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Monnaies et Détections

Pépite d’or

Une très belle pépite, deux pour être précis, l’inventeur pense à juste titre qu’il n’y en avait probablement qu’une à l’origine. Les deux morceaux s’imbriquent parfaitement l’un dans l’autre… et une fois réunis atteignent le poids de 121,3 grammes !
Ce qui serait le nouveau record pour une pépite découverte en Angleterre, dans une rivière d’Écosse et pas par hasard, mais par un chercheur d’or ! Une recherche sans détecteur, la méthode employée étant le « sniping » qui consiste à déblayer et curer les crevasses au fond d’un cours d’eau aurifère, ce sera toujours au fond de ces crevasses que l’on va trouver les métaux les plus lourds, principalement du plomb de pêche et de chasse, et de l’or si le cours d’eau en contient vraiment !
Le précédent record anglais était de 85 g, une pépite elle aussi découverte dans une rivière écossaise et qui vraisemblablement a suscité des vocations de chercheurs d’or ! Et si les puristes préféreront peser séparément ces deux pépites, le record est tout de même battu, le plus gros pesant 89,6 g et 31,7 g pour le petit, visiblement et sans aucun doute de l’or roulé. L’inventeur a préféré garder confidentiel le lieu précis de la découverte, mais cette trouvaille hors norme, va certainement déclencher elle aussi de nouvelles vocations, et puis un record est toujours fait pour être battu !

Source : cnn.com

110.13

Bonjour, j’ai trouvé en détection du côté de L’Isle-en-Dodon ces deux objets : la platine ronde avec la tête du diable, je pense à une déco de carrosse, de porte ou de coffre ? Pour le deuxième qui ressemble à une aiguille d’un diamètre de 5 mm, d’un poids de 3,8 g percé d’un trou avec des stries (déco?) : peut-être du romain mais sans conviction. A côté de l’objet j’ai trouvé une pièce romaine. Pourriez-vous m’en dire plus ?
Il s’agit bien d’une applique décorative sur un élément quelconque : coffre, meuble voire carrosse. Elle présente le visage grimaçant d’un satyre, époque XVIIIe siècle.
Quant à votre petit élément en bronze, il ne peut être identifié en l’état car il manque l’ensemble dans lequel il devait prendre sa place.

Arnaques aux trésors

Trouver un trésor : un des plus vieux rêves du monde ! Combien d’hommes se sont lancés dans cette quête infernale et ont tout perdu, argent, famille, amis, raison et parfois même la vie et cela suite à la recherche de chimères, de fabuleux trésors, ne reposant sur aucun document historique mais uniquement sur des ouï-dire.

L’île Cocos

La plus grande chimère est sans contexte l’île des cocos – ou plutôt l’île des gogos –, l’île aux pirates censée recéler de fabuleux trésors que personne n’a jamais découverts ! 500 expéditions lancées entre 1841 et 2012, des millions et des millions dépensés, plusieurs morts par accident ou meurtres, plusieurs blessés graves et tout cela pour 33 misérables pièces d’or frappées entre 1773 et 1779 et rien d’autre… et pourtant on dit que… il paraît que… on raconte que… toujours des ouï-dire et rien d’autre, du vent, encore et encore… Et pourtant en 2019, certains écrivent encore et colportent cette chimère, sans apporter la moindre preuve, aucun document historique, aucune pièce d’archive, aucun travail universitaire, rien et encore rien, se contentant pour la plupart de copier er recopier la version de R. Charroux parue en 1962 dans « Trésors du monde : enterrés, emmurés, engloutis », comme l’écrit si bien J.P. Moreau à propos de l’île des gogos « on trouve juste quelques faits colportés par ceux qui écrivent sur les trésors, sans recherches originales, mais en se recopiant les uns les autres ».
Et en effet, je prends l’exemple du « trésor » de Graham Bennett, alias Benito Bonito « la lame sanglante », selon ces auteurs, ancien capitaine de la Royal Navy, ayant même secondé l’amiral Nelson à la bataille de Trafalgar (21 octobre 1805). Sauf que, hélas, les archives de la Royal Navy démontent avec fracas cette version ! En effet, aucun officier du nom de Graham Bennett n’a jamais secondé l’amiral Nelson, pire, aucun officier portant ce nom n’a servi dans la Royal Navy à l’époque, mais bon, il paraît que…
Ainsi les escrocs pariant sur la cupidité, la naïveté et le désir de certains de s’enrichir rapidement, montèrent de véritables arnaques aux trésors dans les années 1920-1930, la mode à Londres étant la recherche de trésors sur l’île des cocos, avec appels de fonds et annonces alléchantes dans les plus sérieux journaux de l’époque, et le très sérieux Daily Mail publiant des mises en garde contre ces arnaques ! Déjà le Daily Morning Call, très sérieux journal de San Francisco publia le 19 mars 1872 : « s’il n’y a pas de trésor sur l’île cocos, il y en a dans la poche des gens », à savoir dans la poche des arnaqueurs !
Car en effet, les grands gagnants dans ces histoires sont les chercheurs de trésors arnaqueurs, ceux-là ont déjà trouvé « le trésor » dès qu’ils mettent la main sur un sponsor, ou sur un pigeon à plumer ! Montant de la sorte des expéditions qui tournent rapidement court et reviennent bien sûr bredouille, le budget ayant été dilapidé en salaires, notes de restaurants et autres dépenses de luxe. Voilà le véritable trésor…, le cash des sponsors et des pigeons…

Le pirate-terrassier de l’île Cocos

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

900 bouteilles !

