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Huit pièces d’argent

Susan Hurelle, 66 ans, est une prospectrice anglaise heureuse, elle vient en effet de trouver son premier trésor ! Huit monnaies romaines en argent trouvées à l’aide de son Déus dans un même champ de Cinderford, dans la région de Gloucester. Le petit dépôt a été déclaré et une nouvelle recherche est déjà prévue sur la zone de découverte en août, après les récoltes. Les monnaies ayant été découvertes sur une petite surface, elles laissent espérer un magot plus conséquent… Susan a simplement déclaré sa découverte au coroner local (un ou plusieurs archéologues par région qui enregistrent et répertorient les découvertes d’amateurs qui trouvent avec ou sans détecteur).
C’est simple et efficace ! Chaque semaine de nouvelles découvertes sont enregistrées dans toute l’Angleterre, alimentant sans cesse les bases de données.
En France, chaque semaine des prospecteurs trouvent des objets ou monnaies qui mériteraient d’être répertoriés et d’alimenter des bases de données, seulement il n’y a personne pour le faire…
Source : express.co.uk

Richard III

Rarissime monnaie découverte par une prospectrice anglaise, Michelle Vall de Blackpool, qui en septembre dernier lors d’un rallye de détection est tombée sur le jackpot ! Son détecteur, un Golden Mask 5, lui, a trouvé une pièce d’or, mais pas n’importe quelle monnaie : une très rare monnaie de Richard III, probablement perdue au cours de la bataille de Bosworth Field en l’an 1485 ! Michelle a trouvé cette monnaie sur la zone des combats, à Monks Kirby dans le Warwickshire. Une bataille décisive dans l’histoire de l’Angleterre puisque Richard III y fut tué, remplacé sur le trône d’Angleterre par Henry Tudor le tout premier roi de ce qui sera par la suite, la dynastie Tudor.
Estimée à 15 000 £ la monnaie a été vendue aux enchères le 13 décembre dernier, atteignant la somme record pour ce type de monnaie de 40 000 livres Sterling soit un peu plus de 45 000 euros ! Une somme partagée à parts égales entre l’heureuse inventrice et le propriétaire du terrain.
Sources : dailymail.co.uk & express.co.uk

Chaudrons

Énorme découverte pour les archéologues anglais, dans la région de Leicestershire. Des promeneurs ayant aperçu des morceaux de bronze sur le chantier de terrassement d’un centre commercial ont averti les archéologues. Les Anglais sont beaucoup plus sensibilisés à l’archéologie que ne le sont les Français, question de culture et d’éducation…
Bref, une fois sur place, les archéos ont mis au jour un site de l’âge du fer, servant probablement de lieu de culte ou de cérémonie. Parmi les nombreux artefacts mis au jour, la découverte de onze chaudrons reste la plus spectaculaire ! Composés de fine tôle de cuivre et d’armature en fer, la plupart sont dans un triste état et ont été extraits sous forme de bloc pour être passés au scanner. Le plus gros avait une contenance de 550 litres !
Source : arstechnica.com

Detectival 2017

Jeudi 14 septembre

23h. Le camping-car est chargé. L’excitation est à son comble. Cette année pour le Detectival 2017, nous avons privilégié le confort avec le transport autonome et indépendant. Mon frère et moi ferons la route avec deux autres amis, Jean et Nico (père et fils), rencontrés l’année dernière au XP European Gold Rally en Angleterre. Tout le matériel du parfait détectoriste est là : les détecteurs, les pelles, les pro-pointers, les duvets sans oublier la nourriture… solide… et liquide. Direction Calais pour rejoindre Burford en Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche.

 


