Angleterre, découverte d’un esterlin inédit d’Adolphe de Waldeck (1301-1302)

Cette monnaie totalement inédite fut mise au jour en 2021 dans des circonstances inconnues, l’inventeur ayant gardé le silence sur le lieu et la date de découverte. On ignore à ce jour si cette monnaie fut découverte isolée ou si elle provient d’un dépôt plus important ! Cette façon de faire n’est vraiment pas habituelle en Angleterre ! L’auteur de la découverte a peut-être prospecté sans autorisation ? ou espère peut-être faire d’autres découvertes dans le secteur ! Le mystère plane.
Voilà aussi pourquoi cette monnaie fut publiée en Belgique et identifiée comme étant un esterlin inédit d’Adolphe de Waldeck, prince-évêque de Liège de 1301 à 1302, d’où la rareté extrême des monnaies émises par ce prince évêque. Trois monnaies sont aussi connues à ce jour (répertoriées et publiées) !
La monnaie en argent est fissurée et incomplète. Elle provient de l’atelier de Huy et date de l’année 1302, le poids et diamètre sont inconnus ! La découverte de cette monnaie en Angleterre illustre bien les relations commerciales entre la principauté de Liège et l’île de Bretagne, principalement sur le commerce des draps et de la laine.
Avant cette découverte anglaise, seules 2 monnaies d’Adolphe de Waldeck étaient connues, deux deniers d’argent de l’atelier de Liège datés de 1301. Cette découverte anglaise ouvre ainsi de nouvelles perspectives, c’est-à-dire que l’atelier de Huy doit avoir également frappé des deniers d’argent inconnus à ce jour, mais, aussi que l’atelier de Liège doit avoir lui aussi frappé des esterlins eux aussi inconnus à ce jour !

La suite dans Monnaies & Détections n° 122

Un trésor de 3 000 ans

Pour une jeune fille de 13 ans ! Encore une belle histoire qui nous vient d’Angleterre « on trouve autant de trésors en France, mais il ne faut pas le dire… ». Milly, 13 ans, prospecte depuis peu avec son père dans la région de Hertfordshire, au cours de sa troisième sortie avec son détecteur XP orx, dont elle porte fièrement les couleurs (sur son teeshirt), Milly n’a pas dérogé à la chance de la débutante, elle a obtenu un bon signal, quand c’est le cas, elle appelle son père qui creuse pour elle, pas bête Milly !
Et là, est apparue une hache en bronze ! Puis une deuxième et une autre… Au bout de 25, son père qui devait commencer à fatiguer, s’est résolu à prévenir les archéologues, comme le veut la loi anglaise. La fouille en règle du site a délivré 65 morceaux de bronze, dont une grande quantité de haches à douille en plus ou moins bon état, probablement le dépôt d’un fondeur. C’est tout de même un beau trésor, surtout pour une troisième sortie ! Maintenant, le rêve de Milly c’est de trouver de l’or, elle n’est pas la seule, et avec une telle chance ça ne devrait pas tarder, c’est tout le mal qu’on lui souhaite pour 2022…


Source : bbc.com

Broche médiévale en or !

Cardigan, à l’ouest du pays de Galle, Angleterre, début décembre, alors qu’il vient de finir sa journée de travail, David Edwards se dit qu’il a encore une heure devant lui, avant que la nuit ne tombe, une heure pour prospecter avant de rentrer à la maison, David a une passion : la chasse au trésor !
Et ce jour-là, la chance va lui sourire, alors qu’il prospecte le champ d’un de ses amis agriculteurs, David découvre pour la première fois de l’or ! Et pour une première, c’est une première hors du commun, pas une banale pièce de monnaie, même en or, mais une rarissime broche médiévale en or pur 24 carats et ornée d’émeraudes ! Enfin, une seule émeraude pour être exact, les trois autres sont malheureusement manquantes…
La broche a été datée du 13e siècle, son poids est de 4,3 grammes, les premières estimations sont extrêmement larges… 10 000 euros minimum, voire plus de 100 000 euros dans une vente aux enchères ! À suivre…


