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Trésor saxon

2014, un étudiant anglais, Tom Luking, un nom qui porte chance, découvrait dans un champ du Norfolk un superbe trésor de bijoux en or ! Son Déus venait de lui faire gagner le jackpot, quatre pendentifs en or et deux perles, elles aussi en or. Le plus gros des pendentifs est constitué d’une mosaïque de petites pierres, des grenats, assemblée en figures géométriques, un bijou dans le plus pur style saxon !
Deux des petits pendentifs sont, eux, réalisés à partir de monnaies mérovingiennes ! Après un an d’étude, le trésor était estimé à 14 5050 £, une somme trop importante pour le musée de Norfolk qui voulait le trésor pour ses collections. Plutôt que de morceler le trésor par une vente aux enchères, le musée avec l’accord des deux propriétaires, Tom l’inventeur et le propriétaire foncier, le musée lançait un appel aux mécènes. Il a fallu un peu de temps pour réunir la somme, mais ils y sont arrivés, le trésor est désormais exposé dans sa totalité au musée de Norfolk et Tom a touché sa part pour son trésor : 81 800 euros !
Source : edp24.co.uk/news

30 000 Livres Sterling

Un trésor en billet de banque, c’est assez rare, ce qui est encore plus rare c’est que les billets sont « normalement » toujours valables. Découverte réalisée à Londres, pendant les travaux d’une galerie marchande. C’est le propriétaire des lieux qui a remarqué, sous le carrelage qui venait d’être cassé, une forme rectangulaire. Des liasses de billets, 30 000 £ en billets de 1 et 5 £, caché d’après le terminus des billets (dernières dates d’émissions) au cours de la Seconde Guerre mondiale ! Avec le calcul de l’inflation, la somme représenterait de nos jours, environ 2,4 millions d’euros !
Les billets sont imprimés à l’encre bleue, qui ne fut utilisée par la banque d’Angleterre que pendant la guerre, pour enrayer la fausse monnaie produite par les nazis, la livre sterling étant imprimée, avant et après la guerre, avec de l’encre verte.
Si les billets bleus ont été retirés de la circulation à la fin des années 80, ils sont toujours valables. Le pactole a été remis à la police, qui doit déterminer son origine, ça me parait difficile plus de 70 ans après les faits, et il faudra ensuite décider s’il s’agit bien d’un trésor ou pas…
Source : foxnews.com

5 dollars 1854

Rarissime découverte réalisée par un collectionneur anglais, ce dernier a trouvé une monnaie connue à seulement trois exemplaires ! La 5 dollars or à l’aigle au millésime de 1854 ne fut frappée qu’à 268 exemplaires, trois à ce jour étaient encore connues et pour être tout à fait exact, il n’en reste que deux de localisées, la troisième pièce connue fut volée en 1967 à un collectionneur de Floride et n’a pas réapparu depuis. Celle qui vient de refaire surface en Angleterre a d’ailleurs été confrontée à des photos de la monnaie volée pour être sûr que ce n’était pas la même… Il s’agit bien d’une autre monnaie et ce quatrième exemplaire connu est désormais estimé à plusieurs millions de dollars !
De nombreux dollars or, ont débarqué en France et en Angleterre au cours de la première Guerre mondiale, époque où l’on payait encore en or et il n’est pas impossible que quelques monnaies de 5 dollars 1854 soient encore au fond de vielles armoires…
Source : coinweek.com

Bague d’évêque

Encore un prospecteur anglais… On vous parle souvent d’eux, puisqu’eux déclarent leurs trouvailles… Disons surtout qu’ils peuvent le faire !
Adam, un prospecteur de trente ans a réalisé sa plus belle découverte dans un champ de Beverley Minster, situé dans le Yorkshire. La découverte d’une superbe bague – elle a reçu la mention de trésor – en or 22 carats au motif de Saint-Georges, le Saint patron de l’Angleterre. Les archéologues l’ont datée des années 1450-1550. Elle aurait appartenu à un évêque ou un prêtre (fort riche). Les bagues de ce type étant très prisées des collectionneurs, sa première estimation est de plus de 11 000 euros !
Source : express.co.uk

Encore une belle découverte d’un prospecteur anglais. Jason Baker n’est pas un débutant, il avait déjà eu les honneurs de la presse spécialisée en 2016 avec la découverte d’un énorme lingot de plomb romain, portant plusieurs marquages, ce dernier a été vendu aux enchères près de 30 000 euros ! (Monnaies & Détections n° 92)

Et Jason, viens de remettre ça, avec la découverte d’une très rare monnaie saxonne en or de la période dite Crondall, une monnaie frappée entre l’an 620 et 645.

