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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2019

105.16

Bonjour, merci à votre revue pour cette rubrique qui nous éclaire sur nos trouvailles. J’ai trouvé cette pièce en argent d’un diamètre de 21,8 mm et de 1,55 g. Quel est ce denier de Toulouse que l’on voit frappé dessus, sa date de parution et son estimation, si valeur il y a ? Jean
A l’avers on lit LUDOVICUS REX et croix pattée, au revers on distingue la légende TOLOSA CIVI et au centre on devine LUDO en deux lignes mais très peu visible. Il s’agit d’un denier de Louis II le bègue, (877-879). Votre monnaie est un tout petit TTB, voire TB++. C’est une monnaie rare bien sûr. Un même exemplaire découvert par un prospecteur en 2015 a été proposé sur un site de vente numismatique français à 4 800 euros. Elle a été vendue. On peut estimer la vôtre entre 1 700 et 2 000 euros.

Un trésor de l’époque d’Ivan IV le Terrible

découvert dans une pièce d’un jeu d’échecs du XVIe siècle au centre de Moscou en 2018

La découverte de la rue Prechistenka

En avril 2018, lors des travaux de remise en état du réseau de distribution du gaz plusieurs objets anciens sont retrouvés rue Prechistenka, à deux pas du Kremlin. L’un d’eux attire l’attention des archéologues présents. Il s’agit d’une pièce d’un jeu d’échecs : un fou. L’objet est regardé, admiré et même passé au détecteur à métaux. Surprise énorme, la sonnerie se met en marche ! Un examen minutieux du fou montre que son pied se dévisse et que son corps est creux. A l’intérieur une dizaine de pièces d’un demi-kopeck en argent frappées à la main vers 1530-1540, à l’époque où le tsar Ivan IV le Terrible était seulement Grand-prince de Vladimir et de Moscou. Elles proviennent de l’atelier monétaire de Moscou, sauf l’une d’elle qui fut frappée par l’atelier de Tver. Sur l’une des faces de chaque pièce, nous pouvons lire « Grand-prince Ivan Vassiliévitch ». Sur l’autre face, c’est un chevalier qui est représenté : Saint Georges combattant le dragon. Ces monnaies sont appelées « dengas » et deux d’entre elles, soit un kopeck, représentaient vers la fin du XVIIIe siècle, d’après l’une des responsables d’un musée de Moscou, la valeur d’achat d’une oie et d’un baril de concombre. Il est imaginable qu’un marchand ait perdu la pièce d’échec à cette époque et ainsi une somme non négligeable.

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Walkyrie

2017, des archéologues suédois découvrent une tombe viking, richement garnie et contenant un seul corps humain, ainsi que les restes de deux chevaux probablement sacrifiés pour l’inhumation. Pour les archéologues, aucun doute, il s’agissait là, d’un grand guerrier viking.
Grossière erreur d’esprits machistes, les analyses ont depuis prouvé qu’il s’agissait d’une femme !
Une guerrière viking, une des fameuses walkyries de la mythologie viking, mais celle-ci était bien réelle. Cette femme qui fut inhumée il y a plus de 1000 ans, était certainement une guerrière de renom, sa tombe contenait une épée, une dague, deux casques, un bouclier, deux lances, de nombreuses flèches et certainement un arc, disparu depuis. Quelques poteries, mais aucun bijou, bref tout le nécessaire pour gagner le Valhalla, le paradis du dieu Odin, réservé aux guerriers et, cette tombe le confirme, aux guerrières vikings !
Source : geo.fr

105.5

Je suis Pierre d’Ille et Vilaine (35). Un jour Gilles Cavaillé m’a demandé pourquoi j’aime détecter en forêt. Pris de court je ne lui pas répondu comme je l’aurais voulu. Voici ma réponse : Quand il fait trop chaud il y fait meilleur. Quand le bruit nous envahit, on y est bien. Quand le vent fait rage, on y est à l’abri. Les odeurs, les couleurs sont sublimes. Les plus belles trouvailles que j’ai faites ont souvent été en forêt. En dehors des caves, des greniers, des étables, des coins reculés, où peut-on cacher un bien ? La forêt ! On y est tranquille pour enfouir un bien dans l’espoir de le récupérer. Et je ne parle pas des champignons ! Le jeudi 8 novembre 2018, en forêt du Pertre (35), j’ai trouvé l’anneau avec ses 4 crochets (5 kg) qui servait à tirer les troncs en forêt (19e siècle je pense). 100 mètres plus loin, je trouve une broche en argent marquée « Alsace-Lorraine 1914-1915 », au centre “Jeanne d’Arc” avec la croix de Lorraine et un buste “1412-1431”. 500 mètres plus loin au bord d’un étang, je trouve une perle en plomb (collier je pense millénaire). Bravo pour tous vos efforts qui rejaillissent sur chacun de nous. Pierre 35
Joli texte, merci. Concernant l’anneau en fer d’environ 17 cm de diamètre, nous penchons aussi vers cette utilisation. Avec ses deux pics d’une quinzaine de centimètres opposés qui se plantaient dans les troncs à transporter et les deux petits anneaux qui eux, devaient être pris dans un ensemble en bois rigide, on ne lui voit pas d’autres utilisations.
Vous avez de même trouvé une broche concernant Jeanne d’arc et les deux terribles premières années de la Première guerre mondiale. Nous n’avons pas trouvé de références directes sur ces deux évènements. Il s’agit donc d’un bijou patriotique pour la défense de la patrie.
Quant au plomb, il ne s’agit pas d’un élément de parure, nous le verrions plus à sa place comme plomb de filet pour alouettes comme cela se faisait à l’époque.

