MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour juillet, 2020

112.02

Bonjour, je souhaiterais savoir ce qu’est cet objet qui devait être plus grand, cassé sur le bas, trouvé dans des vignes au niveau de l’estuaire en Gironde. Objet en bronze, 5 cm de haut sur 4,5 cm de large, poids 72 g, avec deux traits parallèles sur l’axe de symétrie, deux cercles de chaque côté de l’axe de symétrie et un petit cercle dans le cercle (voir le dessin). Est-ce romain ? Emilie
Même avec toutes vos photos, on a du mal à imaginer l’objet en trois D, bref cela ne nous permet pas de vous aiguiller sur une éventuelle piste. Qui sait, un lecteur s’écriera peut-être : « Euréka j’ai trouvé » ?

Feu au décollage

Nous sommes le 22 juillet 1944 et il est 5 heures du matin. Le jour pointe à l’horizon.

Je m’appelle Karl Labmayer (photo 2). Je suis autrichien et dans 4 mois, j’aurai 21 ans. Je suis pilote dans la Luftwaffe et ai suivi le cursus complet d’apprentissage : j’ai appris à voler sur des planeurs, puis continué sur des biplans et des bombardiers Junkers 88 et je me prépare aujourd’hui à décoller avec un Heinkel 177 « Greif », le fleuron des bombardiers de La Luftwaffe. Je suis très fier de piloter un si bel avion : il peut peser jusqu’à 30 tonnes, fait plus de vingt mètres de long et a 30 mètres d’envergure. Il est armé de deux canons, six mitrailleuses et peut emmener jusqu’à six tonnes de bombes ; nous sommes six à bord, un équipage soudé avec qui je vole depuis plusieurs mois (photo 3 : notre équipage à l’entrainement en Allemagne) : Siegfried Mattausch (photo 4), Heinz Lehmann, Siegfried Tritschler, Manfred Rehm (photo 5), nous sommes tous très jeunes, notre âge avoisine les 21 ans. Le chef-météorologue Walter Kuspert (photo 6) s’est joint à nous, il est le plus âgé, 33 ans. Je me suis beaucoup attaché à eux ces derniers mois…
Nous faisons partie d’une unité de reconnaissance météo, la « Wekusta 2 ». Notre mission consiste à voler au-dessus de l’océan Atlantique pendant dix heures, pour constater les conditions météos et les retransmettre au Quartier Général de la Luftwaffe qui les utilisera lors de la planification de ses opérations aériennes.
Ma première mission opérationnelle sur Heinkel 177 s’est déroulée il y a quatre jours, le 18 juillet, j’en garde encore clairement dans ma mémoire tous les détails. Après un lever à 2h30, nous avons eu droit à un petit déjeuner copieux, et nous avons décollé tôt le matin. Nous avons volé au-dessus de l’océan Atlantique pendant de longues heures en profitant en même temps de la beauté du ciel. Au large de l’Irlande, nous avons aperçu quatre chasseurs anglais mais nous avons réussi à nous cacher dans les nuages et à leur échapper. Nous sommes rentrés sains et saufs en fin d’après-midi et avons été fêtés en héros.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

7 kilos d’or

L’imagination des contrebandiers est sans limite, les douanes indiennes ont découvert 7 kilos d’or coulés en forme de cylindre et dissimulés dans le moteur d’un climatiseur ! Le tout arrivait par avion, sur un vol en provenance de Dubaï, la plaque tournante des plus grosses transactions d’or au monde. Difficile de dire si les douaniers indiens ont vraiment du flair ou s’ils avaient un tuyau…

Source : indiatimes.com

112.6

Bonjour je vous envoie les photos de la bague. La partie interne se lit très bien, mais la partie externe a été plutôt usée. Je l’ai trouvée à l’œil nu en déblayant la ruine qui est sur mon terrain. Je l’ai nettoyée avec de l’eau. Je ne peux pas vous dire quel est le métal, j’aurais pensé argent. En attente d’une réponse je vous remercie. Gwen 
C’est très certainement une bague en argent car elle ne comprend pas de points de corrosion. On lit effectivement très bien la légende interne : IZEBR+DIA+BIZ+SAB. La légende extérieure est par contre incomplète et usée : +IERFE+DIA+EI+ ? Il s’agit d’un simple anneau plat, brisé semble-t-il. Pour s’en défaire ou en défaire un défunt, soit effectivement de la fin XVIe s. par le style au début du XVIIIe s. – et réponde à un souci de protection magique par inscriptions d’abréviations des invocations de formules latines – la protection contre les forces du mal, et donc les épidémies me semble assez logique. La légende interne est à rapprocher de l’oraison de l’évêque Zacarias contre la peste de 1547. Elle semble se dissocier des invocations des médailles de saint Benoit contre les sorciers qui ne répondaient pas à la même problématique.