Source : dailymail.co.uk

Trésor martelé

Un trésor de 14 pièces d’argent martelées et une pièce d’argent portugaise, découvert par un prospecteur anglais dans la région de Gloucester. La découverte qui remonte à fin 2020 vient d’être classée « trésor » selon la loi anglaise, une clé en fer et des fragments en bronze, sans doute un récipient, ont aussi été trouvés. Les monnaies anglaises sont principalement des gruau et des demi-gruau, la monnaie la plus ancienne du trésor étant un gruau du roi Édouard IV frappée entre 1464 et 1470, valant à l’époque huit pence et un shilling. La plus petite monnaie est un farthing en argent, quart de penny, d’Henri VIII frappé par l’archevêque Thomas Cranmer entre 1533-1556 à Canterbury.
Les monnaies d’argent martelées sont le Graal des prospecteurs anglais, les plus petites composées d’argent assez pauvre, sont très difficiles à détecter… Un beau petit trésor, dont la valeur reste à définir et qui sera partagé entre l’inventeur et le propriétaire du terrain.


Source : gazetteseries.co.uk

La collection Horace Hird

Horace Hird, citoyen britannique, était un numismate averti, passionné par les monnaies en or d’époque Tudor et Stuart (élisabéthaines). En cinquante ans de recherches, il avait constitué une fabuleuse collection, principalement dans les années 1940/50. A son décès en 1973, sa collection fut vendue. Enfin, c’est ce que tout le monde pensait, jusqu’à ce qu’un de ses héritiers découvre une partie de sa collection qu’il avait tout simplement cachée !
Un véritable trésor de monnaies rares, 52 pièces d’or, probablement les plus belles de sa collection, qui viennent de passer aux enchères, obtenant un résultat total de 2,8 millions de livres sterling !
Le clou de la vente fut une monnaie d’Élisabeth I, un gruau d’or frappé en 1601 de 4,34 grammes et vendu 400 000 £. Autre rareté, une monnaie du navire élisabéthain « Ryal Rose Noble » frappée l’année de l’Armada espagnole en 1588 et vendue 170 000 £ pour 7,52 grammes d’or !
Pour voir la collection complète, taper dans votre moteur de recherche : 21064 – The Horace Hird Collection. Et allez sur le site lot-art.com.


Sources : thetimes.co.uk & lot-art.com

Le British-Museum dans les étoiles

Le célèbre musée anglais, certainement le plus beau du monde pour la partie archéologie, va en 2022 exposer deux des plus incroyables artéfacts de l’âge du bronze découverts en Europe et représentant des cartes astrales, les cartes des étoiles ! Tous les deux sont datés de 3 000 à 3 600 avant notre ère, des cartes en bronze et en or !
Les deux artéfacts ont été découverts aux détecteurs de métaux par des prospecteurs ou chasseurs de trésor amateurs et leurs histoires respectives résument assez bien, la différence de traitement d’un pays à un autre, entre les prospecteurs inventeurs de trésor…
L’un en Allemagne, le disque de Nebra découvert en 1999 et l’autre en Angleterre, en 2018 le pendentif solaire du Shropshire !
L’inventeur allemand du disque de Nebra savait qu’il avait fait une incroyable découverte, il savait aussi qu’en la déclarant il s’exposait à des poursuites judiciaires, il bascula donc du côté obscur et vendit son artéfact à un collectionneur privé pour 31 000 Deutch-Mark ! Le disque de Nebra changea de main à plusieurs reprises, atteignant la somme d’un million DM ! En 2002, les services allemands étaient au courant de son existence et réussirent à remettre la main dessus, un vrai coup de chance ! En remontant la filière des nombreux intermédiaires, ils retrouvèrent l’inventeur qui, en échange d’une modeste peine de 10 mois de prison, les conduisit au lieu de la découverte…
L’inventeur anglais lui a simplement déclaré sa découverte, les archéologues ont fouillé aussitôt le site. Et le British Museum a acheté l’artéfact pour 250 000 livres sterlings ! Une somme partagée à parts égales avec le propriétaire du terrain.
La conclusion s’impose d’elle-même, les Allemands ont beaucoup de chance de pouvoir prêter le disque de Nebra au musée anglais, il s’en est fallu de peu, pour qu’il disparaisse dans des collections privées, lui et son « histoire » ! Le système anglais, même s’il est plus couteux, est sans aucun doute le plus sûr pour que tous les artéfacts de cette valeur « autant marchande qu’historique » finissent là où est leur place, dans un musée…