« Les monnaies dites saxonnes correspondent plus ou moins à nos monnaies mérovingiennes, typologie et époque, lorsque les Anglais trouvent, chez eux, une monnaie mérovingienne et donc frappée en France, elle prend pour eux le nom de Trémissis… »

Trouvaille réalisée avec un CTX 3030 dans le Devon, la monnaie de Jason, dont la première estimation est de 5 000 euros intéresse le British-Museum !

Sources : devonlive.com / Monnaies & Détections n° 92

 

Huit pièces d’argent

Susan Hurelle, 66 ans, est une prospectrice anglaise heureuse, elle vient en effet de trouver son premier trésor ! Huit monnaies romaines en argent trouvées à l’aide de son Déus dans un même champ de Cinderford, dans la région de Gloucester. Le petit dépôt a été déclaré et une nouvelle recherche est déjà prévue sur la zone de découverte en août, après les récoltes. Les monnaies ayant été découvertes sur une petite surface, elles laissent espérer un magot plus conséquent… Susan a simplement déclaré sa découverte au coroner local (un ou plusieurs archéologues par région qui enregistrent et répertorient les découvertes d’amateurs qui trouvent avec ou sans détecteur).
C’est simple et efficace ! Chaque semaine de nouvelles découvertes sont enregistrées dans toute l’Angleterre, alimentant sans cesse les bases de données.
En France, chaque semaine des prospecteurs trouvent des objets ou monnaies qui mériteraient d’être répertoriés et d’alimenter des bases de données, seulement il n’y a personne pour le faire…
Source : express.co.uk

Richard III

Rarissime monnaie découverte par une prospectrice anglaise, Michelle Vall de Blackpool, qui en septembre dernier lors d’un rallye de détection est tombée sur le jackpot ! Son détecteur, un Golden Mask 5, lui, a trouvé une pièce d’or, mais pas n’importe quelle monnaie : une très rare monnaie de Richard III, probablement perdue au cours de la bataille de Bosworth Field en l’an 1485 ! Michelle a trouvé cette monnaie sur la zone des combats, à Monks Kirby dans le Warwickshire. Une bataille décisive dans l’histoire de l’Angleterre puisque Richard III y fut tué, remplacé sur le trône d’Angleterre par Henry Tudor le tout premier roi de ce qui sera par la suite, la dynastie Tudor.
Estimée à 15 000 £ la monnaie a été vendue aux enchères le 13 décembre dernier, atteignant la somme record pour ce type de monnaie de 40 000 livres Sterling soit un peu plus de 45 000 euros ! Une somme partagée à parts égales entre l’heureuse inventrice et le propriétaire du terrain.
Sources : dailymail.co.uk & express.co.uk

Chaudrons

Énorme découverte pour les archéologues anglais, dans la région de Leicestershire. Des promeneurs ayant aperçu des morceaux de bronze sur le chantier de terrassement d’un centre commercial ont averti les archéologues. Les Anglais sont beaucoup plus sensibilisés à l’archéologie que ne le sont les Français, question de culture et d’éducation…
Bref, une fois sur place, les archéos ont mis au jour un site de l’âge du fer, servant probablement de lieu de culte ou de cérémonie. Parmi les nombreux artefacts mis au jour, la découverte de onze chaudrons reste la plus spectaculaire ! Composés de fine tôle de cuivre et d’armature en fer, la plupart sont dans un triste état et ont été extraits sous forme de bloc pour être passés au scanner. Le plus gros avait une contenance de 550 litres !
Source : arstechnica.com

Detectival 2017

Jeudi 14 septembre

23h. Le camping-car est chargé. L’excitation est à son comble. Cette année pour le Detectival 2017, nous avons privilégié le confort avec le transport autonome et indépendant. Mon frère et moi ferons la route avec deux autres amis, Jean et Nico (père et fils), rencontrés l’année dernière au XP European Gold Rally en Angleterre. Tout le matériel du parfait détectoriste est là : les détecteurs, les pelles, les pro-pointers, les duvets sans oublier la nourriture… solide… et liquide. Direction Calais pour rejoindre Burford en Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche.

