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Monnaies et Détections

La revue Monnaies & Détections est distribuée en France par MLP (un groupement d’éditeurs indépendants). La société Presstalis (syndicat du livre…), est le numéro Un de la distribution. Son bureau, constitué par les acteurs des plus gros éditeurs de presse français, a conduit une politique de l’autruche qui fait que pour éviter la faillite on demande à Monnaies & Détections de contribuer à hauteur de 2,25 % supplémentaires en taxes pour aider un concurrent de notre distributeur habituel. Où va-t-on ??????

Si vous vous sentez concernés par la survie des petits éditeurs de presse qui sont indépendants et entendent le rester, merci de signer la pétition !

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-non-%C3%A0-la-nouvelle-taxe-de-2-25-pr%C3%A9lev%C3%A9e-sur-la-presse-fran%C3%A7aise?recruiter=852885212&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Au cœur de Khéops

Une équipe de chercheurs en muography, une technique d’imagerie qui enregistre les flux de muons, qui sont, pour faire simple, des rayons cosmiques très pénétrants auxquels la planète est soumise en permanence… Le gros avantage des muons, c’est qu’ils sont constants et naturels, il n’y a donc pas à les générer, simplement à mesurer leurs déplacements, ce qui donne des résultats assez fiables. Pendant plusieurs mois trois équipes, deux japonaises et une française ont travaillé de concert, mesurant sous trois angles différents les muons traversant la grande pyramide de Khéops et les trois équipes ont obtenu le même résultat : la découverte d’une anomalie, une cavité de grandes dimensions ! La cavité, est apparemment parallèle à la grande galerie, le couloir menant à la chambre du roi, son volume est indéterminé. La muography n’étant pas très précise, on sait qu’elle fait au moins 30 mètres de long, ce qui est énorme ! Reste à savoir, maintenant, si les services archéologiques égyptiens seront prêts à percer un accès à cette chambre qui semble être restée inviolée depuis 4 500 ans…
Source : MissionscanPyramids

97.20

Pourriez-vous identifier cette monnaie et faire une estimation svp ? Elle pèse 1,23 g pour 13 mm de diamètre, trouvée près de Boulogne-sur Mer (62), Florian.
Il s’agit d’un quinaire des Ambiani, léger et tardif, dont les rares exemplaires connus proviennent dans leur immense majorité des camps militaires de la Somme, de La Chaussée-Tirancourt et de Liercourt. Ce sont là des camps d’auxiliaires de l’armée romaine installés dans la période post césarienne des Guerres Civiles. Votre exemplaire est très proche de DT 354 (Nouvel Atlas t. I) trouvé sur le camp de La Chaussée-Tirancourt. Votre provenance aux alentours de Boulogne-sur-Mer n’a rien de surprenant. Description avers : Tête à gauche, très stylisée, la chevelure en mèches reliées par une série de petits traits bouletés et parallèles. Revers : cheval à droite ; devant, dessous et dessus, un annelet entouré d’un cercle perlé ; peut-être un serpent sous les sabots. Monnaie en état TTB, légèrement décentrée, estimée à 450 euros.

Detectival 2017

Jeudi 14 septembre

23h. Le camping-car est chargé. L’excitation est à son comble. Cette année pour le Detectival 2017, nous avons privilégié le confort avec le transport autonome et indépendant. Mon frère et moi ferons la route avec deux autres amis, Jean et Nico (père et fils), rencontrés l’année dernière au XP European Gold Rally en Angleterre. Tout le matériel du parfait détectoriste est là : les détecteurs, les pelles, les pro-pointers, les duvets sans oublier la nourriture… solide… et liquide. Direction Calais pour rejoindre Burford en Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche.