Vendredi 15 septembre

6h15. Arrivée à Calais. Après le traditionnel contrôle des papiers, nous embarquons dans le Shuttle. Nous profitons de cette petite pause forcée pour nous reposer quelques instants. La traversée ne durant pas plus de trente-cinq minutes, nous reprenons la route rapidement en ayant perdu une heure de décalage horaire au passage. Le trafic est abondant mais nous arrivons sans difficulté à Burford. Nous stoppons notre véhicule dans cette petite ville charmante pour nous octroyer une petite balade sous le ciel clément de la Grande-Bretagne. 12h15 : Le camping-car est installé sur le lieu du rallye et le drapeau français flotte fièrement en haut de son mat. C’est sous un ciel menaçant que nous rejoignons la tente des inscriptions pour recevoir notre bracelet pour le week-end. Le bracelet permet l’accès aux 19 champs mis à disposition sur 400 hectares ainsi que l’entrée au village Detectival. Des sweat-shirts Detectival sont en vente mais déjà en rupture de stock pour la taille L… Dommage.
La pluie s’étant invitée, nous retournons nous mettre à l’abri dans le camping-car. L’attente du retour du soleil se fait autour d’une bonne bière et d’un bon jambon de Bayonne ramenés spécialement pour l’occasion.
14h30 : La pluie ayant cessé et l’appel de la détection étant trop fort, nous nous empressons de nous changer et prendre notre matériel stocké dans la soute pour explorer les terres anglaises.
Dès le vendredi, quatorze champs sont mis à disposition. Les cinq autres n’ouvrent que le lendemain. Nous avons commencé par le champ 9 : une immense étendue de terre fraichement déchaumée. Nous partons chacun de notre côté en veillant à rester à distance raisonnable pour ne pas nous perdre de vue. De nombreuses traces de pas témoignent déjà d’un flux important avant nous. 1 200 détectoristes sont attendus pour le week-end et 900 rien que pour le vendredi. Difficile dans ces conditions de trouver des zones vierges de tout passage. Il n’est pas rare de voir des trous non rebouchés ou pire encore, des ferreux abandonnés à même le sol. Dommage et décevant.
Il aura fallu de nombreux balancements de disque avant d’entendre enfin un son potentiellement intéressant. Ma pelle pénètre aisément ce sol tendre et en ressort une motte mêlée de terre et de pierre. Sans difficulté, j’extrais un bouton aux motifs intéressants. Un second bouton beaucoup plus classique finira également dans ma poche. Nous errerons ainsi plusieurs heures dans les champs 10, 11, 12 et 13 pour redescendre finalement vers le campement. Mes collègues quand à eux, ne sortiront que ferreux ou balles de mousquets, trouvées abondamment lors du rallye. Maigre butin pour une première sortie sur le sol anglais. La fatigue se faisant de plus en plus ressentir, nous décidons de retourner au campement nous désaltérer et déposer notre matériel pour visiter les stands mis à disposition.

De nombreuses marques de détecteurs et de matériel de détection ont répondu présent pour l’occasion, permettant à tout un chacun de visiter les stands et les dernières nouveautés. Dans cet environnement, se dresse également un espace ravitaillement, un bar, des démonstrations de vieux métiers et inévitablement la tente des archéologues : la base du fameux Treasure Act ! Pour le Detectival, les fournisseurs n’ont pas lésiné sur les goodies : T-shirts, polos, casquettes, bonnets, gourdes, autocollants, blasons et sacs à dos sont distribués gracieusement, faisant le bonheur des participants.
Minelab propose un stand impressionnant avec une surface de tests en plein air et un espace de conférence. La pluie s’invite de nouveau sur le site nous forçant à stopper notre visite. Nous décidons de nous mettre à l’abri dans le camping-car. Confort que nous apprécions particulièrement dans ce moment-là. Nous reviendrons demain pour approfondir notre visite des stands. Nous dinerons tranquillement à l’abri jusque dans la nuit. Le voyage nous a épuisés. Morphée est venu me bercer très rapidement et c’est des rêves plein la tête que je m’endors sur mon matelas confortable.



Samedi 16 septembre

8h45. Minelab avait annoncé sur les réseaux sociaux une arrivée hors du commun au Detectival pour la présentation officielle de l’« Equinoxe », le dernier-né de la marque. Parole tenue avec le largage depuis un petit avion d’un parachutiste à la voile aux couleurs de la marque et tenant avec lui le fameux « Equinoxe ». Un sacré coup de pub avec un atterrissage parfaitement réussi !

