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Monnaies et Détections

Sommaire du n°110

Vécu
Cahiers de prospection 2003-2004
La pêche à l’aimant, déjà en sursis ?
Le trésor de l’arrière-grand-père réapparait après un siècle
Chasse aux trésors en Pologne
Trésor romain trouvé en Suisse pendant l’été 2019
Une bouteille à la mer
28 monnaies d’or byzantines découvertes dans la péninsule russe de Taman, nov. 2019
Conséquences de la découverte de « La Main de Prêles »
Comment chercher les météorites
Actualités
Massacre scientifique.
Le trésor armoricain de Piolaine
Brèves
Histoire
Arnaques aux trésors
Numismatique
Fouquet
L’affaire afare
Les baquettes d’Henri II de Béarn et Navarre 1572-1589
Les monnaies de Louis XVIII au millésime 1820 frappées il y a 200 ans
Trouvailles
Monnaies/objets, avec une flèche Palmela
Banc d’essai
Le « Flibustier » de Pirates
Courrier
Agenda
Librairie
Petites annonces

Édito n°110

L’affaire du trésor de Piolaine est symptomatique du mal qui gangrène nos administrations. Une seule personne peut prendre la décision de saborder un véritable travail scientifique fait en équipe, dès lors que l’incidence de la première découverte ne correspond pas à l’idée archéologique imprimée dans le cerveau de cet abruti. Et ceci, malgré le fait que les inventeurs aient respecté la loi. Résultat, un travail incomplet, une équipe du SRA qui a fait le même boulot que ce que pouvaient faire les prospecteurs et au final aucun intérêt pour ces derniers de déclarer leur trouvaille. Car il faut le savoir, chaque prospecteur qui trouve un dépôt aimerait vivement qu’il soit étudié, toutes les informations qui découleraient de l’étude scientifique (évolution du type monétaire, date du dépôt, temps de trésorerie, statut du propriétaire, etc. etc.) nourrissent l’imaginaire de l’inventeur et renforcent le lien qu’il peut créer avec ce souvenir d’une personne qui a enfoui son bien, trouvé miraculeusement par lui. Au final, les 484 exemplaires récupérés au détecteur par le SRA sont perdus pour les inventeurs sur tous les points : ils n’ont pas eu le plaisir de les ramasser, ni de les toucher, ni de les compter dans leurs collections ni même de les vendre à un collectionneur heureux et surtout de bénéficier de l’étude complète de ce dépôt et éventuellement de leurs noms cités en tant qu’inventeurs. A mon sens, il n’y a pas besoin d’autres explications pour comprendre quelle est la marche à suivre en cas de trouvaille importante…
Que la nouvelle année vous donne le statut d’inventeur maintes et maintes fois et l’esprit de décision adéquat !
Je suis, persiste et signe, Gilles Cavaillé

L’histoire de la piraterie dans l’océan Indien

Le départ des Caraïbes se fait durant l’été 1718. Un gang d’irrésistibles pirates refusant l’amnistie royale quitte l’île le New Providence (Nassau) et décide pour certains d’entre eux de fuir les Caraïbes en direction de l’Afrique de L’Ouest. La Buse fuit les Caraïbes à bord du bateau Rising Sun.
Leur voyage consiste à quitter la mer des Antilles et des Caraïbes pour longer les côtes africaines et atteindre l’océan Indien et rejoindre la mythique Madagascar.
C’est étrangement la traite négrière qui va faire prospérer Sainte Marie grâce à un trafic avec les villes des Amériques et qui démarre avec un marchand américain, Adam Baldridge, qui s’y installe en 1690. D’anciens pirates vont se transformer en négriers et vont dépêcher des navires qui vont embarquer à bord ces esclaves qui sont arrachés du Mozambique et pour l’essentiel de Madagascar. Après un conflit avec les saintes mariens, Adam Baldridge quitte l’île pour retourner aux Amériques.
Au début de l’année 1719 plusieurs navires pirates firent route vers l’océan Indien pour se diriger vers l’île de sainte Marie, sillonnant une zone entre Cap Vert et le golfe de Guinée. Sur le Rising Sun, entre le capitaine Moody et Coklyn une bagarre s’éclate. Et La Buse destitue Moody et s’empare de son navire, comme il a su faire 3 ans plus tôt avec Hornigold.

