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Chapeau bas

Le chapeau du plus célèbre des chasseurs de trésor vendu aux enchères, celui d’Indiana Jones porté par le héros de la saga dans le deuxième épisode : « Indiana Jones et le Temple maudit ». Sur une estimation de 150 000 euros, il a finalement atteint la somme de 252 000 euros ! C’est un peu moins que le prix du tout premier chapeau porté dans l’épisode I « L’arche perdue ». Des chapeaux réalisés à chaque fois sur mesure par de prestigieux chapeliers anglais. Indiana Jones (Harrison Ford) doit rempiler l’été prochain dans un nouvel épisode des aventures du docteur Jones, il lui faudra donc un nouveau chapeau…


Source : bfmtv.com

119.04

J’ai  trouvé  cet artefact  dans une  vigne, pourriez-vous  m’aider  à l’identifier ? Diamètre 16 mm, épaisseur 3 mm, poids 6,5 g, lieu Tarn proche Albi. Encore merci et bonne semaine à vous, Olivier.
Il s’agit d’un poids de ville pour la ville d’Albi, ce n’est pas un hasard si vous l’avez trouvé près d’Albi. Avers : lettre B majuscule accostée de deux besants le tout dans un grenetis large. Revers : tour crénelée accostée des lettres CA (non visible sur votre exemplaire). Un problème se pose néanmoins, le poids que vous indiquez ne correspond pas aux poids habituels des poids de villes, une once pèse aux alentours de trente grammes et c’est différent selon les régions, or vous nous signalez un poids de 6,5 g ? Faute de frappe ?

1628, Banco hollandais à La Havane

Piet Hein

Les colonies et conquêtes du Nouveau Monde sont une source de revenus et de richesses incroyables pour l’Espagne. Deux flottes au trésor rapatrient à Séville les richesses du monde espagnol. La flotte de terre-ferme part de Carthagène et rapporte l’or d’Equateur, les émeraudes de Colombie et l’argent du Pérou via Panama. La flotte de Nouvelle-Espagne charge à Veracruz l’argent du Mexique, mais également les épices, les teintures, les soieries et les porcelaines venues de Chine par Manille et Acapulco.
Les dangers qui guettent ces flottes sont nombreux et variés, pirates, corsaires, Anglais, et surtout, les éléments naturels, tempêtes, cyclones et le très redouté « pot au noir », la zone de convergence intertropicale qui désigne la région autour de l’Equateur où se rencontrent les alizés des deux hémisphères et où se forment de très violents orages, tant redoutés des navigateurs. Ainsi entre 1504 et 1650, on recense plus de 519 naufrages dans cette zone pour l’Espagne. Du côté portugais, on recense 216 naufrages entre 1497 et 1650 soit 20 % du trafic, la France compte 60 naufrages entre 1720 et 1762, les Anglais 200 naufrages entre 1600 et 1834 et les Portugais et Hollandais dénombrent 653 naufrages entre 1650 et 1800. A quoi il faut encore ajouter les naufrages de toutes les autres nations. Quoi qu’il en soit, les enjeux économiques en cas de naufrage sont tels que les autorités montent des expéditions de récupération quand le naufrage a lieu à faible profondeur, au-delà de 20 mètres de profondeur les vestiges disparaissent.
En 1568, les Pays Bas espagnols (la Belgique, le Luxembourg, la Hollande et le nord de la France) tentent de s’affranchir de la tutelle de l’Espagne de Philippe II et cela par les armes. La première phase du conflit aboutit en 1581 à la création des Provinces Unies, formés des 7 provinces protestantes du nord, les dix autres provinces étant reconquises et soumises par le sang. Une première trêve est signée en 1609 à Anvers. Les belligérants hollandais et espagnols étant exsangues, la trêve est fixée pour 10 ans ! Mais en réalité, les 2 camps se sont radicalisés et les Hollandais ont épousé la cause des protestants dans la guerre de 30 ans qui débute en 1618. Les hostilités démarrent durement pour les Hollandais, l’argent vient rapidement à manquer ! Suite au blocus du pays par les Espagnols, et surtout les déboires des protestants en Allemagne, quand Spinola prend la place clé de Breda en 1625, c’est la crise… et la survie des Provinces Unies s’en trouve grandement menacée…, déjà en 1623, l’amirauté hollandaise avait établi un grand projet appelé « groot desseyn », le grand dessein. Il décide de l’activer après la chute de Breda, celui-ci consiste à s’emparer du Brésil, possession portugaise entrée dans l’empire Habsbourg avec l’union des couronnes portugaise et espagnole en 1580 et par établir des comptoirs en Afrique, pour contrôler le commerce de l’ivoire et de l’or africains, tout en tarissant les ressources espagnoles en main-d’œuvre pour les mines du Pérou et du Mexique.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Serpent de bois

