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Monnaies et Détections

La bataille de Grunwald

15 juillet 1410, les forces polono-lituaniennes s’engagent dans une bataille titanesque contre les Teutons (les Allemands de l’époque). La bataille de Grunwald est de nos jours considérée comme l’une, si ce n’est « la », des plus grandes batailles médiévales d’Europe ! 50 000 hommes s’affrontèrent sur le champ de bataille ! La plupart des chefs et grands chevaliers teutoniques furent tués ou fait prisonniers et l’ordre teutonique ne se remit jamais de cette magistrale défaite.
Depuis maintenant sept ans, les archéologues polonais font des campagnes de fouilles sur le site de la bataille, de vastes champs et des marais. Cette année, ils ont eu l’idée de faire appel à des prospecteurs et 70 bénévoles équipés de détecteurs de métaux ont ratissé une zone bien définie. Une multitude de pointes de lances a été découverte ainsi que de nombreux artefacts métalliques, et plus rare, deux haches médiévales ont été trouvées au détecteur.
Des haches datées du 15e et sans aucun doute contemporaines de la bataille. Les charniers de la bataille, contenant sans doute un grand nombre de chevaliers, avec leurs artefacts de toutes sortes, sont eux introuvables à ce jour. Il est déjà prévu de faire appel aux prospecteurs pour l’année prochaine, ce premier essai ayant été une réussite, il a permis la découverte de plus d’objets métalliques « en une fois » que sur les sept dernières années !

Source : thehistoryblog.com

114.7

Demande d’estimation par Daniel pour cette toute petite monnaie d’or mexicaine de 0,5 g et 22 k, probablement pas trouvée au détecteur : c’est une monnaie fantaisie moderne qui a été frappée en très grand nombre d’exemplaires et qui sert surtout en montage pour les bijoutiers. Le poids d’un demi-gramme est actuellement au 11 août de 27,19 euros et cette monnaie ne peut se vendre au-dessus du cours de l’or. Elle sera plus difficile à vendre du fait de la rayure sur le portrait et du grand nombre d’exemplaires offert à la vente.

Le trésor de l’ancien château de Nowy Sącz en Pologne

En juin 2020 des travaux de recherche archéologique sont menés par l’Association d’histoire et d’exploration de Sądecczyzna à proximité des ruines de l’ancien château de Nowy Sącz, ville située de nos jours au sud-est de Cracovie en Pologne. Ce château a connu de nombreuses destructions et reconstructions depuis son édification voulue par le roi Venceslas II roi de Bohême, fondateur de la ville en 1292. Au tout début du XIVe, il souhaita transformer une tour de guet en bois sur une colline par un château en pierres. C’est son successeur Ladislas Ier roi de Pologne et surtout son fils Casimir III qui firent réaliser la construction du château terminée en 1360. Ce château, à partir de 1569, se situait dans la République des deux nations, c’est-à-dire la réunion au sein d’un même État de la Pologne et du grand-duché de Lituanie. Les deux pays avaient le même statut. Ils avaient un monarque commun élu par la diète unique et une seule monnaie. Cet État avait aussi la particularité d’être multiethnique et multiconfessionnel. C’est cette liberté religieuse qui conduisit une nombreuse population juive à s’y installer.

Nowy Sącz est située au sud-est de Cracovie en Pologne. © GoogleMaps

L’histoire du château de Nowy Sacz

La tour du forgeron aujourd’hui. © mojamalopolska

Le château initial, construit entre 1350 et 1360, est ravagé par deux incendies en 1522 et 1611. Reconstruit de 1611 à 1615, le nouveau château est en grande partie détruit pendant la guerre dite du Déluge qui oppose de 1650 à 1665 la République des deux nations et la Suède. En 1768 et 1769, deux nouveaux incendies se produisent et laissent le château en ruines. Une partie des bâtiments est restaurée au XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1938, le château est enfin entièrement rénové et il abrite un musée. De 1939 à 1945 les soldats allemands l’occupent et s’en servent de caserne et de poudrière. En 1945, les Partisans polonais font sauter la plus grande partie du château dans le but d’empêcher les Allemands d’utiliser la poudre pour détruire la ville. Il ne subsiste aujourd’hui du château qu’un très petit élément de rempart et une tour, dite du forgeron, très endommagée lors de la destruction de 1945 mais reconstruite en 1959 et consolidée en 2016.

