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Monnaies et Détections

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100.5

Jean-Pierre en Haute-Garonne a trouvé un bouton de blouse avec Napoléon, le grand buste à gauche et couronne de laurier, nous sommes au milieu XIXe siècle.
Les suites de ses trouvailles sont un petit anneau en argent non poinçonné, supportant un cœur et une fleur. L’époque est XVIII-XIXe siècle.
On termine par un buste en bronze très usé, comme poli par le « toucher », très vraisemblablement gallo-romain, peut-être un ex voto.

Trouvaille 86.03

Pourriez-vous m’aider à identifier ces deux bagues et estimer la valeur de ce sesterce trouvé dans le sud de Caen (14) ? Elle pèse 18 g environ et son diamètre est de 32 mm. Les deux bagues ont été trouvées en Haute Normandie (76). La bague en or pèse 3 g et son diamètre intérieur est de 17 mm. Pas de poinçon visible. La deuxième bague est sans doute en bronze, pèse 3 g et son diamètre intérieur est de 22 mm. Sébastien
La bague en or peut être datée du XVIe au XVIIe siècle : à cette époque apparut la mode des bagues FEDE. Son nom vient de l’Italien “Mani in fede” (mains en confiance). Sous les Romains, cela représentait un contrat de mariage, puis elle fut utilisée par les premiers Chrétiens et s’est considérablement développée surtout à partir du XVIe siècle. L’autre anneau est trop simpliste pour le dater formellement, anneau rond avec un renflement central plus épais. Il est probable qu’elle soit de la période antique mais sans certitude.

Trouvaille 72.22

Trouvaille de Kona en 77. L’objet est en bronze avec un anneau à l’extrémité, du bois est encore présent de l’autre coté, il s’agit vraisemblablement d’un passe guide de calèche ou autre époque, probable XVIIIe-XIXe siècle.

La naissance de la monnaie

Pourquoi la nécessité d’une monnaie ?

Une monnaie sert à payer des biens et des services, mais aussi à en fixer la valeur, à les évaluer pour pouvoir les comparer. Celui qui reçoit de la monnaie peut alors s’acheter quelque chose, mais il peut aussi la garder et se constituer des réserves : thésauriser. Il faut donc qu’elle puisse se conserver.

Pour que l’on puisse parler de monnaie, il faut qu’elle remplisse ces trois rôles : payer, évaluer, thésauriser.

Les prémonnaies ou monnaies premières

Pointes de flèches celtiques, 700 avant JC

Avant l’existence des monnaies, les hommes commerçaient entre eux au moyen du troc : on échangeait un mouton contre dix poules par exemple. L’homme évaluait la valeur d’un objet ou d’un service par rapport à ce qui lui était précieux. L’animal, bien le plus important des peuples éleveurs, servit souvent à cet usage ; d’où certains mots qui désignaient la monnaie : pecunia en latin vient de pecus, le bétail, keseph, en hébreux voulait aussi dire mouton.

Posséder un troupeau, des objets, des tissus… était un moyen de conserver la richesse, mais quand les échanges se multiplièrent il apparut inadapté aux paiements, sauf dans des cas exceptionnels comme les dots et les rançons. On passa donc de l’échange d’animaux à celui d’objets, appelés « prémonnaies », plus maniables auxquels on accordait de la valeur : coquillages (variétés des cauris), haches de pierre. A la fin de la préhistoire, on commença à échanger des objets métalliques : haches de bronze (celts), pointes de flèche, anneaux de bronze, bijoux… Puis on continua avec d’autres objets métalliques : broches en Grèce, anneaux en Égypte, rasoirs et couteaux en Chine, lingots dont certains étaient marqués d’un poinçon pour en indiquer le poids, anneaux métalliques, rouelles (anneaux métalliques à rayons) en Gaule …

La pièce de monnaie sera plus tard un aboutissement de ces objets métalliques utilisés comme prémonnaie.

