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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2020

Or de papier, les emprunts russes

Si l’histoire des emprunts russes peut-être considérée comme « La plus grande spoliation du (XXe) siècle », elle peut être vue sous un autre angle puisque ayant atteint le jackpot chez des collectionneurs. En effet, les amateurs d’actions et d’obligations (les scriptophiles) ont toujours constitué un monde aux lisières de la numismatique. Aux puces de Saint Ouen, il y a cinquante ans, certains d’entre eux ont raflé, au poids, des lots d’emprunts russes récupérés par les chiffonniers lors de successions.

Il y a vingt ans le ministère des finances français pondait un document intéressant : la liste officielle des emprunts russes remboursables. Plusieurs centaines de milliers d’exemplaires furent imprimés. Quoique “officielle” la liste était susceptible d’être “complétée” ou réduite… Autant dire que c’était un écran de fumée permettant d’évaluer la nature et le nombre des titres qui seraient présentés aux guichets du Trésor Public et d’en tirer une liste économe. La ficelle était d’autant plus grosse que le principal titre (Nathan-Rotschild, émis à trois millions d’exemplaires) était oublié. Ce second fait, après l’élasticité de la liste “officielle”, indiquait que le ministère des finances escomptait ne pas indemniser en complément de la maigre enveloppe obtenue des Russes.

Soixante et onze ans après la révolution d’Octobre, le successeur de Lénine, Staline, Kroutchev (etc…) acceptait de rembourser une infime portion de l’argent emprunté avant 1917 par le gouvernement des tsars.

 

Les Soviétiques ont gardé la parité pour cette dix roubles émise de 1975 à 1982 puisqu’elle contient 7,8 g d’or fin.

Guillaume Ier

Joe Edwards-Gill, de Homersfield, dans le Suffolk en Angleterre. Joe qui a 33 ans a découvert la détection il y a seulement trois ans, par l’intermédiaire de la série « The Detectorists », une série télé anglaise relatant les aventures d’un groupe de prospecteurs, amateurs de chasse aux trésors, une activité reconnue et encouragée en Angleterre… Joe, après plusieurs découvertes intéressantes, vient de faire la trouvaille. Alors qu’il faisait une démonstration à un ami avec son détecteur, un Equinox 800, il a trouvé une monnaie en argent martelé, un penny, mais pas n’importe lequel. Une monnaie frappée en l’an 1083 sous le règne du roi Guillaume Ier, plus connu par son sobriquet de Guillaume le Conquérant ! On ne trouve pas ce genre de monnaie tous les jours, la petite pièce d’argent a été remise aux services archéologiques pour analyses et expertises ; à suivre…

Source : eadt.co.uk/ea-life/suffolk

114.04

Bonjour, j’ai trouvé ces petites billes en plein champ, qu’est-ce que c’est ? Les petites billes et la pièce plate pèsent 20 g, diamètre 25 mm, la grosse bille 80 g, diamètre 35 mm et la grosse a un marquage que je lis LFL 66. S63.
A priori il doit s’agir de militaria. D’habitude le métal qui compose le plomb est blanc. Mais si vous les avez nettoyées, vous  avez fait sauter cette patine et remis le métal à sa couleur d’origine. Nous n’avons pas d’explication sur ce marquage qui se lit plus LFE 66. On a contacté des spécialistes de militaria et leurs réponses sont assez laconiques :  « j’ai consulté tous les tireurs à la poudre noire que je connais, et même le président et plusieurs membres de la ligue Midi-Pyrénées de Tir, personne n’a une idée… certains pensent à une unité de mesure… on me dit aussi que, d’après la photo, le bout marqué ne doit pas être en plomb mais rajouté… »

Les hommes qui voulurent rester rois

Cas exceptionnel dans les annales de la fin de la Grande Guerre en Allemagne, le roi de Wurtemberg résiste 20 jours à la trouille qui a saisi certains autres monarques allemands.
Cet autre Guillaume II porte barbe et, malgré les évènements révolutionnaires qui commencent en sa capitale de Stuttgart le 9 novembre 1918, il refuse, seul contre tous les conseillers apeurés, d’abdiquer son titre royal.
Il y avait peut-être un attachement hors du commun puisqu’il faut dire que celui-ci n’était pas glissé dans les langes de son berceau. En effet, il est le cousin au 4e degré de son prédécesseur. Qui parmi nous pense hériter un jour d’un cousin aussi éloigné ? Qui parmi nous fréquente des cousins au 4e degré voire, simplement, connaît leur prénom ?
Il est vrai que, dans le cas des familles royales, le travail de recherches généalogiques est fait par des experts qui se renouvellent au fil des générations. Autant dire que nous ne sommes pas dans le cas de la personne lambda à qui l’on annonce soudainement une parenté royale. Puis, il y a le niveau social : Guillaume avant d’être roi de Wurtemberg est déjà duc et possède des biens considérables.
Lorsque le trône lui échoit en 1891 c’est tout de même grâce aux draconiennes lois dynastiques du Wurtemberg. Entre loi salique et mariages morganatiques, l’écrémage des dynastes allemands est une constante.
Cette dynastie concerne les Franc-Comtois car l’une de ses branches possédait le comté de Montbéliard jusqu’en 1793. Elle aurait pu concerner également les habitants du Rocher puisque les Urach étaient les héritiers de Monaco avant la légitimation de la grand-mère d’Albert II. Cela juste avant la Grande Guerre qui sera fatale au gouvernement des Wurtemberg à Stuttgart.
Cette dynastie avait un lointain passé puisqu’on la remonte avec certitude jusqu’au XIe siècle. Dans la mouvance des empereurs germaniques, elle a toujours montré de l’hostilité envers les Capétiens et leurs successeurs. Dès 1268, elle finance le raid de Conradin en Italie du Sud contre les Anjou, en échange du duché souverain de Souabe. Duché dont elle conserve la couronne, tel un titre annexe, jusqu’en 1918. Le titre royal, lui, est venu de Napoléon Ier mais ils furent dans les premiers à se retourner contre lui en 1813.
A l’automne 1918, le dernier roi va résister à la vindicte des conseils de soldats, aux émeutes et à tous les prémices de la révolution spartakiste. Beau sang-froid de la part d’un vieil homme qui sait que nombre de ses pairs sont déjà partis en exil.

