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3,5 tonnes de lingots

Perdues par un avion ! Un surprenant fait-divers qui a pour cadre la région de Lakoutsk en Sibérie, Russie. Un avion transportant au total neuf tonnes de lingots d’or et d’argent a perdu une partie de sa cargaison au décollage et sur 26 kilomètres, le temps de faire demi-tour et de se poser d’urgence. Une nouvelle qui a déclenché une chasse au trésor dans toute la région !
Les autorités avaient dans un premier temps affirmé que les lingots étaient seulement tombés sur la piste, puis des infos ont filtré révélant qu’une partie du chargement a bien été perdue pendant le demi-tour de l’avion pour revenir sur la piste et donc des lingots d’or et d’argent sont bien tombés sur une distance de 26 kilomètres ! Le total de la cargaison étant estimé à 368 millions de dollars. La raison de la perte n’a pas été précisée, soit une défaillance technique/mécanique ou plus probablement une mauvaise répartition du chargement d’or, ce n’est pas la première fois qu’un avion perd un chargement d’or en plein vol ! (voir Monnaies & Détections n° 42 et 93), la densité de l’or n’étant pas toujours bien prise en compte lors des chargements, ce n’est pas une question de poids mais de répartition des masses…
Sources : zerohedge.com, M&D n° 42 « Un trésor tombé du ciel », M&D n° 93 « Le trésor du Dakota PI-C12 »

Le trésor du Dakota PI-C12

Janvier 1947, un avion Dakota, (1) de la Airlines Philippine immatriculé PI-C12, vole en direction de Hong-Kong, atterrissage prévu sur l’aérodrome, réputé dangereux, de Kai-Tak.
Ce 25 janvier 1947, le plafond nuageux est assez bas et pour ne rien arranger un brouillard épais rend les conditions de vol périlleuses, ce qui oblige le pilote, le capitaine Theodore Weymouth né à Kansas City, à voler très bas. Et c’est le drame à quelques milles de Kai-Tak, le Dakota percute de plein fouet le sommet d’une colline sur le Mont Parker ! Les quatre hommes qui se trouvaient à bord, le capitaine Weymouth 28 ans, le copilote Narzal Lim, l’opérateur radio Benedicto Merza et l’agent de bord Lourdes Chuidian sont tués sur le coup. L’impact, comme le montre une photo de l’époque, a été frontale, faisant exploser l’avion. Il n’y a plus que la queue de l’avion qui soit à peu près intacte, le reste a été pulvérisé ! (2)
La montre du pilote sera retrouvée les aiguilles bloquées à 15h02, ce qui correspondait à la dernière liaison radio avec la tour de Kai-Tak. Dès le lendemain, une équipe de secours gagne le Mont-Parker, la presse révèle dans le même temps que l’avion transportait une fortune en or ! Une cargaison de lingots d’or et de pièces d’or, des monnaies mexicaines de 50 pesos très prisées en Asie, une cargaison d’importance qui était destinée à approvisionner sept banques de Hong-Kong et estimée par la presse de 1947 à 15 millions de dollars ! (3)

La police dresse un cordon de sécurité autour du lieu du crash, pour éviter tout pillage de l’épave. Sous la violence de l’impact et de l’incendie qui a suivi, des pièces d’or ont fondu, quelques-unes seront retrouvées mêlées à aluminium de l’avion. Des monnaies et lingots d’or ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres de l’impact avec des bouts de la carlingue. Pendant plusieurs semaines, la zone du crash va être fouillée par des ouvriers réquisitionnés pour l’opération, sur plusieurs d’entre eux, lors de fouilles de contrôles, la police trouvera des monnaies de 50 pesos or…

