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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘argent’

114.18

Bonjour, je viens vers vous car j’ai trouvé dans un champ de vigne (83) cette monnaie en argent. Son poids est de moins d’un gramme, sa longueur 1,5 cm et sa largueur 1,2 cm. Je pense à une mérovingienne, mais je ne trouve aucune ressemblante pour déterminer plus précisément la période. Pouvez-vous m’en dire plus ? Cordialement, Bruno.
Il s’agit d’une monnaie espagnole frappée dans leurs colonies américaines. Sachez que la tour et le lion sont les symboles de la Castille et du Léon depuis le XVe siècle. Passé le milieu du XVIe siècle, les Espagnols émirent plus fréquemment des valeurs plus lourdes sur des flans épaissis. Ces macuquinas, ou « épis » furent tout simplement découpées sur des feuilles ou des cylindres coulés. C’est la raison pour laquelle la frappe est de très mauvaise qualité. Les valeurs d’estimations sont très élastiques, chères aux USA quand elles sont trouvées dans une épave et peu demandées en Europe.

Un bateau en argent !

Originale comme découverte. Des prospecteurs qui cherchaient un avion allemand s’étant crashé en 1945, ont trouvé avec leurs détecteurs de métaux, sur l’emplacement d’un ancien cours d’eau aujourd’hui asséché qui a totalement disparu, un bateau en argent ! En réalité, c’est une coupe en argent, ayant la forme d’un bateau… D’origine russe comme les poinçons d’orfèvres l’attestent, cette coupe servait à boire de l’hydromel ou de la vodka. Le conservateur du musée de Kołobrzeg qui a récupéré l’objet, espère même avoir touché le gros lot, en effet la famille du dernier Tsar de Russie (Nicolas II, 1868-1918) utilisait ce genre de coupe, et un des poinçons présent sur la coupe/bateau atteste que cette coupe fut importée en Russie entre 1896 et 1908 ! L’enquête se poursuit et des fouilles ont été entreprises, sur le lieu de la découverte, au cas où il s’agirait-là, d’un trésor caché par des Russes fuyant la révolution de 1917…


Source : thefirstnews.com

47 ans plus tard

Debra McKenna, en 1973, perd une bague que son futur mari, Shawn, lui a offert. Elle l’oublie sur un lavabo dans des toilettes quelque-part en Californie, États-Unis. Une bague en argent avec une pierre bleue. En 1977 ils se marient, passent une belle vie ensemble, Shawn décèdera en 2017…
Fin 2019, Marko Saarinen fait une balade en forêt avec son détecteur, dans un parc forestier de Kaarina, sud-ouest de la Finlande et là, en pleine forêt, il trouve une bague en argent à 20 cm de profondeur, une bague avec une pierre bleue ! Internet et les initiales de Shawn ainsi que le nom du lycée et la date gravée sur la bague, lui ont permis de retrouver la trace de Debra, qui a retrouvé sa bague, une bague au destin hors du commun, qui a fait le tour des réseaux sociaux aux États-Unis…
Source : cnews.fr

104.5

Bonjour, petite sortie détection dans un champ. Pourriez-vous m’aider à identifier ces monnaies et me donner une estimation de leurs valeurs, merci à vous. Argent 0,40 g, 10 mm, billon 1,84 g, 25 mm. V.K 27
Vous avez là un jeton de Nuremberg à l’agnel. Avers : agneau pascal à gauche (imité de l’agnel d’or de Louis X 1315), au dessus, un bonfanon ; + HVRTE : BIEN : MOVTON. Le vôtre a été limé pour le réduire ou la tranche taillée pour servir d’aiguisoir à couteau par exemple. La valeur nulle de ces jetons s’y prêtait à l’époque.
Vient ensuite une menue monnaie du XIIIe siècle en bas argent, une maille de la cité de Gand en Flandres vers 1253, on voit de profil une tête de soldat portant le capuchon de mailles et une calotte en acier. Dans un grènetis, tête à gauche casquée. Le casque est orné de trois annelets. Une aigrette comme cimier. Derrière la tête, quatre points disposés en losange. Revers : croix longue double ancrée avec au centre un point. C’est une monnaie en état TB++ estimée à 30 euros.
Enfin votre dernière monnaie semble en argent, épaisse, elle pèse 1,55 g et fait 12 mm de diamètre. Sa tranche épaisse fait pencher pour une monnaie antique ou éventuellement mérovingienne. On exclut toute époque postérieure, mais en l’absence d’un quelconque indice, elle restera indéterminée.

