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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2019

Une pièce d’or

Et un sceau teutonique du 14e, ce sont là les plus belles découvertes d’un prospecteur polonais. Ce dernier a une particularité, il est policier et c’est même le site de la police de Strzelce Krajeńskie qui a publié les photos ! Il faut avouer que ce n’est pas banal, ce n’est pas en France que l’on verrait çà, même si de nombreux policiers et gendarmes prospectent pendant leurs loisirs, ils préfèrent rester discrets… L’inventeur a remis ses découvertes au musée local qui devrait les exposer après étude…
Source : thefirstnews.com

108.10

Bonjour, voici une monnaie d’Isabel II, 1868, 10 escudos, diamètre 22 mm, poids 8,36 g, ce qui correspondrait bien à la monnaie en or, mais on distingue comme une patine grise sur le métal ?? Les bijoutiers que j’ai vus m’ont dit que c’était de l’or et que c’était l’alliage qui ressortait je suis un peu circonspect !!! François
Il y a du vrai dans ce que vous dites, il s’agit d’un faux en platine, courant sur les étals des numismates espagnols, recouvert d’une fine pellicule d’or. Mais sa valeur correspond pratiquement au poids de l’or, pour cet exemplaire en TB entre 200 et 250 euros.

Le caveau du dey

Il ne s’agit pas ici d’une sépulture, ni même d’un fantôme sinon celui d’une imposante masse d’or et d’argent. Le polémiste Pierre Péan est mort fin juillet. Parmi ses enquêtes, « Main basse sur Alger » révèle des faits intéressants.

Les raisons de la conquête d’Alger ne seront pas plus ici notre propos que son déroulement militaire. La victoire française est effective lorsque le dey Hussein quitte son palais fortifié de la Casbah le 5 juillet 1830 au petit matin. Il emmène sa famille et ses proches avec or et argent mais « laisse beaucoup de ses biens ». Il abandonne aussi le Trésor, constitué principalement des produits de la Course, activité séculaire de la Régence d’Alger. A 9 h le colonel de Bartillat entre dans la Casbah ouverte avec « sept ou huit officiers du quartier général ». Le général Loverdo, entré peu après, va constater, comme il l’écrit à sa femme, que les appartements du dey, ainsi que ceux de sa fille unique ont déjà été complètement pillés. Mais quid du Trésor ? Le maréchal de Bourmont, chef de l’expédition constitue au même moment une commission chargée de prendre possession de l’or et de l’argent. Elle est composée de Dennié, intendant, de Tholozé à l’état-major, de Firino payeur général. Elle est arrivée à 11 h, ce 5 juillet, à la Casbah. Depuis deux heures le palais se vide de ses ornements, vraisemblablement transférés sur les chevaux des officiers arrivés à 9 h ou sur ceux de leur escorte. Le voisinage semble avoir prélevé une bonne part de l’ameublement, les sentinelles ayant été disposées de manière trop prévisible ou tardive.
A 12 h, « un vieil homme à longue barbe blanche », le Khasnadji, remet les clefs du Trésor au maréchal de Bourmont qui les confie aux trois membres de la commission. Le procès-verbal mentionne que le Trésor est remis intact mais qu’aucun document ne permet d’en établir le montant… Pourtant, de nombreux témoins, dont le dey en exil lui-même, affirmeront que de tels registres ont été tenus. C’est la porte ouverte… au sens figuré car la salle du petit Trésor qui renferme plusieurs grandes caisses à compartiments emplis de monnaie locale, le boudjou d’argent, et quelques caisses d’or reçoit des scellés et la clé en est confiée à Firino. Une autre pièce contient de l’or et des lingots d’argent, voici enfin le grand Trésor, réparti dans trois caveaux de 20 m3 chacun. Celui du milieu contient un monceau de monnaies d’or, les deux autres contiennent l’un un tas de piastres du Portugal, l’autre un amoncellement de piastres d’Espagne. La clef du grand Trésor est remise à Firino. Dans les jours qui suivent, les opérations officielles de pesage et comptage se succèdent. Les premiers bateaux sont affrêtés afin d’amener le butin de l’autre côté de la Méditerranée. Péan détaille quelques-unes d’entre elles, or les poids de métaux précieux ne correspondent pas entre les procès-verbaux de sortie et les quantités déclarées au port d’arrivée. Par négligence les capitaines révèlent des sommes qui n’apparaissaient pas au départ d’Alger.
La révolte de Paris lors des Trois Glorieuses de la fin juillet amène un changement de régime. Durant la transition, certaines pratiques de l’armée de Charles X remontent à la surface. Un polémiste, Flandin, est nommé rapporteur d’une commission d’enquête par le général Clauzel nouveau patron à Alger, avec pleins pouvoirs à compter du 4 septembre. Perquisitions, auditions puis visite des salles du Trésor, désormais vides. Les salles à monceaux de pièces gardent les traces du sommet des tas. Les amas de monnaie ne montaient pas jusqu’au plafond. Comme les fonctionnaires du dey avaient quand même séparé les monnaies d’argent et celles d’or, on l’a vu plus haut, le cubage de chacun de ces métaux, simplement pour les salles du grand Trésor est possible. Il existe un ratio de conversion d’un volume de monnaie vers son poids. Le volume du grand Trésor est évalué à 4,469 m3 d’or et 34,407 m3 d’argent.
Pour la publication de l’ouvrage en 2004, Péan a demandé à Michel Prieur, numismate, de calculer les poids minimaux représentés par ces volumes : 62,566 t. d’or et 240,849 t. d’argent… Seulement pour le grand Trésor…

