Édito du n°125

Nous et moi savons que le milieu archéologique français pue ! Que cette caste protège un pré carré doré en barrant l’accès aux « amateurs » passionnés souvent plus cultivés que la majorité des fonctionnaires rentrés par « concours », passe droits et copinages, comme on le voit sans fard à l’identique chez les politiques français d’une incompétence extrême nommés aux plus hautes fonctions de l’Etat.
Peut-être qu’aujourd’hui, la majorité de la population française ouvrira un peu les yeux sur « cette archéologie française » qui vient de faire la une des journaux mainstream avec la mise en examen de Jean-Luc Martinez pour blanchiment d’objets archéologiques et escroquerie. Il fut responsable des antiquités au Louvre de 2007 à 2013 et nommé par Monsieur Macron à la lutte contre le trafic d’antiquité. Tomber sur un tel paradoxe est magnifique, un scénariste n’oserait pas l’intégrer dans son film de science-fiction, trop peu crédible !
Bien entendu le ministère de la Culture a publié un communiqué laconique le 3 juin : « dans l’attente d’une clarification de sa situation judiciaire », il s’est vu retirer le « volet relatif à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels ». Une affaire enterrant la précédente, on lui demandera de se faire discret et on le nommera à un poste tranquille très bien rémunéré avec votre argent dans quelques mois.
Et les ayatollahs de l’archéologie ? Les Délestre, Happah et autres outils doctorants créés pour lutter non pas contre le faux pillage archéologique des prospecteurs mais protéger la chasse gardée de la fonction ? On ne les entend pas ? Mais basta, c’est humain, ils protègent juste leur beefsteak ! Pas le patrimoine…
Bonne lecture,
Gilles Cavaillé

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