L’enquête va conclure à un accident dû à de mauvaises conditions de vol. L’avion était en bon état et le chargement d’or ne dépassait apparemment pas la charge maxi de l’appareil, mais l’or a certainement rendu l’avion moins maniable et il n’est pas impossible que l’or ait été mal réparti sur l’ensemble de la soute. Ça peut paraitre incroyable, mais ce type d’accident « dû à la densité de l’or » est déjà arrivé, voir M&D n° 42 « Un trésor tombe du ciel » où 100 kilos d’or furent perdus en plein vol !
Un révérend et 20 boy-scouts participeront aux recherches, à eux seuls ils trouveront 2 lingots et de nombreuses pièces d’or, pour environ 90 livres, ce qui correspondrait à 40 kilos ! Aucun des rapports, pas plus que les articles sur cette histoire ne précisent le poids des lingots ? Probablement des barres de banques dont le poids standard est de 400 onces soit 12,5 kilos, mais suivant les pays, ils existent des barres de 10 ou 8 kilos…
Des histoires assez folles vont courir sur l’or du Dakota ; un comptable chinois chargé de contrôler l’or retrouvé aurait disparu corps et bien ! Des responsables de la police ayant participé aux recherches, auraient pris leurs retraites avec un peu d’or de côté… etc.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 93

Découverte de l’avion d’un as

 

Nous sommes dans l’après-midi du 4 novembre 1943. Les Dewoitine 520 de l’escadrille JG 101 de la Luftwaffe s’apprêtent à décoller de Tarbes. Ce sont des avions français récupérés par l’occupant allemand et qui servent désormais à l’école de chasse pour l’entrainement des jeunes pilotes. Parmi les avions qui décollent cet après-midi, le numéro 693 est piloté par Rudolf Tomasch et le numéro 505 piloté par August Malle. 

Le brouillard tombe

4 novembre 1943 : les avions décollent normalement, mais peu après leur départ, le brouillard tombe brusquement. Les jeunes pilotes manquent d’expérience et ignorent tout du pilotage sans visibilité. A quelques minutes d’intervalle, deux accidents se produisent : le numéro 693 survole Lannemezan très bas, passe au-dessus des platanes bordant la N 117, et se crashe dans une prairie au milieu d’un troupeau de vaches (sans les toucher !). Le moteur arraché, l’avion prend feu et le pilote est tué sur le coup.

Quant au numéro 505, désorienté dans le brouillard, il ne voit pas une petite colline qu’il percute de plein fouet. Voici ce que nous a raconté Alice, âgée à l’époque d’une quinzaine d’années, son témoignage a été recueilli il y a quelques mois :

« Je me souviens d’un terrible choc dans la montagne il y avait du brouillard, il devait être 17 H environ… l’heure où l’on rentre les bêtes. Nous nous sommes rendus sur les lieux de l’accident avec d’autres… Je revois encore l’image de cet homme, il avait une chemise de peau blanche… Il est mort sur le coup.

Le soir même, 4 à 5 Allemands sont venus à la maison. Ils nous disent qu’ils ont laissé le corps sur place parce qu’il était «caput». Je ne sais pas pourquoi ils l’ont laissé là seul au milieu des braises… Ils nous disent aussi qu’ils en ont assez de faire la guerre. Les Allemands viendront le lendemain chercher le corps. »

August Malle, né à Feldkirchen en Autriche le 28 novembre 1922 n’avait même pas 21 ans.

Rudolf Tomasch venait d’avoir 23 ans.

Le D520 numéro 505 : un avion particulier 

Mais revenons sur l’appareil de August Malle, le Dewoitine 520 numéro 505 : ce n’est pas n’importe quel avion. Avant d’être saisi par les Allemands, cet avion était celui de Georges Garde.

Georges Garde (photo 1) est une personnalité. C’est un des rares « as » français (pilote ayant abattu plus de cinq avions ennemis) de juin 1940. Au sein du groupe de chasse GC I/1, il vole sur un monomoteur, le Bloch152. Au cours de la campagne de France, il effectue plus de 50 missions entre le 10 mai et le 25 juin 1940. Le 14 mai, il abat un Messerschmitt 110 près de Dinant, le 17 mai, un Henschel 126. Le 20 mai, près de Chantilly, un Dornier 17, le 5 juin, près d’Orléans, encore un Henschel 126, puis le 20 juin, un Heinkel 111 près de Royan. Lorsque la défaite arrive en juin 1940, son groupe reste au sol. Il reprend progressivement ses vols en 1941, et son groupe est transformé sur Dewoitine 520, avec un entrainement préalable à Toulouse Francazal.

