Agenda du n°123

HYèRES-LES-PALMIERS • 83
Samedi 2 avril au dimanche 3 avril 2022
XXIe grande bourse numismatique Hyéroise
Salle du Forum Casino, 1 avenue Ambroise-Thomas, 83400 Hyères-les-Palmiers
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.76.10.54.97

Saint-Pryvé-Saint-Mesmin • 45
Samedi 2 avril 2022
Salon multi-collections
Salles des fêtes, 13-23 rue de la salle des Fêtes, 45750 Saint-Pryvé-Saint-Mesmin
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 07.86.85.73.45

Champagne-sur-Oise • 95
Dimanche 3 avril 2022
Salon toutes collections
Salle CCS, parc municipal, 12 rue de Welwyn, 95660 Champagne-sur-Oise
De 8h à 16h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.84.45.33.64

Château-Landon • 77
Dimanche 3 avril 2022
Salon toutes collections
Foyer rural, 7 bd Carnot 77570 Château-Landon
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.78.28.55.97

REIMS  51
Dimanche 3 avril 2022
Salon toutes collections
Salle Galaxie, 5 rue des Têtes de fer, route de Bezannes 51100 Reims
De 8h30 à 17h. Entrée : 3 €

SAINT-CYR-SUR-LOIRE • 37
Dimanche 10 avril 2022
Salon-bourse numismatique et collections
Salle de l’Escale, 160 rue de la Croix de Perigourd 37540 St-Cyr-sur-Loire. De 9h à 16h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.25.14.55.38

VERN-SUR-SEICHE  35
Dimanche 10 avril 2022
Bourse aux livres et collections
Salles de fêtes de la Chalotais, 35770 Vern-sur-Seiche
De 9h à 17h. Entrée 1 €. Renseignements : 06.83.82.41.70

BRIOUDE  43
Dimanche 17 avril 2022
Bourse toutes collections
Salle polyvalente, rue de la Croix Saint Isidore, 43100 Brioude.
De 9h à 18h. Entrée gratuite

ANDUZE  30
Dimanche 8 mai 2022
11e bourse numismatique
Salle Marcel Pagnol, rue Pelico, 310140 Anduze
De 9h à 17h30. Entrée gratuite

DAINVILLE  62
Dimanche 8 mai 2022
Bourse toutes collections
Salle polyvalente, allée du 8 mai 62000 Dainville
De 9h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements : 03.21.22.43.30

TOULON  83
Samedi 14 mai 2022
Exposition de collections
Salle de l’Eglise Jean Bosco au Mourillon, 3 boulevard Cuneo 83100 Toulon
De 10h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.76.10.54.97

Sommaire du numéro 123

Vécu
Cahiers de prospection 2008
Toulouse 23 janvier 1944 : les déboires de la Luftwaffe
La monnaie d’une vie !
Des milliers de roubles dans des bouteilles en plastique
Basil Brown
Le disque de Curmsun
Découverte d’un trésor dissimulé
Poisson d’avril numismatique !
À tous les prospecteurs de France !
Brèves
Histoire
Le trésor de Saint-Nicolas-de-Port
Les fabuleux archanges polonais
Brèves de comptoirs
Le trésor d’El Carambolo
Numismatique
Carausius, commandant, pirate et empereur du Nord !
Au pays du cochon à dents
Carnet de cheikhs
Trésors gothiques
Les rarissimes monnaies françaises émises à Tournai
Trouvailles
Monnaies/objets avec la 70e Palmela
Courrier
Agenda
Librairie
La photo insolite

Édito du numéro 123

Vous vous êtes présentés en kiosque pour acheter la revue avec dans votre main le solde prêt. Manque de chance, il vous manquait une pièce de cinquante centimes d’euros résultant de l’augmentation du prix de vente. On a lutté longtemps pour ne pas monter le tarif mais ce début d’année, le prix du papier a doublé. En cause, une pénurie au niveau mondial assortie d’une grève longue chez le plus gros fabricant au monde de papier aux Pays-Bas. Notre imprimeur nous a envoyé un nouveau tarif d’impression à plus vingt-cinq pour cent. C’est trop ! Nous sommes obligés de répercuter sur nos lecteurs ces coûts supplémentaires en sachant que cela est loin de s’équilibrer. Les abonnés ne seront touchés qu’au moment de leurs réabonnements, les plus chanceux étant ceux qui se sont abonnés au numéro en cours. En espérant que la lecture de celui-ci vous fasse oublier notre actualité si pessimiste et que vous plongiez pro­fondément dans la résolution des deux premières énigmes de notre chasse au trésor.
Bonne lecture
Gilles Cavaillé