Huit pièces d’argent

Susan Hurelle, 66 ans, est une prospectrice anglaise heureuse, elle vient en effet de trouver son premier trésor ! Huit monnaies romaines en argent trouvées à l’aide de son Déus dans un même champ de Cinderford, dans la région de Gloucester. Le petit dépôt a été déclaré et une nouvelle recherche est déjà prévue sur la zone de découverte en août, après les récoltes. Les monnaies ayant été découvertes sur une petite surface, elles laissent espérer un magot plus conséquent… Susan a simplement déclaré sa découverte au coroner local (un ou plusieurs archéologues par région qui enregistrent et répertorient les découvertes d’amateurs qui trouvent avec ou sans détecteur).
C’est simple et efficace ! Chaque semaine de nouvelles découvertes sont enregistrées dans toute l’Angleterre, alimentant sans cesse les bases de données.
En France, chaque semaine des prospecteurs trouvent des objets ou monnaies qui mériteraient d’être répertoriés et d’alimenter des bases de données, seulement il n’y a personne pour le faire…
Source : express.co.uk

Le trésor de Berthouville

20 mars 1830, un paysan normand, Prosper Taurin, dans le département de l’Eure à Berthouville, passe la charrue dans un de ses champs et tombe sur une tuile, romaine. Sous la tuile un superbe trésor romain composé uniquement d’objets en argent, vaisselle et statuettes ! Le trésor de Berthouville, considéré comme l’un des plus beaux ensembles d’argenterie romaine – tout du moins pour ceux dont on a entendu parler… – fut acheté par le Cabinet des médailles. Pendant des décennies d’expositions, il a continué de s’oxyder et de se ternir. Il y a sept ans le Musée américain et la fondation Getty, proposèrent au Cabinet des médailles de le restaurer gratuitement !
Et c’est donc après un exil de sept ans, deux d’analyses et quatre de restaurations que le trésor de Berthouville, qui a retrouvé toute sa splendeur, a retrouvé sa salle d’exposition. Pour la petite histoire, l’on dit que Prosper considéra qu’il avait été arnaqué sur la valeur du trésor, déjà à l’époque…, estimé et payé 15 000 francs. Il aurait continué ses recherches et trouvé un deuxième dépôt ! Ce qui n’a rien d’étonnant, celui qui est connu ne contient que de l’argent, l’or n’était sûrement pas loin ! Et on raconte localement qu’il aurait été vendre ce deuxième magot à l’étranger…
Source : sciencesetavenir.fr

Quand le gros poisson se transforme en ablette ! Ou vice versa !

Deux siècles avant J.-C.

Cellos (le querelleur) arrête son cheval au bord du petit ruisseau dont le cours serpente paresseusement entre deux rangées d’arbres majestueux. Il est impatient d’arriver dans son petit village qu’il a quitté il y a plusieurs jours pour se rendre à Tolosa afin de régler des affaires commerciales. La capitale est entrée dans le giron de la Provincia et sa tribu intensifie ses échanges avec le pays des Téctosages. Brigos, son père artisan potier de renom lui a demandé de s’y rendre afin de mener à bien des négociations pour fournir de la céramique à des marchands qui ont pignon sur rue. Il s’est parfaitement acquitté de sa mission et il est de retour au pays avec sa bourse bien pleine.
Pendant que sa monture se désaltère dans l’onde claire du ru, Cellos s’assoit dans l’herbe folle pour profiter de ses derniers instants de liberté et prendre un peu de repos. Ses pieds lui font mal, aussi enlève-t-il ses brogues de cuir souple en défaisant les lacets serrés à ses chevilles. Il détache également la lanière de cuir qui retient sa longue chevelure blonde qui retombe en cascade sur ses larges épaules. Ses braies en lin de couleurs vives et sa tunique à carreaux le protègent de l’humidité qui commence à tomber en cette fin de soirée.
Cellos, querelleur certes mais aussi coquet qu’un coq, comme tout bon Gaulois qui se respecte, se dit en se regardant dans son petit miroir qu’il aura bien besoin de tailler ses moustaches avec ses forces, de se passer un bon coup de peigne dans les cheveux et d’un salvateur coup de savon (sopo) pour se décrasser après ce long voyage qui le ramène chez lui !
En cette belle fin de journée de printemps, Belenos, le Dieu du soleil, du renouveau et de la jeunesse, commence à incendier l’horizon profond et somptueux. Il est temps de rentrer à la chaumière retrouver toute la famille qui l’attend. Mais avant, Cellos veut admirer une dernière fois toutes les drachmes qui pèsent dans sa bourse en cuir. Pendant qu’il en défait les liens, son petit cheval se cabre, surpris par un animal sauvage qui décampe prestement devant sa fureur sans demander son reste. Cellos se précipite vers sa monture pour la calmer en évoquant dans un murmure à son oreille, Epona, la déesse cavalière. Comme par magie, le petit cheval s’apaise. Le jeune et fringant Gaulois remet sa boursée autour du cou, enfourche sa monture et rentre chez lui en chantonnant…
Ce soir son père sera furieux, il manquera deux ou trois drachmes dont une au portrait de Perséphone et l’autre au cheval qui se sont échappées de son escarcelle pendant sa course et qui se seront perdues à jamais dans l’herbe folle !

