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Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2018

Météorite record de 477 kilos

Une équipe, privée française, de recherche spécialisée sur les météorites et qui s’est baptisée « Société astronomique de France » (SAF), a réussi l’exploit de trouver la nouvelle plus grosse météorite de France ! Depuis le début 2018, elle arpente un terrain, privé, dans le département de l’Aube, à Saint Aubin avec un détecteur expérimental, sans plus de précision. Elle a découvert 123 morceaux du météore qui seraient tombés là, il y a au moins 50 000 ans… Le premier morceau fut découvert en 1968, et le total de tout ce qui a été collecté dépasse désormais les 6 tonnes ! Le plus gros morceau a été sorti au mois d’octobre, il pèse 477 kilos ! Sa composition est assez courante pour une météorite, la plus grosse partie détectable est du nickel (11 %) et on y trouve aussi en plus petite quantité du cobalt et du phosphore. L’équipe de SAF a basé ses recherches sur la découverte connue de 1968. A méditer, il y a des centaines d’impacts connus en France et bien d’autres météorites à retrouver…
Source : leparisien.fr

103.1

Christelle a trouvé cette gauloise dans le département du Tarn, son poids est de 1,8 g. Il s’agit d’un exemplaire particulièrement bien venu et assez bien centré de la série dite « au daim » (tourné à droite, mais qui retourne la tête vers la gauche). Cette série du sud-ouest, qui circulait dans le Tarn et le sud-ouest avec les monnaies « à la croix », comporte plusieurs variétés dont deux figurent au La Tour (BnF 3566 et 3567 Pl. X). Le poids de votre pentapole au daim est un peu plus faible que le poids moyen d’autres exemplaires connus. Cette monnaie a été frappée au premier siècle avant Jésus Christ, tête stylisée à droite avec grenetis, daim bondissant au revers, un signe X derrière la croupe et à l’exergue le haut des lettre COP. Cette monnaie est assez rare et son état TTB lui attribue une estimation à 350 euros.

Detectorworld 2018

Cette année, pour notre désormais traditionnel rallye européen annuel, notre choix s’est porté tout naturellement sur le Detectorworld aux Pays-Bas. Les publicités, les vidéos et la liste impressionnante d’exposants ont eu raison de notre curiosité. En effet, Detectorworld nous est présenté comme LE plus grand évènement et salon international de détection de métaux ! Un hall d’exposition de 6000 m² ! Comment ne pas succomber ?

Voici déjà plusieurs mois que nous en parlions. Le jour J tant attendu est enfin arrivé !! Pas de changement particulier sur le plan logistique. Un camping-car pour le confort et la même fine équipe que l’année dernière : le duo père-fils de Bayonne Nico et Jean, le frangin du 37 et moi-même. Le camping-car est chargé : tout le matériel du parfait détectoriste bien-sûr, mais aussi les traditionnels ravitaillements en tous genres. Quelques nouveautés néanmoins en matière de détection : des disques HF viennent booster les compétences de nos Déus. Un pointer MI-4 complète ma panoplie. Les disques d’origine font tout de même partie du voyage, bien calés dans nos valises XP. Le Garrett Ace 250 du frangin fait, cette année encore, partie de l’expédition.
Cette fois-ci, pas de ferry ou d’Eurotunnel, mais quelques 900 kilomètres d’asphalte pour rejoindre la ville de Zuidbroek aux Pays-Bas, située à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne. Logé derrière le volant, les kilomètres d’autoroute défilent avec leur liste de villes traversées : Tours, Paris, Lille… La frontière belge n’est plus qu’à quelques kilomètres. Suivent ensuite les villes de Gent, Antwerpen, Utrecht, Zwolle et nous voici arrivés !