Armoiries simplifiées des Waldeck-Pyrmont, 3 pfennigs de Georges-Victor prince de Waldeck-Pyrmont.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Flowing Hair

Ou « cheveux flottant », en référence à la chevelure qui semble flotter au vent. Cette pièce de monnaie en argent d’un dollar américain fut frappée en 1794, elle est considérée comme la vraie première monnaie des États-Unis d’Amérique. Lors de sa dernière présentation sur une vente aux enchères en 2013, elle a atteint le record mondial pour une monnaie de collection de 10 millions de dollars ! Son propriétaire a décidé de la vendre, elle passera au feu des enchères au mois d’octobre, les paris sont ouverts et tout le monde s’attend à un nouveau record… A suivre.

Source : cnn.com

114.02

Bonjour je suis tombé sur cet objet en forêt au pied d’un arbre secteur Gironde. Je pense à une pointe de flèche en bronze que l’on m’a identifiée comme une éventuelle pointe de flèche type Palmela du chalcolithique ! Trouvée à Léognan en Gironde. Poids 7,01 g pour 6 cm. Vous en pensez quoi ? Merci pour tous ce que vous apportez au quotidien. Bien cordialement, Ludovic.
Merci pour l’envoi de votre Palmela, elle est donc la soixante-septième répertoriée. Il aura fallu six mois pour en rajouter une de plus.

Le trésor des Russes blancs

1971 Paris, l’éditeur Robert Laffont reçoit une lettre bien mystérieuse, son interlocuteur lui demande de passer une annonce dans France-Soir, précisant un numéro de téléphone, un jour et une heure où il pourrait le joindre personnellement, il prétend détenir de grands secrets !

Robert Laffont, devait être joueur, car il accepta et c’est ainsi qu’il rencontra Nicolas Svidine, un cosaque, né en 1898 en Russie et publia deux ans plus tard son récit dans la « collection vécu » : Le Secret de Nicolas Svidine !
Et quel secret ? Celui d’un fabuleux trésor caché 50 ans plus tôt en Bulgarie, le trésor de l’armée des Russes blancs ! Pour être plus réaliste, disons plutôt : l’un des trésors de l’armée des Russes blancs, par la force des choses et de l’histoire, il y en eu forcément beaucoup d’autres de cachés et tous n’ont pas été retrouvés…
Retour en arrière, novembre 1920, Nicolas Svidine a 22 ans, depuis maintenant quatre ans une terrible guerre civile ravage la Russie. Le Tsar Nicolas II et sa famille les Romanov, ont été renversés en 1917, puis fusillés en juillet 1918, une grande partie de l’armée russe, majoritairement des officiers comme Nicolas Svidine, sont pour l’empereur ou ses ayant droits, tout comme le sont la plupart des grandes familles russes « la noblesse russe ». Ils ont rejoint le camp des Russes blancs, en face contre eux, on trouve les Bolcheviques surnommés les rouges, une grande partie du « petit peuple » qui veut que le système change, sans savoir si ce sera vraiment mieux après…
À seulement 22 ans, Nicolas Svidine est déjà un vétéran de l’armée blanche, il a survécu ! Son unique frère n’aura pas cette chance, il sera tué à sa première bataille, à tout juste 18 ans. Svidine, lui, comme il le dit lui-même dans son livre, a la baraka ! Au cours des nombreux combats où il prit part, trois de ses chevaux furent tués alors qu’il les montait en tant qu’officier cosaque dans la cavalerie, deux seront tués par des obus, dont un coupé en deux… Et le troisième, son préféré, sera tué par une mitrailleuse, une balle traverse son chapeau, deux se logent dans la selle, trois tuent le cheval, mais lui encore une fois, s’en sort indemne !
Novembre 1920 sur le port de Théodossia, des milliers de cosaques fuient devant les Bolcheviques. C’est fini, la guerre est perdue pour les Blancs, le soutien anglais en armement est arrivé mais trop tard ! Tout comme ils l’avaient fait avec les Royalistes en France pendant la Révolution française, les Anglais ont soutenu l’armée des Russes blancs, beaucoup d’entre eux iront d’ailleurs s’installer en Angleterre. Parmi tous ces cosaques, Nicolas Svidine qui a perdu son frère, laisse derrière lui sa mère en pensant qu’il ne la reverra jamais. Il embarque avec des milliers de Russes blancs vers un avenir incertain…