Le château en 1841. © dessin de M. Marynowski

La tour du forgeron et quelques maisons en 1899. © dessin d’Andrzej Sokołowski

 

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

504 lingots d’or

Une nouvelle saisie record pour la douane indienne, 83 kilos d’or en provenance du Myanmar (Birmanie) ont été découverts sur huit passeurs, sous la forme de 504 petits lingots qui étaient dissimulés à l’intérieur de doublures de manteaux… L’or entrant sur le territoire indien étant fortement taxé, la contrebande est florissante et comme bien souvent dans ce genre de trafic, pour un passeur arrêté il en passe dix, si ce n’est plus dans le même laps de temps…

Source : india.com

Or de papier, les emprunts russes

Si l’histoire des emprunts russes peut-être considérée comme « La plus grande spoliation du (XXe) siècle », elle peut être vue sous un autre angle puisque ayant atteint le jackpot chez des collectionneurs. En effet, les amateurs d’actions et d’obligations (les scriptophiles) ont toujours constitué un monde aux lisières de la numismatique. Aux puces de Saint Ouen, il y a cinquante ans, certains d’entre eux ont raflé, au poids, des lots d’emprunts russes récupérés par les chiffonniers lors de successions.

Il y a vingt ans le ministère des finances français pondait un document intéressant : la liste officielle des emprunts russes remboursables. Plusieurs centaines de milliers d’exemplaires furent imprimés. Quoique “officielle” la liste était susceptible d’être “complétée” ou réduite… Autant dire que c’était un écran de fumée permettant d’évaluer la nature et le nombre des titres qui seraient présentés aux guichets du Trésor Public et d’en tirer une liste économe. La ficelle était d’autant plus grosse que le principal titre (Nathan-Rotschild, émis à trois millions d’exemplaires) était oublié. Ce second fait, après l’élasticité de la liste “officielle”, indiquait que le ministère des finances escomptait ne pas indemniser en complément de la maigre enveloppe obtenue des Russes.

Soixante et onze ans après la révolution d’Octobre, le successeur de Lénine, Staline, Kroutchev (etc…) acceptait de rembourser une infime portion de l’argent emprunté avant 1917 par le gouvernement des tsars.

 

Les Soviétiques ont gardé la parité pour cette dix roubles émise de 1975 à 1982 puisqu’elle contient 7,8 g d’or fin.

Guillaume Ier

Joe Edwards-Gill, de Homersfield, dans le Suffolk en Angleterre. Joe qui a 33 ans a découvert la détection il y a seulement trois ans, par l’intermédiaire de la série « The Detectorists », une série télé anglaise relatant les aventures d’un groupe de prospecteurs, amateurs de chasse aux trésors, une activité reconnue et encouragée en Angleterre… Joe, après plusieurs découvertes intéressantes, vient de faire la trouvaille. Alors qu’il faisait une démonstration à un ami avec son détecteur, un Equinox 800, il a trouvé une monnaie en argent martelé, un penny, mais pas n’importe lequel. Une monnaie frappée en l’an 1083 sous le règne du roi Guillaume Ier, plus connu par son sobriquet de Guillaume le Conquérant ! On ne trouve pas ce genre de monnaie tous les jours, la petite pièce d’argent a été remise aux services archéologiques pour analyses et expertises ; à suivre…

Source : eadt.co.uk/ea-life/suffolk

114.04

Bonjour, j’ai trouvé ces petites billes en plein champ, qu’est-ce que c’est ? Les petites billes et la pièce plate pèsent 20 g, diamètre 25 mm, la grosse bille 80 g, diamètre 35 mm et la grosse a un marquage que je lis LFL 66. S63.
A priori il doit s’agir de militaria. D’habitude le métal qui compose le plomb est blanc. Mais si vous les avez nettoyées, vous  avez fait sauter cette patine et remis le métal à sa couleur d’origine. Nous n’avons pas d’explication sur ce marquage qui se lit plus LFE 66. On a contacté des spécialistes de militaria et leurs réponses sont assez laconiques :  « j’ai consulté tous les tireurs à la poudre noire que je connais, et même le président et plusieurs membres de la ligue Midi-Pyrénées de Tir, personne n’a une idée… certains pensent à une unité de mesure… on me dit aussi que, d’après la photo, le bout marqué ne doit pas être en plomb mais rajouté… »