Une équipe de chasseur de trésors a réalisé un beau coup sur une épave en mer Baltique. Ils ont découvert un navire de transport Suédois, le Kyros, qui fut coulé en mai 1917 par un sous-marin allemand. Ce navire transportait ce jour-là une grande quantité d’alcool vendue par la France à la Russie. Par 77 mètres de fond et pendant plus d’une semaine, des robots filoguidés ont exploré les restes de l’épave et remonté une à une, quelques 900 bouteilles ! 600 flacons de Cognac et 300 de Bénédictine, une liqueur qui existe toujours sous le label Bacardi. Il y a encore de l’air entre le liquide des bouteilles et les bouchons de ces dernières, on suppose donc qu’elles sont encore buvables… Car personne n’a osé goûter !
Il y a une bonne raison pour ne pas en avoir débouché quelques-unes, il y a quelques années des plongeurs avaient découvert des bouteilles de champagne sur une épave, là aussi en mer Baltique, les bouteilles furent vendues plus de 10 000 euros la bouteille ! Et les plongeurs regrettèrent vraiment d’en avoir bu plusieurs le jour de la découverte…

Source : cnn.com

 

110.06

Je vous sollicite à nouveau pour l’identification de cette médaille religieuse trouvée dans un vignoble de Savoie. Elle est en cuivre ou bronze, environ 12 g et 40 mm de long sur 30 de large, les derniers mots écrits au revers ne sont pas lisibles. Je vous remercie par avance si vous pouviez me préciser l’époque de la médaille et sa signification. Cordialement Philippe
Il s’agit d’une médaille de purification qui donne 1080 jours d’indulgence pour tout Ave Maria récité… Sur l’avers c’est la représentation de la descente de la croix, avant la mise au tombeau. Nous pensons que c’est en lien à la 6e des sept douleurs de Marie : la descente de croix. Les indulgences sont accordées tous les 25 ans à l’occasion de l’année sainte, la médaille est du XIXe siècle. Le texte complet au revers est : « Il est accordé 1080 jours d’indulgence à tous les fidèles qui réciteront un Avé Maria devant cette sainte image. » La signification est on ne peut plus claire. Il faut rappeler que les indulgences sont devenues un commerce religieux indécent et qu’un pape y mit fin car c’était devenu une vraie foire d’empoigne, c’était à qui vendrait le plus de jours d’indulgence (moins de jours de purgatoire avant d’aller au paradis) contre monnaies sonnantes et trébuchantes. Le cas de cette médaille vendue pour 1080 jours est symptomatique de ce problème. C’est une médaille frappée en très grand nombre et qui a dû rapporter assez de sous pour s’offrir le paradis sans coup férir ! La question que nous nous sommes posée c’est pourquoi 1080 jours ? Nous n’avons pas eu de réponse à cette interrogation.

Une bouteille à la mer

Une trouvaille de plage originale, que l’on m’a raconté récemment.
26 avril 2012, un jeune couple d’Américains, Julie et Ben font une croisière aux Bahamas dans les Caraïbes, leur voyage de noces. Par jeu et sûrement pour le côté romantique de la chose, après avoir bu une bonne bouteille de vin (qui ne peut être que français…), ils décident de jeter la bouteille à la mer. Une bouteille contenant un message bien sûr et pour augmenter leurs chances d’obtenir une réponse en cas de découverte, ils rajoutent un billet d’1 dollar. Le message est on ne peut plus simple : la date, leurs prénoms, un numéro de téléphone à Atlanta et une seule phrase explicite : « Si vous la trouvez, appelez ! »
Quatre ans plus tard, plage du Hourtin au Cap Ferret dans les Landes. Philippe dit « le terrible », prospecteur assidu des plages après avoir arpenté les plages du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique pendant plusieurs décennies, Philippe a pris sa retraite au soleil et prospecte désormais la côte Landaise au moins 300 jours par an. On peut donc le qualifier de bien mordu et rajouter que sa femme ne le voit pas souvent :). En février 2016 alors qu’il fait prendre l’air à son détecteur sur une des plages du Cap Ferret, il repère une bouteille déposée par la marée. En bon prospecteur il va pour la ramasser, pensant la mettre à la poubelle en remontant, et c’est là, qu’à travers le vert bouteille il aperçoit un billet d’1 dollar !

