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Monnaies et Détections

Archive pour novembre, 2018

Agenda 103

BONDY • 93
Dimanche 2 décembre 2018
Bourse d’échanges
Salle des fêtes, esplanade Claude Fuzier, 93140 Bondy
De 8h30 à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.60.34.41.92

CARBONNE • 31

Dimanche 2 décembre 2018
14e bourse multicollections
Centre socio culturel du Bois de Castres, route de Lacaugne, 31390 Carbonne
De 9h à 17h30. Entrée gratuite. Renseignements : 06.13.02.79.87

LA MEZIERE • 35

Dimanche 2 décembre 2018
26e bourse toutes collections
Salle culturelle Cassopée, rue des Léhonniers, 35520 La Mézière
De 9h à 17h30. Entrée 2 e. Renseignements : 02.99.69.32.25

MULHOUSE • 68

Dimanche 2 décembre 2018
Bourse multicollections de la Saint Nicolas
Salle paroissiale St-Pierre St-Paul,  53 rue de Guebwiller, 68100 Mulhouse
De 9h à 16h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.89.44.33.96

MURET • 31

Dimanche 2 décembre 2018
31e bourse multicollections
Salle Pierre Satgé, place Léon Blum, 31 600 Muret
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.50.60.32.87

AUCH • 32

Dimanche 9 décembre 2018
9e bourse numismatique
Hall du Mouzon, rue du généra de Gaulle, 32000 Auch
De 8h30 à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 05.62.05.46.82

CONFOLENS • 16

Dimanche 9 décembre 2018
30e salon des collectionneurs
Marché couvert, place Henri Coursaget, 16500 Confolens
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 05.45.85.33.44

MARLY • 59

Dimanche 9 décembre 2018
Grande rencontre internationale des collectionneurs
Salle Dumont, rue G. Fabry, 59770 Marly
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.80.35.85.07

SAINT-PRIEST • 68

Dimanche 9 décembre 2018
34e bourse numismatique
Espace mosaïque, salle Edouard Herriot,
1 rue Aristide Briand, 69800 Saint-Priest
De 9h à 16h. Entrée 2 e. Renseignements : 04.72.67.93.06

BAGNOLET • 93

Samedi 15 décembre 2018
Bourse numismatique
Hôtel Novotel, 1 avenue de la République, 93170 Bagnolet
De 9h à 17h. Entrée 4 e €

MERVILLE • 59

Dimanche 16 décembre 2018
Bourse toutes collections
Salle des fêtes Francis Bouquet, rue Marcel Lefebvre, 59660 Merville
De 8h à 17H. Entrée 1 e. Renseignements : 06.84.71.38.55

Nœux-les-Mines • 62

Dimanche 16 décembre 2018
Bourse toutes collections
Salle des fêtes, mairie de Nœux-les-Mines, 62290 Nœux-les-Mines
De 8h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 07.62.63.91.56

TOULON • 83

Samedi 5 janvier 2019
Bourse aux collections
Salle de l’église Jean Bosco au Mourillon, 3 boulevard Cuneo, 83000 Toulon
De 10h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.80.02.07.14

BLENDECQUES • 62

Dimanche 6 janvier 2018
12e bourse multicollections
Salle Aimé Vasseur, place de la Libération, 62575 Blendecques
De 8h à 17h. Entrée gratuite

FOS-SUR-MER  • 13

Dimanche 6 janvier 2019
Bourse toutes collections
Maison pour tous Jas de Gouin, allée des pins, 13270 Fos-sur-Mer
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.42.06.52.92

CARMAUX  • 81

Dimanche 13 janvier 2019
Bourse des collectionneurs
Salle François Mitterrand, 84 rue Jean Jaurès, 81400 Carmaux
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.16.76.38.10

FLORENSAC • 34

Dimanche 20 janvier 2019
5e salon des collectionneurs
Salle polyvalente Hervé Coustellie, allée Avariste Fabre, 34510 Florensac
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.67.77.00.15

SAINT SERNIN • 07

Dimanche 20 janvier 2019
2e bourse du collectionneur
Espace Michel Poudevigne, 35 chemin Ardèche, 07200 Saint Sernin
De 8h30 à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.75.39.89.82

CAISSARGUES • 30

Dimanche 27 janvier 2019
27e salon des collectionneurs de Caissargues
Complexe St Exupéry, zone euro 2000, avenue de la Dame, 30132 Caissargues
De 8h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.66.29.19.65