Du plomb qui vaut de l’or

Insolite, un lot de 20 plombs d’imprimerie, des caractères mobiles, a été vendu aux enchères à Lyon. Ces plombs d’imprimerie furent découverts par des chercheurs d’or qui fouillaient et orpaillaient les boues du fleuve qui traverse la ville de Lyon, la Saône, au début du 19e. Les plombs furent datés du 15e siècle, ce qui en fait un des lots de plombs mobiles, parmi les plus anciens connus à ce jour en France. Le lot qui était resté dans une collection privée était estimé entre 3 000 et 5 000 euros, il a atteint la somme record de 65 000 euros ! Le prix comprend 25 % de frais, soit 52 000 nets, pour le vendeur, ce qui nous met le plomb d’imprimerie à 2 600 euros pièce ! Voilà une histoire à méditer. Pour les prospecteurs, si vous avez déjà trouvé ou si à l’avenir vous découvrez des plombs d’imprimerie similaires, prêtez-leurs plus d’attention, on ne sait jamais…


Source : la gazette de l’hôtel Drouot

Angleterre, découverte d’un esterlin inédit d’Adolphe de Waldeck (1301-1302)

Cette monnaie totalement inédite fut mise au jour en 2021 dans des circonstances inconnues, l’inventeur ayant gardé le silence sur le lieu et la date de découverte. On ignore à ce jour si cette monnaie fut découverte isolée ou si elle provient d’un dépôt plus important ! Cette façon de faire n’est vraiment pas habituelle en Angleterre ! L’auteur de la découverte a peut-être prospecté sans autorisation ? ou espère peut-être faire d’autres découvertes dans le secteur ! Le mystère plane.
Voilà aussi pourquoi cette monnaie fut publiée en Belgique et identifiée comme étant un esterlin inédit d’Adolphe de Waldeck, prince-évêque de Liège de 1301 à 1302, d’où la rareté extrême des monnaies émises par ce prince évêque. Trois monnaies sont aussi connues à ce jour (répertoriées et publiées) !
La monnaie en argent est fissurée et incomplète. Elle provient de l’atelier de Huy et date de l’année 1302, le poids et diamètre sont inconnus ! La découverte de cette monnaie en Angleterre illustre bien les relations commerciales entre la principauté de Liège et l’île de Bretagne, principalement sur le commerce des draps et de la laine.
Avant cette découverte anglaise, seules 2 monnaies d’Adolphe de Waldeck étaient connues, deux deniers d’argent de l’atelier de Liège datés de 1301. Cette découverte anglaise ouvre ainsi de nouvelles perspectives, c’est-à-dire que l’atelier de Huy doit avoir également frappé des deniers d’argent inconnus à ce jour, mais, aussi que l’atelier de Liège doit avoir lui aussi frappé des esterlins eux aussi inconnus à ce jour !

La suite dans Monnaies & Détections n° 122

Un trésor de 3 000 ans

Pour une jeune fille de 13 ans ! Encore une belle histoire qui nous vient d’Angleterre « on trouve autant de trésors en France, mais il ne faut pas le dire… ». Milly, 13 ans, prospecte depuis peu avec son père dans la région de Hertfordshire, au cours de sa troisième sortie avec son détecteur XP orx, dont elle porte fièrement les couleurs (sur son teeshirt), Milly n’a pas dérogé à la chance de la débutante, elle a obtenu un bon signal, quand c’est le cas, elle appelle son père qui creuse pour elle, pas bête Milly !
Et là, est apparue une hache en bronze ! Puis une deuxième et une autre… Au bout de 25, son père qui devait commencer à fatiguer, s’est résolu à prévenir les archéologues, comme le veut la loi anglaise. La fouille en règle du site a délivré 65 morceaux de bronze, dont une grande quantité de haches à douille en plus ou moins bon état, probablement le dépôt d’un fondeur. C’est tout de même un beau trésor, surtout pour une troisième sortie ! Maintenant, le rêve de Milly c’est de trouver de l’or, elle n’est pas la seule, et avec une telle chance ça ne devrait pas tarder, c’est tout le mal qu’on lui souhaite pour 2022…