La suite dans Monnaies & Détections n° 71

L’anneau de Noël

La Baule, 16 août 2012, 6 heures du matin… Une silhouette coiffée d’un béret rouge, arpente l’estran, un détecteur en bout de bras et balaye consciencieusement le sable, ce sable aux grains si fins et si blancs qui fait la fierté des baulois. Un signal profond titille les oreilles d’Alain dit « Labo », une nouvelle cible l’attend sous quelques centimètres. Il saisit sa pelle et entame la couche ferme de l’estran, le faisceau de sa lampe révèle une forme qui vient de sortir du trou, une forme biscornue, tordue, pliée, aux reflets jaunâtres. Il s’en saisit, s’accorde une poignée de secondes pour la regarder et l’enfourne tout aussitôt dans sa poche à déchets, encore un anneau de laiton ou une manille d’inox… Alain occupe sa retraite entre bricolage et beachcombing, son terrain de jeu est vaste, près de huit kilomètres de plage entre Pornichet et Le Pouliguen. Et comme tout baulois qui se respecte, sa plage est l’une des plus belles d’Europe ! Le jour commence à montrer le bout de son nez, pour Alain, il est temps de quitter l’estran, confiant, pour un temps, la plage aux touristes qui ne vont pas tarder à déferler.

Chez lui, Alain fait l’inventaire de ses découvertes, les déchets qu’il ramasse sont tous triés, recyclés ou jetés. L’anneau de laiton prend la direction de la boite qui fera le bonheur de l’un de ses amis, ce dernier réalise de magnifiques maquettes de bateaux en bois. Un anneau trouvera toujours sa place sur un navire aussi petit soit-il : organeau d’ancre, erse ou anneau de cordage en fibres métalliques, chapeau de cheminée de bateau à vapeur… Encore faudrait-il lui redonner une forme convenable à coups de marteau, il hésite… L’ami est là, quelques jours plus tard et furette dans les débris rejetés par les vagues, en quête de la forme parfaite qui deviendra l’un des apparaux de ses modèles réduits. Il se saisit de l’anneau, le tourne entre ses doigts, l’observe longuement, et pousse une exclamation : « Alain ! Viens voir ici ! Tu n’aurais pas oublié tes lunettes quand tu as mis cet anneau au rebut ». Alain se penche sur l’objet…

Découvrez la suite dans Monnaies & Détections n° 70

Le secret de l’anneau

Si vous avez lu les aventures de Bilbo le Hobbit, ou vu une des nombreuses adaptations au cinéma de la saga du Seigneur des anneaux, vous connaissez plus ou moins l’œuvre de John Ronald Reuel Tolkien. Si ce n’est pas le cas, tant pis, je ne vais pas résumer ici l’histoire, un numéro de Monnaies & Détections n’y suffirait pas…

En bref, il s’agit d’une histoire de bague : « l’anneau » au pouvoir magique. Ce que personne n’imaginait par contre, jusqu’à tout récemment, c’est que Tolkien s’était inspiré d’une vraie bague pour écrire sa fantastique histoire ! C’est une révélation de la fondation Tolkien, cet anneau, romain, fut trouvé par un paysan en 1785, quelques années plus tard une tablette de pierre fut découverte sur le même site. Mais ce n’est qu’en 1929 qu’un archéologue, M. Wheeler, fit le rapprochement entre la tablette et la bague, ce qui apporta un éclairage sur l’étrange inscription latine gravée sur l’anneau et qui se traduit par : Celui qui porte le nom de Senicianus ne pourra pas bénéficier d’un bon état de santé tant qu’il ne rendra pas l’anneau au temple de Nodens. Il s’agit ni plus ni moins que d’une malédiction remontant à l’époque romaine ! Wheeler connaissait Tolkien qui était alors professeur à Oxford, il lui raconta l’histoire et lui montra le fameux anneau qui a probablement été le point de départ de toute son histoire…

L’anneau, le vrai, est aujourd’hui la propriété du National Trust, en charge du patrimoine historique à Londres.

Source : the Guardian