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Tigres normands et tunnels picards

Si l’emblème de la Normandie est le léopard, nous sommes contraints de constater que pour les fanas de la Seconde Guerre Mondiale l’emblème de la Bataille de Normandie serait plus sûrement le Tigre.

1500 Tigre I ont été fabriqués, ils sont la réponse blindée allemande à l’industrie soviétique du char de rupture. Destinés à supplanter le T-34 russe, qui avait déjà rencontré son alter ego sous la forme du Panther (les Nazis aimaient-ils les félins ?), le Tigre est un monstre d’acier dont les équipages ont écrit quelques étonnantes pages militaires dans la Normandie de 1944. Car, contrairement au front russe, le front de Normandie ne recevait pas de concurrents sérieux aux gros blindés allemands.
C’est sans doute pourquoi les principaux ennemis du fleuron des tankistes teutons furent les avions d’attaque au sol et… la panne de carburant.
Il y a les Tigre mythiques, celui de Wittmann, as (comme dans l’aviation) qui détruisit plusieurs dizaines de véhicules et de chars britanniques d’un seul mouvement (soufflé avec son équipage, plus tard, par une bombe), il y a celui de Son Altesse Sérénissime, le prince de Schoenburg-Waldenbourg (qui avait fait peindre ses armoiries sur chaque char de son escadron : pas très «révolutionnaire nazie», cette fantaisie), il y a celui de Vimoutiers… Imposant pot-de-fleur, il est le dernier Tigre présent en Normandie.
Désormais, fruit de la passion d’un fouilleur, il y a le Tigre de Mr Hoebig. Car il est bien issu de la terre normande ce blindé et Mr Hoebig l’avait identifié, localisé, déterré.
Pendant 25 ans (1988-2013), il a, avec l’autorisation du propriétaire et avant que d’assembler ses trouvailles, fait creuser un champ de la Poche de Falaise. Celle-ci est l’entonnoir où vinrent s’entasser les troupes motorisées allemandes. Fermée d’un côté par les Polonais libres, elle se réduisit jusqu’à ne plus exister, mettant fin à la Bataille de Normandie. Vingt-cinq années durant, le Tigre va sortir. Pièce par pièce, chacune étant nettoyée, restaurée. Ce jeu de construction est poursuivi par le fils, car Hoebig Sr est trop âgé pour le sprint final.
Le résultat est là : à Münster, en Westphalie du Nord, dans un musée de blindés, un septième Tigre a fait son apparition dans le Monde. Il ne roule pas, un seul étant encore motorisé parmi nos sept grabataires de la mécanique allemande.
Cette mécanique née du détecteur et de la pelleteuse est assez originale pour être signalée. Un char possède des pièces de métal suffisamment épaisses pour supporter tant bien que mal l’enfouissement, un char peut sortir d’un étang à peu près reconnaissable mais la limite de temps maximale est bien la Seconde Guerre Mondiale, pour nos pays tempérés s’entend. La recherche de tanks de la Première n’aboutit pas à quoique ce soit qui puisse être reconstitué. Même pour la période 1944, dans le cas du Tigre de Falaise, il a fallu que les Hoebig financent le tournage de pièces manquantes.

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

116.8

Bonjour, une joie pour moi de vous transmettre cette photo de bague, (trouvée dans le Var), pour moi c’est de l’argent, mais je n’arrive pas à me faire une idée de son époque, de plus j’aimerais bien savoir si vous pouvez “déchiffrer” les symboles sur la bague, pour ma part je vois deux lions + un qui grimpe à une tour, trois arbres + un autre en arrière-plan d’un cavalier sur sa monture… Merci d’avance, Bruno
Houlà cela dépasse nos compétences, il peut s’agir d’un véritable travail de recherche héraldique ! Il s’agit d’un écu écartelé de plusieurs armes. La bague présente une forte usure mais il semble bien y avoir les armes de Navarre en haut à gauche et bien sûr, le lys représente celles de la France. Les deux lions ou léopards rampants peuvent provenir de l’Aquitaine, à ce sujet les armes d’Armagnac sont un lion rampant, et, pour l’Angleterre dont l’aquitaine était une province, on a un léopard rampant. Aucune idée par contre pour les trois arbres, ainsi que le cavalier, l’animal grimpant et peut-être l’ours assis. Rien non plus pour l’échiqueté. Il doit s’agir d’un écu issu de l’imagination d’un habitant du sud-ouest de la France. Datation probable XIXe siècle.

La pêche à l’aimant, déjà en sursis ?

Depuis quelques années déjà, la mode de la pêche à l’aimant est très en vogue et a pris un essor considérable.
Cette pratique n’est pas neuve. J’ai commencé pour ma part en 2001. A l’époque, j’utilisais un aimant industriel en forme de U, rien à voir avec les puissants aimants disponibles de nos jours !, de plus avec les réseaux sociaux, ce loisir est devenu viral, les médias s’étant également intéressés à ce loisir, faisant de la sorte un autre genre de publicité, les vidéos de certaines découvertes étant vues par des milliers d’internautes.
Je prends pour exemple la découverte effectuée le 15 février 2019 dans un canal de l’Hérault où fut pêché un coffre rempli de bijoux et de monnaies en argent de type pesetas et schilling, ainsi que divers papiers d’identité. L’auteur de la découverte étant honnête, il porta la découverte à la police qui pour valoriser cet acte citoyen relaya la vidéo de la découverte, déclenchant un incroyable buzz médiatique, la presse faisant le reste.
Une autre découverte, effectuée cette fois en Belgique en octobre 2017, fit également la une de divers médias en Belgique. Trois jeunes âgés de 18 à 21 ans, pratiquant le pêche à l’aimant dans un canal à Roncquière, à un endroit qui par le passé avait livré des armes lors d’une enquête de police, des armes liées à une bande de braqueurs surnommés « Les tueurs du Brabant Wallon » qui firent 28 victimes lors de divers braquages hyper sanglants. Pour leur opération pêche, les 3 jeunes utilisaient un zodiac et un aimant capable de remonter 80 kg, puis ont investi dans un aimant plus puissant capable d’extraire des pièces métalliques de 800 kg ! Le premier jour de pêche, ils ont découvert un révolver et quelques jours plus tard, un sac plastique contenant un riotgun. Ensuite ce fut deux coffres métalliques remplis de munitions variées, du 9 mm, du calibre 12, et d’autres cartouches. « Bien que ça soit resté des années sous l’eau, on pouvait clairement lire l’inscription “gendarmerie” sur les coffres », raconta un des jeunes. Devant l’ampleur de la découverte, la police fut prévenue, les enquêteurs ont tout emporté, expliqua un autre jeune, qui déclara aussi « En fait, nous avons effectué leur boulot, on a sondé ce canal pendant des jours et on a trouvé ! Alors comment expliquer que cet endroit fut sondé par la police lors de la première découverte d’armes et que ce dépôt conséquent soit passé inaperçu ? » La police ne sachant pas répondre à ces nombreuses interrogations ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …