Agenda du n°122

VERN SUR SEICHE • 35
Dimanche 30 janvier 2022
Bourse aux livres et collections
Salles de fêtes de la Chalotais, 35770 Vern sur Seiche
De 9h à 17h. Entrée 1 e. Renseignements : 06.83.82.41.70

LAON • 02
Dimanche 2 février 2022
Bourse numismatique
Maison des Associations Laon Plateau, rue du Bourg, 02000 Laon
De 9h à 12h. Entrée gratuite

BAGNOLET  • 93
Samedi 5 février 2022
Bourse numismatique
Hôtel Novotel, 1 avenue de la République, 93170 Bagnolet
De 9h à 17h. Entrée 5 e

TAVERNY  • 95
Dimanche 6 février 2022
1er salon numismatique international d’Île de France
Gymnase Jules Ladoumègue, 56 avenue de Noissy, 95150 Taverny
De 9h à 16h. Entrée gratuite

PESSAC  • 33
Samedi 12 février 2022
59e bourse multi-collections
Salle Bellegrave, avenue de Colonel Robert Jacqui, 33600 Pessac
De 9h à 17h30. Entrée 1 e. Renseignements : 06.64.71.42.05

BONNEVAL  • 28
Dimanche 13 février 2022
20e salon toutes collections
Salle des fêtes, promenade du Mail, 28800 Bonneval
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.78.28.50.76

MULHOUSE  • 68
Dimanche 13 février 2022
Bourse toutes collections
Parc des expositions, 120 rue Lefèbvre, 68100 Mulhouse
De 9h à 17h. Entrée 4 e. Renseignements : 03.89.64.43.96

THYEZ  • 74
Dimanche 13 février 2022
40e salon de printemps
Forum des Lacs, 269 rue des Sorbiers, 74300 Thyez
De 9h à 16h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.50.25.81.80

SAINT SEBASTIEN SUR LOIRE  • 44
Samedi 19 février 2022
30e salon des collectionneurs
Salle Escall, rue des Berlaguts, 44230 St Sébastien sur Loire
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 02.55.09.46.21

LYS LEZ LANNOY  • 59
Dimanche 20 février 2022
Bourse toutes collections
Centre culturel, avenue Paul Bert, 59390 Lys lez Lannoy
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.11.12.89.70

CASTELNAU LE LEZ  • 34
Dimanche 27 février 2022
12e salon des collectionneurs
Complexe Kiasma, espace Lagoya, 1 rue de la Crouzette, 34170 Castelnau le Lez
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.87.39.80.27

GENAS  • 69
Dimanche 27 février 2022
30e bourse multicollections
Salle Jacques Anquetil, rue de la Fraternité, 69740 Genas
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 04.78.90.34.25

POLLESTRES  • 66
Dimanche 27 février 2022
17e bourse numismatique
Salle polyvalente Jordi Barre, avenue Pablo Casals, 66450 Pollestres
De 9h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.31.18.51.91

TORCY  • 77
Dimanche 27 février 2022
30e salon des collectionneurs
Espace Lino Ventura, face à l’Hôtel de Ville, 77200 Torcy
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.79.15.34.78

TOULON  • 83
Samedi 12 mars 2022
Bourse toute collection
Salle de l’Eglise Jean Bosco au Mourillon, 3 boulevard Cuneo, 83100 Toulon
De 14h à 18h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.80.02.07.14

SELESTAT  • 67
Dimanche 27 mars 2022
Bourse toutes collections
Salle les Tanzmatten, 67600 Selestat
De 8h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 06.52.75.96.93

Sommaire du n°122

Vécu
Cahiers de prospection 2008
La rocambolesque histoire de la chouette d’or
Le poinçon de Lambesc
ou les méfaits du SRA de PACA
Angleterre, découverte d’un esterlin inédit d’Adolphe de Waldeck (1301-1302)
Les casques en bronze de Verksø
La mosaïque de Caligula
Législation
Projet de loi du Sénat français
Brèves
Histoire
Le dernier roi viking
Perles de Lorraine et d’ailleurs…
Les tribulations de La Peregrina
Le trésor de Guarrazar
L’épée de Napoléon Ier
Pictes, Brigantes et Mur d’Hadrien :
l’Ecosse romaine
Numismatique
La monnaie ça rapporte !
Bade trip
60e anniversaire des premiers centimes de la Ve République
La monnaie dans tous ses états – Louis XVI et la Révolution
Chinoiseries numismatiques
Le caïdon, monnaie post‑esclavage
Trouvailles
Monnaies/objets
Courrier
Agenda
Librairie
La photo insolite