En avril 1719 plusieurs bateaux pirates se rejoignent dans la rivière de la Sierra Leone. Et ils se mettent en embuscade des navires négriers et des navires marchands de la Royale Africa Compagnie. Car dans cette région il y a l’exploitation des pierres précieuses et la traite négrière à partir de l’île De Gorée.
C’est dans cette rivière que La Buse s’est emparé d’un navire anglais qu’il a rebaptisé le duc d’Ormond pour en faire son nouveau bateau de guerre. Selon William Snelgrave qui a été leur captif, ces forbans se déplaçaient sur 3 navires pirates bien identifiés :
- Windham de Jeremyah Coklin, de 34 canons et de 90 hommes d’équipage ;
- Saint James du capitaine Howell Davis de 32 canons et de 130 hommes ;
- Duc d’Ormond du capitaine La Buse de 22 canons et de 95 hommes.
Ils quittent le 7 mai 1719 l’embouchure de la rivière Sierra Leone.
L’un d’eux va jouer un rôle important dans la piraterie dans l’océan Indien avec La Buse. C’est John Taylor. C’est le pirate type avec les caractères suivants : violent, brave dans les combats, avec du charisme, enclin à torture pour se venger et extirper des secrets à ses captifs. La violence des pirates est exacerbée par cette fin terrible qui les hante en cas de leur capture. Car il n’y a pas d’autre fin pour un pirate que la potence avec l’expression « pendu et étranglé ».
La Buse commande maintenant la Reine des Indes.
Quant à Taylor, il s’associe à Engand à la mort de Coklyn. La bataille d’Anjouan se fait le 7 aout 1720 dans l’archipel des Comores où les 2 capitaines forbans attaquent 2 navires anglais :
- Cassandra commandé par le capitaine James Macrae ;
- Le Greenwich commandé par le capitaine Mackirby.
La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …

70 kilos d’or

Belle prise pour la douane en Côte d’Ivoire, avec une saisie de 81 lingots d’or de fonte artisanale, en provenance du Ghana, pour un poids total de 70 kilos ! La contrebande d’or est florissante en Afrique où il se vend des milliers de détecteurs chaque année. Il est difficile d’estimer les tonnes d’or qui en sont extraites de façon clandestine et qui finissent sur le marché de Dubaï, qui blanchit la plus grande quantité d’or du monde… À titre d’exemple, la douane française saisit avec bien du mal une centaine de kilos par an pour toute la Guyane, sur une production clandestine estimée à 8/10 tonnes ! Les estimations, surtout en matière de contrebande, étant toujours en dessous de la réalité, on peut donc parler de dizaines et de dizaines de tonnes d’or qui échappent à tout contrôle en Afrique…
Source : yeclo.com

109.8

Voici une monnaie mérovingienne, un triens en or pour identification, de 13 mm et 0,8 g, trouvée dans la Marne. On m’a dit que ce serait un tremissis de Vouzon (Loir-et-Cher). Pouvez-vous m’aider à l’identifier et l’estimer ? Cdt Step 57
Il s’agit bien de cela : tremissis de Vouzon (Loir-et-Cher), monétaire Flanigisilus : Au droit : VOSONNO VI extérieur, rétrograde – buste. Au revers : FLANIGISIL extérieur, rétrograde – croix ancrée, réf. : Belfort 4944, Prou 679 ID JFLD. La monnaie est en état TB (manque de métal à 14 h) on peut l’estimer à 800 euros.

Le flair du « lapin »

