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Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2019

Torque estonien

Une belle découverte pour un prospecteur Estonien, Jegor Klimov. Ce dernier participait à un chantier de fouilles sur un site romain, avec des archéologues et à leurs demandes !

Alors que les recherches étaient finies et que quasiment tout le matériel était remballé, Jegor qui prospectait un champ autour du site de fouilles, a obtenu un bon signal de son détecteur, un coup de pelle lui a fait apercevoir un objet brillant de couleur jaune, de l’or !

Les archéologues appelés à la rescousse ont mis au jour un des plus beaux torques ou colliers d’or d’époque romaine, jamais découverts en Estonie et d’un poids de 175 grammes d’or ! Des bijoux similaires et aux mêmes motifs ont déjà été découverts en Suède et au Danemark. Une poignée d’épée avec elle aussi les mêmes motifs a été découverte en Pologne et une autre semblable en Finlande. C’est une première pour l’Estonie et le plus gros artefact d’or, d’époque romaine, découvert à ce jour en Estonie !

Source : thehistoryblog.com

4 millions d’euros

Pour une seule pièce d’or ! Record historique pour une monnaie islamique, frappée en l’an 723 dans le Calife du successeur direct du prophète Mahomet, à partir d’or qui provenait d’une mine ayant appartenu à Mahomet. C’est ce pedigree et la rareté de cette pièce qui lui a fait pulvériser son estimation, plus du double. Elle était détenue dans une collection privée et est repartie chez un particulier, un collectionneur qui a porté l’enchère à 3 720 000 Livres Sterling, soit plus de quatre millions d’euros avec les frais ! Ce qui en fait la monnaie omeyyade (de la dynastie des Omeyyade) la plus chère à ce jour…

Source : thesun.co.uk

109.2

C’est en faisant du kayak cet été que j’ai trouvé cette médaille dans le limon du gave d’Oloron, entre Navarrenx et Sauveterre de Béarn. En réalité je venais de me prendre un gadin dans un contrecourant et c’est carrément le nez dans le sable noir que je tombais sur l’objet. Bref ! N’y connaissant absolument rien, j’ai littéralement dévoré votre bulletin d’info passionnant. Vos avis sont clairs, concis et teintés d’une dose d’humour que j’apprécie. Mon but est d’offrir cette trouvaille à un neveu qui “collectionne” les pièces de monnaie. Ma question est donc de savoir s’il s’agit d’une monnaie, afin que le cadeau puisse se fondre dans sa jeune collection. Si c’est une monnaie, peut-être pourriez-vous me préciser son métal ou son alliage ? Et vers quelle époque et en quel pays ou lieu elle a été frappée ? Est-elle estimable ? Je vous donne bien entendu l’autorisation de publier les photos sur votre bulletin. La monnaie possède un diamètre de 25 mm et pèse 4 g sur le Terraillon de cuisine. Bien à vous et remerciements appuyés. Bruno
Il ne s’agit pas d’une monnaie, on est sur une médaille en l’honneur de Saint Michel l’Archange. Avers : buste de quart droite les yeux baissés en prière, une double auréole. Légende : SANCTUS MICHEL ARCHANGELIS ORA PRO NOBIS (Saint Michel l’archange, priez pour nous). Revers : XPC VINCIT +XPC REGNAT+XPC IMPERAT (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ ordonne). Cette légende est apparue pour la première fois sur les monnaies de Saint Louis entre 1250 et 1270. On peut remarquer plusieurs choses, tout d’abord une faute en latin car Michel se dit Michaelis, ensuite la forme des lettres est très curieuse, un mélange légèrement gothique mâtiné de fantaisies et d’arabesques mais néanmoins avec une base de lettres modernes. On est donc sur une fabrication moderne. La couleur, nonobstant le fait qu’elle sorte de l’eau, rappelle le laiton. La présence ensemble de l’agneau pascal et de Saint Michel est habituelle. C’est le nez dans le sable que vous l’avez trouvée ? C’est les yeux dans le vague qu’on vous répond : on ne sait pas ! Il ne nous est pas possible de vous dire où et quand elle a été fabriquée. En l’occurrence, un examen de la tranche aurait pu être instructif.

Un trésor en Irlande du Nord

Partis à la recherche d’une alliance, ils découvrent un trésor estimé à 100 000 livres. C’est l’extraordinaire aventure qui est arrivée à deux amis lors d’une matinée de novembre 2019. En quelques minutes ils sortent de la terre 84 pièces de monnaie des XVIe et XVIIe siècles.