Nous arrivons enfin à Zuidbroek en Hollande

Après douze heures de route notre excitation est à son comble. Nous sommes le vendredi 12 octobre 2018, il est tout juste 15h. Après quelques échanges anglophones difficiles avec le vigile posté devant la grille, nous accédons au parking des camping-cars et caravanes. A notre grande surprise, seule une petite dizaine d’emplacements sont occupés. Peu importe, nous stoppons notre véhicule et sortons le salon de jardin pour nous désaltérer sous le magnifique ciel bleu hollandais. Notre drapeau français flotte fièrement au vent. La soirée avance doucement et toujours aucun mouvement côté des arrivées… Notre inquiétude grandit… Et si le rallye tant attendu de l’année était un grand BIDE ?! Et si le public n’était pas au rendez-vous ? Les interrogations vont bon train autour de notre apéro prolongé sous le ciel étoilé. Le salon ouvre ses portes au public demain à 9h et les champs réservés à la prospection à 10h. Nous serons très vite fixés ! Inutile de préciser que la fatigue accumulée ne tarda pas à nous rattraper, lovés dans nos duvets, chacun rêvant aux futures trouvailles…

Samedi 13 octobre

8h. Branle-bas de combat dans le camping-car. Nous avalons un petit déjeuner sur le pouce, nous habillons en tenue de prospecteur et nous dirigeons vers l’accès principal du salon avec nos machines. Le parking s’est considérablement rempli et une file d’attente de plusieurs mètres s’est formée devant l’entrée du bâtiment. La structure en dur ressemble à un parc des expositions ou un centre des congrès.
En échange de notre ticket de réservation, nous recevons un bracelet jaune. Pass qui donne accès au salon et au rallye pour les deux jours. Des hôtesses offrent à tous les visiteurs une besace tissée imprimée aux couleurs et à l’effigie du DetectorWorld. A l’intérieur du sac, le guide du visiteur ainsi que des goodies qui font toujours plaisir : crayons, bonnet, support de monnaie, autocollants, porte-clés, casquette, magazines, flyers… et j’en passe. Nous nous arrêtons directement sur le premier stand en entrant. Garrett a choisi un emplacement de choix et propose une tombola sous enveloppe. Moyen simple et rapide de revenir les poches pleines de souvenirs. Pas le temps d’errer plus longtemps dans les allées. Un écran géant s’allume dans un coin de la salle avec une musique de rapatriement. Le départ pour les champs 4 et 5 va être donné dans quelques instants. Pas une minute à perdre ! Nous rejoignons à notre tour la foule ameutée devant la porte de sortie. De nombreuses nationalités ont répondu présent à l’appel de la Hollande. Il suffit de regarder autour de soi : chaque participant affiche fièrement sur son baudrier, casquette ou t-shirts, un logo, un badge, un écusson, ou encore un drapeau natif. J’observe ainsi des Allemands, Italiens, Belges, Hollandais, Russes, Polonais, Anglais, Français… qui participent à rendre l’événement particulièrement hétéroclite.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

1200 monnaies romaines

Une belle découverte à l’actif de deux prospecteurs allemands. On parle rarement des prospecteurs allemands, tout simplement parce que l’Allemagne a des lois à peu près aussi stupides que la France concernant les détecteurs de métaux ! C’est même encore plus complexe, suivant les Lands (régions) la détection est soit interdite soit tolérée et quand elle est tolérée c’est comme en France, vous pouvez prospecter mais il ne faut surtout pas trouver ! Ou les ennuis commencent…
Mais pour une fois, il semble il y avoir des réactions plutôt normales. Les deux prospecteurs ont donc découvert des monnaies romaines en bronze et argent dans un champ du Mönchengladbach, en Rhénanie. Ils ont pris le risque de déclarer leur trouvaille (ce qui est quand même un comble !) aux services archéologiques et ces derniers ont lancé une fouille. Celle-ci a permis la découverte d’une amphore, entamée probablement par une charrue et qui commençait à répandre son contenu, composé de 1200 monnaies romaines !
Le dépôt, en majorité du bronze et quelques monnaies d’argent, est daté du 4/5e siècle, la presse allemande a relayé la déclaration des services archéologiques qui ont salué le geste des prospecteurs, ce qui est déjà un premier pas…
Source : newsarticleinsiders.com

« Trésor » sur le Larzac

En vacances en Aveyron, pour se détendre après une année bien remplie, le Déus en place dans sa valise dans le coffre de la voiture, voilà le début de l’aventure.