 


Vendredi 15 septembre

6h15. Arrivée à Calais. Après le traditionnel contrôle des papiers, nous embarquons dans le Shuttle. Nous profitons de cette petite pause forcée pour nous reposer quelques instants. La traversée ne durant pas plus de trente-cinq minutes, nous reprenons la route rapidement en ayant perdu une heure de décalage horaire au passage. Le trafic est abondant mais nous arrivons sans difficulté à Burford. Nous stoppons notre véhicule dans cette petite ville charmante pour nous octroyer une petite balade sous le ciel clément de la Grande-Bretagne. 12h15 : Le camping-car est installé sur le lieu du rallye et le drapeau français flotte fièrement en haut de son mat. C’est sous un ciel menaçant que nous rejoignons la tente des inscriptions pour recevoir notre bracelet pour le week-end. Le bracelet permet l’accès aux 19 champs mis à disposition sur 400 hectares ainsi que l’entrée au village Detectival. Des sweat-shirts Detectival sont en vente mais déjà en rupture de stock pour la taille L… Dommage.
La pluie s’étant invitée, nous retournons nous mettre à l’abri dans le camping-car. L’attente du retour du soleil se fait autour d’une bonne bière et d’un bon jambon de Bayonne ramenés spécialement pour l’occasion.
14h30 : La pluie ayant cessé et l’appel de la détection étant trop fort, nous nous empressons de nous changer et prendre notre matériel stocké dans la soute pour explorer les terres anglaises.
Dès le vendredi, quatorze champs sont mis à disposition. Les cinq autres n’ouvrent que le lendemain. Nous avons commencé par le champ 9 : une immense étendue de terre fraichement déchaumée. Nous partons chacun de notre côté en veillant à rester à distance raisonnable pour ne pas nous perdre de vue. De nombreuses traces de pas témoignent déjà d’un flux important avant nous. 1 200 détectoristes sont attendus pour le week-end et 900 rien que pour le vendredi. Difficile dans ces conditions de trouver des zones vierges de tout passage. Il n’est pas rare de voir des trous non rebouchés ou pire encore, des ferreux abandonnés à même le sol. Dommage et décevant.
Il aura fallu de nombreux balancements de disque avant d’entendre enfin un son potentiellement intéressant. Ma pelle pénètre aisément ce sol tendre et en ressort une motte mêlée de terre et de pierre. Sans difficulté, j’extrais un bouton aux motifs intéressants. Un second bouton beaucoup plus classique finira également dans ma poche. Nous errerons ainsi plusieurs heures dans les champs 10, 11, 12 et 13 pour redescendre finalement vers le campement. Mes collègues quand à eux, ne sortiront que ferreux ou balles de mousquets, trouvées abondamment lors du rallye. Maigre butin pour une première sortie sur le sol anglais. La fatigue se faisant de plus en plus ressentir, nous décidons de retourner au campement nous désaltérer et déposer notre matériel pour visiter les stands mis à disposition.

De nombreuses marques de détecteurs et de matériel de détection ont répondu présent pour l’occasion, permettant à tout un chacun de visiter les stands et les dernières nouveautés. Dans cet environnement, se dresse également un espace ravitaillement, un bar, des démonstrations de vieux métiers et inévitablement la tente des archéologues : la base du fameux Treasure Act ! Pour le Detectival, les fournisseurs n’ont pas lésiné sur les goodies : T-shirts, polos, casquettes, bonnets, gourdes, autocollants, blasons et sacs à dos sont distribués gracieusement, faisant le bonheur des participants.
Minelab propose un stand impressionnant avec une surface de tests en plein air et un espace de conférence. La pluie s’invite de nouveau sur le site nous forçant à stopper notre visite. Nous décidons de nous mettre à l’abri dans le camping-car. Confort que nous apprécions particulièrement dans ce moment-là. Nous reviendrons demain pour approfondir notre visite des stands. Nous dinerons tranquillement à l’abri jusque dans la nuit. Le voyage nous a épuisés. Morphée est venu me bercer très rapidement et c’est des rêves plein la tête que je m’endors sur mon matelas confortable.



