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Monnaies et Détections

Archive pour août, 2021

7 tonnes !

Fantastique découverte dans une oliveraie en Turquie, plusieurs sarcophages d’époque romaine, en marbre finement sculpté ! Le premier fut découvert par des pillards, on ne sait pas comment ils localisèrent ce qui semble être un cimetière de nobles ou de personnages importants, vu la qualité des sarcophages. Le premier, percé sur le dessus par les pillards, pèse 7 tonnes ! Il figure des scènes de l’Illiade, représentant Achille et Agamemnon entre autres.
Le ministère de la Culture turc a voulu racheter le terrain, 3 autres sarcophages ont déjà été extraits, et il en reste sûrement d’autres. Après une offre de 500 000 livres turques, environ 49 000 euros, les propriétaires ont porté plainte devant ce tarif ridicule (pour le terrain et des oliviers centenaires). Finalement expertisé à plus de 100 000 euros, le gouvernement a payé la note. Des fouilles sont prévues, à suivre…


Source : thehistoryblog.com

119.03

Bonjour, j’ai un problème d’identification pour ces 2 trouvailles trouvées dans la Drôme… Un poids monétaire et une sublime monnaie romaine je suppose, mais je n’arrive pas à identifier le personnage à l’avers et encore moins le revers. Merci de m’aider, je vous suis depuis peu et j’adore… Cordialement, guillaume26.
Ah Guillaume ! Un poids monétaire sans indiquer le poids de celui-ci revient à commander un milk-shake à la banane sans la banane… c’est frustrant. Il s’agit d’un poids carré, avec un cavalier au galop à gauche et au revers une main d’Anvers avec deux lettres. Voilà ce que l’on a pu tirer comme information : « Le A, C, accostant la main du revers correspond aux initiales du maître balancier André Caers (1616-1617) d’Anvers. Ce poids monétaire est anglais, il fut frappé pour contrôler les demi-souverains de Jacques Ier. Mais cette main d’Anvers est présente aussi sur les monétaires de Hongrie et des Pays Bas. Le poids aurait permis d’éliminer la plupart des pays, néanmoins on penche pour un poids monétaire des Pays Bas bourguignons qui est le seul à présenter un avers avec un cavalier à droite et une main d’Anvers et des lettres pour un poids de 3,3 grammes. A suivre…
Votre « sublime monnaie romaine » est un follis frappé fin 307-fin 308 pour Maximien Hercule MAXIMIANVS P F S AVG. Avers : buste lauré et cuirassé de Maximien Hercule à droite, vu de trois quarts en avant “Maximianus Pius Felix Augustus” (Maximien Pieux Heureux Auguste). Revers : QVIES – AVG/ S|A// PTR Quies (le Repos) drapé debout à gauche, tenant un rameau de la main droite et un sceptre de la main gauche “Quies Augusti” (Le Repos de l’auguste). Cette monnaie en TTB peut valoir 120 euros mais la vôtre est à peine lisible, comptez une dizaine d’euros tout au plus.

Tigres normands et tunnels picards

Si l’emblème de la Normandie est le léopard, nous sommes contraints de constater que pour les fanas de la Seconde Guerre Mondiale l’emblème de la Bataille de Normandie serait plus sûrement le Tigre.