Sources : inews.co.uk & wikipedia.org/wiki/Nebra

Réunis 1000 ans après leur mort

Un généticien danois qui travaille à l’université de Cambridge, Angleterre, a réussi un tour de force, en identifiant deux Vikings d’une même famille, par leurs ADN !
La prouesse vient du fait que les deux corps découverts au Danemark l’ont été à 900 kilomètres de distance, entre les deux tombes ! La datation au carbone des ossements donne une fourchette, les deux Vikings furent enterrés entre l’an 960 et 1020, il n’y avait pas d’objet dans les tombes permettant une datation plus précise. Il est donc possible qu’il y ait une génération de différence entre les deux hommes, ils étaient soit demi-frères ou oncle et neveu. Les deux squelettes pourront être observés par le grand public au musée national de Copenhague à partir du 26 juin prochain. Une chose est sûre en revanche, les deux corps portent des traces d’armes blanches, ils sont donc morts tous les deux en Viking, les armes à la main…


Source : dailygeekshow

Pyramidale

Superbe découverte pour un prospecteur anglais, dans le comté du Norfolk ; son détecteur de métaux lui a permis d’exhumer un petit bijou en or, recouvert de grenats cloisonnés et de forme pyramidale ! Un bijou typique de l’art saxon. On peut en voir des similaires dans le trésor de Staffordshire ou celui de Sutton-Ho et dans bien d’autres trésors saxons. Ce bijou a été daté du VIe siècle, les experts du British-Museum proposant même une fourchette entre l’an 560 et 630 ! Les pierres, d’après les analyses au spectromètre, proviennent d’Inde et du Sri Lanka ! De petites dimensions, 12 x 12 mm, le passant pour une lanière, à sa base, permet d’imaginer qu’il était « peut-être » monté sur le fourreau d’une épée ? Sa valeur « marchande » n’a pas encore été déterminée, elle sera intéressante à connaître, car il est très rare de découvrir ce type d’artefact de façon isolée ! À suivre…
Source : thehistoryblog.com

Bague en or médiévale

Encore un trésor découvert à l’actif d’un prospecteur anglais, Peter McCoy ! Après avoir obtenu l’autorisation d’un agriculteur de Ledbury de prospecter ses terres, Peter y a découvert une superbe bague en or ! Un modeste trésor, mais trésor tout de même, la bague médiévale est datée du XIIIe siècle.
Ensuite, la procédure à suivre est très simple, Peter déclare la découverte au Coroner local, un agent de liaison des services archéologiques présent dans chaque commune, bien souvent des bénévoles ; si l’objet est antique, intéressant pour l’art ou l’histoire ou contient plus de 10 % d’or, il reçoit la mention « trésor » ! Il est ensuite confié à un musée ou un comité d’expertise qui va déterminer sa valeur marchande et puis soit un musée local voire national suivant la qualité de l’objet, fait une offre, sinon le trésor passe aux enchères, dans les deux cas l’inventeur et le propriétaire se partagent la somme obtenue !
Le résultat de ce système on ne peut plus simple étant, et c’est bien le plus important, que les bases de données anglaises s’enrichissent de nouvelles entrées toutes les semaines !
En France, rien de nouveau, le système en place attend on ne sait quoi pour se remettre en cause, et pendant ce temps tout ce qui est perdu est définitivement perdu…


Source : herefordtimes.com

Skull Ring

Deux belles découvertes de prospecteurs du Pays de Galles, sud-ouest de l’Angleterre. David Balfour a trouvé au hasard d’un champ avec son détecteur de métaux, une superbe bague en or, médiévale, d’époque Tudor et datée entre 1550 et 1650. Elle est ornée d’un crâne ou tête de mort, en émail blanc et d’une citation latine « Memento Mori » se traduisant par = rappelle-toi que tu vas mourir…
Autre trouvaille, cette fois de Chris Perkins, qui lui a découvert avec son détecteur trois pièces d’or ! Des nobles d’or frappés entre 1327 et 1399 au portrait des Rois Edward III et de son successeur, Richard II. À l’époque où elles avaient cours, ces trois monnaies avaient une valeur de 20 shillings, équivalant à 50 jours de salaire d’un ouvrier qualifié…


Source : livescience.com