Édito du n°122

Toute l’équipe de Monnaies & Détections vous souhaite de très belles trouvailles à venir malgré la loi du patrimoine de 2016.
C’est une loi prise en dépit du bons sens et l’archéologie française s’appauvrit tous les ans de cet immense gâchis de non déclaration de trouvailles fortuites. Pour nous cela reste un combat : montrer aux amoureux de notre patrimoine la perte de données engendrée par cette loi scélérate pour que cela puisse peser dans le débat futur. C’est un challenge !
L’administration, bien qu’obtuse, ne manque pas de cerveaux qui se poseront les bonnes questions un jour ou l’autre. « Comment se fait-il qu’il n’y ait plus de trouvailles à étudier ? Pourquoi les écrits scientifiques se raréfient comme peau de chagrin ? » Simplement le délai d’inertie de cette dernière est monstrueux. Mais n’en doutons pas, un jour nous gagnerons !
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

La pièce de huit, un monument numismatique

La pièce de huit réaux, plus connue sous l’appellation « pièce de huit » représente à elle seule le symbole de puissance de l’Espagne et de ces colonies d’Amériques. Cette pièce de monnaie fut convoitée par tous !, et en particulier par les pirates, corsaires, flibustiers et autres boucaniers et par la suite des chercheurs d’épaves et autres chercheurs des plages. Bref, cette monnaie est un monument de l’histoire monétaire mondiale.

L’histoire commence ainsi : en 1525, Charles-Quint accorde un privilège permettant aux comtes de continuer à battre une monnaie lourde en argent, le très fameux Joachimtaler d’un poids de 28,5 g à 0,900. Cette monnaie aura une énorme aire d’influence, à tel point que c’est à celle-ci que revient la palme du « dollar » d’argent car il ne faut pas oublier non plus que par le truchement de la « dolera » espagnole, le vrai dollar dérive du thaler. Cette décision capitale de Charles-Quint va avoir des conséquences énormes sur le plan monétaire international.
En 1452, Colomb découvre « l’Amérique », des colons hollandais, belges, anglais, espagnols et portugais vont s’établir sur la côte est américaine. Ils seront à la base de la création de 13 colonies américaines. La plupart a quitté son pays sans emploi et sans argent ! Elle a très peu de numéraire en poche. Charles-Quint semble avoir prévu cette difficulté, il envoie, dès 1523, quantité de réaux outre-Atlantique, de quoi largement faire démarrer les colonies !
En 1535, il autorise le gouverneur Mendosa à créer un atelier monétaire à Mexico. Les premières pièces d’un réal seront ainsi frappées en 1536 sur le continent américain. Plus tard, sous Philippe II (1555-98), les toutes premières pièces de 8 réaux seront frappées à Mexico dès 1570 (27,42 g-0,9305). Par la suite, sous Philippe III (1598-1621), le poids diminue à 26,78 g-0,9305, au XVIIe siècle, Philippe V (1621-1665) augmente de nouveau le poids qui passe à 27, 52 g-0,9305 et va même faire circuler cette monnaie dans les Pays-Bas méridionaux, contremarquée de la toison d’or et aura une équivalence au patagon (28,10 g-0,875) en circulation.

Au XVIIIe, la situation évolue. La pièce de huit réaux circule largement sur tout le continent américain. Dès 1774, des billets sont émis, libellés à la fois en dollar et en shilling et pence, notamment dans le Maryland. Les Etats-Unis proclament leur indépendance en 1776.
La pièce de 8 réaux circule déjà dans le monde entier et soutient entre autre le commerce avec la Chine. Ceci va avoir une conséquence en Europe, une forme d’alignements de certaines pièces des pays motivés par le commerce international. A la pièce de huit réaux frappée à Mexico par Charles III (27,07 g-0,9166) on trouvera comme « concurrentes » entre autres :
– En Angleterre, sous George III, la couronne (28,2759 g-0925)
– Au Danemark, sous Chrétien VII, le riesdaler (28,89 g-0,875)
– En Russie, sous Pierre-le-Grand, le rouble (28,4 g-0,729)
– En France, sous Louis XV, l’écu (29,40 g-0,917)
– En Autriche, sous Marie-Thérèse, le thaler (28,05 g-0,833)
– Aux Pays-Bas, sous Charles III, le patagon (28,10 g-0,875)
– Etc., etc.