1500 Tigre I ont été fabriqués, ils sont la réponse blindée allemande à l’industrie soviétique du char de rupture. Destinés à supplanter le T-34 russe, qui avait déjà rencontré son alter ego sous la forme du Panther (les Nazis aimaient-ils les félins ?), le Tigre est un monstre d’acier dont les équipages ont écrit quelques étonnantes pages militaires dans la Normandie de 1944. Car, contrairement au front russe, le front de Normandie ne recevait pas de concurrents sérieux aux gros blindés allemands.
C’est sans doute pourquoi les principaux ennemis du fleuron des tankistes teutons furent les avions d’attaque au sol et… la panne de carburant.
Il y a les Tigre mythiques, celui de Wittmann, as (comme dans l’aviation) qui détruisit plusieurs dizaines de véhicules et de chars britanniques d’un seul mouvement (soufflé avec son équipage, plus tard, par une bombe), il y a celui de Son Altesse Sérénissime, le prince de Schoenburg-Waldenbourg (qui avait fait peindre ses armoiries sur chaque char de son escadron : pas très «révolutionnaire nazie», cette fantaisie), il y a celui de Vimoutiers… Imposant pot-de-fleur, il est le dernier Tigre présent en Normandie.
Désormais, fruit de la passion d’un fouilleur, il y a le Tigre de Mr Hoebig. Car il est bien issu de la terre normande ce blindé et Mr Hoebig l’avait identifié, localisé, déterré.
Pendant 25 ans (1988-2013), il a, avec l’autorisation du propriétaire et avant que d’assembler ses trouvailles, fait creuser un champ de la Poche de Falaise. Celle-ci est l’entonnoir où vinrent s’entasser les troupes motorisées allemandes. Fermée d’un côté par les Polonais libres, elle se réduisit jusqu’à ne plus exister, mettant fin à la Bataille de Normandie. Vingt-cinq années durant, le Tigre va sortir. Pièce par pièce, chacune étant nettoyée, restaurée. Ce jeu de construction est poursuivi par le fils, car Hoebig Sr est trop âgé pour le sprint final.
Le résultat est là : à Münster, en Westphalie du Nord, dans un musée de blindés, un septième Tigre a fait son apparition dans le Monde. Il ne roule pas, un seul étant encore motorisé parmi nos sept grabataires de la mécanique allemande.
Cette mécanique née du détecteur et de la pelleteuse est assez originale pour être signalée. Un char possède des pièces de métal suffisamment épaisses pour supporter tant bien que mal l’enfouissement, un char peut sortir d’un étang à peu près reconnaissable mais la limite de temps maximale est bien la Seconde Guerre Mondiale, pour nos pays tempérés s’entend. La recherche de tanks de la Première n’aboutit pas à quoique ce soit qui puisse être reconstitué. Même pour la période 1944, dans le cas du Tigre de Falaise, il a fallu que les Hoebig financent le tournage de pièces manquantes.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Chapeau bas

Le chapeau du plus célèbre des chasseurs de trésor vendu aux enchères, celui d’Indiana Jones porté par le héros de la saga dans le deuxième épisode : « Indiana Jones et le Temple maudit ». Sur une estimation de 150 000 euros, il a finalement atteint la somme de 252 000 euros ! C’est un peu moins que le prix du tout premier chapeau porté dans l’épisode I « L’arche perdue ». Des chapeaux réalisés à chaque fois sur mesure par de prestigieux chapeliers anglais. Indiana Jones (Harrison Ford) doit rempiler l’été prochain dans un nouvel épisode des aventures du docteur Jones, il lui faudra donc un nouveau chapeau…


Source : bfmtv.com

119.04

J’ai  trouvé  cet artefact  dans une  vigne, pourriez-vous  m’aider  à l’identifier ? Diamètre 16 mm, épaisseur 3 mm, poids 6,5 g, lieu Tarn proche Albi. Encore merci et bonne semaine à vous, Olivier.
Il s’agit d’un poids de ville pour la ville d’Albi, ce n’est pas un hasard si vous l’avez trouvé près d’Albi. Avers : lettre B majuscule accostée de deux besants le tout dans un grenetis large. Revers : tour crénelée accostée des lettres CA (non visible sur votre exemplaire). Un problème se pose néanmoins, le poids que vous indiquez ne correspond pas aux poids habituels des poids de villes, une once pèse aux alentours de trente grammes et c’est différent selon les régions, or vous nous signalez un poids de 6,5 g ? Faute de frappe ?