Samedi 16 septembre

8h45. Minelab avait annoncé sur les réseaux sociaux une arrivée hors du commun au Detectival pour la présentation officielle de l’« Equinoxe », le dernier-né de la marque. Parole tenue avec le largage depuis un petit avion d’un parachutiste à la voile aux couleurs de la marque et tenant avec lui le fameux « Equinoxe ». Un sacré coup de pub avec un atterrissage parfaitement réussi !

Pour cette première matinée, nous nous dirigeons vers le champ 19, situé à l’extrémité nord du campement. Pour y parvenir, nous empruntons un chemin que la pluie de la nuit dernière mêlée aux balais des quads des agents de sécurité ont rendu particulièrement glissant. Nous avons pris un déjeuner copieux et emporté avec nous des provisions pour détecter jusqu’à l’après-midi. Il nous faudra une bonne vingtaine de minutes pour atteindre le champ 18 dont la traversée est obligatoire pour atteindre notre destination finale. De nombreux détectoristes ont eu la même idée que nous et nous nous retrouvons nombreux à l’entrée du champ. Equipés de talkies-walkies, nous nous éparpillons un peu plus que la veille, chacun tentant sa chance dans cette immensité pour une éventuelle trouvaille. D’ici, le panorama est spectaculaire. De grandes étendues à perte de vue. Au gré de notre avancée, nous ramassons les ferreux et autres déchets récoltés sur notre chemin. Parfois et par chance un bouton est trouvé par ci par là… ou encore une simple balle de mousquet… Bien souvent, l’appareil restant muet de longues minutes… très longues minutes. Beaucoup de monde sur cette surface et il devient même habituel de repasser derrière d’autres détectoristes. J’en profite pour les observer. Chacun a sa technique : celui qui traverse le champ en quelques minutes, celui qui a peur d’abimer le disque et qui poêle à 15 cm du sol ou encore celui qui met son disque à 45 degrés du sol… Bref, il y a de tout et ça me rassure de passer derrière eux. Malgré tout, un son résonne finalement dans mon casque me sortant de mon spectacle. Une monnaie complètement savo sera extraite. Ma première monnaie en Angleterre me redonne le sourire !
Je croise de nombreux détectoristes qui comme moi, ont fait de bien maigres trouvailles et s’interrogent sur la soi disant « richesse » du sol. Pourtant, selon les premiers échos, des trouvailles auraient bien été faites : monnaie portugaise en or, romaines en or et en argent, fibules… On verra tout cela ce soir sous la tente des archéologues… ou pas…
Nous voici désormais dans le champ 19. Celui-ci a bien sûr été prospecté mais à notre grande surprise nous sortons tout de même quelques objets de terre dont un beau bouton ancien pour Nico, une boucle médiévale pour Jean, un reste d’anneau en bronze pour mon frère et un poids monétaire ainsi qu’un bouton médiéval pour moi. Maigre butin pour quatre chevronnés. Comme les autres, ce champ est très pollué par les ferreux et à voir la corbeille à la sortie de celui-ci, je me dis que je ne suis pas le seul à en trouver ! Nous croisons une connaissance qui nous montre fièrement sa trouvaille : une belle Florin 1921 faite quelques minutes plus tôt dans cette parcelle. Comme quoi, il en reste encore à sortir !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

29 pennys

Pour un trésor, la découverte d’un groupe d’amis faisant partie d’un club de prospecteurs, des Anglais… qui prospectaient une ferme dans la région du Lancashire. L’un d’eux a découvert une première monnaie du 13e, datant du règne d’Édouard Ier (1272-1307), surnommé « long jarret » pour sa grande taille de 1,88 mètre, une taille assez rare en l’an 1300. D’autres sont sorties sous les disques des détecteurs… Pour finir avec un petit dépôt, probablement une bourse, de 29 monnaies ! Toutes du même type, des pennys, elles ont été remises aux services archéologiques pour étude, leur valeur « marchande » n’est pas très élevée, entre 10 et 20 £ pièce, mais le plaisir de trouver un trésor, lui, n’a pas de prix…
Source : burnleyexpress.net