Par ailleurs, il faut signaler un autre évènement majeur. Le 6 juillet 1785, le mot dollar est adopté officiellement comme standard unitaire pour les Etats-Unis. Cette dénomination couvre ce que l’on a appelé jusqu’alors « Spanish Milled Dollar », « Piece of Eight », ou encore « Pillar Dollar ». L’Angleterre qui manque de numéraire à la fin de XVIIIe siècle, fait circuler sur son territoire la pièce de 8 réaux contremarquée de la tête de George III. Il en est de même des premières pièces d’un dollar émises en1794 et 1795 !

La suite dans Monnaies & Détections n° 121

La collection Horace Hird

Horace Hird, citoyen britannique, était un numismate averti, passionné par les monnaies en or d’époque Tudor et Stuart (élisabéthaines). En cinquante ans de recherches, il avait constitué une fabuleuse collection, principalement dans les années 1940/50. A son décès en 1973, sa collection fut vendue. Enfin, c’est ce que tout le monde pensait, jusqu’à ce qu’un de ses héritiers découvre une partie de sa collection qu’il avait tout simplement cachée !
Un véritable trésor de monnaies rares, 52 pièces d’or, probablement les plus belles de sa collection, qui viennent de passer aux enchères, obtenant un résultat total de 2,8 millions de livres sterling !
Le clou de la vente fut une monnaie d’Élisabeth I, un gruau d’or frappé en 1601 de 4,34 grammes et vendu 400 000 £. Autre rareté, une monnaie du navire élisabéthain « Ryal Rose Noble » frappée l’année de l’Armada espagnole en 1588 et vendue 170 000 £ pour 7,52 grammes d’or !
Pour voir la collection complète, taper dans votre moteur de recherche : 21064 – The Horace Hird Collection. Et allez sur le site lot-art.com.


Sources : thetimes.co.uk & lot-art.com

121.22

Bonsoir, j’ai trouvé un poids monétaire ce week-end que je n’arrive pas à identifier car il pèse 5,80 grammes. Je le pense espagnol. Si vous pouvez m’en dire plus au sujet de la monnaie auquel il correspond et une datation. Merci à vous, cordialement, Jérôme 
Oui c’est un poids espagnol, croix potencée dans un quadrilobe, au revers une couronne, la légende dessous a disparu, corde en périphérie. Poids de forme discoïdale mais il y a un hic, votre poids donné ne correspond pas aux normes de poids des monnaies espagnoles de l’époque, ce poids devrait faire 6,64 pour le double écu et vous nous affirmez qu’il pèse 5,8 g ? L’usure n’est pas aussi importante pour qu’il perde autant ! Mystère ?!

Ma première grande « boursée »

Ce vendredi 1er octobre 2021 en rentrant d’un RDV je décide de m’arrêter au pied d’une colline sur le col de la route qui relie deux petits villages dans le 83, j’ai déjà prospecté dans les environs sans jamais rien trouver de bien conséquent, surtout et essentiellement des culots de cartouches de chasse dont certaines à broche.
Après quelques heures de balade avec mon chien, mon Teknetics Eurotek Pro et très peu de cibles significatives, je suis surpris par une série de petits sons sur un même balayage de disque. Les précédentes fois que ce type de son régulier mais étendu avait retenti de mon détecteur, le résultat après exhumation c’était de beaux gros fils de cuivre déroulés sur plusieurs centimètres. Je décide donc de creuser cette nouvelle cible pour en avoir le cœur net et avec l’aide de mon Pointer j’arrive à sortir de terre un double-tournois.

La suite dans Monnaies & Détections n° 121

C’est de la bombe !