Une monnaie de 2 boudjous frappée à Alger en 1822.

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Maya

Découverte intéressante par des archéologues mexicains, sur le site Maya de Chichen dans le Yucatan : une grotte contenant de nombreuses poteries, pour certaines en parfait état ! Le plus drôle de l’histoire, c’est que cette grotte fut découverte il y a 50 ans par des locaux, ces derniers avaient prévenu les autorités qui avaient dépêché sur place un “archéologue” et celui-ci fit murer la grotte sans y pénétrer !
Toujours d’après les locaux, ils auraient eu peur d’une légende… Cette peur des mauvais esprits aura au moins eu le mérite de préserver la grotte et son contenu des pillards, pendant 50 ans…
Source : sputniknews.com

La légende du trésor de bijoux de Marie-Antoinette

Vendu le 14 novembre 2018 chez Sotheby’s à Genève pour plus de 31 000 000 euros, un fantastique collier en perles et diamants, ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette. Voilà la somme impensable déboursée par un collectionneur pour acquérir cette pièce unique et légendaire. Oui, légendaire, car on a tout écrit sur le fameux trésor de la reine Marie-Antoinette, composé de fastueux bijoux en perles, diamants, rubis et tant d’autres merveilles. On ne compte plus les articles et ouvrages en tout genre parus sur le sujet. Un nombre incroyable d’auteurs ont émis des hypothèses plus loufoques les unes que les autres, car en réalité ce trésor en bijoux de la reine Marie-Antoinette n’a jamais existé…

Voici pourquoi ! Petit retour en arrière

En 1770, Marie-Antoinette a 14 ans lorsqu’elle épouse le dauphin Louis Auguste de France qui a juste un an de plus qu’elle. Ce mariage politique et diplomatique est le chef-d’œuvre de la mère de la mariée, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Il vise à consolider l’alliance franco-autrichienne face aux ambitions prussiennes. Cette alliance est loin de faire l’unanimité à Versailles et l’on se méfie rapidement de la jeune dauphine, bientôt surnommée « L’Autrichienne ». Mince, souple et très jolie, la jeune dauphine a le teint frais et délicat, de beaux yeux bleus, une bouche mutine et des cheveux blonds et épais, une taille fine et une gorge voluptueuse. Mais ce que l’on remarque le plus, c’est sa grâce, sa légèreté lorsqu’elle se déplace et son adresse lorsqu’elle fait la révérence. Cette jeune femme deviendra la dernière grande reine de France… et sa destinée est tragique.
En 1774, à la mort de Louis XV, Marie-Antoinette devient reine de France. Aimant les fastes de la cour, elle n’hésitait pas à puiser dans les finances publiques pour satisfaire son goût du luxe. Son mari de roi, Louis XVI, dirigea le pays en prenant garde de ne pas froisser sa douce épouse. Pendant tout le règne de Louis XVI, Marie-Antoinette a disposé à titre privé d’un nombre considérable de bijoux, certains tirés du fond dit « des joyaux de la couronne », véritable trésor de la monarchie, dont Marie-Antoinette ne pouvait jouir pour son seul et unique bénéfice. Et pourtant, elle puisa largement dans ce fond en faisant extirper, démonter, retailler des pierres qu’elle faisait ensuite remonter pour la création de nouveaux bijoux dont elle devenait patrimonialement la seule propriétaire. Cette évaporation d’une grosse partie des joyaux de la couronne avait été parfaitement mise en évidence à l’occasion du dernier inventaire réalisé lors de la saisie au profit de la nation en 1792 et entreposée dans un garde-meuble à Paris. Le tout fut opportunément volé avant qu’un ultime inventaire soit réalisé.

Le fameux meuble.

