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Monnaies et Détections

Archive pour janvier, 2021

115.03

Bonjour, je vous soumets une bague chevalière que j’ai trouvée dans la forêt de la Hardt à proximité de Sierentz. Elle est en argent, mais le médaillon est en or. Je pense qu’il représente un dieu romain mais je ne saurais dire lequel. Peut-être une bague d’un militaire ? Pour les dimensions, la partie la moins large fait 4 mm, et la partie la plus large fait 11 mm. Le diamètre de la chevalière, qui est de forme plutôt ovale, varie de 12 à 18 mm. Je ne peux pas y faire rentrer mon petit doigt ! Je vous remercie beaucoup ! Maxime
La photo a été faite sous lumière artificielle apparemment car on a du mal à différencier les deux métaux. Il s’agit bien sûr d’une bague gallo-romaine avec une inclusion de chaton or représentant un personnage mythologique, on hésite entre Mercure et Bacchus mais les symboles de Mercure les plus évidents sont le pétase et les sandales ailées non présents ici ? Bacchus a souvent une thyrse qui l’accompagne, est-ce l’objet qu’il porte en main gauche ? A la main droite il pourrait s’agir d’une coupe tripode… Tout cela est un peu tiré par les cheveux mais il n’en reste pas moins que c’est un bel objet. (Identification collégiale lecteurs MD sur page Facebook du magazine)

La carte au trésor

Un trésor a été révélé dans un no man’s land. Une carte détaillée, qui a été financée par l’Etat et que le Bureau des Ressources Géologiques et Minières a réalisé.

Pour la modique somme de 40 millions d’euros un Inventaire des Ressources Minérales de la Guyane a été dressé. La publication de ces cartes a coïncidé avec la vague d’orpailleurs clandestins, les garimpeiros, qui a déferlé sur le département français d’Amérique du Sud. Si les dignes fonctionnaires se défendent explicitement de la moindre corrélation entre pointer du doigt les paillettes et voir se multiplier les chantiers clandestins, implicitement il n’en est pas de même. “Vingt ans pour dresser la carte d’un trésor et ne pas publier les résultats ?! Cela aurait été absurde” conclut un ancien directeur. Il n’a pas l’air gêné que l’argent public ait manifestement servi à ouvrir le poulailler en grand à tous les renards brésiliens bienheureux de venir jouer à cache-cache avec les quelques malheureux gendarmes perdus dans la jungle amazonienne et française. Tant pis pour les tribus d’Indiens ou de Marrons qui, en plein cœur d’une zone de biodiversité soi-disant protégée, avalent le mercure répandu dans les rivières (il faut 1,3 kg de mercure pour amalgamer 1 kg d’or) et transitant par le poisson pêché dans les fleuves et les rivières opportunément désignés par le BRGM entre 1975 et 1995.

Cette 500 $ du Suriname contient probablement de l’or illégal.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

La tombe du prince

Un cimetière antique du premier siècle a été découvert en Allemagne, dans la région de Saxe-Anhalt. Parmi les 60 tumulus répertoriés, une tombe plus importante que les autres par son mobilier a révélé celle d’un probable prince germanique. Ce dernier fut inhumé avec 11 animaux, du bétail, chevaux et même un chien. Et pour qu’il ne se sente pas trop seul avec sa ménagerie, six femmes furent sacrifiées et enterrées avec lui ! Il avait sur lui, une épée de fer, une belle fibule en bronze, une petite statuette de bronze et une monnaie en or romaine, de l’empereur Zénon, frappée aux environs de l’an 480…

Source : thehistoryblog

115.01

Bonjour, Pourriez-vous m’aider à identifier une statuette retrouvée dans les affaires de mon beau-frère aujourd’hui décédé, passionné de détection ? Le lieu de découverte est très vraisemblablement le Tarn, dans les alentours de Brassac. Elle mesure 7,5 cm de hauteur et représente un éphèbe maniant ce qui semble être une fronde. En bronze, elle est recouverte de concrétions blanchâtres, verdies par endroits par le contact avec le métal. Espérant que vous pourrez m’aider, bien cordialement, Gisèle.
Elle n’est résolument pas antique, son style est indéfinissable. Le socle n’est pas un élément habituel d’une statuette gallo-romaine, si vous n’aviez précisé qu’il tenait une fronde on ne l’aurait pas deviné et ce n’est toujours pas évident. Ces concrétions blanchâtres ne sont pas les corrosions habituelles du bronze, ce qui nous fait penser à un autre métal. Bref elle continuera à garder son mystère.

L’arme de Bayonne

Baïonnette : N. F (de Bayonne où cette arme fut mise au point au XVIe siècle), sorte de petite épée pouvant se fixer au bout d’un fusil.

Voilà la définition donnée par le Petit Larousse du mot baïonnette. Petit retour historique sur l’origine de cette arme peu commune qui fit des ravages sur tous les champs de bataille du monde, pour atteindre son paroxysme lors de la guerre de 1914-1918. Bayonne, capitale du Pays Basque français, entre la peste, les guerres de religion et la prise de la ville par Charles Quint, Bayonne a vécu quelques heures mouvementées au XVIe siècle. L’arme la plus courante est le mousqueton. C’est une arme à feu assez rudimentaire que l’on charge avec de la poudre noire.
On raconte qu’un jour des paysans de Bayonne livrent un combat pour on ne sait quoi, tombent à court de poudre noire et de projectiles. Leur mousquet devient donc inutile. Que faire ?, se rendre ?, se battre à mains nues ? C’est alors que l’un des paysans a l’idée d’utiliser le couteau qu’il porte toujours en poche. Il plante le manche du couteau dans le canon de son mousquet et c’est ainsi dit-on que naît la baïonnette. En réalité, il est possible et même probable que d’autres aient eu l’idée auparavant, à commencer par les mousquetaires, ces militaires armés d’un mousquet, mais c’est l’épisode de Bayonne qui va imposer l’appellation « baïonnette ».
En 1655, le médecin personnel de Louis XIV note : « On fait à Bayonne des dagues qu’on appelle bayonettes ». A la même époque, Furetière fait entrer le terme dans son dictionnaire, précisant lui aussi qu’il est venu originairement de Bayonne.
Au départ, la baïonnette n’est qu’un système D pour transformer une arme à feu en arme blanche à défaut de pouvoir faire mieux, mais ce système D ne tarde pas à intéresser l’armée. En effet, le mousquet a ses limites…, il ne permet guère plus d’un tir par minute. C’est très long lorsque l’ennemi est juste en face ! Si les mousquets sont équipés de baïonnettes, cela va permettre soit de tenir l’ennemi à distance, soit s’il approche, de l’embrocher. A la fin du règne de Louis XIV, le fusil à silex s’impose à la place du mousquet à mèche, la baïonnette à douille, innovation de Vauban en 1687 reste en place en autorisant le tir.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Alexandre III roi d’Écosse

Une rare monnaie à l’effigie du roi Alexandre III d’Écosse (1241/1286) a été découverte par un prospecteur en Angleterre, dans le Comté de Norfolk. Non seulement la monnaie est assez rare, celle-ci fut frappée en 1280, mais en plus, elle fut transformée en bijoux ! Refaçonnée, probablement pendant la période Tudor, en un pendentif avec une croix stylisée sur le revers, ornée de quatre perles, dont deux sont manquantes. La monnaie / bijou a été déclarée trésor et intéresse le musée de Norfolk.

Source : bbc.com