A la fin 2019 la presse allemande a présenté l’information : un trésor a été découvert dans le clocher de l’église-cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de la ville de Bad Camberg au nord-ouest de Francfort-sur-le-Main. C’est Aaron Sauerborn, un jeune apprenti-menuisier de l’entreprise « Holzbau Sven Krüger », qui est l’inventeur du trésor.

L’église-cathédrale de Bad Camberger

Bad Camberg est une petite ville qui compte aujourd’hui 15000 habitants. Ce n’est que depuis 1981, année où elle a été officiellement classée comme station thermale, qu’elle porte ce nom (Bad signifie Bain). Elle s’appelait alors simplement Camberg comme on peut le voir sur l’ancienne carte postale reproduite sur cette page. C’est en 1580 que la tour est ajoutée à une ancienne église dont il ne reste rien puisque le bâtiment est rénové à la fin du XVIIIe siècle. Seuls la tour et son clocher sont alors conservés. L’église-cathédrale, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul en 1781, ne subit plus ensuite de modification importante.

La découverte du trésor

A l’automne 2019, un travail de vérification de la charpente conduit un jeune apprenti-menuisier à monter dans le clocher de l’église. En inspectant les poutres, perché sur une échelle, il met la main sur des objets qu’il trouve très froids et qui tombent sur le sol. Ce sont des pièces de monnaie ! Au total il y en a 96. Il les ramasse, redescend du clocher et va remettre sa découverte aux prêtres de l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ceux-ci confient les pièces à des experts numismates de Francfort-sur-le-Main qui les nettoient et les étudient. Elles ont toutes été frappées entre 1551 et 1630, l’une est en or et les autres sont en argent. La plus remarquable est un taler frappé en 1623 par Ferdinand II. Les pièces ont probablement été cachées dans le clocher peu de temps après sa construction. Peut-être pendant la guerre de Trente Ans qui embrasa presque toute l’Europe et qui dura de 1618 à 1648 ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Demi-souverain

En or. C’est la belle découverte d’un prospecteur de Nouvelle Zélande qui a découvert cette pièce d’or avec un détecteur de métaux ! Un demi-souverain frappé en 1855 en Australie à Sydney. Si ce n’est pas vraiment exceptionnel de trouver ce genre de monnaie en Australie ou en Nouvelle-Zélande, c’est un peu comme de trouver un Napoléon or, en France, ça n’arrive pas tous les jours, mais on en trouve quand même pas mal.
Ce demi-souverain a une particularité, une frappe considérée comme rare ! Il n’y a eu que 21 000 exemplaires frappés en 1855, contre 480 000 l’année suivante. Coinweek.com qui a été chargé de vendre la monnaie, n’en a vendu qu’une seule de 1855 à ce jour. D’où une estimation de 10/15 000 dollars et les numismates de rajouter le fait qu’elle ait été découverte avec un détecteur de métaux devraient faire monter sa cote ! Les trésors, même une monnaie isolée, font toujours rêver…

Source : Coinweek.com

112.03

Objet trouvé dans un terrain vers Séchilienne dans l’Isère… Merci, cordialement Thierry
Toujours plus facile d’identifier un objet entier, cette identification est le fait de notre ami Régis Najac qui nous fournit même deux photos pour bien se rendre compte de la chose, c’est une enclume portable pour affûter les faux, on la plantait dans le sol et on affûtait et martelait le tranchant de la faux.

En terrain miné

1930, les ingénieurs allemands se lancent dans le développement d’une mine antichar. Après cinq années d’essais et de recherches, elle entre en production au cours de l’année 1935, sous le nom de : Tellermine 35. (photo 1)

Elle a un corps principal en aluminium, d’environ 30 cm de diamètre pour un poids total de 9,1 kilos, le détonateur/allumeur (photo 2) est lui en laiton, un plateau coulissant, système assez simple et efficace… Lorsque la charge de rupture dépasse le point de rupture d’une goupille pré-calibrée, celle-ci casse, et elle libère un ressort supportant un percuteur qui frappe l’amorce, qui elle-même va enclencher la mise à feu des 5,5 kilos d’explosif, du TNT.