Pour cette première matinée, nous nous dirigeons vers le champ 19, situé à l’extrémité nord du campement. Pour y parvenir, nous empruntons un chemin que la pluie de la nuit dernière mêlée aux balais des quads des agents de sécurité ont rendu particulièrement glissant. Nous avons pris un déjeuner copieux et emporté avec nous des provisions pour détecter jusqu’à l’après-midi. Il nous faudra une bonne vingtaine de minutes pour atteindre le champ 18 dont la traversée est obligatoire pour atteindre notre destination finale. De nombreux détectoristes ont eu la même idée que nous et nous nous retrouvons nombreux à l’entrée du champ. Equipés de talkies-walkies, nous nous éparpillons un peu plus que la veille, chacun tentant sa chance dans cette immensité pour une éventuelle trouvaille. D’ici, le panorama est spectaculaire. De grandes étendues à perte de vue. Au gré de notre avancée, nous ramassons les ferreux et autres déchets récoltés sur notre chemin. Parfois et par chance un bouton est trouvé par ci par là… ou encore une simple balle de mousquet… Bien souvent, l’appareil restant muet de longues minutes… très longues minutes. Beaucoup de monde sur cette surface et il devient même habituel de repasser derrière d’autres détectoristes. J’en profite pour les observer. Chacun a sa technique : celui qui traverse le champ en quelques minutes, celui qui a peur d’abimer le disque et qui poêle à 15 cm du sol ou encore celui qui met son disque à 45 degrés du sol… Bref, il y a de tout et ça me rassure de passer derrière eux. Malgré tout, un son résonne finalement dans mon casque me sortant de mon spectacle. Une monnaie complètement savo sera extraite. Ma première monnaie en Angleterre me redonne le sourire !
Je croise de nombreux détectoristes qui comme moi, ont fait de bien maigres trouvailles et s’interrogent sur la soi disant « richesse » du sol. Pourtant, selon les premiers échos, des trouvailles auraient bien été faites : monnaie portugaise en or, romaines en or et en argent, fibules… On verra tout cela ce soir sous la tente des archéologues… ou pas…
Nous voici désormais dans le champ 19. Celui-ci a bien sûr été prospecté mais à notre grande surprise nous sortons tout de même quelques objets de terre dont un beau bouton ancien pour Nico, une boucle médiévale pour Jean, un reste d’anneau en bronze pour mon frère et un poids monétaire ainsi qu’un bouton médiéval pour moi. Maigre butin pour quatre chevronnés. Comme les autres, ce champ est très pollué par les ferreux et à voir la corbeille à la sortie de celui-ci, je me dis que je ne suis pas le seul à en trouver ! Nous croisons une connaissance qui nous montre fièrement sa trouvaille : une belle Florin 1921 faite quelques minutes plus tôt dans cette parcelle. Comme quoi, il en reste encore à sortir !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

29 pennys

Pour un trésor, la découverte d’un groupe d’amis faisant partie d’un club de prospecteurs, des Anglais… qui prospectaient une ferme dans la région du Lancashire. L’un d’eux a découvert une première monnaie du 13e, datant du règne d’Édouard Ier (1272-1307), surnommé « long jarret » pour sa grande taille de 1,88 mètre, une taille assez rare en l’an 1300. D’autres sont sorties sous les disques des détecteurs… Pour finir avec un petit dépôt, probablement une bourse, de 29 monnaies ! Toutes du même type, des pennys, elles ont été remises aux services archéologiques pour étude, leur valeur « marchande » n’est pas très élevée, entre 10 et 20 £ pièce, mais le plaisir de trouver un trésor, lui, n’a pas de prix…
Source : burnleyexpress.net

Il y a environ un an, à l’automne 2016, un trésor caché depuis près d’un siècle dans un piano était retrouvé par un accordeur musical du Royaume-Uni, Monsieur Martin Backhouse. Nous revenons ici, en donnant un maximum de détails, sur la succession des évènements qui a conduit à cette extraordinaire découverte dont les journaux anglais et français ont parlé à plusieurs reprises.

Tout a commencé en 1906

Fournisseur officiel de la cour d’Angleterre de Georges II à Elisabeth II, l’entreprise John Broadwood & Fils est la plus ancienne et l’une des plus prestigieuses sociétés fabriquant des pianos au monde. Son origine remonte au début du XVIIIe siècle. Mozart, Haydn, Chopin, Beethoven, Liszt et bien d’autres musiciens ont joué sur les instruments de cette fabrique.

Ancienne publicité pour les pianos « John Broadwood & Fils ».

En 1906, elle livre un piano à un magasin, grossiste en instruments de musique, situé 27, West Road, Saffron Walden dans l’Essex. Ce magasin appartient à Messieurs Beavan & Mothersole qui alors revendent le piano à une personne habitant probablement leur ville. Depuis cette date toute trace du propriétaire initial disparait et l’enquête ouverte le jeudi 12 janvier 2017 par le juge en chef à la Cour du coroner de Shrewsbury, John Ellery, ne permet ni de le retrouver, ni de retrouver ses héritiers. En avril 2017, la quarantaine de personnes qui ont tenté de faire valoir des droits sont toutes déboutées de leurs demandes et la recherche est déclarée close. Le trésor est alors attribué à la Couronne britannique.