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Agenda du n°114

BELLEGARDE • 01
Dimanche 11 octobre 2020
Bourse toutes collections
Salle de fêtes de l’Hôtel de Ville, 01200 Bellegarde
De 9h à 17h. Entrée gratuite

MULHOUSE • 68
Dimanche 18 octobre 2020
Bourse toutes collections
Parc des Expositions de Mulhouse, 120 rue Lefèvre, 68100 Mulhouse. De 9h à 17h. Entrée 4 e
Renseignements : 03.89.64.43.96

SEMUR EN AUXOIS • 21
Dimanche 18 octobre 2020
46e rencontre toutes collections
Salle Saint Exupéry, Salle Hohr Grenzhausen, 21140 Semur en Auxois. De 8h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.80.86.88.78

CYSOING • 59
Dimanche 25 octobre 2020
26e foire aux collectionneurs
Salle des Fêtes, 91 rue Aristide Briand, 59830 Cysoing
De 9h à 16h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.63.72.84.33

LA CHAPELLE SAINT MESMIN • 45
Dimanche 25 octobre 2020
42e bourse aux monnaies
Espace Béraire, 22 rue nationale, 45830 La Chapelle Saint Mesnin
De 8h30 à 16h. Entrée 2,50 e
Renseignements : 06.88.46.31.44

ST HILAIRE DU HARCOUËT • 50
Dimanche 25 octobre 2020
Bourse toutes collections
Salle Place Louis Delaporte, 50600 Saint Hilaire du Harcouët
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 02.33.59.31.24

GUEUX • 51
Dimanche 1er novembre 2020
2e salon numismatique en Champagne
Maison des sports, parking à côté du terrain de foot, 51390 Greux. De 8h30 et 16h30. Entrée gratuite Renseignements : 06.08.36.25.17

FOURQUES • 30
Dimanche 8 novembre 2020
7e rencontre des collectionneurs
Centre Georges Brassens, rue Alphonse Daudet, 30300 Fourques. De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.71.46.43.43

LE THOR • 84
Dimanche 8 novembre 2020
Bourse toutes collections
Salle des fêtes, rue Pierre Goujon, 84250 Le Thor
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.52.59.71.24

NOYELLES SOUS LENS • 62
Dimanche 15 novembre 2020
Bourse multicollections
Foyer municipal, rue de la République, 62221 Noyelles sous Lens. De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.21.42.12.69

HALLUIN • 59
Dimanche 15 novembre 2020
Bourse multicollections
Salle Alexandre Faidherbe, rue Marthe Nollet, 59250 Halluin. De 8h à 16h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.30.89.84.91

LILLE • 59
Dimanche 22 novembre 2020
40e bourse numismatique
Salle du gymnase, 7 place Sébastopol, 59000 Lille
De 9h à 17h. Entrée 2 e Renseignements : 06.43.01.57.57

Sommaire du n° 114

Vécu
Cahiers de prospection 2005-2006
Le trésor de l’ancien château de Nowy Sącz en Pologne
Navigation tragique
Gold en Australia – 2e partie
Le trésor des Russes blancs
Brèves
Numismatique
Il y a 400 ans, en 1620, le roi de France Louis XIII, rattache le Béarn et la Navarre à la France
Les hommes qui voulurent rester rois
Les ateliers monétaires provisoires sous la Révolution – 2e partie
Or de papier, les emprunts russes
Un Dauphiné pas si libéré
Trouvailles
Monnaies/objets, avec la Palmela
Courrier
Librairie
La photo insolite
Agenda

Édito 114

Bientôt vingt ans que nos abonnés reçoivent leurs exemplaires dans leur boite à lettre. Nous avons à cœur qu’ils leur parviennent deux à trois jours avant la sortie en kiosque. Il y a eu sur le précèdent numéro un raté : pour la première fois, la Poste n’a pas rempli son contrat qui est de livrer la revue dans les quatre jours à partir de la réception de ceux-ci. Or, déposés le 19 août, certains abonnés ne l’avaient toujours pas reçu au 15 septembre… Toutes nos excuses à nos fidèles lecteurs, nous avons demandé des explications à la Poste, celle-ci fait, soit disant, une enquête interne et a promis de nous tenir au courant. C’est très important pour nous que nos abonnés reçoivent leurs revues en temps et en heure. Alors j’espère que ceux-ci ne nous tiendront pas rigueur de cet unique raté de la Poste, en attendant bonne lecture sur ce numéro 114 !
Gilles Cavaillé