Quelques siècles après…

Des champs et des vignes à perte de vue qu’on ne devine même plus, tant le brouillard aussi épais que poisseux a envahi la campagne. Arrivés sur place en fin d’après-midi, la nuit qui tombe vite en cette période hivernale et qui nous surprend, est froide et opaque. Au loin on distingue vaguement le bruit des autos qui tracent sur l’autoroute vers leur destination. C’est le seul repère fiable pour ne pas s’égarer dans ce décor fantastique, humide et froid. Il nous faut rentrer retrouver nos pénates et nous mettre bien au chaud. Nous nous sommes égarés et la nuit tombe, impénétrable. Aussi sur le chemin du retour, nous avons décidé de rester ensemble et de nous attendre.
Il creuse. Je reste à proximité et balaie avec le détecteur dans la même zone. Et nous repartons, sans aucune visibilité, toujours plus loin en essayant malgré tout de nous diriger le plus rectilignement possible sans nous égarer un peu plus. Un son. Je creuse. Il m’attend et en profite pour s’en griller une ! C’est bien connu, il n’y a pas de fumée sans feu, sauf les jours de brouillard !
Et c’est reparti. Je mets le fil de fer que je viens de déterrer dans ma besace sans prendre le soin d’ôter la boue qui va avec ! Dans cette nuit qui vient de s’installer, il fait un froid de luthérien. Les doigts sont gourds, boueux et douloureux. Un petit tour dans la poche pour réchauffer la main gauche tandis que la droite, maladroite mais avec courage et abnégation, se gèle au contact du Déus.
Quelques mètres et un nouveau son, bien “clair”, bien “comme il faut”, bien “comme on les aime !” m’oblige à mettre encore un genou à terre et à sortir la main de ma poche pour creuser. C’est rond, c’est assez lourd, c’est en relief d’un côté ! D’un doigt gelé et rougi, je frotte la boue sur le revers et là… Dommage, c’est lisse et je devine l’attache d’un bouton en plomb. C’est ça la détection… Ça rime parfois avec déception ! On pense attraper un gros poisson mais on se retrouve souvent avec une minuscule ablette !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 99

96.14

Bonjour, vous trouverez ci-joint les photos d’un denier de Caligula et Agripinne, avant et après nettoyage (brosse à dents et eau déminéralisée), que j’aimerais faire paraître dans votre revue. Il pèse 3,8 g, diamètre 17 mm. Le flanc est légèrement décalé et le temps a laissé une cicatrice au dessus de l’oeil de Caligula, mais je pense que c’est un très bel exemplaire. Monnaie trouvée dans le 28 près de Toury. Je n’ai trouvé que très peu d’exemplaires sur le net, pouvez-vous m’en dire plus ? Cordialement, Frédéric
Beau denier en argent en état TB, hélas cette cicatrice à l’œil…, monnaie frappée en 37/38 après Jesus Christ. Avers C CAESAR AVG GERM P M TR POT. Tête de Caligula à droite. “Caius Cæsar Augustus Germanicus Pontifex Maximus Tribunicia Potestate Consul” (Caius césar auguste germanique grand pontife revêtu de la puissance tribunitienne consul). Revers : AGRIPPINA. MAT. C. CAES AVG GERM. Buste drapé d’Agrippine mère à droite avec une chevelure ornementée se terminant par une queue de cheval. “Agrippina Mater Caii Cæsaris Augusti Germanici” (Agrippine mère de Caius César auguste germanique). La monnaie est légèrement décentrée sur le revers, la balafre au-dessus de l’œil de Caligula se prolonge dans la légende à 16 heures et lui ote le grade SUP pour le passer en TB++. Néanmoins cette monnaie est plaisante à regarder et sa rareté est extrême. On l’estime à 2 200 euros.

Objet mystère

Peter Fergus, un prospecteur anglais du Devon, a découvert avec son détecteur un objet qui intrigue les archéologues. Probablement d’époque médiévale, en argent et en partie recouvert de feuilles d’or. Les experts du British-Museum le situent entre le sixième et onzième siècle, peut-être le couvercle d’un reliquaire ? Vieux de plus de 300 ans et contenant plus de 10 % de métal précieux il a tout de même reçu la mention de trésor !
Source : devonlive.com

92.07

Trouvée par Jean-Louis en forêt de Fontainebleau, une petite broche fort simple, en argent mis à part l’ardillon saucé. Toute en longueur, elle présente un cabochon de verre taillé coloré rouge, enserré de part et d’autre d’un élément floral symétrique. Deux petits cabochons devaient être présents mais ont aujourd’hui disparus. Cette broche est d’époque fin XVIIIe siècle à première moitié XIXe. Quand vous exhumez en forêt ce type d’objet, il ne faut pas hésiter à ramasser le volume de terre dont vous avez extrait le bijou pour tranquillement le tamiser et retrouver les pierres disparues…