 

Le contexte de la recherche

La ville de Ballycastle est située tout au nord de l’Irlande du Nord.

Tout commence par des travaux réalisés par un paysan du comté d’Antrim en Irlande du Nord. Pensant avoir perdu son alliance dans un champ qu’il exploite près de la ville de Ballycastle, il demande à deux de ses amis, qu’il sait être des détectoristes lors de leurs temps libres, de l’aider à retrouver cette alliance. Un matin de novembre, profitant de quelques jours de congés, ceux-ci se rendent sur place avec leurs détecteurs à métaux. Le premier trouve rapidement une pièce, puis deux, puis trois, etc. Sous les yeux de son ami, il sort de la terre un total de 84 anciennes pièces de monnaie. Immédiatement tous deux comprennent qu’ils viennent de mettre à jour un trésor. Sur le moment ils en pleurent de joie. Le soir ils rentrent sans l’alliance recherchée mais avec dans la tête des images de leur extraordinaire découverte.

Ballycastle, dans le comté d’Antrim en Irlande du Nord.

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Trésor de l’âge du Bronze

Un des plus gros trésors de l’âge du Bronze pour la région de Londres, Angleterre, découvert en septembre 2018 dans la banlieue-est de Londres, dans une gravière surplombant la Tamise. Il aura fallu un peu plus d’un an pour nettoyer et étudier les artefacts au nombre de 453 ! Composé principalement d’outils et en moins grands nombres d’armes, haches à douille et pointe de lance, le dépôt est daté du Bronze final, entre 900 et 800 av-JC. Probablement, le trésor d’un fondeur, la plupart des objets sont cassés ou endommagés, seuls 77 artefacts sont intacts sur les 453, ce superbe trésor de l’âge du Bronze est désormais exposé au musée de Londres.
Source : thehistoryblog.com

109.9

Ci-joint, les 3 photos d’un objet en plomb, trouvé sur le chemin d’un bois, dans l’Aude (11). Il est en plomb, avec comme une sorte de croix de Lorraine ?? Si vous avez une idée de cet objet ? Métal : plomb. Diamètre : 15 mm. Longueur : 10 mm. Poids : 15 g. Cordialement, Philippe de Toulouse
Toutes les hypothèses que l’on a envisagées ne vont pas. On avait pensé à une matrice de potier, mais le fait que cela soit creux est rédhibitoire pour une matrice. Par contre nous ne pensons pas que cela soit du plomb, la patine ne correspond pas à ce métal. Peut-être un creuset, mais alors pourquoi ce marquage en dessous ? Nouvel objet en attente d’une solution probable d’un lecteur.

Qui se souvient de la météorite de Mont-Dieu ?

Un prospecteur découvre la plus grosse météorite de France. La déclaration est fait dans les règles mais l’Etat, toujours avide, devient hors-la-loi et la récupère par la force ! Le prospecteur se tourne vers nous pour de l’aide et il intente un procès contre l’Etat intégralement payé par la revue Monnaies & Détections.

Avril 2014

Après de rocambolesques plaidoiries du procureur, le juge signifie que la météorite appartient bien à Monsieur Jean-Luc Billard, prospecteur.
Vous pouvez retrouver toutes les péripéties de ce combat de procédure dans les numéros 60, 62 et 76 que vous pouvez commander au secrétariat de la revue ou sur le lien suivant : https://www.webabo.fr/les-numeros-disponibles-monnaies-et-detections-xsl-286_572.html

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Gladiateurs

Étonnante découverte à Pompéi. Les ruines de la célèbre ville italienne ensevelie par le volcan le Vésuve en l’an 79 nous ont habitué aux découvertes archéologiques, mais celle-ci est particulière : une fresque murale représentant un combat de gladiateurs vraiment réaliste, et même sanglant ! L’un des deux combattants a une main tranchée, on peut même dire que littéralement, il pisse le sang… et implore la pitié du public en levant le pouce de son autre main. C’est le public et le maître de cérémonies – empereur, gouverneur ou autre personnage important– qui accordait ou non, la grâce des combattants blessés. Dans le cas présent, on ne connaît pas la fin de l’histoire…
Source : thehistoryblog.com

 

109.04

Bonjour à tous, lecteurs et rédacteur. J’ai trouvé cette bague en bronze de 4 grammes dans un labour de la Haute-Garonne. Je cherche des infos depuis + d’un an sur internet et dans des livres. Mais ne trouve rien !!!!!! Donc je me retourne vers vous tous pour savoir de quel siècle elle arrive ? Merci d’avance, William
Il s’agit du motif à la FEDE les mains jointes, bagues de fiançailles du milieu du XVIe siècle jusqu’au début XVIIIe. Sur l’épaulement quatre incisions font décorations symétriques. A votre décharge, le symbole des deux mains jointes n’est pas des plus réussis. C’est un travail artisanal bien sûr.