Fin 1942, Georges Garde vole sur le D520 numéro 505, qui a été réceptionné en mars 1942. Cet avion porte une livrée haute en couleurs, celle dite « de Vichy » avec en particulier les célèbres bandes jaunes et rouges (photo 2).

Lorsque le 11 novembre 1942, la zone française dite « libre » est envahie par l’armée allemande, les avions français sont récupérés par la Luftwaffe et utilisés pour l’entrainement de ses jeunes pilotes. C’est ainsi que le 505 se retrouve à Tarbes le 4 novembre 1943 dans les mains de August Malle.

Début 1943, Georges Garde entre dans la résistance (réseau « Alliance ») et en août 1943, il s’évade via le Portugal et l’Espagne vers l’Afrique du Nord. Il prendra par la suite le commandement du Centre d’instruction de Meknès au Maroc.

La découverte des restes du numéro 505 

Animés par les mêmes motivations que d’habitude (faire revivre la mémoire des acteurs oubliés, en partageant nos trouvailles et analyses à travers publications et expositions, sans jamais faire de profit de cette activité, et dans le respect des hommes et des lois), nous partons à la recherche du numéro 505… La suite dans Monnaies & Détections n° 85

Le Messerschmitt oublié

Mai 2012, nous sommes à flan de colline dans les Pyrénées. Aujourd’hui, le soleil brille et nos recherches vont pouvoir commencer. En effet, nous savons qu’un avion est tombé là pendant la guerre mais nous n’avons strictement aucune information sur cet appareil. Le but de notre démarche ? Découvrir l’histoire de cet avion et la retranscrire. 

Sur place, nous trouvons un grand nombre d’éléments. D’abord, une monnaie italienne de 1860, qui n’a aucun lien avec notre appareil puis, très rapidement, de nombreuses pièces qui proviennent de cet avion. Elles sont, comme c’est très souvent le cas, en mauvais état : le choc a littéralement broyé l’appareil. Nous les nettoyons et essayons de les analyser pour comprendre ce qui s’est passé.

Dans un premier temps, nous tentons de découvrir quel type d’appareil s’est écrasé ici. Un premier indice apparait, inscrit sur une biellette : c’est un chiffre, « 109 ». Ce chiffre, et la manière dont ce marquage est inscrit, font clairement penser à un Messerschmitt 109, un appareil de chasse Allemand très utilisé lors de la seconde guerre mondiale. Deux plaquettes viennent ensuite confirmer cette hypothèse. La première écrite dans un style très représentatif des années 1940 indique une dimension de pneumatiques : 650 x 150 : or, la dimension du pneu de la roue principale du Me109E est bien celle-ci. La deuxième plaquette, elle, provient, du mécanisme de réglage d’hélice d’un Me109E.

Le scénario de la perte d’un Me109 sur ce flanc de montagne se confirme, et il est crédible car l’escadrille JG101 basée à Pau en 1943/1944 entrainait ses élèves (entre autres) sur des Messerschmitt 109. (A propos de l’activité de cette escadrille pendant la guerre, je vous conseille d’aller voir l’excellent site de Thomas Genth : http://www.thomasgenth.de/index.html)

Comment en savoir plus sur cet avion précis ? Je prends mon téléphone…

Découvrez la suite dans Monnaies et Détections n° 70

Un bombardier dans mon jardin

© Ian Howat

Le Lancaster de Montaudran

Tout commence par un coup de fil de mon ami Jean-Marc, qui habite le sud de Toulouse : « j’ai trouvé près de chez moi des pièces qui ressemblent à des morceaux d’avion, passe les voir quand tu as cinq minutes ».

Très vite, je suis chez lui pour examiner ces pièces. Difficile de les identifier avec certitude. Je prends quelques photos et les affiche sur mon site favori (« 12oclock ») et la réponse arrive immédiatement : ces pièces proviennent d’un avion anglais. Le marquage « AM » signifie « Air Ministry » (Ministère de l’air).

Je me renseigne sur une chute d’appareil anglais dans le sud de Toulouse et j’apprends que le 6 avril 1944…

La suite dans Monnaies & Détections n° 61