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101