Il m’a été proposé par un ami, qui connaissait mes habitudes de prospection, d’aller faire une sortie sur le Larzac. Lui-même, possesseur d’un Déus, a l’habitude de roder dans les « pélins » (étendues qui ne sont pas cultivées faites de cailloux, herbe rase, genévriers et de buis). Ce jour-là, il m’a proposé d’aller prospecter aux alentours du – dit-il – plus haut sommet du Larzac. Nous voilà donc partis à la recherche de nous ne savons quoi, car les terres rouges ne sont guère porteuses de sons pour nos détecteurs.
Une grande partie de l’après-midi se déroula sans grandes découvertes significatives : beaucoup de culs de cartouches.
Enfin, un son plus agréable à nos oreilles et une petite cache avec trois napoléons bien teintés par la terre nous est apparue.
Trainant nos chaussures sur cette terre où peu de monde passe, nous sommes tombés sur des restes d’un ancien combat. En effet, le sol était littéralement jonché de douilles d’armes de guerre, mais ce n’était que des douilles de balles à blanc, certaines non percutées… Le camp du Larzac ne se trouve pas trop loin et il y a fort à parier que ceci devait faire partie d’un exercice d’entraînement.
Une découverte intéressante, un peu plus tard, au gré de notre expédition : une broche, sans doute d’origine militaire, dont je n’ai pu trouver ni le régiment, ni l’époque.
La fin de l’après-midi approchait, une longue marche nous avait passablement fatigués, et nos découvertes étaient plutôt maigres. Mon collègue me proposa de remonter un peu vers le sommet.

Trésor de l’âge du Bronze

A ce qu’il paraît, le bronze, lorsqu’il est en terre, dégage une odeur particulière, en réalité c’est l’oxydation, la patine verte, qui dégage une odeur, surtout après une bonne pluie… Certains amateurs ont déjà tenté, quelques fois avec succès, de dresser des chiens, de les créancer sur cette odeur. M. Frankota, résidant en République Tchèque pourrait essayer, il a déjà un chien qui a du flair : en effet alors qu’il promenait son jeune chien Monty, celui-ci s’est mis à creuser comme un fou, en bordure d’un champ et il a trouvé un trésor !

Un trésor de l’âge du Bronze composé de treize faucilles – les fameuses serpes des druides celtes… –, deux belles pointes de lance, une hache à aileron, deux haches à douilles, trois bracelets et deux fragments de bronze. Le tout fut caché il y a plus de 3000 ans, mais c’était sans compter sur le flair de Monty…

Source : mnn.com

103.02

Voici une petite monnaie trouvée par mon pote Eloi pendant le rallye de Najac de cette année… Il m’a demandé de la poster, car on sèche pour l’identification. Poids : 2,42 g, pour un diamètre de 2 cm environ… Métal : argent.
Il s’agit de 1/4 boudjou 1245 H. Frappé en Algérie pour Mahmoud II (1223-1255 H.) (1830). Etat TB, métal marqué, poreux, estimée à 15 euros. ID Rico

Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 3 septembre 1998
Il y a eu un gros orage hier soir. A 9 h je monte à Rieumajou. Les trois frères sont là (le père arrive un moment après) qui finissent de tronçonner et charger sur une benne les vieux chênes de l’allée, qu’ils ont coupés et désouchés. Je ne trouve rien dans le champ. Je reviens sur la partie labourée, la terre est molle, les débris sont lavés. Mais je ne trouve que du plomb à travers les bouts de briques et les morceaux de poteries (je garde un petit morceau de poterie noire peignée et un fragment de meule en grès). J’arrive quand même à trouver un petit bronze et un fragment de plaque boucle. Je pense qu’à force d’y passer on a tout ramassé. En plus Gilbert a trouvé une pelle US contre un des chênes qu’ils ont coupés, je ne suis donc pas le seul à y venir. Il va falloir trouver un autre endroit.