1628, Banco hollandais à La Havane

Piet Hein

Les colonies et conquêtes du Nouveau Monde sont une source de revenus et de richesses incroyables pour l’Espagne. Deux flottes au trésor rapatrient à Séville les richesses du monde espagnol. La flotte de terre-ferme part de Carthagène et rapporte l’or d’Equateur, les émeraudes de Colombie et l’argent du Pérou via Panama. La flotte de Nouvelle-Espagne charge à Veracruz l’argent du Mexique, mais également les épices, les teintures, les soieries et les porcelaines venues de Chine par Manille et Acapulco.
Les dangers qui guettent ces flottes sont nombreux et variés, pirates, corsaires, Anglais, et surtout, les éléments naturels, tempêtes, cyclones et le très redouté « pot au noir », la zone de convergence intertropicale qui désigne la région autour de l’Equateur où se rencontrent les alizés des deux hémisphères et où se forment de très violents orages, tant redoutés des navigateurs. Ainsi entre 1504 et 1650, on recense plus de 519 naufrages dans cette zone pour l’Espagne. Du côté portugais, on recense 216 naufrages entre 1497 et 1650 soit 20 % du trafic, la France compte 60 naufrages entre 1720 et 1762, les Anglais 200 naufrages entre 1600 et 1834 et les Portugais et Hollandais dénombrent 653 naufrages entre 1650 et 1800. A quoi il faut encore ajouter les naufrages de toutes les autres nations. Quoi qu’il en soit, les enjeux économiques en cas de naufrage sont tels que les autorités montent des expéditions de récupération quand le naufrage a lieu à faible profondeur, au-delà de 20 mètres de profondeur les vestiges disparaissent.
En 1568, les Pays Bas espagnols (la Belgique, le Luxembourg, la Hollande et le nord de la France) tentent de s’affranchir de la tutelle de l’Espagne de Philippe II et cela par les armes. La première phase du conflit aboutit en 1581 à la création des Provinces Unies, formés des 7 provinces protestantes du nord, les dix autres provinces étant reconquises et soumises par le sang. Une première trêve est signée en 1609 à Anvers. Les belligérants hollandais et espagnols étant exsangues, la trêve est fixée pour 10 ans ! Mais en réalité, les 2 camps se sont radicalisés et les Hollandais ont épousé la cause des protestants dans la guerre de 30 ans qui débute en 1618. Les hostilités démarrent durement pour les Hollandais, l’argent vient rapidement à manquer ! Suite au blocus du pays par les Espagnols, et surtout les déboires des protestants en Allemagne, quand Spinola prend la place clé de Breda en 1625, c’est la crise… et la survie des Provinces Unies s’en trouve grandement menacée…, déjà en 1623, l’amirauté hollandaise avait établi un grand projet appelé « groot desseyn », le grand dessein. Il décide de l’activer après la chute de Breda, celui-ci consiste à s’emparer du Brésil, possession portugaise entrée dans l’empire Habsbourg avec l’union des couronnes portugaise et espagnole en 1580 et par établir des comptoirs en Afrique, pour contrôler le commerce de l’ivoire et de l’or africains, tout en tarissant les ressources espagnoles en main-d’œuvre pour les mines du Pérou et du Mexique.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Serpent de bois

Découverte exceptionnelle pour des archéologues finlandais. Dans la tourbe d’un lac fouillé depuis plusieurs années, ils ont découvert un serpent sculpté dans un morceau de bois. Ce qui rend cette découverte hors du commun, c’est la stratigraphie, des couches de tourbes datées de 5 000 ans, et de la datation radiocarbone du bois, située au Néolithique, entre 2471 et 2291 avant notre ère ! Faisant de ce serpent de bois, la plus ancienne sculpture en bois jamais découverte à ce jour !


Source : cambridge.org

119.01

Bonjour, voici un portrait en plomb. Je n’arrive pas à le dater ni à savoir son utilité. Pourriez-vous m’aider à le dater et l’identifier ? Ce portrait me fait penser à Arlequin. 146 g. Merci à vous, Jeje77detection. 
Et nous à Cyrano de Bergerac ! Le chapeau, la plume, la moustache, le bouc et le long nez, oui on pense vraiment à lui, petite applique destinée à être suspendue peut-être.

Comment et où chercher des météorites Suite et fin

Dans les articles précédents (voir n° 106, 110 et 116), nous avons vu plusieurs façons de chercher ces pierres tombées du ciel, chercher sur les chutes anciennes connues et répertoriées, et sur celles inconnues du grand public, car non reprises dans la liste des chutes françaises (Limoges, Ile des Tonneliers ?). Nous avons également vu que les cartes géologiques peuvent grandement servir pour nos recherches et que la prospection en bordure de champs et celle de souches d’arbres peuvent également être bénéfique ! Continuons avec cette fois la prospection des ruisseaux.