Les hommes qui voulurent rester rois

Cas exceptionnel dans les annales de la fin de la Grande Guerre en Allemagne, le roi de Wurtemberg résiste 20 jours à la trouille qui a saisi certains autres monarques allemands.
Cet autre Guillaume II porte barbe et, malgré les évènements révolutionnaires qui commencent en sa capitale de Stuttgart le 9 novembre 1918, il refuse, seul contre tous les conseillers apeurés, d’abdiquer son titre royal.
Il y avait peut-être un attachement hors du commun puisqu’il faut dire que celui-ci n’était pas glissé dans les langes de son berceau. En effet, il est le cousin au 4e degré de son prédécesseur. Qui parmi nous pense hériter un jour d’un cousin aussi éloigné ? Qui parmi nous fréquente des cousins au 4e degré voire, simplement, connaît leur prénom ?
Il est vrai que, dans le cas des familles royales, le travail de recherches généalogiques est fait par des experts qui se renouvellent au fil des générations. Autant dire que nous ne sommes pas dans le cas de la personne lambda à qui l’on annonce soudainement une parenté royale. Puis, il y a le niveau social : Guillaume avant d’être roi de Wurtemberg est déjà duc et possède des biens considérables.
Lorsque le trône lui échoit en 1891 c’est tout de même grâce aux draconiennes lois dynastiques du Wurtemberg. Entre loi salique et mariages morganatiques, l’écrémage des dynastes allemands est une constante.
Cette dynastie concerne les Franc-Comtois car l’une de ses branches possédait le comté de Montbéliard jusqu’en 1793. Elle aurait pu concerner également les habitants du Rocher puisque les Urach étaient les héritiers de Monaco avant la légitimation de la grand-mère d’Albert II. Cela juste avant la Grande Guerre qui sera fatale au gouvernement des Wurtemberg à Stuttgart.
Cette dynastie avait un lointain passé puisqu’on la remonte avec certitude jusqu’au XIe siècle. Dans la mouvance des empereurs germaniques, elle a toujours montré de l’hostilité envers les Capétiens et leurs successeurs. Dès 1268, elle finance le raid de Conradin en Italie du Sud contre les Anjou, en échange du duché souverain de Souabe. Duché dont elle conserve la couronne, tel un titre annexe, jusqu’en 1918. Le titre royal, lui, est venu de Napoléon Ier mais ils furent dans les premiers à se retourner contre lui en 1813.
A l’automne 1918, le dernier roi va résister à la vindicte des conseils de soldats, aux émeutes et à tous les prémices de la révolution spartakiste. Beau sang-froid de la part d’un vieil homme qui sait que nombre de ses pairs sont déjà partis en exil.

Armoiries simplifiées des Waldeck-Pyrmont, 3 pfennigs de Georges-Victor prince de Waldeck-Pyrmont.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Flowing Hair

Ou « cheveux flottant », en référence à la chevelure qui semble flotter au vent. Cette pièce de monnaie en argent d’un dollar américain fut frappée en 1794, elle est considérée comme la vraie première monnaie des États-Unis d’Amérique. Lors de sa dernière présentation sur une vente aux enchères en 2013, elle a atteint le record mondial pour une monnaie de collection de 10 millions de dollars ! Son propriétaire a décidé de la vendre, elle passera au feu des enchères au mois d’octobre, les paris sont ouverts et tout le monde s’attend à un nouveau record… A suivre.

Source : cnn.com

114.02

Bonjour je suis tombé sur cet objet en forêt au pied d’un arbre secteur Gironde. Je pense à une pointe de flèche en bronze que l’on m’a identifiée comme une éventuelle pointe de flèche type Palmela du chalcolithique ! Trouvée à Léognan en Gironde. Poids 7,01 g pour 6 cm. Vous en pensez quoi ? Merci pour tous ce que vous apportez au quotidien. Bien cordialement, Ludovic.
Merci pour l’envoi de votre Palmela, elle est donc la soixante-septième répertoriée. Il aura fallu six mois pour en rajouter une de plus.