Vendredi 4 septembre 1998

Vers 14 h je vais chez Patrice qui m’indique un endroit où il trouve plein de briques en labourant.
C’est entre la ferme de ses parents et celle de René, le long de la petite route. Je trouve tout de suite l’endroit, près du dernier poteau électrique, au milieu du champ. C’est plutôt dans le creux, pas du tout sur un site dominant. Il y a effectivement beaucoup d’éclats de briques, mais avec très peu de galets. C’est juste déchaumé après le blé. Je trouve des bouts de tegulae, très caractéristiques, mais pas de poterie, juste un tesson ou deux d’amphore, et encore c’est douteux car tellement abimé par les charrues. Aucun objet métallique non plus, même pas du moderne, à croire que le détecteur ne marche pas. Tout d’un coup je vois un morceau de poterie qui me parait être de la sigillée : je le ramasse et c’est effectivement le fond d’un bol de sigillée, je le nettoie, le fond est presque rond et je cherche l’estampille. Je la croyais sur le fond à l’extérieur, en fait elle est à l’intérieur, bien centrée, juste à l’aplomb du point central, dans un grand cercle double. Ce ne devait pas être un bol mais plutôt une grande coupe à fond plat, ou une assiette creuse. L’estampille est dans un cartouche, je lis : C. ELER.FEC.
J’ai beau continuer à chercher, je ne trouve rien d’autre, ni métal ni poterie. Je repars et je vais chez Jean-Marc car je ne suis pas très loin. Nous allons voir les ruines du Bois du Roi, sa mère vient avec nous. Puis en allant chercher Axel chez Aurélie je m’arrête avant la ferme et je vais dans quelques rangs de la vigne : je trouve une pièce trouée de 10 centimes 1939 et une grosse pièce lisse en bronze, mais cassée.

Samedi 5 septembre 1998

Je vais à l’Ariège au niveau du Fort, je fais les deux rives de chaque côté du pont, mais je ne trouve que des balles de pêche.

Dimanche 6 septembre 1998

Le matin je vais au vide grenier, puis l’après-midi je reviens à S. Je refais la rive droite, des deux côtés du pont. Je trouve deux petites boucles et un denier tournoi. Puis je vais faire le bas de la chute, derrière l’île, côté gauche. Je trouve un anneau de cuivre, et deux autres boucles.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

3,230 kg

Encore une belle découverte à l’actif d’un retraité cherchant de l’or en Australie. L’homme, qui a préféré garder l’anonymat – il a dû trouver le bon spot… –, a mis au jour une énorme pépite de 3,230 kilos d’or, titrant à plus de 22 carats ! Une petite fortune, la pépite étant estimée à plus de 80 000 dollars Au, environ 50 000 euros ! Découverte réalisée dans le nord de la région, si bien nommée, de Goldfields ! Il lui a fallut creuser près de 2 heures dans un sol argileux, sur un bon signal de son GPZ 7000 de la marque Minelab, pour voir apparaitre à 80 cm de profondeur, la couleur inimitable de l’or natif…
Source : foxnews.com

103.10

Bonjour, en faisant du tri dans des caisses, j’ai retrouvé ce cheval en bronze que j’ai trouvé en 1982 (j’étais alors âgé de 12 ans) dans le lit d’une rivière, en Espagne… à 100 mètres d’un pont médiéval. Je l’avais nettoyé moyennement et je vous en envoie les photos pour identification. Hauteur 16,50 cm, largeur 11,50 cm. Antiquité ? Médiéval ? Autre ? Merci d’avance, Olivier.
Il s’agit d’une réplique moderne et fantaisiste de statuette de cheval de la période étrusque ou grecque, VIIIe siècle avant JC.