M. et Mme Hemmings offrent le piano à une école

Graham et Megan Hemmings, les anciens propriétaires du piano.

C’est en 1983 que Graham et Megan Hemmings achètent un  piano pour initier leurs 4 enfants à la musique. Une fois leurs enfants devenus grands, le couple vend sa maison pour s’installer dans un logement plus petit  dans lequel le piano ne rentre pas, aussi M. et Mme Hemmings décident de l’offrir, en 2016, à une école : la Bishop’s Castle, l’école locale d’une petite ville du Shropshire. Ils ne savent pas qu’il s’agit du piano John Broadwood & Fils vendu en 1906 : en fait ils viennent d’offrir bien plus qu’un vieil instrument de musique et de perdre une fortune.

La découverte du trésor

Bishop’s Castle, l’école à qui le piano a été offert.

Lorsque l’école reçoit le piano elle constate qu’il a besoin d’être accordé avant de servir à la classe de musique. Elle confie ce travail à un accordeur professionnel âgé de 61 ans, Monsieur Martin Backhouse qui estime que les touches ne fonctionnent pas correctement. Il décide donc de regarder sous le clavier et y trouve une dizaine de paquets en tissu soigneusement cousus et une bourse en cuir. Il ouvre l’un des sacs et découvre des pièces de monnaie. Ce sont des souverains d’or !

Martin Backhouse prévient la direction de l’école qui sécurise la trouvaille et fait une déclaration de découverte auprès des autorités officielles locales.

Martin Backhouse, l’accordeur de piano et l’inventeur du trésor.

L’expertise par le British Museum

Une publicité Shredded Wheat datant de 1926 a permis de déterminer la période approximative de la cache du trésor.

Le British Museum charge Peter Reavill de l’expertise des pièces du trésor. Il y a, au total, 913 monnaies dont les millésimes vont de 1847 à 1915. Ce sont toutes des souverains d’or (pièces en or 917/1000, d’un diamètre de 22 millimètres, d’une masse de 7,9881 grammes). Ces monnaies ont été frappées pendant les règnes de Victoria pour la période 1847 à 1901, d’Edouard VII pour la période 1901 à 1910 et de Georges V pour la période 1910 à 1915. D’après l’AFP elles ont probablement été cachées au plus tôt à la fin des années 1920 et au plus tard à la fin de la Seconde guerre mondiale, comme en atteste une publicité pour la fabrique de céréales Shredded Wheat qui enveloppe l’un des paquets. La valeur de ces pièces est estimée entre 300 000 et 500 000 livres (330 000 et 550 000 €). Il s’agirait du plus important trésor jamais trouvé au Royaume-Uni : plus de 7 kilogrammes de monnaies d’or !

 
… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

10 millions d’euros

Pour un petit livre, 8,5 x 6,5 cm, c’est un prix exorbitant, mais le livre en question sort de l’ordinaire… Un livre d’heures commandé par François Ier lui-même vers 1530 pour sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV ! Elle n’avait alors que dix ans quand François Ier lui offrit ce livre d’heures. Couvert d’or, de pierres précieuses et semi-précieuses, turquoises, rubis, améthystes, une somptueuse intaille en cornaline ornant la couverture, l’intérieur contenant plusieurs pages enluminées à la feuille d’or, une tranche couverte de pierreries et sans oublier un incroyable marque page figurant un Christ à la colonne enrichi lui aussi de nombreuses pierres sur fond d’or !
Après bien des péripéties, ce livre a fini en Angleterre, aux mains d’un particulier qui est prêt à le céder au musée du Louvres contre la modique somme de 10 millions d’euros. Les mécènes et dons des particuliers en ont déjà réuni 9, il en manque encore 1 pour conclure la vente, l’échéance tombant début 2018…
Source : la-croix.com

LA trouvaille du rallye Detectival 2017

De gauche à droite : Carlos, Stéphane, Thomas, Tracus013 et Ben.