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Pie voleuse

On a déjà évoqué à plusieurs reprises des histoires de trésors découverts par des animaux, ici c’est un oiseau, une pie, qui est à l’origine d’un trésor, puisque c’était son trésor ! Un employé des forêts domaniales qui élaguait un chêne dans le parc du château de Versailles a découvert un magot dans une branche creuse, amassé par une pie, et qui s’est avéré contenir 1131 monnaies ! Principalement des centimes d’euros en cuivre. Elle avait probablement amassé son magot près des fontaines du parc, ou les touristes jettent de nombreuses monnaies. Les hommes étant cruels, ils lui ont volé son trésor…
Source : ouest-france.fr

108.3

Une nouvelle petite trouvaille sympa. Une petite gauloise allobroge trouvée toujours dans l’Aude à Douzens. Voici son poids : 2,32 grammes, dimensions : 15 mm au plus long et 13 mm au plus étroit. François
Avers : ANÉPIGRAPHE. Votre identification est exacte, il s’agit d’un denier allobroge à la rouelle et à l’inscription VOL. Avers : tête laurée à gauche ; grènetis. Revers : VOL., cheval galopant à gauche ; au-dessus, la légende ; une rouelle à quatre rayons entre les jambes. Cette monnaie provient du Dauphiné et il n’est pas commun de la trouver dans l’Aude… Ce denier est TTB et courant, son estimation est de 100 euros. Période Ier siècle avant JC.

Cahiers de prospection 2001-2002

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 30 juillet 2001
Je vais chez Jean-Yves à 13h30. Il y a un autre silo à grains dans la maison qu’il a achetée (il m’avait prévenu samedi matin et j’avais pu faire un saut à 16 h pour le voir). Il est très beau, car le goulot a été bâti bien rond avec des briques foraines posées sur la tranche. Il est tout près de celui qui était sous la cheminée. Nous passons tout l’après-midi à le vider. C’est moi qui descends le premier remplir les seaux car le gabarit de Jean-Yves (et surtout celui de son père) ne lui permet pas de rentrer, même un morceau ! C’est le remplissage habituel des silos à grains désaffectés : il y du cuir (2 vieilles chaussures) des clous, de la brique, de la tuile canal, de la poterie, difficile à dater, car il y a de la faïence blanche et cette pâte chocolatée très luisante. Je trouve un beau boulet de pierre, un double tournoi (il y en aura 4 en tout). Vers 17 h il y a suffisamment de place dégagée pour que Jean-Yves puisse descendre et il me remplace. Il trouve une magnifique cruche à eau en pâte brune, renversée sur le côté et absolument complète, c’est un moment très fort. Elle est très belle, le plus surprenant est qu’elle est absolument intacte, sans aucune fêlure ni cassure. Comment a-t-elle pu atterrir là sans être cassée ? Il me la fait passer pour la sortir avec mille précautions, et une fois sommairement nettoyée nous la portons dans la pièce voisine. Je repars vers 19 h alors que le fonds du silo n’est pas encore atteint. Ils ont trouvé dans le premier silo, sous le four, une brique avec gravés dans la pâte, des cœurs, des carreaux, et une belle rosace.

Dimanche 18 août 2001

De 14 à 18 h je vais faire les bords de l’Ariège à partir de l’embouchure de l’Hers, en descendant. Je tue un serpent, je trouve un double tournoi, un Napoléon III presque lisse, des clous de fers à cheval, des balles de pêche, un clou de cuivre à tête carrée avec des restes de dorure.

Dimanche 19 août 2001

A 15 h je pars au Ressegayre dans un champ appartenant à Francis, dans lequel il a été trouvé un squelette il y a plusieurs années en élargissant le fossé. Effectivement, je trouve sur le bord, côté route, plein de traces de briques, de tuiles canal, des galets, de la poterie (noire, et vernissée) et une grosse perle (ou une fusaïole) blanche, ainsi que des ossements, mais pas de pièce métallique. Je fais pourtant la totalité du champ, en descendant même jusqu’à la ferme en train de s’écrouler : rien. Retour vers 18h30. Je ramasse les premières figues.

Samedi 25 août 2001

Canicule. A 16 h je pars à Saint Sernin. Je me gare au bord de la rivière. Je laisse le sac au pied du noyer et je monte. (il y a un nid de tourterelle des bois et je la vois chanter sur une branche sèche). Je trouve 2 grosses pièces (Louis XVI) puis un petit Antoninien abimé, et surtout une magnifique pièce en argent, un ½ franc Louis Philippe de 1834. Puis 3 doubles tournois, 2 francs de 1940, une petite bague en cuivre, et une grosse fleur de lys en plomb très lourde. Les chiens des villas ne font qu’aboyer. Le vent d’autan s’est levé. Je rentre vers 19 h.

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