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Trouver un trésor et en jeter la moitié…

L’histoire ici racontée est vraie et s’est passée en juin 2017, en Belgique, quelque part dans le Brabant wallon, à quelques kilomètres du village de Waterloo.
Nous sommes le samedi 17 juin 2017. Je suis chez moi à lire mon journal et je reçois la visite de mon frère. Après lui avoir servi une tasse de café, celui-ci me demande en me tendant la main « C’est de l’or ça ? » … et j’aperçois 2 monnaies en or. Surpris sur le coup, je prends les monnaies et lui confirme en effet qu’il s’agit bien d’or. Il y a une 20 francs or 1870 de Léopold II de Belgique et une 20 francs or 1877 française dans un état remarquable… Après la surprise, la question en vigueur : « Où t’as trouvé ça ? » Il me raconte qu’un ami de son fils a trouvé un bocal plein de pièces d’or lors de travaux de rénovation. Il a confié ces 2 pièces à mon neveu pour que celui-ci me les montre et me demande de faire une estimation de leur valeur, mon neveu ayant dit à l’inventeur que j’étais prospecteur et que j’avais des catalogues sur les monnaies. Après avoir consulté mes catalogues, la 1870 de Léopold II est cotée 300 euros en TB, et la 1877 française 206 euros en TB (les monnaies étant de qualité supérieure à TB, leur valeur numismatique est plus élevée, n’étant pas numismate, je laisse la classification exacte de l’état des monnaies à un professionnel).
J’ai posé les 2 monnaies sur mon journal et j’ai pris quelques clichés recto-verso pour mes archives. Mon frère me raconte alors les circonstances de la découverte telle qu’elle lui fut racontée…
Le découvreur, étant entrepreneur dans le bâtiment, rénove une ferme acquise par l’une de ses cousines quelque part dans le Brabant wallon du côté de Waterloo. Lors de travaux celui-ci a dû poser des poutrelles en bois entre les poutres maîtresses de la charpente pour faire un échafaudage et lors de la pose, l’une des poutres maîtresses en chêne de 50 X 50 cm a laissé apparaître une cachette à l’angle du mur. La poutre étant évidée, cette cachette renfermait 2 bocaux en verre, l’un contenant les pièces en or et le 2e, je cite, « des espèces de perles grises » ?… Les pièces d’or totalisent 165 spécimens, 162 pièces de 20 francs or et 3 de 10 francs d’or. Les pièces sont belges, des règnes de Léopold II (1865-1909) et d’Albert 1er (1909-1934) et les pièces françaises de Napoléon III et de la République. La pièce la plus ancienne est de Léopold II, une 20 francs or 1868 et la pièce la plus récente d’Albert 1er, 20 francs or 1914. Le trésor est composé de 121 pièces belges et de 44 pièces françaises, pour un total de plus ou moins 1,052 kg d’or. Au prix du cours de l’or en juin 2017 cela fait une somme de plus ou moins de 37 500 euros.
Le trésor fut probablement caché en 1914, lors de l’invasion de la Belgique par les armées allemandes. Il s’agit d’économies de famille pour une valeur de 3 270 francs or, à l’époque une véritable fortune, plus un bocal de perles grises (?), et c’est ici que cette histoire prend une tournure dramatique et idiote.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