Il faut savoir que la meilleure période pour chercher dans les ruisseaux se situe en été, quand les niveaux d’eau sont au plus bas. Pour les ruisseaux à sec depuis des lustres, on peut y chercher toute l’année, ceux-là sont mes préférés !
Toutefois, la recherche en ruisseaux est très compliquée, et cela, à cause principalement de la pollution métallique énorme des dits ruisseaux. Certains sont de véritables décharges à ciel ouvert ! Voilà pourquoi il faut prospecter les ruisseaux avec un petit disque. J’utilise un 11 cm de Ø et aussi une discrimination basse sauf pour les ruisseaux asséchés où là je cherche en tous métaux. On creuse facilement et surtout on distingue les cibles, ce qui n’est pas le cas avec l’eau courante. Il faut aussi déterminer les secteurs à faire en priorité, à savoir les bancs de graviers et de galets. Ces endroits sont à prospecter avec grand soin. C’est là que l’on a le plus de chance de trouver des météorites mais aussi des impactites et autres tectites. Ici, votre œil sera votre détecteur (1), chercher des pierres qui dénotent ou qui vous semblent bizarres. En cas de doute, emportez-là avec vous pour l’examiner à tête reposée une fois chez vous !
Les coudes naturels des ruisseaux sont aussi les endroits à examiner avec grand soin. Les petites pierres et autres objets lourds restent piégés dans ces courbures, et enfin les secteurs couverts de grosses pierres méritent aussi toute votre curiosité !
J’ai mis au point ma propre technique de recherches. En effet, lors de la découverte de ma première météorite, le problème de la discrimination « haute » fut pour moi une révélation. Comment faire pour découvrir ces petites météorites faibles en fer, qui nous passent sous le nez à cause d’une discrimination trop haute ?
La solution semble toute simple : chercher en tout métaux ! Cela est toutefois impossible, chercher avec une discrimination très basse pour éliminer les très petits ferreux est une solution mais il faudra creuser beaucoup et beaucoup, cela reste un choix. Comme je l’ai déjà dit, la recherche de météorites est particulière et il faut entre autre beaucoup de patience et d’obstination. Ma façon de procéder est simple mais pourra sembler laborieuse pour certains. Quand je prospecte un ruisseau, je cherche en priorité les bancs de graviers et de galets, et, avant d’entamer les recherches au détecteur, je fais un nettoyage de surface du dit banc de graviers !, comment ?, avec mon FTN-63. Ayant une force d’adhérence de 110 kilos, je réalise ainsi la totalité à prospecter à l’aimant, effectuant ainsi un dégagement de tous les ferreux en surface.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Bague en or médiévale

Encore un trésor découvert à l’actif d’un prospecteur anglais, Peter McCoy ! Après avoir obtenu l’autorisation d’un agriculteur de Ledbury de prospecter ses terres, Peter y a découvert une superbe bague en or ! Un modeste trésor, mais trésor tout de même, la bague médiévale est datée du XIIIe siècle.
Ensuite, la procédure à suivre est très simple, Peter déclare la découverte au Coroner local, un agent de liaison des services archéologiques présent dans chaque commune, bien souvent des bénévoles ; si l’objet est antique, intéressant pour l’art ou l’histoire ou contient plus de 10 % d’or, il reçoit la mention « trésor » ! Il est ensuite confié à un musée ou un comité d’expertise qui va déterminer sa valeur marchande et puis soit un musée local voire national suivant la qualité de l’objet, fait une offre, sinon le trésor passe aux enchères, dans les deux cas l’inventeur et le propriétaire se partagent la somme obtenue !
Le résultat de ce système on ne peut plus simple étant, et c’est bien le plus important, que les bases de données anglaises s’enrichissent de nouvelles entrées toutes les semaines !
En France, rien de nouveau, le système en place attend on ne sait quoi pour se remettre en cause, et pendant ce temps tout ce qui est perdu est définitivement perdu…


Source : herefordtimes.com