 


Vendredi 15 septembre

6h15. Arrivée à Calais. Après le traditionnel contrôle des papiers, nous embarquons dans le Shuttle. Nous profitons de cette petite pause forcée pour nous reposer quelques instants. La traversée ne durant pas plus de trente-cinq minutes, nous reprenons la route rapidement en ayant perdu une heure de décalage horaire au passage. Le trafic est abondant mais nous arrivons sans difficulté à Burford. Nous stoppons notre véhicule dans cette petite ville charmante pour nous octroyer une petite balade sous le ciel clément de la Grande-Bretagne. 12h15 : Le camping-car est installé sur le lieu du rallye et le drapeau français flotte fièrement en haut de son mat. C’est sous un ciel menaçant que nous rejoignons la tente des inscriptions pour recevoir notre bracelet pour le week-end. Le bracelet permet l’accès aux 19 champs mis à disposition sur 400 hectares ainsi que l’entrée au village Detectival. Des sweat-shirts Detectival sont en vente mais déjà en rupture de stock pour la taille L… Dommage.
La pluie s’étant invitée, nous retournons nous mettre à l’abri dans le camping-car. L’attente du retour du soleil se fait autour d’une bonne bière et d’un bon jambon de Bayonne ramenés spécialement pour l’occasion.
14h30 : La pluie ayant cessé et l’appel de la détection étant trop fort, nous nous empressons de nous changer et prendre notre matériel stocké dans la soute pour explorer les terres anglaises.
Dès le vendredi, quatorze champs sont mis à disposition. Les cinq autres n’ouvrent que le lendemain. Nous avons commencé par le champ 9 : une immense étendue de terre fraichement déchaumée. Nous partons chacun de notre côté en veillant à rester à distance raisonnable pour ne pas nous perdre de vue. De nombreuses traces de pas témoignent déjà d’un flux important avant nous. 1 200 détectoristes sont attendus pour le week-end et 900 rien que pour le vendredi. Difficile dans ces conditions de trouver des zones vierges de tout passage. Il n’est pas rare de voir des trous non rebouchés ou pire encore, des ferreux abandonnés à même le sol. Dommage et décevant.
Il aura fallu de nombreux balancements de disque avant d’entendre enfin un son potentiellement intéressant. Ma pelle pénètre aisément ce sol tendre et en ressort une motte mêlée de terre et de pierre. Sans difficulté, j’extrais un bouton aux motifs intéressants. Un second bouton beaucoup plus classique finira également dans ma poche. Nous errerons ainsi plusieurs heures dans les champs 10, 11, 12 et 13 pour redescendre finalement vers le campement. Mes collègues quand à eux, ne sortiront que ferreux ou balles de mousquets, trouvées abondamment lors du rallye. Maigre butin pour une première sortie sur le sol anglais. La fatigue se faisant de plus en plus ressentir, nous décidons de retourner au campement nous désaltérer et déposer notre matériel pour visiter les stands mis à disposition.

De nombreuses marques de détecteurs et de matériel de détection ont répondu présent pour l’occasion, permettant à tout un chacun de visiter les stands et les dernières nouveautés. Dans cet environnement, se dresse également un espace ravitaillement, un bar, des démonstrations de vieux métiers et inévitablement la tente des archéologues : la base du fameux Treasure Act ! Pour le Detectival, les fournisseurs n’ont pas lésiné sur les goodies : T-shirts, polos, casquettes, bonnets, gourdes, autocollants, blasons et sacs à dos sont distribués gracieusement, faisant le bonheur des participants.
Minelab propose un stand impressionnant avec une surface de tests en plein air et un espace de conférence. La pluie s’invite de nouveau sur le site nous forçant à stopper notre visite. Nous décidons de nous mettre à l’abri dans le camping-car. Confort que nous apprécions particulièrement dans ce moment-là. Nous reviendrons demain pour approfondir notre visite des stands. Nous dinerons tranquillement à l’abri jusque dans la nuit. Le voyage nous a épuisés. Morphée est venu me bercer très rapidement et c’est des rêves plein la tête que je m’endors sur mon matelas confortable.



Samedi 16 septembre

8h45. Minelab avait annoncé sur les réseaux sociaux une arrivée hors du commun au Detectival pour la présentation officielle de l’« Equinoxe », le dernier-né de la marque. Parole tenue avec le largage depuis un petit avion d’un parachutiste à la voile aux couleurs de la marque et tenant avec lui le fameux « Equinoxe ». Un sacré coup de pub avec un atterrissage parfaitement réussi !