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

10 kilos d’or

Dans la série incroyable mais vraie, un transport de fonds aux Pays-Bas a perdu une boite à cause d’une porte latérale mal fermée. La boite en question contenait un lingot d’or, un seul, mais un lingot de 10 kilos ! Le propriétaire avait fait savoir, par la presse, qu’il offrait une prime de 25 000 euros à toute personne qui retrouverait la boite et surtout le lingot, précisant qu’il était invendable ! Tel quel, oui, mais une fois découpé et fondu, ce n’est plus vraiment un problème… Heureusement pour lui, la personne qui a trouvé la boite au bord de la route, l’a déposée à la gendarmerie. La fin de l’histoire ne dit pas si l’inventeur a finalement touché la prime…
Source : nltimes.nl

110.02

Fidèle abonné à Monnaie & Détection depuis le numéro un, et client de votre boutique, je me permets de  faire appel à vos connaissances et à votre impartialité sur les questions de monnaies. Achetée dans un lot, il y a une monnaie que je voudrais vendre, pour dire simplement les choses. Plusieurs offres me sont soumises mais cette monnaie me pose un problème car non répertoriée dans le Gadoury, et introuvable sur le net, sur aucun site de vente ou autre. Alors fausse monnaie ? Diamètre 26 mm, poids 5,8 grammes ce qui correspond bien au 1/4 d’écu, atelier de Metz. Mais pour quelle raison elle n’est pas répertoriée pour cette année-là ? Donc pouvez-vous m’éclairer sur ce type de pièce et éventuellement quelle pourrait être sa valeur ? Merci d’avance, même si je sais que ce n’est pas votre rôle et attribution que de répondre à ce genre de questions. Bien cordialement à vous, Alain
Il ne s’agit pas d’un quart d’écu. Votre monnaie est un 1/5 d’écu, de par le poids et le diamètre que vous mentionnez. Il ne s’agit pas d’une fausse monnaie, il ne s’agit pas d’un millésime retravaillé à la loupe, idem pour l’atelier. Il s’agit donc d’une authentique monnaie issue des ateliers de Metz en 1729, mais non mentionnée dans les archives numismatiques que tous les chercheurs ont compulsées. Il y avait, à l’époque de Numismatique&Change, une rubrique qui répertoriait toutes les monnaies royales dont c’était le premier exemplaire de par son millésime et son atelier découvert et mis sur le marché. La valeur de la monnaie change en positif et se compte surtout sur le collectionneur qui a décidé d’aligner toutes les monnaies de Metz royales ou qui ne cherche que ses monnaies non répertoriées. On peut voir que votre monnaie est un petit TB, nous l’estimons à 100 euros.

Le trésor de l’arrière-grand-père réapparait après un siècle

Damir Ilyalov habite l’ancienne maison de ses arrière-grands-parents à Troïtsk en Russie. Nous sommes dans le sud de l’Oural près de la frontière avec le Kazakhstan, à plus de 1500 km de Moscou. Depuis quelques mois Damir Ilyalov a commencé la restauration de cette maison et il y consacre tous ses moments libres. Il casse de vieux murs, construit de nouvelles cloisons, remplace les fenêtres et les portes, isole les plafonds, refait les sols. Une surprise l’attend au cours de ces travaux !

L’arrière-grand-père Shakirzhan

Damir Ilyalov n’a pas de souvenirs directs de son arrière-grand-père qui se prénommait Shakirzhan. Il sait seulement qu’il travaillait les peaux et vendait manteaux et chapkas en fourrure. Des Anciens racontent encore que Shakirzhan a disparu en 1920 sans que personne ne l’ait revu par la suite. En septembre 2019, cet arrière-grand-père ressort du passé lorsque Damir Ilyalov trouve un sac en tissu sous un plancher qu’il vient d’arracher. Dans ce sac il découvre quelques fourrures bien conservées et encore enveloppées dans des feuilles de journal. Il y a également plusieurs objets comme un vieux couteau, un ancien rasoir, une seringue dans son étui, une clef, un grand nombre de pièces de monnaies en bronze, une pièce de 10 kopecks en argent percée, ainsi qu’un portefeuille en cuir contenant des liasses de billets d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de roubles et de nombreuses actions. Tout cela représentait une fortune en 1920 puisqu’à titre de comparaison un fonctionnaire gagnait moins de 100 roubles par mois.

Damir Ilyalov présentant le portefeuille de son arrière-grand-père.
© Photo : divers journaux russes

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

The Griffin Warrior, suite

Suite des n° 91 & 99. En 2015 des archéologues américains découvraient la tombe d’un guerrier minoen ayant vécu 1500 ans avant notre ère, une tombe contenant un fabuleux trésor ! Parmi les centaines d’artefacts, de nombreuses bagues et bijoux en or et une intaille gravée sur une agate avec une finesse de sculpture inimaginable pour l’époque (M&D 99).
Les fouilles se poursuivent toujours et deux nouvelles tombes viennent d’être découvertes à proximité de celle du Griffin Warrior. Quelques superbes bijoux en or ont déjà été exhumés, un pendentif portant une gravure d’un visage « humain » assez étrange, soit l’individu avait de grandes oreilles soit c’est très stylisé… Un objet en or dit « à double argonaute », dans la mythologie grecque, les argonautes étaient des héros liés au mythe de la Toison d’or. Et enfin, une superbe chevalière en or représentant deux taureaux et des épis de blé, une bague vieille de 3500 ans !
Source : thehistoryblog.com