En ce début de novembre, l’été indien a brusquement tiré sa révérence. Sans prévenir, un froid piquant a prématurément chassé la douceur automnale. Une bise agaçante, sensible et tenace a décidé de nous geler les doigts et le bout du nez. Les oreilles par chance, sont à peu près à l’abri sous le casque du Déus. Le ciel est bas et lourd et nous avons hésité à sortir nos détecteurs et quitter la maison où un bon feu de cheminée faisait rayonner une douce et agréable chaleur. Mais un champ aussi beau et aussi plat qu’une table de billard français ne laisse finalement pas le choix à de malheureux prospecteurs addicts et en recherche de sensations fortes.
Malgré ma petite hésitation, mon binôme a tenu absolument à passer un coup de détecteur dans une parcelle qu’une petite et très ancienne église tarnaise domine en son sommet. Depuis des années, d’innombrables prospecteurs sont venus tenter leur chance, avec bonheur pour les premiers mais le plus souvent « brecouille » (comme le dit si joliment « lapin ») pour les autres depuis ces dernières années.
Le dit « lapin » y tient pourtant ! Alors moi j’écoute, un peu à contre cœur, « lapin » parce qu’il a souvent des intuitions et un flair d’Oryctolagus cuniculus (ou lapin de garenne). Animal petit, agile, poilu et avec de grandes oreilles !
Vu les circonstances, je me mets sans hésitation sur Déus fast. Pour employer un oxymore de circonstance, un silence assourdissant agace mes tympans. Pas le moindre son depuis un bon quart d’heure. Comme tout bon détectoriste qui se respecte dans ce cas précis, je tente un petit coup de va et vient avec la pelle devant le disque pour m’assurer que l’appareil n’est pas en panne. Au moins une bonne nouvelle, le Déus réagit au test dit du « tinkiet, tout va bien, c’est juste qu’il n’y a pas de bruit parce que tout a déjà été ramassé » !

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …

Ornithologues

Ils ont d’habitude les yeux en l’air, pour une fois Michael Cross, Australien, regardait par terre, ce qui lui a permis de découvrir, de visu, une rare pièce d’or, elle brillait au soleil après un bel orage ! Un demi-souverain frappé en 1865 et estimé à environ 5000 $ AU. Le plus drôle de l’histoire est le lieu de la découverte, un des plus gros terrains de camping de Leonora, dans le Goldfield et fréquenté depuis des décennies par des milliers de prospecteurs, tous chercheurs d’or !


Source : abc.net.au

Tombe à char

C’est une première pour la Croatie, la première tombe à char découverte dans le pays, une tombe d’époque romaine, un char qui était tiré par deux chevaux avec une structure en fer dont le bardage des roues et en bronze. Le char a été trouvé sous un tumulus qui fut pillé il y a quelques décennies, les pillards avaient découvert des tombes en surfaces qui contenaient sûrement un riche mobilier (vu le char) et s’étaient arrêtés là, pensant probablement qu’il n’y avait plus rien. Le char et les chevaux étaient enterrés plusieurs mètres en dessous…
Source : thehistoryblog.com

Condamné après avoir trouvé et déclaré une fibule carolingienne

Monnaies&Détections se bat depuis 18 ans contre l’intégrisme et la stupidité des archéologues français. Aujourd’hui vous avez le droit de faire de la détection de loisir mais vous n’avez pas le droit de trouver.
Dans le numéro 107 de la revue, nous avions reçu un courrier d’un responsable de club de détection qui nous faisait part de son mécontentement pour notre position actuelle. Lui se disait heureux de pouvoir déclarer ses trouvailles (sans préciser la nature de ses trouvailles et c’est un facteur important du comportement des archéos !).

Voici un article que nous a fait parvenir un lecteur. Celui-ci prospecte dans un champ et trouve une fibule carolingienne, il va à la DRAC la déclarer et se retrouve inculpé. Lisez l’article c’est éclairant ! (Cliquez sur l’article pour mieux le lire).


Source : https://actu.fr/pays-de-la-loire/ligne_44082/pres-nantes-archeologue-amateur-condamne-apres-avoir-deterre-une-epingle-nourrice-medievale_28245315.html

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°109 …

Théodose II

Très beau trésor découvert en Bulgarie sur le site de construction d’un hôpital, 64 monnaies romaines, le plus grand nombre en bronze et parmi elles, seize monnaies en or ! Quatorze sont à l’effigie de l’empereur Théodose II (401/450), une au portrait de sa femme Aelia Eudocia et la seizième à l’effigie de Valentinien III, cousin de Théodose. Les monnaies d’or étaient contenues dans une boite en céramique. D’après les archéologues, l’enfouissement pourrait correspondre à une attaque des Huns ! On apprend aussi qu’en 1929, quasiment sur la même zone, un trésor de la même époque fut découvert, il était composé de 100 000 pièces d’argent !

Source : practicaespanol.com