Source : bbc.com

122.15

Bonjour, besoin de votre aide pour identifier cet objet. Est-il militaire ou est-ce juste un blason qui a du style ? Davidou23 
Petite broche moderne supportant des armes de ville, il s’agit du blason de la ville de Reims : d’argent aux deux rinceaux de laurier de sinople passé en double sautoir, au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or de France ancien. La signification du blason : ces armes sont dites “parlantes’’ par les rinceaux. En effet cet emblème désignait la ville de “Rains’’ sur le sceau des échevins du XIIe siècle. Le chef rappelle que Reims faisait partie des “bonnes villes du royaume’’, fut attribué par les rois capétiens, qui, par tradition, venaient ceindre leur couronne dans l’église de Saint Rémi. Les remparts sur la broche signifient que la ville fut fondée à l’époque Romaine. Quant aux feuilles d’acanthes (?) qui entourent la broche, je n’en connais pas la signification ; simples décoration ? ID EB

L’épée de Napoléon Ier

Dans le n° 119 de Monnaies et Détections avait été évoquée la disparition de l’épée de Charles X. Or, Napoléon Ier qui, lui, s’en est servie au cours de batailles a, également, égaré son épée. “Egaré”, écrivons-nous, car il l’a perdue de son vivant.
Au soir de la funeste bataille de Waterloo, les voitures et les bagages de l’empereur des Français sont pillés. Certaines pièces sont amenées jusqu’aux chefs, dont Blücher, le Prussien. Ses soldats ont raté de peu la capture de l’empereur des Français mais ils vont se rattraper sur le pillage méthodique des berlines abandonnées. Parmi elles, l’une des épées de service de l’empereur vaincu. Les mémoires du mamelouk Ali évoquent cette perte “Dans la voiture de l’Empereur, il y avait une épée qui fut oubliée par Archambault (le cocher préféré de Napoléon, NDA) …” Blücher en fera don, un peu plus tard, à une école de cadets près de Berlin (rappelons que les cadets sont de très jeunes élèves-officiers).
Berlin ravagée par la guerre civile en 1919, deux compagnies de cadets et leurs instructeurs s’en vont recueillir, afin de la cacher, l’épée de Napoléon qui est exposée dans l’église de leur école.
Quelqu’un a été plus vif que l’armée officielle rassemblée au son du clairon et s’avançant en colonne car l’arme impériale a disparu !
En 1932, un musée allemand est approché afin d’acquérir une épée de Napoléon offerte à Blücher. Il décline l’offre mais la communique au musée de l’Armée à Paris qui l’achète pour 95 000 francs.
Elle est comparable à celle qui est déjà exposée, aussi le musée pense détenir les deux qu’emportaient Napoléon Ier : celle d’Austerlitz et celle “de rechange”, toutes deux réalisées par l’orfèvre Biennais (fournisseur exclusif de la table impériale qui se retirera en 1821, il réalise aussi des regalia comme la couronne du roi de Bavière et les plaques des ordres impériaux).
En 1940, elle disparaît pendant la Débâcle.
Mais Goering, le satrape allemand amateur d’Art, avait fait entretemps don d’une prétendue épée de Napoléon au même musée qui en avait refusé une en 1932…
Elle est emmenée par les Russes en mai 1946, ils la renvoient vers la RDA (mais est-ce la bonne ?) en 1958 et elle est désormais exposée au Zeughaus dans une Allemagne unifiée. Cependant, les historiens français la jugent “complètement différente” de celles du Musée de l’Armée.

Sortir de terre une plaque de shako napoléonienne est rare alors que dire des objets évoqués dans l’article !

La suite dans Monnaies & Détections n° 122

310 kilos

C’est le nouveau record du monde, concernant les pierres précieuses et plus particulièrement les saphirs, un saphir de 310 kilos !
Une incroyable découverte réalisée au Sri Lanka, dans une mine de saphir à Honora, dans la région de Ratnapura, surnommée la « ville des pierres précieuses » et elle porte bien son surnom, c’est dans cette ville que fut découvert en 2016 et par hasard, le plus gros gisement de saphir étoilé du monde !
Ce saphir, exposé pour la première fois le 12 décembre dernier, n’est pas étoilé, sous de puissants spots de lumière blanche, il révèle une belle couleur bleu pâle assez uniforme. Le Sri Lanka est un des plus gros producteurs de saphir au monde, la production et l’exportation de l’année 2020 étant d’environ 500 millions de dollars. Un chiffre à comparer à cette gemme de 310 kilos, soit environ 2,5 millions de carats, à ce niveau on n’est plus à 100 carats près… Le saphir a été présenté en grande pompe, avec moines bouddhistes et louanges de remerciements à Bouddha, et le propriétaire de la mine peut le remercier, Bouddha, le gros caillou bleu étant estimé à environ 100 millions de dollars !


Source : huffingtonpost.fr