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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2019

Un ange en or

Encore un prospecteur anglais qui nous fait part d’une belle découverte ! Gareth Millward est aux anges et il a de quoi, son détecteur Garrett AT Gold, qui porte bien son nom, lui a permis de découvrir sa première pièce d’or ! Une monnaie qui porte un ange sur une face et un navire sur l’autre, frappée sous le règne du Roi Henry VII (1485-1509) pendant la dynastie Tudor. La monnaie en superbe état est estimée à 5000 euros ! Gareth a vraiment beaucoup de chance, après avoir montré la monnaie au propriétaire du terrain, celui-ci à renoncé à sa part (de 50 %) et lui a conseillé de la garder en souvenir, estimant que l’on ne devait pas en trouver tous les jours ! Sur ce dernier point, il n’a pas vraiment tort…

Source : derbytelegraph.co.uk

106.03

L’heureux Daniel a trouvé ce beau solidus, il se lit comme un livre ouvert : DN VALENTINIANUS PF AUG. Buste diadémé et drapé à droite. Revers : RESTITVTOR REIPVBLICAE // TR. Valentinien debout à droite, tournant la tête, tenant un étendard et une Victoire. Frappé à Trèves en 367 de notre ère, c’est une monnaie courante pour de l’or romain. Son état est TB++, un peu d’usure sur le revers et deux coups sur l’avers, sur la joue de l’empereur et devant le nez. Le « Roman coin » l’évalue a 425 £, c’est une monnaie estimée à 450 euros.

Dénouement du trésor de Tavers

En février 2012, deux hommes découvrent, grâce à un détecteur, des parures de l’Age du bronze. Quelques jours plus tard c’est tout un ensemble d’objets en cuivre qui sont découverts dans les trente centimètres de profondeur dans le champ de l’inventeur agriculteur.

En 2015, un an après les fouilles, trois chercheurs sortent un rapport de 200 pages sur l’association exceptionnelle des deux métaux présents dans le dépôt, fer et bronze. L’ensemble est daté du VI° siècle avant JC.
Le propriétaire des lieux, soutenus dans ses démarches par les commissaires-priseurs, mettra son trésor en vente aux enchères pour le 4 mai au château de Meung-sur-Loire. L’Etat français n’a d’autres solutions, face aux convoitises de musées étrangers, de déclarer l’ensemble « trésor national », qualité qui empêche le dépôt de sortir définitivement du territoire. Malgré le fait que l’Etat, comme le ministre, a reconnu la pleine propriété de ce trésor au propriétaire du champ et ne s’oppose pas à sa vente aux enchères, un appel au boycott est lancé par les archéologues barbus et ils tentent d’empêcher la vente.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Pendentif saxon

Encore une belle découverte réalisée au détecteur de métaux et déclarée en Angleterre. Un pendentif en or d’époque saxonne, 5e siècle. La découverte a été réalisée sur la même zone où un autre prospecteur avait découvert un trésor de la même époque en 2014. Tom Luking (voir M&D n° 101) avait mis au jour plusieurs pendentifs, dont un superbe en or avec des émaux ; le tout fut acquis par un musée pour plus de 160 000 euros, Tom ayant touché pour sa part d’inventeur 81 800 euros !
La dernière trouvaille, dont l’inventeur a préféré rester anonyme, représente une croix au milieu de plusieurs cercles de perles d’or, plus petite que le gros pendentif du premier dépôt, cette dernière fait 17 mm de diamètre.
Le musée de Norfolk ayant déjà acquis le premier trésor est intéressé par cette nouvelle découverte, à suivre…
Source : dailymail.co.uk

106.01

Pierre, dans le Tarn, a trouvé cette obole gauloise. Ces monnaies étaient utilisées par les Volques Tectosages. La multiplication des types et l’extrême petite taille des monnaies ne permet pas de rattacher plus précisément ces monnaies. Tout juste peut-on dire que leur axe d’utilisation est le Languedoc. Votre obole, bien caractéristique avec l’œil de face, un nez marqué, une oreille ronde et un trait appuyé symbolisant la nuque, ne se trouve pas sur le dictionnaire des monnaies découvertes en Gaule méditerranéenne par Feugère et Py. Son revers est d’un classicisme remarquable, une croix avec un croissant bien visible et une olive ou ellipse surmontée d’un croissant. La pièce a un bel aspect et s’estime 150 euros. Période, Ier siècle avant JC.

La loi évolue favorablement en Belgique

Prospecteur depuis maintenant vingt années, je suis toujours animé par cette passion comme au premier jour et ce, malgré les nombreuses attaques et diffamations subies toutes ces années par une catégorie de charlatans ayant une vision simplifiée de l’histoire et de l’archéologie. D’après ces individus, nous les amateurs n’avons aucun droit de regard sur notre histoire n’étant pas assez qualifiés pour exhumer d’un champ, d’une prairie ou d’une forêt, un simple objet de la vie quotidienne de nos ancêtres.

Nous sommes tous ânes ! Selon eux …

Dans mon article « Prospection et numismatique » M&D n° 103, déc 2018-janv 2019, pages 36-41, j’ai évoqué avec lucidité l’apport de nos découvertes, le monde numismatique est depuis bien longtemps derrière nous ! Le monde universitaire de plusieurs pays comme la Hollande, le Luxembourg, le Danemark, l’Angleterre et la Belgique ont également compris depuis des années l’importance de nos découvertes, primordiales pour l’étude des grandes invasions, des guerres, des épidémies, des routes commerciales, des exodes, etc, etc. Ainsi ces pays disposent pour la plupart de bases de données d’objets découverts par les prospecteurs et cela pour le bien de tous ! L’histoire, l’archéologie et la science avancent au lieu de reculer ou de stagner. Hélas certains pays ont choisi la route inverse : la France, l’Italie, le Portugal. Ces pays restent cloitrés dans leur certitude. La dernière loi en France résume à elle seule la situation, la détection des métaux ne sera jamais légalisée dans ce pays, elle sera toujours bannie des milieux historiques, archéologiques et universitaires… pire de plus en plus de prospecteurs risquent de se retrouver devant les tribunaux comme de vulgaires délinquants !
La prospection en France se résume en un seul MOT : « CLANDESTINITÉ » et rien d’autre !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Le retour du trémissis

1968, un étudiant néerlandais fait une étude sur le monnayage mérovingien au musée de Troyes, dans l’Aube ; il repart avec 16 monnaies mérovingiennes en or dans ses poches, une négligence de sa part… Interpellé quelques semaines plus tard, la police n’en récupère que 11, les autres ayant été vendues entre temps. Il aura fallu attendre 2019 pour revoir une de ses monnaies, un trémissis d’or frappé à Evrecy dans le Calvados, ce dernier avait été acheté de bonne foi par un collectionneur dans les années 90, il a refait surface à sa succession et a enfin retrouvé sa vitrine au musée de Troyes.
Source : lest-eclair.fr/i