CHAMPEAUX • 77

Dimanche 27 janvier 2019
Bourse multicollections
Salle de la Campélienne, rue Sarrazin Desmaraise, 77720 Champeaux
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.81.80.44.01

Sommaire 103

Vécu
Cahiers de prospection 1998
De précieux déchets
Un écu d’or à la couronne
En réponse à Gweltaz
Le sonar à balayage latéral de JW Fishers
Antique ou en toc ?
Un trésor monétaire découvert dans la province chinoise d’Hebei
Detectorworld 2018
« Trésor » sur le Larzac
Brèves
Histoire
Prospection
Numismatique
De l’or sur l’estran !
Prospection et numismatique
La Poste aux chevaux française – 1e partie
Trouvailles
Monnaies/objets
Banc d’essai
Sortie avec le RUTUS Alter 71
Librairie
Courrier
Agenda

Édito 103

Et de nouveau les fêtes de Noël se rapprochent à grands pas, soyez sûrs que vos commerçants préférés auront mis les petits plats dans les grands. Nous en profitons pour saluer et remercier Pictave détection, dernier venu et annonceur dans la revue, qui gère un beau commerce spécialisé pour nous autres passionnés de détecteurs de métaux, dans la Vienne. Au sommaire de ce numéro, des trouvailles, toujours des trouvailles, officielles et nombreuses pour l’Angleterre, secrètes et anonymes pour notre pays. Des histoires comme celle de Jess, Rolland et Pierre sont pourtant d’une très grande fréquence mais une chape de plomb s’est peu à peu étendue sur la France et même ce genre de trouvaille est difficilement mise sur la place publique par peur de représailles et de la loi de juillet 2016. Et pourtant vous avez plaisir à les lire, alors n’hésitez pas à nous envoyer vos anecdotes et trésors. Vous êtes protégés par le secret des sources dont dispose tout journaliste !
Joyeux Noël
Gilles Cavaillé

En août 1786 le Gouvernement anglais décide de créer une colonie pénitentiaire très éloignée des côtes britanniques et le capitaine Arthur Philipp est désigné comme commandant de la flotte qui emmène les relégués au bout du monde. L’objectif est d’atteindre une baie australienne appelée Botany Bay repérée en 1770 par le Capitaine Cook. La traversée est longue et incertaine.

Carte de la route de la Première Flotte.

La traversée et l’installation en Australie

Le 13 mai 1787, 11 navires, quittent le port de Portsmouth, situé sur les côtes sud de l’Angleterre pour un périple de 24000 kilomètres. Ils forment ce qui est appelée aujourd’hui la Première Flotte (the first fleet). Après un rude voyage, avec une première halte dans les Iles Canaries, puis une seconde à Rio de Janeiro et une troisième au passage du Cap de Bonne Espérance, la Première Flotte amène les premiers colons britanniques en Australie.
Pendant cette traversée quelques personnes sont débarquées et une quarantaine meurt. Il y a aussi une vingtaine de naissances. Après 252 jours, le capitaine Arthur Philipp débarque à Botany Bay mais trouve le lieu peu propice pour une installation durable. Il décide alors de chercher un emplacement plus adapté à l’installation d’un port et d’un village. A quelques kilomètres se trouve une baie à laquelle le capitaine Cook avait donné pour nom Port Jakson, lors d’un voyage précédent.
Cet emplacement semble idéal pour un débarquement et l’aménagement d’un village. Arthur Philipp donne l’ordre de jeter l’ancre. Nous sommes le 26 janvier 1788 et le 26 janvier devient le jour de la fête nationale australienne (Australia Day).

Le capitaine Arthur Philipp peint par Francis Wheatley en 1786.

Des années difficiles

Port Jackson est rapidement rebaptisé baie Sydney et la ville qui s’y construit prend le nom de Sydney. Environ 250 soldats, quelques officiers quelques administrateurs civils, 300 marins et 800 bagnards s’y installent, soit une colonie d’approximativement 1400 personnes. Les premières années sont très difficiles car tout manque, en particulier la nourriture. Pour maintenir l’ordre, le capitaine Arthur Philipp, gouverneur de Sydney, doit faire preuve d’autorité mais aussi de diplomatie avec les diverses composantes de la population anglaise et avec la population autochtone. Après deux ans et demi, de nouveaux navires arrivent enfin d’Angleterre. Ils amènent une population supplémentaire de relégués et apportent des vivres tant attendus. La situation s’améliore et la population globale s’accroit pour atteindre 2000 habitants. D’autres navires suivent, ainsi au départ d’Arthur Philipp qui quitte l’Australie en 1794 pour rentrer en Angleterre, la population atteint 4000 habitants.

