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Monnaies et Détections

Cahiers de prospection 1999-2000

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 12 septembre 1999
L’après-midi je remonte toute l’Ariège par la nationale en m’arrêtant dans chaque village jusqu’à Foix. Partout je suis les berges en amont et en aval de chaque village mais l’eau est beaucoup trop haute pour prospecter. En plusieurs endroits en plus, surtout en approchant de Foix, les bords sont abrupts, envahis de végétation, ou pleins de sable ou de galets roulés. Je redescends jusqu’à Venerque mais là le coin à marmites est envahi de baigneurs.
Je finis par aller au gué, l’eau est trop haute là aussi, alors je fais le champ entre la falaise et le gué, sur le « rastoul », le chaume de blé, mais je ne trouve rien, seulement une cartouche complète de Mauser, toute « vert de grisée » mais en frottant on voit bien les marquages allemands.

Samedi 18 septembre 1999

De 16 à 19 h je vais faire les marmites dans la plaine derrière la Vernière, l’Ariège est encore un peu haute, il y a beaucoup de courant mais ça passe, le paysage entre les berges boisées est magnifique. Je fais un Napoléon, un gros médaillon en cuivre représentant un caducée, et plein de balles de pêche et de cuillers.

Lundi 27 septembre 1999

Je vais à Carbonne voir l’endroit où Aimé, juste après la guerre, à l’âge de 6 ou 7 ans, avait été obligé de jeter dans la Garonne, depuis le pont suspendu qu’il y avait à l’époque, une mitraillette Thompson. Il l’avait prise dans le hangar situé derrière l’épicerie où il habitait. Il y avait tout un tas d’armes, mitraillettes et fusils, et il s’amusait à faire peur à des gamines dans la rue. L’une des mamans est arrivée et l’a tabassé jusqu’à ce qu’il jette l’arme par-dessus le parapet du pont. Il s’est pris une autre « rouste » quand sa mère est arrivée, et une autre encore le soir par son père.
Je me gare dans une rue parallèle à la Garonne et je descends la berge pleine d’orties et de ronces. Mais arrivé au bord de l’eau, je suis déçu : il n’y a pas de marmites, le substrat rocheux est lisse. Je descends quand même sur plusieurs centaines de mètres puis je suis bloqué par la falaise contre laquelle un fort courant vient taper avec une eau noire qu’on devine profonde de plusieurs mètres. Je suis obligé de remonter, revenir au pont pour pouvoir traverser, et descendre de l’autre côté. Heureusement, là, les berges sont propres, elles descendent en pente douce, mais les bords sont recouverts d’une épaisse couche de galets roulés. Je prospecte quand même un moment, mais je ne trouve qu’une pièce de 2 francs 1942, quelques plombs de pêche, mais il y a plein de petits déchets de fer ou d’aluminium.
A 15 h de toute façon il me faut arrêter pour aller chercher Axel au lycée, j’en profite pour acheter un sac à dos assez grand pour le détecteur et des chaussures de marche pour aller prospecter en montagne.

Lundi 11 octobre 1999

Vers 16 h je vais à Rieumajou. C’est en friche, l’herbe est très haute, le chaume de blé est recouvert de liserons. Je prospecte quand même. Je trouve un petit Antoninien lauré (abimé) au raz de la retombée de la colline, toujours en face de la rangée de chênes, et 3 morceaux de plomb informes. Puis en redescendant en face du bois (il y a un camion qui vient emporter deux bennes de tournesol) je fais une petite pièce illisible en cuivre, toute verte, et une petite croix de chapelet.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

 

 

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