Le bicentenaire d’une monnaie d’un pays de légende

A l’occasion de ses 200 ans, nous vous présentons une monnaie de cuivre qui marque le début du XIXe siècle, tant par sa beauté que par l’histoire de la région qui a conduit à sa frappe. L’une de ses faces représente le lion ailé et auréolé de Saint Marc portant un évangile marqué d’une croix et traversé par 7 flèches. Sur l’autre face, la célèbre Britannia est assise près d’un écu aux armes du Royaume-Uni et regarde à gauche. Elle tient dans une main un rameau de laurier et dans l’autre un trident. Le millésime de la frappe de cette monnaie est 1819 et sa légende est IONIKON KPATOΣ. Elle a un diamètre de 35 millimètres et une masse de 18,75 grammes.

Napoléon Bonaparte à l’époque des Iles Ioniennes françaises.

Les Iles Ioniennes

Céphalonie, Corfou, Cythère, Ithaque, Leucade, Paxos et Zante sont les sept plus grandes îles de la vingtaine qui composent l’archipel des Iles Ioniennes. L’évocation de ces îles, à la végétation luxuriante et aux forêts abondantes, renvoie aux multiples aventures des héros de la mythologie grecque. Elles sont situées dans la mer ionienne, du sud-ouest de l’Albanie au sud-ouest de la Grèce. Aujourd’hui rattachées à celle-ci, elles ont été, au cours de l’histoire, soit dans leur totalité, soit séparément, placées sous la protection ou la tutelle de divers états. Des Etats aussi divers que l’Empire byzantin, le Royaume de Naples, la République de Venise, la République française, l’Empire Russe et l’Angleterre ont occupé alternativement cet archipel de la mer Ionienne également connu sous le nom des Sept Iles. Ainsi, pour ne considérer que la période moderne, elles sont très disputées et leur statut change régulièrement. Conquises par les armées de la France révolutionnaire, elles forment de 1797 à 1800 les départements français de Corcyre, Ithaque et de la Mer-Egée. En 1800, elles passent sous protectorat de la Russie qui crée la République des Sept Iles. En 1807, suite au traité de Tilsit, elles redeviennent françaises, mais en 1815, après la défaite de l’empereur Napoléon Ier, elles sont placées sous mandat anglais et prennent le nom de République des Iles Ioniennes. En 1864, les Britanniques les rétrocèdent à la Grèce. Pendant la seconde guerre mondiale, elles sont pendant quelques années occupées par l’Italie puis par l’Allemagne.



Les monnaies russes de la République des Sept Iles

La courte période de l’existence de la République Russe des Sept Iles permet néanmoins la frappe de monnaies spécifiques. Ce sont des pièces de 1 gazeta, 5 gazetais et 10 gazetais en cuivre où l’avers porte la légende ΕΠΤΑΝΗΣΟΣ ΠΟΛΙΤΕΙΑ autour du lion de Saint-Marc vu de face et où au revers, sont présents dans un grènetis, la valeur nominale et le millésime 1801. Ces pièces, souvent considérées comme des monnaies napoléonides, sont très recherchées par les collectionneurs intéressés par la numismatique du début du XIXe siècle.

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Trésor à la poubelle

Juillet 2018, d’audacieux malfaiteurs dérobaient à la cathédrale de Strängnäs en Suède, deux couronnes et un orbe crucigère « une sphère surmontée d’une croix », les orbes symbolisent l’autorité depuis le Moyen âge. Les trois bijoux étaient en or et propriété de la couronne de Suède. Le vol fit beaucoup de bruit en Suède, heureusement pour la police, l’un des malfrats avait commis une erreur : se blessant en fracturant une des vitrines blindées, il avait laissé derrière lui quelques gouttes de sang et donc son ADN ! Ce dernier étant fiché, il fut rapidement interpellé. Son procès devait s’ouvrir dans quelques jours, c’est alors que les bijoux de la couronne ont mystérieusement réapparu, découverts par un gardien dans les poubelles de la cathédrale ! Probablement pour alléger la peine du suspect au cours de son procès …
Source : efigaro.fr

105.11

Bonjour, abonné de la première heure de votre excellent magazine, habitant Montpellier et adepte du Gold-maxx, voici une tête de “loup” ou autre d’un poids de 104,84 g. Jean-Michel
On suppose que l’objet est creux ? Si c’est le cas il y a de forte chance que cela soit un embout de poignée de couteau gallo-romain zoomorphe. Une autre possibilité plus récente serait un pommeau de canne XIXe siècle en bronze.