Le premier regard du Capitaine Arthur Philipp sur Port Jakson.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Alex Storm, le chasseur de trésor

Les journaux canadiens ont annoncé le décès d’Alex Storm, connu dans le monde des chasseurs de trésor pour avoir écrit plus d’une centaine de livres sur le sujet et surtout pour avoir trouvé plusieurs trésors. Son premier fut sans doute le plus célèbre.
En 1965 au large de Cap-Breton, Nouvelle Écosse, au Canada, Alex Storm (à gauche sur la photo) et deux de ses amis, Harvey MacLeod et David MacEachern, découvraient l’épave du Chameau et son trésor !
Navire français construit en 1718 à Brest, le Chameau assura la liaison avec la province française du Québec pendant cinq ans, sous le règne de Louis XV, jusqu’à son naufrage en 1725. 316 personnes y périrent. Lors de son naufrage le Chameau transportait une importante somme en pièces d’argent pour assurer la paye de l’armée. Il faudra attendre 240 ans pour qu’Alex Storm remette la main dessus en 1965 et entre dans la légende des chasseurs de trésor !
Un trésor composé de 6 958 pièces d’argent, des écus de 8 livres et d’environ 500 pièces d’or, principalement des Louis d’or, sans oublier les canons en bronze et de nombreux autres artefacts qui furent renfloués. Malgré plusieurs procès intentés contre lui (il y a toujours des jaloux quand vous trouvez un trésor) Alex Storm fut reconnu inventeur et propriétaire du trésor, la vente officielle d’une partie des monnaies en 1971, rapporta plus de 200 00 dollars !
Source : nytimes.com

102.24

Je me permets de vous faire partager cette jolie petite épingle en bronze découverte dans le 45 et dont j’ignore la datation ainsi que la fonction exacte de celle-ci ? Elle est en bronze avec une tête de type cruciforme dans le même style que certaines fibules, elle mesure 56 mm pour un poids de 9,56 g. A l’origine elle devait être entièrement dorée à l’or, quelques traces de dorure sont d’ailleurs encore visibles. Peut-être pourriez-vous avoir plus d’informations que moi sur l’identification de cette épingle ? En tout cas merci pour votre magazine que j’ai toujours autant de plaisir à lire. Cordialement, Ado 45.
Epingle du haut Moyen-âge dorée à l’or dont le sommet présente quatre bulbes sur le même plan horizontal et d’égal angle entre eux, ils sont surmontés d’un même bulbe à la verticale.

En Belgique la pièce de 25 centimes a longtemps circulé et les Belges trouvent cela si commun que Georges Simenon en place dans les poches de l’inspecteur Jules Maigret dans des aventures qui se passent à des périodes où il n’y avait pas de pièces correspondant à cette valeur faciale en circulation en France. Néanmoins il existe quelques pièces de 25 centimes et d’un quart de franc frappées en France. Les plus récentes datent de 1940. Le présent article vous offre un panorama des types monétaires français ayant cette valeur faciale.

Bonaparte, caonsul à vie, peint par Charles Meynier.

Le premier quart de franc

La France est une république depuis septembre 1792 et l’année 1804 correspond à l’an 12 de la République. Elle est dirigée par un triumvirat de consuls dont le premier est Bonaparte, Napoléon de son prénom. Depuis 10 ans, le franc républicain remplace les monnaies de l’Ancien régime et depuis un an, sur les pièces de monnaie aux valeurs faciales de 1 franc et 5 francs, le portrait de Bonaparte, gravé par Nicolas Pierre Tiolier, a pris la place de l’Hercule entouré de deux femmes qui symbolisent la République (ou la Liberté) et la Justice (ou l’Égalité). Les pièces de bronze et de cuivre aux valeurs de 1 centime, 5 centimes, 10 centimes (ou 1 décime) et de 2 décimes sont alors les seules petites monnaies en circulation. En l’an 12, débute la frappe de pièces en argent ayant pour valeurs ¼ de franc, ½ franc et 2 francs. C’est donc peu de temps avant la fin du Consulat qu’apparaissent les premières monnaies françaises valant vingt-cinq centimes. Elles sont en argent 900/1000, ont un diamètre de 15,3 millimètres, pèsent 1,25 gramme et leur tranche alterne points et barres en creux. Sur l’avers est gravé le portrait du Premier consul, entouré de la légende « Bonaparte Pr. Consul ». Sur le revers, au centre d’une couronne de lauriers la mention « quart » précise la valeur de la monnaie : un quart de franc. La légende notée sur ce revers est « Rep. Fra. » (République Française), elle est accompagnée du millésime « An 12 » et des différents des ateliers monétaires. Le total de la frappe des pièces d’un quart de franc au buste de Bonaparte pendant l’an 12 est d’environ 320 000 exemplaires.