96.06

Bonjour, ça fait déjà un petit moment que je lis votre magazine (habitant à la frontière française, côté belge), je me permets de vous contacter afin d’avoir une aide sur l’identification de cette petite monnaie en argent trouvée en Belgique (commune de Beauraing), impossible pour moi de trouver son ID, j’ai vraiment hâte d’en savoir un peu plus sur celle-ci, si possible, inconnue pour l’instant même auprès de plusieurs numismates. J’espère que vous pourrez apporter une aide ou même pourquoi pas un lecteur du magazine. Pour info elle pèse 0,7 g et mesure 12 mm de diamètre. D’avance je vous remercie, cordialement, Sébastien.
La question est de savoir s’il s’agit d’une monnaie ? Pour sept dixième de gramme et douze millimètre de diamètre, on peut aussi bien être sur une maille du nord et de l’est de la France, qu’un objet monétiforme dont l’usage nous échappe. Nous n’avons pas retrouvé cette monnaie si c’en est une. On peut logiquement écarter la maille, le style de la symbolique du flan s’en éloigne. Commençons par le commencement : on distingue peut-être une épée en pal ou une croix dans un espèce d’ovale, les traits horizontaux et verticaux du pourtour sont certainement une légende. L’autre face présente un tableau : nous y distinguons un pont sur lequel est posée une chaise curule ? Et plusieurs personnages debout autour de la personne (ou l’objet) posé sur la chaise. Serait-ce un temple ? Nous donnons notre langue au chat et espérons qu’un lecteur sagace pourra nous éclairer sur cet objet monétiforme qui nous pose problème d’identification.

Le Nom de la… Chose

L’histoire se passe en Belgique… Et une fois encore, rejointe par l’absurdité de la situation, elle ne devrait pas bouder son qualificatif d’« histoire belge » !