Cette année, c’était ma deuxième participation consécutive au rallye Detectival en Angleterre. Cette fois-ci, j’ai fait le voyage avec Thomas, Stéphane, Frédéric, alias Tracus013, et Benoît dit « Ben ». Mais cette année nous avons eu une belle surprise.
Ce rallye est non seulement l’occasion de rencontrer des personnes de tous les horizons, de voir les nouveautés en matériel mais aussi de découvrir le pays du très intelligent « Treasure Act ». Je dis très intelligent car c’est ainsi que je vois la collaboration entre les poêleurs et les archéologues.
Cette année, le rallye se déroule du vendredi au dimanche inclus. Les deux premiers jours, nos trouvailles se limitaient à un denier romain, deux blanches anglaises et une fibule. Toutes ces trouvailles ont été remises aux archéologues pour identification et pour être répertoriées. Le samedi soir, nous étions tous les cinq dans la petite maison que nous avions louée pour l’occasion. Nous discutions de nos trouvailles respectives. Ben me tend un sac contenant les siennes. Mes yeux furent directement attirés par un bel objet en bronze d’une dizaine de centimètres de long. Il me dit l’avoir trouvé dès le premier jour mais n’y a pas prêté attention avant. Faut dire que, dès les journées détection terminées, nous restons longtemps au « village » discuter avec les autres poêleurs. Tracus le date directement de l’époque romaine. Sur nos conseils, Ben prendra sa trouvaille le lendemain pour la montrer à Anni, l’archéologue du Detectival.

La trouvaille.

Ainsi, le dimanche matin, nous nous dirigeons vers la tente des archéologues. Etant le seul à parler anglais, je sers d’interprète. Ben montre sa trouvaille à Anni. Celle-ci ouvre très grands ses yeux et affiche un sourire radieux.
Elle déclare avoir déjà vu quelque chose de semblable dans des revues spécialisées mais n’a jamais eu la chance d’en tenir dans ses mains. Anni l’identifie donc sans grand problème : objet votif romain représentant deux cornes d’abondance sensées apporter tout ce dont le défunt a besoin dans l’autre monde.
Anni demande à Ben si elle peut le garder pour une étude plus poussée.Ce à quoi Ben lui répond qu’elle peut le garder pour toujours. Là Anni ouvre encore plus grands ses yeux. Elle n’est pas sûre d’avoir bien compris.
Ben confirme en ajoutant que c’est son cadeau pour remercier les Anglais de leur Treasure Act. A ce moment, elle prend Ben dans ses bras pour lui faire la bise. Chose très rare de ce côté de la Manche.

Ben et sa trouvaille.

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Trésor de bronze aux enchères

Septembre 2014, deux prospecteurs anglais… se baladent dans la campagne du Lincolnshire quand ils aperçoivent un fermier en train de déchaumer son champ. Ils vont le voir et obtiennent la permission de prospecter le terrain, qui fut donc choisi par pur hasard. Ils prennent chacun un côté du champ et au bout de 100 m l’un d’eux lève le bras, une monnaie ! Tant mieux pour toi lui crie son collègue, il n’a pas fini sa phrase que l’autre remet ça, une autre et une autre. C’est le genre de truc qui énerve, surtout quand on n’est pas du bon côté du champ ! Ce jour-là, les deux prospecteurs vont trouver exactement 100 monnaies de bronze. Elles seront bien sûr déclarées. L’année suivante après un labour plus profond du fermier ils en referont 181 ! Un beau petit trésor de bronze romain d’au moins 281 monnaies. Sans grande valeur ni rareté, le trésor passera ces jours-ci en vente, un seul lot dont l’estimation la plus haute est de 500 £, la somme obtenue sera partagée 50/50 entre les deux prospecteurs et le propriétaire du terrain.
Source : lincolnshirelive.co.uk/news

Bague Tudor

Encore une belle trouvaille d’un prospecteur anglais, on en trouve autant, mais eux ont la possibilité de déclarer les découvertes réalisées au détecteur de métaux, sans risque… Paul Ibbotson a découvert avec son Minelab Etrac dans le Yorkshire, une superbe bague en or ornée d’un rubis et d’une émeraude, une bague médiévale datée du 15e, probablement d’époque Tudor. Son style est exactement le même qu’une autre bague médiévale découverte par un autre prospecteur anglais il y a quelques mois (voir les brèves de Monnaies & Détections n° 91. Les pierres sont les mêmes montées sur des chatons siamois, seuls les motifs de l’anneau sont différents. Le Yorkshire Museum s’est dit intéressé par l’acquisition de la bague dont la première estimation est de 20 000 livres Sterling ! les bijoux Tudor ayant une très grosse côte auprès des collectionneurs…
Source : yorkpress.co.uk/news