Le Boeing B17 type G est l’un des bombardiers les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. Ce quadriréacteur, long de 23 mètres et d’une envergure de 35 mètres, a une hauteur d’environ 6 mètres et pèse près de 15 tonnes. Chacun de ses moteurs a une puissance de 1200 chevaux. Vulnérable dans ses premières versions le B 17 est rapidement équipé de 13 mitrailleuses qui le protègent des chasseurs ennemis. Il a un rayon d’action de près de 3000 kilomètres et il peut voler à 483 km/h jusqu’à une hauteur dépassant 10 500 mètres. Depuis les bases de l’US Air Force situées au Royaume-Uni, dès 1943, il participe à de nombreux bombardements contre l’Allemagne nazie et, en 1944, à la bataille de Normandie. Son équipage est composé de 10 hommes (un pilote et un co-pilote, un bombardier, un navigateur, un mécanicien, un opérateur radio et quatre mitrailleurs) et il est capable d’embarquer plusieurs tonnes de bombes. Il est surnommé « Flying Fortress » (la Forteresse volante). De temps à autre, la presse annonce la découverte d’une épave d’un Boeing B 17 utilisé pendant la Seconde guerre mondiale. En juin de cette année, les services d’archéologie maritime de l’Institut flamand de la Mer ont indiqué qu’un Boeing B 17 type G a été retrouvé dans les fonds marins de la mer du Nord, au large des côtes belges.

La découverte fortuite de l’épave

Pour la Radio-télévision belge de la Communauté française : « c’est une découverte archéologique importante car c’est une épave quasi complète d’un bombardier américain Boeing B 17 type G qui a été retrouvée en mer du Nord ». La RTBF précise que « son état en fait une découverte de choix car il est très rare de retrouver un avion aussi bien conservé ». La découverte remonte à l’été 2017, lors de travaux d’installation de câbles sous-marins permettant l’interconnexion des réseaux électriques entre le Royaume-Uni et la Belgique, mais elle n’a été divulguée qu’à la fin de ces travaux. Ainsi tout pillage de l’épave a été évité.

ERRATUM: La légende sous la pièce d’une couronne de Tristan Da Cunha de 2016 est erronée, la légende correcte est : « une couronne frappée dans l’île Tristan Da Cunha ».

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Agenda 105

ANDUZE • 30
Du 11 au 12 mai 2019
10e week-end numismatique
Espace Marcel Pagnol, 3 rue Pelico, 310140 Anduze
Dimanche de 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.85.89.29.67

BOURGES • 18
Dimanche 12 mai 2019
32e bourse aux monnaies
Pavillon d’Auron Hall B, 7 boulevard Lamarck, 18000 Bourges
De 9h à 17h. Entrée 2 e €
Renseignements : 02.48.26.86.05

SAINT-MARTIN-DE-CRAU • 13
Dimanche 12 mai 2019
26e salon des collectionneurs
Salle Léo Lelée, rue Léo Lelée, 13310 Saint-Martin-de-Crau
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.90.47.29.32

VILLENEUVE-SAINT-GERMAIN • 02
Dimanche 19 mai 2019
39e salon multicollections
Foyer socio culturel, route de Reims, 02200 Villeneuve-Saint-Germain
De 8h à 17h. Entrée 1,50 e €
Renseignements : 03.23.73.60.90

BOUVIGNY-BOYEFFLES • 62
Dimanche 26 mai 2019
Bourse aux collections
Salle des fêtes, grande rue, 62172 Bouvigny-Boyeffles
De 8h à 17h. Entrée 1 e €
Renseignements : 06.03.12.48.10

SAINT-AMAND-LES-EAUX • 59
Jeudi 30 mai 2019
26e grande rencontre internationale de collectionneurs
Salle A. Lemaitre, rue Henri Duré, 59734 Saint-Amand-les-Eaux
De 8h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.80.35.85.07

Edito 105

Enfin, un prospecteur qui fait mentir le proverbe « pour vivre heureux vivons cachés ! » Il est l’un des très nombreux détectoristes français qui découvrent régulièrement et fortuitement un trésor monétaire hors de sites classés, mais là où il se démarque des autres, c’est qu’il n’a pas peur de nous envoyer une photo anonyme de sa trouvaille car il sait qu’il ne risque rien. C’est un fait acquis, les prospecteurs français cachent, masquent, occultent leurs trouvailles, surtout sur le web qui est devenu un véritable piège pour ceux qui ont le malheur de demander une identification. Ce pot trouvé de drachmes gauloises de la région devrait être étudié. Il ne le sera pas car en cas de déclaration, la spoliation serait immédiate et complète et l’opprobre
jetée publiquement sur un citoyen lambda passionné par son loisir. Revoir cette loi sur le patrimoine est une urgence mais l’administration ne prendra conscience de la perte irrémédiable d’une quantité monstrueuse d’informations que lorsqu’il sera bien trop tard…
Comme toujours !
Gilles Cavaillé