Nous sommes au printemps, dans une agréable petite vallée de la région wallonne, au gré de laquelle s’insinue une petite rivière qui façonne les circonvolutions du terrain qui nous entoure. La région nous a déjà ouvert un beau chapitre de l’histoire de l’homme et de sa présence en livrant aux archéologues ou aux promeneurs avertis, nombre de silex taillés, tombelles de l’âge du fer et artéfacts divers témoignant ainsi de l’établissement de nos « Anciens » dans cette contrée.
La terre est riche et propice à la culture, le paysage est clairsemé de bois et de forêts, avec une magnifique petite rivière qui vient sculpter le fond de la vallée. A la lecture d’une carte de l’Institut Géographique National, j’y avais constaté le signe interpellant de la présence conjointe d’une source et d’une chapelle. Il n’en fallut pas plus pour titiller ma curiosité et m’inciter à aller constater « in situ » et « de visu » le fruit de mes interrogations quant à cette proximité et promiscuité pour le moins étonnante.
Nous sommes aux abords d’un village paisible et serein mais sur les terres d’un « nanti » qui gravite dans une couche de la société que je n’ai pas l’habitude de fréquenter. C’est la raison pour laquelle, je demande à mon acolyte (anonyme), bien plus aguerri que moi aux convenances des hautes sphères, de bien vouloir s’enquérir de notre autorisation en toute courtoisie auprès de Monsieur… Le Propriétaire.
Et la chose fut faite ! Nous voilà enfin arrivés aux premières heures de la matinée de ce premier beau dimanche de printemps. Sortis de l’engourdissement de ce trop long hiver maussade et dopés par la perspective d’une hypothétique découverte, nous sautillons comme des puces sur l’échine d’un goret en attendant que le portillon du château s’ouvre afin de signaler notre présence sur les terres…
C’est Monsieur le propriétaire qui en personne vient nous accueillir. L’homme qui s’avance vers nous a une cinquantaine d’années, une allure bien campée et le sourire cordial. Son phrasé trahit l’homme d’affaire qui a l’habitude de jongler avec les mots et qui pourrait vous tendre un contrat à la fin d’une phrase. Nous lui remémorons succinctement qu’avec un petit peu de chance, nous pourrions ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de sa propriété et qu’en fin de journée, nous aurons plaisir à lui faire part du résultat de nos découvertes.
Mais l’homme n’y croit pas et tout en nous expliquant que nous sommes les bienvenus sur sa propriété et que nous disposons de toutes libertés, il rebondit sur l’occasion de nous faire part du fait qu’il n’aura pas le temps de nous recevoir en fin de journée pour raison de repas en famille. Nous remercions l’homme en question d’une poignée de main vive et cordiale, pour nous armer de notre matériel de prospection.
Ah, la voilà cette fameuse source ! Avec une chapelle juste à côté ! Cela ne vous rappelle-t-il rien ? J’entends déjà quelques hommes que l’on imagine aux longs cheveux, parlant une langue gutturale préromaine, doués d’un savoir métallurgique inestimable et vouant un culte à la magie de l’eau qui sort de terre comme si une pierre précieuse en était venue à se liquéfier. La chasse commence, c’est l’instant de la montée en concentration. Mon casque sur les oreilles m’aide à m’extraire des perturbations sonores extérieures. Je m’enfonce dans un univers qui ne regarde plus que ce qui se trouve 40 centimètres sous mes pieds. Le sol devient transparent, la matière palpable et tout s’éclaire comme une chose qui devient compréhensible.
Une première heure passe dans une grande fluidité, absorbée par la « magie » de l’endroit, en nous révélant une faible présence de matériaux métalliques. La curiosité du propriétaire a quand même poussé celui-ci à venir jeter un œil sur les faits et gestes de ces deux hôtes qui jouent les « taupiers » dans sa propriété. C’est précisément à ce moment-là qu’un son vif comme l’éclair vint faire vibrer les feuilles de mes tympans. Un son qui vous rappelle la pureté de l’eau vive et qui pour mieux vous en convaincre vous convie à répéter celui-ci en repassant le disque de la machine pour mieux savourer son plaisir.
L’indice… quel est l’indice ??? Comme s’il pouvait y avoir encore un doute sur un tel son ? NONANTE ! De NONANTE à NONANTE DEUX ! Traduction : De QUATRE VINGT DIX à QUATRE VINGT DOUZE. Je creuse ! Et à mesure que je creuse, le son vient à s’amplifier. A la grande stupeur de Monsieur le propriétaire qui voit mon fer de bêche de 40 centimètres de long, s’enfoncer dans le ventre de sa terre comme un glaive dans l’âme de son adversaire. Mais la récompense est là, à sortir de terre. Une pièce ronde et régulière, qui ne nous revient pas de temps reculés mais qui l’espace de quelques secondes devrait faire oublier au Maître de ces lieux le préjudice causé par mon monticule de terre. C’est pourquoi je demande à mon équipier d’aller présenter cette première découverte à notre « propriétaire » pendant que je m’affaire à faire disparaître toute trace d’excavation et à remettre les lieux en « pristin état ». La pièce est noirâtre et fort encroutée ; et par absence d’identification, ne retient l’attention de personne. Après quelques minutes de discussion, mon équipier revient vers moi en me remettant les vives salutations du propriétaire qui, nous l’ayant dit précédemment, se prépare à déserter sa propriété pour la journée. Je reprends en main le produit de ma première découverte qui, à force de la triturer… fit apparaître du bout de mon ongle, une première couronne en argent ! Je regarde mon équipier qui s’en étonne autant que moi. Cela avait échappé à notre vigilance. Mais c’est… C’est une couronne royale !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 89

88.13

Bonjour, voici une monnaie trouvée dans le Hainaut (Belgique) en septembre 2014 par Anthony. Elle fait 15 g et 36 mm de diamètre, en argent. Merci d’avance pour votre estimation, Jacques.
Brabant, Duché, Albert et Isabelle (1598-1621), AR demi-ducaton, 1619, Anvers. Avers : bustes accolés des archiducs à droite. Revers : Ecu couronné, tenu par deux lions, au-dessus du bijou de la Toison d’or. Cette monnaie est en état TB avec une grosse rayure sur l’avers et une usure plus marquée sur le revers, elle s’estime 130 euros.

Trouvaille 77.28

Et voilà un statère de la Belgique de l’ouest, IIe siècle avant JC selon le dénomination de Monsieur Delestrée que l’on avait tendance à rapprocher aux Ambiani : profil à droite dégénéré avec force boucle et ponctuation, au revers un cheval très stylisé avec croissant et globule, reste de l’aurige au dessus ; grosse tache d’oxydation, estimation à 800 €.