Le plateau supérieur comporte différents marquages : Sicher pour sécurité et Scharf pour armé. On y trouve aussi un numéro de série se terminant par l’année de production et un sigle, l’aigle nazi ; suivant les années, on peut aussi y trouver la croix gammée ! Les premiers modèles seront jugés trop sensibles, leurs mises à feu se déclenchant avec une charge de 90 kg, elles seront recalibrées à 100 kg sur le bord du plateau et 200 kg au centre du plateau.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

112.05

Trouvaille d’un sceau de la région de Montpellier par Octave. Celui-ci est en très bon état : dans le champ l’agneau pascal. C’est encore un sceau navette type, pour un prêtre du XIVe s., renforcé par la légende latine abrégée +S. SAC-DOTIS .N .SEIRAC (sigillum sacerdotis Nicolas (?) SEIRAC – Sceau du prêtre Nicolas SEIRAC… messager de l’Agneau Divin, et serviteur du Christ – d’où le décor central à l’agneau symbolisant le Christ immolé sur la croix). Mais c’est un sceau bien plus courant que le numéro 4 de ce numéro.s

Justice, crimes et châtiments Les Francs et la loi salique

Les Francs, peuple plein de gloire et de sagesse, est composé d’individus à l’aspect rayonnant de santé. Audacieux et capables de supporter de grandes fatigues, tels furent les Francs qui parvinrent à secouer le cruel joug romain. Ces paroles, certes, ne sont pas empreintes de modestie. Les Francs qui les prononcèrent se considéraient comme des gens qui avaient conquis leur liberté, d’où leur nom de Francs qui signifie « libres », « affranchis ».

Les Francs apparaissent pour la première fois dans l’histoire vers l’an 258 lorsque l’empereur Aurélien les écrase près de Mayence sur le Rhin, en Germanie occidentale. Plus tard, les Francs Ripuaires (c’est-à-dire riverains), qui vivent sur les bords du Rhin moyen et les Francs Saliens (vivant sur les bords du fleuve Sala, aujourd’hui appelé Ijssel) se dirigent vers le sud et l’est et s’infiltrent sur les territoires hollandais, belge, luxembourgeois et français actuels. La chute de Cologne, prise par les Francs en 355, donne un coup terrible à l’empire romain déjà agonisant. En 388, une terrible vague de guerriers francs venus de Germanie franchit le Rhin, tuant et pillant au passage toute la Gaule du nord. Enfin, en 406, le pouvoir romain abandonnait très officiellement toute prérogative sur les territoires de la Gaule du nord aux Francs.
De race germanique, le guerrier franc est armé d’une épée et surtout d’une hache à double tranchant (francisque). Les hommes comme les femmes aimaient les bijoux et portent bagues, bracelets et colliers qu’ils confectionnaient eux-mêmes. Le Franc est rude et violent, la plus grande qualité est alors le courage, qui d’ailleurs absout l’assassinat ou la violence.

La loi salique

Rien d’étrange à ce qu’un peuple évolué comme les Francs puisse se donner des lois et jusqu’à un certain point des lois civiles. La loi « fondamentale » dite « loi salique » (du nom des Francs Saliens) fut formulée au début du VIe siècle par 4 chefs vénérables, puis examinée « démocratiquement » par 3 assemblées du peuple avant d’entrer en vigueur dans tout le royaume. Il y avait 2 procédures judiciaires, la « compurgation » et « l’ordalie ».

La compurgation

Compurgation signifie « décharge faite par plusieurs personnes. Suivant ce système, un nombre déterminé de témoins bien qualifiés témoignent du bon vouloir et de l’innocence de l’accusé dans le cas, évidemment, où il n’est pas coupable. Le nombre de témoins varie avec la gravité de l’accusation. Il en faut une dizaine pour disculper un accusé de vol, 72 pour un homicide, pour les crimes considérés comme très graves tels la trahison, le massacre d’un noble ou d’un prince, on peut avoir recours à 300 personnes. Les législateurs partent du principe qu’un, deux ou trois témoins peuvent être corrompus mais 10, 50 ou 100, c’est à peu près impossible.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …