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Les hommes qui voulurent rester rois

Cas exceptionnel dans les annales de la fin de la Grande Guerre en Allemagne, le roi de Wurtemberg résiste 20 jours à la trouille qui a saisi certains autres monarques allemands.
Cet autre Guillaume II porte barbe et, malgré les évènements révolutionnaires qui commencent en sa capitale de Stuttgart le 9 novembre 1918, il refuse, seul contre tous les conseillers apeurés, d’abdiquer son titre royal.
Il y avait peut-être un attachement hors du commun puisqu’il faut dire que celui-ci n’était pas glissé dans les langes de son berceau. En effet, il est le cousin au 4e degré de son prédécesseur. Qui parmi nous pense hériter un jour d’un cousin aussi éloigné ? Qui parmi nous fréquente des cousins au 4e degré voire, simplement, connaît leur prénom ?
Il est vrai que, dans le cas des familles royales, le travail de recherches généalogiques est fait par des experts qui se renouvellent au fil des générations. Autant dire que nous ne sommes pas dans le cas de la personne lambda à qui l’on annonce soudainement une parenté royale. Puis, il y a le niveau social : Guillaume avant d’être roi de Wurtemberg est déjà duc et possède des biens considérables.
Lorsque le trône lui échoit en 1891 c’est tout de même grâce aux draconiennes lois dynastiques du Wurtemberg. Entre loi salique et mariages morganatiques, l’écrémage des dynastes allemands est une constante.
Cette dynastie concerne les Franc-Comtois car l’une de ses branches possédait le comté de Montbéliard jusqu’en 1793. Elle aurait pu concerner également les habitants du Rocher puisque les Urach étaient les héritiers de Monaco avant la légitimation de la grand-mère d’Albert II. Cela juste avant la Grande Guerre qui sera fatale au gouvernement des Wurtemberg à Stuttgart.
Cette dynastie avait un lointain passé puisqu’on la remonte avec certitude jusqu’au XIe siècle. Dans la mouvance des empereurs germaniques, elle a toujours montré de l’hostilité envers les Capétiens et leurs successeurs. Dès 1268, elle finance le raid de Conradin en Italie du Sud contre les Anjou, en échange du duché souverain de Souabe. Duché dont elle conserve la couronne, tel un titre annexe, jusqu’en 1918. Le titre royal, lui, est venu de Napoléon Ier mais ils furent dans les premiers à se retourner contre lui en 1813.
A l’automne 1918, le dernier roi va résister à la vindicte des conseils de soldats, aux émeutes et à tous les prémices de la révolution spartakiste. Beau sang-froid de la part d’un vieil homme qui sait que nombre de ses pairs sont déjà partis en exil.

Armoiries simplifiées des Waldeck-Pyrmont, 3 pfennigs de Georges-Victor prince de Waldeck-Pyrmont.

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A la fin 2019 la presse allemande a présenté l’information : un trésor a été découvert dans le clocher de l’église-cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de la ville de Bad Camberg au nord-ouest de Francfort-sur-le-Main. C’est Aaron Sauerborn, un jeune apprenti-menuisier de l’entreprise « Holzbau Sven Krüger », qui est l’inventeur du trésor.

L’église-cathédrale de Bad Camberger

Bad Camberg est une petite ville qui compte aujourd’hui 15000 habitants. Ce n’est que depuis 1981, année où elle a été officiellement classée comme station thermale, qu’elle porte ce nom (Bad signifie Bain). Elle s’appelait alors simplement Camberg comme on peut le voir sur l’ancienne carte postale reproduite sur cette page. C’est en 1580 que la tour est ajoutée à une ancienne église dont il ne reste rien puisque le bâtiment est rénové à la fin du XVIIIe siècle. Seuls la tour et son clocher sont alors conservés. L’église-cathédrale, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul en 1781, ne subit plus ensuite de modification importante.

La découverte du trésor

A l’automne 2019, un travail de vérification de la charpente conduit un jeune apprenti-menuisier à monter dans le clocher de l’église. En inspectant les poutres, perché sur une échelle, il met la main sur des objets qu’il trouve très froids et qui tombent sur le sol. Ce sont des pièces de monnaie ! Au total il y en a 96. Il les ramasse, redescend du clocher et va remettre sa découverte aux prêtres de l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ceux-ci confient les pièces à des experts numismates de Francfort-sur-le-Main qui les nettoient et les étudient. Elles ont toutes été frappées entre 1551 et 1630, l’une est en or et les autres sont en argent. La plus remarquable est un taler frappé en 1623 par Ferdinand II. Les pièces ont probablement été cachées dans le clocher peu de temps après sa construction. Peut-être pendant la guerre de Trente Ans qui embrasa presque toute l’Europe et qui dura de 1618 à 1648 ?

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En terrain miné

1930, les ingénieurs allemands se lancent dans le développement d’une mine antichar. Après cinq années d’essais et de recherches, elle entre en production au cours de l’année 1935, sous le nom de : Tellermine 35. (photo 1)

Elle a un corps principal en aluminium, d’environ 30 cm de diamètre pour un poids total de 9,1 kilos, le détonateur/allumeur (photo 2) est lui en laiton, un plateau coulissant, système assez simple et efficace… Lorsque la charge de rupture dépasse le point de rupture d’une goupille pré-calibrée, celle-ci casse, et elle libère un ressort supportant un percuteur qui frappe l’amorce, qui elle-même va enclencher la mise à feu des 5,5 kilos d’explosif, du TNT.

Le plateau supérieur comporte différents marquages : Sicher pour sécurité et Scharf pour armé. On y trouve aussi un numéro de série se terminant par l’année de production et un sigle, l’aigle nazi ; suivant les années, on peut aussi y trouver la croix gammée ! Les premiers modèles seront jugés trop sensibles, leurs mises à feu se déclenchant avec une charge de 90 kg, elles seront recalibrées à 100 kg sur le bord du plateau et 200 kg au centre du plateau.

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Casse au musée des trésors !

Le 29 novembre dernier, un vol sans précédent a eu lieu au Musée de la Voute Verte, situé à Dresde en Allemagne. Ce Musée a la particularité d’exposer une des plus belles collections de bijoux anciens d’Europe, il est d’ailleurs surnommé « le Musée des trésors », avec une collection de plus de 4000 bijoux ! Les voleurs, qui se sont introduit de nuit après avoir fait brûler un transformateur électrique (qui a eu pour effet de couper le courant dans tout le quartier et désactiver les alarmes…), n’ont eu le temps de fracturer qu’une vitrine, mais le butin est tout de même estimé à 1 milliard d’euros ! Parmi les bijoux dérobés, un superbe collier de diamants ayant appartenu à la reine Amélie Auguste de Bavière (1801-1877), le bijou ayant le plus de valeur, parmi ceux volés étant une décoration originaire de Pologne, l’Étoile du Diamant Royal Rose, de l’Ordre de l’Aigle Blanc d’Auguste II le Fort, qui a été créée en 1705 par Auguste II (1620-1733) en Pologne. Un mandat de recherche international a été lancé par Interpol…
Source : thefirstnews.com

1200 monnaies romaines

Une belle découverte à l’actif de deux prospecteurs allemands. On parle rarement des prospecteurs allemands, tout simplement parce que l’Allemagne a des lois à peu près aussi stupides que la France concernant les détecteurs de métaux ! C’est même encore plus complexe, suivant les Lands (régions) la détection est soit interdite soit tolérée et quand elle est tolérée c’est comme en France, vous pouvez prospecter mais il ne faut surtout pas trouver ! Ou les ennuis commencent…
Mais pour une fois, il semble il y avoir des réactions plutôt normales. Les deux prospecteurs ont donc découvert des monnaies romaines en bronze et argent dans un champ du Mönchengladbach, en Rhénanie. Ils ont pris le risque de déclarer leur trouvaille (ce qui est quand même un comble !) aux services archéologiques et ces derniers ont lancé une fouille. Celle-ci a permis la découverte d’une amphore, entamée probablement par une charrue et qui commençait à répandre son contenu, composé de 1200 monnaies romaines !
Le dépôt, en majorité du bronze et quelques monnaies d’argent, est daté du 4/5e siècle, la presse allemande a relayé la déclaration des services archéologiques qui ont salué le geste des prospecteurs, ce qui est déjà un premier pas…
Source : newsarticleinsiders.com

Les deux comtés de Hanau

Hanau-Lichtenberg est un comté indépendant au XVIIIe siècle. Un atelier monétaire fonctionne à Bouxwiller et émet les monnaies des comtes, parfois nommés Jean-René.
Or, le troisième de ce nom a marié sa fille, Charlotte, à un Hessois. Ils ont un fils qui doit hériter des deux côtés. Jean-René III meurt en 1736 et, mécaniquement, Louis de Hesse-Darmstadt devient comte de Hanau. Ou plutôt de Hanau-Lichtenberg car une bonne part vient des seigneurs de Lichtenberg, dont les gendres (Hanau et Bitche) héritent en 1480 d’une forteresse si bien conçue qu’elle servira jusqu’en août 1870 lorsque les Wurtembergeois s’en emparent, au prix de nombreuses pertes qui nourrissent la rumeur de fosses communes sur place. Entretemps, elle a été fortifiée par Specklin et Vauban.
Le château dresse toujours ses ruines, protégées par une association, mais le pays qu’il défendait a disparu parce que Louis IX accède au trône de Hesse-Darmstadt en 1768. Il est déjà comte de Hanau depuis le décès du grand-père Jean-René et il va intégrer son comté dans la Hesse paternelle.
Jean-René III, décédé à 71 ans, avait transféré ses bataillons à Pirmasens (Allemagne actuelle) pour s’éloigner des Français. Il était le neveu de Frédéric-Casimir qui tenta de bâtir les Indes Hanauviennes mais échoua par manque de fonds (1669-1672). D’ailleurs sa famille n’aimait pas ce rêveur qui achetait le Suriname. Maître d’un comté de 1500 km2, il fondait un empire de 100 000 km2…
Bouxwiller continua de fabriquer les monnaies d’argent et de cuivre, ces dernières ornées de l’initiale du jeune comte qui fait rénover les bornes-frontières du comté maternel, enclavé dans des territoires devenus français avec l’annexion de la Lorraine.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Cheval de bronze

Le 12 août 2009, un agriculteur allemand dans le comté de Hesse, mettait au jour une superbe tête de cheval en bronze, provenant d’une statue équestre d’époque romaine ! L’état de Hesse, versa alors, la somme de 48 000 euros à l’inventeur, propriétaire du terrain.Somme qu’il trouva un peu légère, mais accepta…
Il y a quelques mois, l’affaire a refait surface : l’agriculteur s’est rendu compte qu’il avait été floué et a porté plainte, un rapport d’expertise estimant la tête à 1,6 million d’euro ! Et ce n’est qu’une estimation…
Le tribunal lui a finalement rendu justice en lui accordant la somme de 773 000 euros ! Plus les intérêts courant depuis la découverte, il y a neuf ans. Le comté peut encore faire appel…
Source : thehistoryblog.com

109 pièces d’or

En Allemagne, une femme de 74 ans, veuve depuis peu, fait don à la maison de retraite locale de nombreuses boites de produits alimentaires que son défunt mari entreposait à la cave. Les deux responsables de la maison de retraite font le tri quelques jours plus tard. L’une d’elle est intriguée par une boite qui lui parait très lourde vu sa dimension… Et sous des haricots secs, elle découvre d’énormes pièces d’or ! Des Krugerrands, des monnaies d’Afrique du Sud, qui font un peu plus de 22 carats (917 millièmes) et contiennent exactement 31,103 grammes d’or pur, soit une once d’or ! Le Krugerrand ne possède pas de valeur faciale, comme une 20 dollars ou une 50 pesos, un Krugerrand ne valant qu’une once d’or, ce qui en fait une monnaie d’investissement, très recherchée, pour un poids brut de 33,93 g et 32 mm de diamètre. D’autres boites vont s’avérer contenir d’autres monnaies, 109 pièces au total. A 1100 € le Krugerrand il y avait donc un pactole de près de 120 000 € dans les boites ! Honnêtes, les employées de la maison de retraite ont remis à la veuve les économies que son mari avait placées en pièces d’or dans sa cave…
Source : atlasobscura.com

Sous un arbre

Un promeneur allemand, à Berlin, a découvert un trésor sous un arbre : tout simplement en se promenant les mains dans les poches, il a remarqué une mallette sous un arbre. Honnête il a porté sa trouvaille à la police, la mallette ouverte contenait un véritable trésor, 3 500 euros en espèces et un kilo d’or sous la forme de 22 lingotins de différents poids. Le propriétaire a été très vite identifié, il avait posé sa mallette pour attacher son vélo et l’avait oubliée !
En droit allemand, il faut savoir que toute personne qui rapporte un objet de valeur perdu a droit à 3,5 % de sa valeur, l’inventeur n’a pas perdu sa journée ! Quant à la police allemande, elle non plus ne perd pas le nord puisqu’elle a facturé 10 % de la valeur contenue au propriétaire, pour frais de stockage !
Source : telegraph.co.uk

L’or de la Reichsbank ou le trésor de Lüneburg

En janvier 2015, lors une conférence de presse il a été annoncé la découverte d’un trésor à Lüneburg en Basse-Saxe au nord de l’Allemagne. 217 monnaies d’or avaient été mises au jour quelques mois plus tôt par un jeune chercheur de trésors travaillant pour le service d’archéologie de la ville de Lüneburg. Nous revenons dans ce numéro de Monnaies & Détections sur cette fabuleuse trouvaille qui est la plus importante faite dans cette région pour ce qui concerne les trésors cachés pendant la période nazie.

Les circonstances de la trouvaille

Florian Bautsch.

En Allemagne les prospecteurs ne peuvent mener leurs investigations qu’après avoir reçu une autorisation des autorités compétentes. C’est ainsi que Florian Bautsch, un jeune homme de 31 ans, est parti avec son détecteur Fisher F75 Special Edition, son téléphone portable et un sac banane contenant quelques sacs en plastique, une brosse et un couteau japonais. Il est l’un des 200 prospecteurs formés et certifiés par le bureau de conservation du patrimoine de Basse-Saxe. Ce jour d’octobre 2014 il est chargé de réaliser une exploration superficielle des abords d’un tumulus des IVe et Ve siècles sur un terrain appartenant à « la Fondation de l’Hôpital municipal de Lüneburg pour l’Esprit Saint des saints ». Le hasard l’amène à une découverte inattendue.

Lüneburg est une ville de Basse-Saxe au nord de l’Allemagne.

Sous un arbre il met au jour une pièce d’or puis 9 autres. Il prévient téléphoniquement le service d’archéologie du district qui sécurise le site. Quelques jours plus tard une équipe d’archéologues fouille le lieu où Florian Bautsch a réalisé sa découverte. Un arbre ancien est tombé et un nouvel arbre a pris sa place. La chute du premier est responsable de la remontée des 10 pièces déjà retrouvées, mais le trésor est enterré plus profond, entre les racines du second. Le contenu de deux sacs, qui avec le temps ont disparu, est extrait du sol sablonneux. A celles déjà trouvées s’ajoutent 207 pièces d’or supplémentaires !

Une partie du trésor de Lüneburg.

Le trésor de la Reichsbank

Florian Bautsch et son détecteur de métaux « Fisher F75 Special Edition ».

L’examen minutieux du lieu de trouvaille indique que, si les deux sacs d’origine ont été désagrégés, il reste néanmoins des morceaux des cartons goudronnés dans lesquels ils étaient enfermés. Et surtout les restes des fils qui liaient les sacs sont toujours présents ainsi que les deux plombs en aluminium qui les scellaient. Sur ces plombs l’on découvre l’aigle impérial à croix gammée et l’inscription« Reichsbank Berlin 244 ».
C’est donc un trésor de l’époque nazie qui vient de ressurgir ! Il est fait de pièces ayant toutes les mêmes caractéristiques : alliage d’or 900/1000, diamètre de 21 millimètres et masse de 6,45 grammes. Il y a 128 pièces belges de Léopold Ier et Léopold II, 74 pièces françaises de Louis-Philippe Ier, de Napoléon III et de la Troisième république, 12 pièces italiennes de Victor Emmanuel II et d’Umberto Ier et 3 pièces austro-hongroises de François Joseph Ier. Curieusement aucune monnaie allemande n’est présente. La plus ancienne pièce date de 1831 et la plus récente de 1910. La masse totale de ces pièces est de 1,4 kilogramme. Ainsi au cours actuel de la pièce d’or de 20 francs la valeur globale du trésor est de 45 000 euros.

Restes des papiers goudronnés qui enfermaient les sacs
des pièces d’or de la Reichsbank.


Quelques-uns des types monétaires retrouvés dans le trésor de Lüneburg

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96