Lansing, Michigan, États-Unis, une famille ayant récemment hérité d’une maison et de son contenu, font le ménage, espère-t-ils y trouver un trésor ? L’histoire ne le dit pas, mais ils tombent sur un objet insolite, dans le bas d’un placard sous un tas de chiffons, un obus de la Première Guerre mondiale, une bombe énorme !
Panique générale, la police prévenue et le service de déminage ont fait évacuer la rue par précaution, les démineurs doivent encore en rigoler, puisque l’obus avait été vidé de son explosif, remplacé par un trésor ! Un magot constitué de monnaies en argent et cuivre, pas de pièce d’or et d’un lot de billets de banque, des monnaies et billets datés entre fin 1800 et 1900 ! Le montant total n’a pas été précisé, tous les dollars frappés ont toujours cours, mais il n’est pas impossible que quelques monnaies ou billets rares fassent monter le jackpot. La famille a récupéré son trésor et le service de déminage est reparti avec l’obus, vide cette fois…


Source : wilx.com

121.23

Bonjour, voici un bel objet que j’ai trouvé il y a quelques années non loin d’Autrans (38880) dans le Vercors. Fidèle lecteur de votre magazine, je vous invite à m’aider pour l’identification et la datation de cette trouvaille. Il a un diamètre de 25 mm et une épaisseur de 15 mm. Son poids est de 25 grammes mais il est rempli de terre. Sur le dessus il y a un petit clou qui traverse l’objet, sur le dessous une ouverture (12 x 10 mm) servant à accueillir un morceau de bois et sur le flan gauche une autre ouverture d’un diamètre de 5 mm, usé très probablement par un cordon ou par du crin. Sur le verso on distingue au centre un visage humain portant un bonnet phrygien ? Encadré de deux plumes puis de deux fleurs à 4 pétales. Au niveau du col on distingue deux signes face à face (l’oiseau). Tout en bas une sphère et deux rayons ? Sur le recto on retrouve les deux fleurs à 4 pétales et en son centre un symbole qui m’est inconnu mais me fait penser à une hache ou une couronne ou encore un chapiteau de colonne. En bas on retrouve encore la sphère et les deux rayons, identiques au verso. Je pense à une tête de canne ou encore un cul de dague. Merci pour votre aide. Jolly Jumper
Il s’agit bien d’un pommeau de dague, on pencherait sur la période de la Renaissance pour le côté chargé en décoration. Fin XVe- fin XVIe.

Les cinq familles

Lorsque le Luxembourg est devenu grand (duché) il a, en fait, considérablement réduit. Des deux tiers… C’est pourquoi il existe après ce découpage frontalier né de la défaite de Napoléon I, un Luxembourg belge,un Luxembourg prussien et un Luxembourg français. Ce dernier est annexé un peu plus tôt que le belge puisque Louis XIV, ce grand amateur des terres voisines, avait raflé les paroisses luxembourgeoises, comme la cité de Thionville et leurs 60 000 habitants dont les descendants forment aujourd’hui le Luxembourg français. En 1815, l’est est laissé aux Prussiens tandis qu’en 1839 le royaume des Belges annexe formellement tout l’ouest.
Désormais largement amputé, ce territoire avait été donné au roi des Pays-Bas pour compenser la perte de quatre principautés allemandes (Siegen, Dillenbourg, Nassau-Dietz et Hadamar), de ses ancêtres, données à la Prusse dans la grande redistribution. Le titre de “grand-duc” lui permet d’être au-dessus de la plupart des autres membres de la Confédération Germanique, à laquelle le Luxembourg appartient désormais.

Le roi devient grand-duc du Luxembourg à titre personnel. C’est pourquoi la règle familiale s’applique et que son cousin à la énième génération devient grand-duc en 1890, tandis que le royaume se transmettra par les femmes.
Donc en 1815, le Luxembourg est confié à une nouvelle dynastie. C’était déjà arrivé lorsque la famille éponyme avait revendu ses droits à un Bourgogne. D’ailleurs ces “Luxembourg” du XVe siècle étaient en fait des “Limbourg” (un duché plus au nord, à l’histoire fascinante également).
Il y aurait donc cinq dynasties différentes régnant au Luxembourg depuis la fondation de cet Etat, au Xe siècle, par Sigefroid : Luxembourg, Limbourg, Bourgogne, Habsbourg, Nassau.

En réalité toutes descendent de ce chevalier-comte mort en 998 (ou 987, les historiens divergent).
La jeune héritière Luxembourg épouse un Limbourg et leur fils devient comte de Luxembourg en ce XIIIe siècle. La veuve “Limbourg-Luxembourg” rembourse une dette à son cousin Bourgogne qui devient duc (eh, oui le statut a augmenté en 1353) de Luxembourg en ce XVe siècle. La fille de Charles le Téméraire, quelques décennies plus tard, épouse un Habsbourg. Leurs descendants règnent jusqu’à l’occupation française en 1795.

Des prétendants français au titre.

La suite dans Monnaies & Détections n° 121