Découverte exceptionnelle pour des archéologues finlandais. Dans la tourbe d’un lac fouillé depuis plusieurs années, ils ont découvert un serpent sculpté dans un morceau de bois. Ce qui rend cette découverte hors du commun, c’est la stratigraphie, des couches de tourbes datées de 5 000 ans, et de la datation radiocarbone du bois, située au Néolithique, entre 2471 et 2291 avant notre ère ! Faisant de ce serpent de bois, la plus ancienne sculpture en bois jamais découverte à ce jour !


Source : cambridge.org

119.01

Bonjour, voici un portrait en plomb. Je n’arrive pas à le dater ni à savoir son utilité. Pourriez-vous m’aider à le dater et l’identifier ? Ce portrait me fait penser à Arlequin. 146 g. Merci à vous, Jeje77detection. 
Et nous à Cyrano de Bergerac ! Le chapeau, la plume, la moustache, le bouc et le long nez, oui on pense vraiment à lui, petite applique destinée à être suspendue peut-être.

Comment et où chercher des météorites Suite et fin

Dans les articles précédents (voir n° 106, 110 et 116), nous avons vu plusieurs façons de chercher ces pierres tombées du ciel, chercher sur les chutes anciennes connues et répertoriées, et sur celles inconnues du grand public, car non reprises dans la liste des chutes françaises (Limoges, Ile des Tonneliers ?). Nous avons également vu que les cartes géologiques peuvent grandement servir pour nos recherches et que la prospection en bordure de champs et celle de souches d’arbres peuvent également être bénéfique ! Continuons avec cette fois la prospection des ruisseaux.

Il faut savoir que la meilleure période pour chercher dans les ruisseaux se situe en été, quand les niveaux d’eau sont au plus bas. Pour les ruisseaux à sec depuis des lustres, on peut y chercher toute l’année, ceux-là sont mes préférés !
Toutefois, la recherche en ruisseaux est très compliquée, et cela, à cause principalement de la pollution métallique énorme des dits ruisseaux. Certains sont de véritables décharges à ciel ouvert ! Voilà pourquoi il faut prospecter les ruisseaux avec un petit disque. J’utilise un 11 cm de Ø et aussi une discrimination basse sauf pour les ruisseaux asséchés où là je cherche en tous métaux. On creuse facilement et surtout on distingue les cibles, ce qui n’est pas le cas avec l’eau courante. Il faut aussi déterminer les secteurs à faire en priorité, à savoir les bancs de graviers et de galets. Ces endroits sont à prospecter avec grand soin. C’est là que l’on a le plus de chance de trouver des météorites mais aussi des impactites et autres tectites. Ici, votre œil sera votre détecteur (1), chercher des pierres qui dénotent ou qui vous semblent bizarres. En cas de doute, emportez-là avec vous pour l’examiner à tête reposée une fois chez vous !
Les coudes naturels des ruisseaux sont aussi les endroits à examiner avec grand soin. Les petites pierres et autres objets lourds restent piégés dans ces courbures, et enfin les secteurs couverts de grosses pierres méritent aussi toute votre curiosité !
J’ai mis au point ma propre technique de recherches. En effet, lors de la découverte de ma première météorite, le problème de la discrimination « haute » fut pour moi une révélation. Comment faire pour découvrir ces petites météorites faibles en fer, qui nous passent sous le nez à cause d’une discrimination trop haute ?
La solution semble toute simple : chercher en tout métaux ! Cela est toutefois impossible, chercher avec une discrimination très basse pour éliminer les très petits ferreux est une solution mais il faudra creuser beaucoup et beaucoup, cela reste un choix. Comme je l’ai déjà dit, la recherche de météorites est particulière et il faut entre autre beaucoup de patience et d’obstination. Ma façon de procéder est simple mais pourra sembler laborieuse pour certains. Quand je prospecte un ruisseau, je cherche en priorité les bancs de graviers et de galets, et, avant d’entamer les recherches au détecteur, je fais un nettoyage de surface du dit banc de graviers !, comment ?, avec mon FTN-63. Ayant une force d’adhérence de 110 kilos, je réalise ainsi la totalité à prospecter à l’aimant, effectuant ainsi un dégagement de tous les ferreux en surface.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Bague en or médiévale