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Une boucle d’oreille de 2200 ans

En or, superbe et rare découverte à l’actif d’archéologues israéliens près de Silwan, quartier palestinien de Jérusalem-Est. La boucle d’oreille est datée de l’époque hellénistique, de -323 à -30, juste après les conquêtes d’Alexandre le Grand. C’est la première boucle d’oreille de ce type découverte (recensée) en Israël, des découvertes similaires ont été faites en Grèce et dans le bassin méditerranéen, mais finalement, ce type de bijou est assez rare pour l’époque. Très finement travaillée, avec du fil d’or se terminant par la tête d’un animal mythologique à corne, la boucle sous la gueule étant bien sur destinée à recevoir la pointe, une fois la boucle en place. Si les archéologues y voient une boucle d’oreille, rien ne dit d’ailleurs qu’elle n’était pas portée dans le nez, à la pointe d’un sein ou ailleurs ?…
Source : culturebox.francetvinfo.fr

102.5

Bonjour, voici une monnaie découverte au bord de l’eau mais l’année 1698 plus l’atelier H de La Rochelle n’est pas répertorié ! Normal ? Valeur ? David
Si, elle est répertoriée, mais on ne connait pas le tirage de cette pièce. Néanmoins, un exemplaire est en vente sur NumisBids actuellement à 140 euros. Ces monnaies sont des surfrappes faites sur la quatre sols aux traitants. Il est quelquefois malaisé de lire la légende et a fortiori l’année ou l’atelier. Et c’est le cas de votre monnaie, le H que vous y lisez est trop petit en hauteur par rapport aux lettres de la légende. Il peut s’agir d’un restant de la légende du sol aux traitants…

Les deux comtés de Hanau

Hanau-Lichtenberg est un comté indépendant au XVIIIe siècle. Un atelier monétaire fonctionne à Bouxwiller et émet les monnaies des comtes, parfois nommés Jean-René.
Or, le troisième de ce nom a marié sa fille, Charlotte, à un Hessois. Ils ont un fils qui doit hériter des deux côtés. Jean-René III meurt en 1736 et, mécaniquement, Louis de Hesse-Darmstadt devient comte de Hanau. Ou plutôt de Hanau-Lichtenberg car une bonne part vient des seigneurs de Lichtenberg, dont les gendres (Hanau et Bitche) héritent en 1480 d’une forteresse si bien conçue qu’elle servira jusqu’en août 1870 lorsque les Wurtembergeois s’en emparent, au prix de nombreuses pertes qui nourrissent la rumeur de fosses communes sur place. Entretemps, elle a été fortifiée par Specklin et Vauban.
Le château dresse toujours ses ruines, protégées par une association, mais le pays qu’il défendait a disparu parce que Louis IX accède au trône de Hesse-Darmstadt en 1768. Il est déjà comte de Hanau depuis le décès du grand-père Jean-René et il va intégrer son comté dans la Hesse paternelle.
Jean-René III, décédé à 71 ans, avait transféré ses bataillons à Pirmasens (Allemagne actuelle) pour s’éloigner des Français. Il était le neveu de Frédéric-Casimir qui tenta de bâtir les Indes Hanauviennes mais échoua par manque de fonds (1669-1672). D’ailleurs sa famille n’aimait pas ce rêveur qui achetait le Suriname. Maître d’un comté de 1500 km2, il fondait un empire de 100 000 km2…
Bouxwiller continua de fabriquer les monnaies d’argent et de cuivre, ces dernières ornées de l’initiale du jeune comte qui fait rénover les bornes-frontières du comté maternel, enclavé dans des territoires devenus français avec l’annexion de la Lorraine.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102