Cahiers de prospection 2002

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 7 janvier 2002
A 14 je pars à Dicies. Il y a toujours un brouillard très épais. Je me gare au bout du chemin de la ferme à côté du pont et je fais le côté rivière, le champ à gauche du chemin en revenant vers la route. Il y a beaucoup de débris de briques et des galets, mais le sorgho n’a pas été labouré et c’est dur à creuser. C’est très pollué : clous, débris de ferrailles, boites de conserve. Je trouve un morceau de peigne en fer et un denier romain en bel argent, Caesar, avec des trophées, et un éléphant au revers, mais malheureusement il manque un morceau. Et une pièce de 50 centimes 1947. Puis je passe de l’autre côté du chemin, dans le premier champ. Je trouve un plomb de filet, 2 balles rondes de mousquet, 3 doubles tournois, un demi-as de Nîmes, et une plaque de bronze, on dirait une écaille de cotte de mailles.
Dimanche 27 janvier 2002
Après-midi à Marquein chez Dominique, avec son fils de 8 ans, Vincent. Il fait très beau. On fait plusieurs endroits, sur d’anciennes fermes abandonnées, mais on ne trouve rien, c’est très pollué (2 doubles tournois). Je repars à 18 h.
Lundi 28 janvier 2002
Il fait très beau, même chaud. A midi je pars en bord de Lèze chez Thierry. Rien (un peson en plomb). En rentrant je m’arrête à Dicies. Il y a justement Domi, il a trouvé une montre (au bord de la rivière, qui a été nettoyée). Je cherche un moment avec lui, mais c’est très pollué. Rien.
Samedi 2 février 2002
A 14 h je vais à Dicies pour descendre dans le lit de la rivière et faire les berges. Il y a un vent d’autan terrible mais un beau soleil. Je retrouve Domi qui est en train de faire le champ. Rien dans la rivière (le lit est trop friable, la roche se délite et ne retient rien, et en plus c’est très pollué). Je reviens donc dans le champ, mais je ne trouve rien, sauf deux gros morceaux de plomb dans le labouré près du pivot. L’endroit a été fait et refait : traces de pas, trous de prospecteurs. Je repars à 17 h 30. Domi me donne une cartouche de 7,65 qu’il a trouvée sur le chemin.
Lundi 4 février 2002
A 14 h je pars à Rieumajou. Il fait très beau, très chaud, le vent d’autan est tombé sans amener la pluie. Je laisse la voiture sous le platane comme d’habitude puis je vais aux 2 chênes, dans la plaine. Jacques et Gilbert sont en train de creuser une tranchée pour amener un tuyau d’irrigation car ils veulent justement pouvoir arroser le champ de Rieumajou. Je descends prospecter le fond et les parois de la tranchée, mais aucun son. Je trouve quand même une tegula entière, toute seule, à 1,80 m de profondeur ! Aucun son non plus sur la ligne de terre sortie de la tranchée. Puis je vais aux 2 chênes, sur le coin du champ plein de galets et de bouts de briques, mais je ne trouve rien. Avant de repartir à 17 h, j’aide Jacques et Gilbert à traverser la route en leur mettant des pneus sous les chenilles du bulldozer.
Lundi 10 mars 2002
L’après-midi je vais à Clauzel de 14 à 17 h. Je passe par le moulin, et je vais faire le champ le long du chemin de la plage : 3 deniers tournois et une grosse cuillère en étain, puis la chapelle (rien) et ensuite en repartant je refais l’endroit avant le moulin où j’avais trouvé la pièce gauloise : je trouve coup sur coup une très belle pièce en argent, 2 francs 1849, en très bon état, un couvercle de briquet Zippo sur lequel a été gravé Yannick et dessous : 18.10.1973, puis un gros bronze tout lisse (Révolution ?). J’arrache une pousse de figuier à côté du vieux moulin pour la planter à la maison.

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