Encore un trésor découvert à l’actif d’un prospecteur anglais, Peter McCoy ! Après avoir obtenu l’autorisation d’un agriculteur de Ledbury de prospecter ses terres, Peter y a découvert une superbe bague en or ! Un modeste trésor, mais trésor tout de même, la bague médiévale est datée du XIIIe siècle.
Ensuite, la procédure à suivre est très simple, Peter déclare la découverte au Coroner local, un agent de liaison des services archéologiques présent dans chaque commune, bien souvent des bénévoles ; si l’objet est antique, intéressant pour l’art ou l’histoire ou contient plus de 10 % d’or, il reçoit la mention « trésor » ! Il est ensuite confié à un musée ou un comité d’expertise qui va déterminer sa valeur marchande et puis soit un musée local voire national suivant la qualité de l’objet, fait une offre, sinon le trésor passe aux enchères, dans les deux cas l’inventeur et le propriétaire se partagent la somme obtenue !
Le résultat de ce système on ne peut plus simple étant, et c’est bien le plus important, que les bases de données anglaises s’enrichissent de nouvelles entrées toutes les semaines !
En France, rien de nouveau, le système en place attend on ne sait quoi pour se remettre en cause, et pendant ce temps tout ce qui est perdu est définitivement perdu…


Source : herefordtimes.com

Chercheurs d’or

Des chercheurs d’or au Yukon, dans la région de Dawson City, Canada, ont réalisé une surprenante découverte. Alors qu’ils déblayaient une épaisse couche de sédiment, du téphra volcanique vieux d’environ 29 000 ans… pour atteindre le fond des vallées, là où se trouvent les plus importants placers d’or natif, ils sont tombés sur les restes de trois mammouths ! Un adulte, assez vieux, un autre plus jeune et un petit, les trois sont assez bien conservés, certains ossements étant encore connectés (reliés). Les fossiles ont été remis aux paléontologues du Yukon, certains d’entre eux ont émis l’hypothèse que ces trois mammouths seraient morts ensevelis vivants par une tempête de sable de poussières volcaniques ! Ce qui expliquerait la proximité des trois dépouilles et leurs très bonnes conservations, les dépouilles auraient ainsi échappé aux charognards…


Source : 45secondes.fr

Impact !

Une histoire qui va faire rêver et fantasmer les chercheurs de météorite : le 29 mars 2020, entre minuit et 2 heures du matin près de la ville d’Akure au Nigéria, Afrique, un énorme astéroïde a laissé la trace d’un impact gigantesque !

Dans un premier temps, les autorités ont parlé d’une météorite, puis la police a donné la version d’un camion transportant de la dynamite qui aurait explosé sur la route… C’est la version officielle du gouvernement nigérian, mais un professeur de géophysique, Ile-Ife, de l’université Obafemi Awolowo qui s’est rendu sur le site a démenti cette version. Pour le professeur Ile-Ife et de nombreux spécialistes qui ont étudié les photos et vidéos, il n’y a pas de doute, c’est bien l’impact d’un météore !
Un énorme météore qui a laissé un cratère de 21 mètres de diamètre pour 7,8 mètres de profondeur !
Aucune trace de radioactivité n’a été relevée, la terre autour du cratère a été remuée, par les vibrations, sur un rayon de plus d’un kilomètre !
Toujours d’après les mesures prises sur le site, l’angle d’impact du météore était de 43 degrés. Entre fin mars et début avril 2020, la Nasa avait signalé qu’un géocroiseur « astéroïde géant » passait à proximité de la terre, il s’agit probablement d’un fragment de ce géocroiseur… Plusieurs pierres étranges ont été ramassées autour et dans le cratère. Il y a de nombreux chercheurs d’or, au Nigéria, utilisant des détecteurs de métaux, espérons qu’ils auront l’idée de chercher des morceaux de ce météore !

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Le troisième plus gros diamant du monde

Le 1er juin dernier, l’entreprise Debswana, productrice de diamants au Botswana, Afrique australe, a annoncé la découverte d’une pierre exceptionnelle, le troisième plus gros diamant blanc, jamais découvert à ce jour ! Une pierre de 1 098 carats ! Le Botswana produit régulièrement des diamants blancs de grandes dimensions, le deuxième plus gros diamant y a été découvert en 2015, une pierre de 1 109 carats. Le plus gros du monde, pour l’instant, étant le « Cullinan » découvert en Afrique du Sud et qui tient le record depuis 1905, une pierre qui a donné le plus gros diamant ornant la couronne d’Angleterre et dont le brut était de 3 106 carats, soit 621,2 grammes !


Source : bbc.com/Afrique