Pour cette première matinée, nous nous dirigeons vers le champ 19, situé à l’extrémité nord du campement. Pour y parvenir, nous empruntons un chemin que la pluie de la nuit dernière mêlée aux balais des quads des agents de sécurité ont rendu particulièrement glissant. Nous avons pris un déjeuner copieux et emporté avec nous des provisions pour détecter jusqu’à l’après-midi. Il nous faudra une bonne vingtaine de minutes pour atteindre le champ 18 dont la traversée est obligatoire pour atteindre notre destination finale. De nombreux détectoristes ont eu la même idée que nous et nous nous retrouvons nombreux à l’entrée du champ. Equipés de talkies-walkies, nous nous éparpillons un peu plus que la veille, chacun tentant sa chance dans cette immensité pour une éventuelle trouvaille. D’ici, le panorama est spectaculaire. De grandes étendues à perte de vue. Au gré de notre avancée, nous ramassons les ferreux et autres déchets récoltés sur notre chemin. Parfois et par chance un bouton est trouvé par ci par là… ou encore une simple balle de mousquet… Bien souvent, l’appareil restant muet de longues minutes… très longues minutes. Beaucoup de monde sur cette surface et il devient même habituel de repasser derrière d’autres détectoristes. J’en profite pour les observer. Chacun a sa technique : celui qui traverse le champ en quelques minutes, celui qui a peur d’abimer le disque et qui poêle à 15 cm du sol ou encore celui qui met son disque à 45 degrés du sol… Bref, il y a de tout et ça me rassure de passer derrière eux. Malgré tout, un son résonne finalement dans mon casque me sortant de mon spectacle. Une monnaie complètement savo sera extraite. Ma première monnaie en Angleterre me redonne le sourire !
Je croise de nombreux détectoristes qui comme moi, ont fait de bien maigres trouvailles et s’interrogent sur la soi disant « richesse » du sol. Pourtant, selon les premiers échos, des trouvailles auraient bien été faites : monnaie portugaise en or, romaines en or et en argent, fibules… On verra tout cela ce soir sous la tente des archéologues… ou pas…
Nous voici désormais dans le champ 19. Celui-ci a bien sûr été prospecté mais à notre grande surprise nous sortons tout de même quelques objets de terre dont un beau bouton ancien pour Nico, une boucle médiévale pour Jean, un reste d’anneau en bronze pour mon frère et un poids monétaire ainsi qu’un bouton médiéval pour moi. Maigre butin pour quatre chevronnés. Comme les autres, ce champ est très pollué par les ferreux et à voir la corbeille à la sortie de celui-ci, je me dis que je ne suis pas le seul à en trouver ! Nous croisons une connaissance qui nous montre fièrement sa trouvaille : une belle Florin 1921 faite quelques minutes plus tôt dans cette parcelle. Comme quoi, il en reste encore à sortir !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

Madona

Une broche exceptionnelle a été mise aux enchères début novembre par le site sedwickcoins.com, sur une mise à prix de 15 000 dollars, baptisée « Madona » en référence à la Madone et non pas la chanteuse… En or 22 carats, ornée de cinquante-deux perles, certaines sont bien usées par les mouvements du sable, car cette broche provient d’une des épaves de la Flotta de 1715* qui fit naufrage au large de la Floride ! Elle fut retrouvée par deux plongeurs, John Berrier et Duke Long en 1989. Il lui manque quelques perles et surtout les onze emplacements destinés à recevoir une pierre précieuse, probablement des émeraudes, sont vides ! Personne n’a jamais su si les pierres sont tombées toutes seules au cours de son séjour sous l’eau, 274 ans, si elles avaient été enlevées pour le voyage ou si les deux plongeurs les ont récupérées pour leurs propres comptes… La vente comptait aussi un très grand lot de monnaies en or, dont de superbes pièces de huit escudos, comportant des tirages assez rares, des monnaies frappées sous la conquête espagnole à Lima, au Pérou. Les mises à prix débutant à 4 000 dollars pour une pièce d’un escudo et jusqu’à 20 000 dollars la pièce de huit escudos, dont le poids théorique est de 27,2 grammes d’or pur, l’or des Incas !
Sources : *voir M&D n° 60 / sedwickcoins.com

97.10

Monnaie envoyée et trouvée par Luc. Avers : écu d’or pontifical, l’écu ovale du Pape Pie III (1439-1503) (Alessandro Farnese 1534-1549) Scudo Oro. Sous la tiare et les clés. Revers : croix fleuronnée sous un soleil. En dessous, les écus de ??? et de Bologne. Rare, la monnaie présente un bel aspect TTB. Nous n’avons pas pu identifier l’écu de gauche mais la monnaie s’estime à 1 200 euros à quelque chose près.

2 € commémoratives

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29 pennys

Pour un trésor, la découverte d’un groupe d’amis faisant partie d’un club de prospecteurs, des Anglais… qui prospectaient une ferme dans la région du Lancashire. L’un d’eux a découvert une première monnaie du 13e, datant du règne d’Édouard Ier (1272-1307), surnommé « long jarret » pour sa grande taille de 1,88 mètre, une taille assez rare en l’an 1300. D’autres sont sorties sous les disques des détecteurs… Pour finir avec un petit dépôt, probablement une bourse, de 29 monnaies ! Toutes du même type, des pennys, elles ont été remises aux services archéologiques pour étude, leur valeur « marchande » n’est pas très élevée, entre 10 et 20 £ pièce, mais le plaisir de trouver un trésor, lui, n’a pas de prix…
Source : burnleyexpress.net

Les peuples de l’Age du Bronze et du Fer celtes avaient une connaissance importante des astres et de leur mouvement dans le ciel.
Cette science connue des druides (J. Caesar, Guerre des Gaules VI.14) était étroitement liée à leurs croyances religieuses et mythologiques.
Cette connaissance astronomique était probablement très importante pour les besoins rituels de leurs cultes pour prévoir les éclipses, la lune montante ou descendante, l’apparition ou la disparition d’astres dans le ciel tel que Mars, Jupiter… et autres événements astronomiques liés aussi à des cultes de fertilité ou autres croyances.
Les très nombreuses rouelles retrouvées sur des sites celtes et les sites de l’Age du Bronze dans des sanctuaires et des tumulus prouvent qu’il existait des cultes liés aux astres, ainsi que la forme de certaines suggérant fortement la forme d’un soleil.

La racine de ces cultes remontait déjà à l’Age de Pierre (gravures de rouelles et de symboles solaires dans la vallée des Merveilles et sur de nombreuses stèles).

En France il existe de nombreux sites de l’Age du Fer où ont été découverts des milliers de rouelles anneau (Chastelard de Lardiers, oppidum du Var…). Il est probable que ces anneaux représentaient un astre et étaient déposés dans ces sanctuaires dans un but votif.

En Europe de l’Est, de nombreuses rouelles de type anneau bouleté ont été trouvées sur des sites celtes et dans des tombes. La taille de ces anneaux est variable, ainsi que le nombre de boules qui sont souvent accolées par 2 ou 3 (triade).
Le nombre de boules et leur association par 2 ou 3 pourraient-ils être un système de numérotation utilisé par des druides pour décompter des jours, mois ?


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Épée viking

Un prospecteur finlandais a découvert avec son détecteur de métaux une épée viking sur les bords du lac Loppijärvi, situé dans le sud de la Finlande. Tuomas Pietilä, le prospecteur, n’a pas entièrement sorti l’épée du sol. Il a prévenu les services archéologiques lorsqu’il a compris qu’il s’agissait d’une épée et il a bien fait puisqu’il s’agit là, de la toute première épée viking découverte dans cette région de Finlande ! Une fois traitée, cette épée sera exposée au musée national d’Helsinki. Si la Finlande n’est pas encore aussi libre en matière de détection que l’Angleterre, la Norvège ou le Danemark, les services archéologiques finlandais apprécient de plus en plus ce genre de trouvailles/déclarations quand, précise l’article d’un journal finlandais, elles sont faites dans les règles de l’art…
Source : yle.fi/uutiset