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Monnaies et Détections

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Les peuples de l’Age du Bronze et du Fer celtes avaient une connaissance importante des astres et de leur mouvement dans le ciel.
Cette science connue des druides (J. Caesar, Guerre des Gaules VI.14) était étroitement liée à leurs croyances religieuses et mythologiques.
Cette connaissance astronomique était probablement très importante pour les besoins rituels de leurs cultes pour prévoir les éclipses, la lune montante ou descendante, l’apparition ou la disparition d’astres dans le ciel tel que Mars, Jupiter… et autres événements astronomiques liés aussi à des cultes de fertilité ou autres croyances.
Les très nombreuses rouelles retrouvées sur des sites celtes et les sites de l’Age du Bronze dans des sanctuaires et des tumulus prouvent qu’il existait des cultes liés aux astres, ainsi que la forme de certaines suggérant fortement la forme d’un soleil.

La racine de ces cultes remontait déjà à l’Age de Pierre (gravures de rouelles et de symboles solaires dans la vallée des Merveilles et sur de nombreuses stèles).

En France il existe de nombreux sites de l’Age du Fer où ont été découverts des milliers de rouelles anneau (Chastelard de Lardiers, oppidum du Var…). Il est probable que ces anneaux représentaient un astre et étaient déposés dans ces sanctuaires dans un but votif.

En Europe de l’Est, de nombreuses rouelles de type anneau bouleté ont été trouvées sur des sites celtes et dans des tombes. La taille de ces anneaux est variable, ainsi que le nombre de boules qui sont souvent accolées par 2 ou 3 (triade).
Le nombre de boules et leur association par 2 ou 3 pourraient-ils être un système de numérotation utilisé par des druides pour décompter des jours, mois ?


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

95.08

Laurent à Bordeaux nous envoie cet intéressant objet : il semble s’agir d’un moule à bijoux ayant deux faces externes sur lesquelles on coule le métal en fusion. La grande plaque ronde parait comporter des motifs arabes et le revers montre très nettement une demie perle décorée de bossettes avec une tige à chaque extrémité.

Les bijoux de Lady Mei

Une rarissime collection de bijoux découverte dans une tombe royale en Chine. C’est dans la province de Nanjing que fut trouvée cette tombe, en 2008 et il aura fallu plusieurs années pour la fouiller et atteindre la dépouille d’une princesse de l’époque Ming. Son épitaphe nous apprend quelle se nommait Lady Mei, qu’elle trouva la mort en l’an 1474 à l’âge de 45 ans, et surtout elle emporta dans sa tombe une fantastique collection de bijoux, considérés comme très rares par les archéologues chinois et vu tout ce qu’ils trouvent, ils le disent rarement ! Tous les bijoux sont en or, finement travaillés et ornés de gemmes ou pierres précieuses. Pour avoir un meilleur aperçu de cette collection, tapez dans votre moteur de recherche « Lady Mei’s Tomb and Gold Treasures »

Source : livescience.com

L’or de Crimée

Il y a quelques mois, le musée Allard Pierson d’Amsterdam, Pays Bas, obtenait en prêt, de quatre musées de Crimée en Ukraine, une grande quantité d’artefacts d’objets et bijoux pour une exposition baptisée « Crimée, or et secrets de la mer Noire ». Les objets en prêt couvrent une grande période, de -200 au moyen âge avec entre autres une fabuleuse collection d’objets et bijoux scythes, principalement en or. Tout se passait bien, l’exposition ayant du succès, jusqu’à ce que la Russie envahisse et occupe la région de Crimée jusqu’alors située en Ukraine ! Désormais le musée Pierson est dans l’impasse et se pose la question, à qui rendre les bijoux ? Évidemment, la Russie les réclame, les musées étant désormais sur son territoire et l’Ukraine aussi, puisque c’est le gouvernement Ukrainien qui a donné les autorisations de sortie de territoire pour l’ensemble des collections ! On pourrait aussi suggérer au musée Pierson une troisième possibilité, faire ce que fit la Russie avec les collections d’objets d’art saisis à Berlin en 1945, le trésor de Priam et bien d’autres, s’asseoir dessus et attendre que le temps passe…

Source : ruvr.ru

Le trésor du Cheapside

1912, Londres (1) dans le quartier dit du Cheapside au n° 30-32, deux ouvriers s’affairent à recreuser une cave dans une maison bourgeoise aux fondations vieilles de quelques siècles… A la pioche, forcément en 1912, quand tout à coup le pic de la pioche semble frapper quelque chose de métallique !

À la lueur de leur lampe à pétrole, les deux ouvriers dégagent ce qu’ils pensent d’abord être le dessus d’une plaque de bronze. Creusant autour pour la dégager ils se rendent compte que ce n’est pas une plaque, mais un coffre ! Un coffre entièrement en bronze, une fois sorti de terre, les deux hommes, d’un coup de pioche font sauter la serrure et là….

Une vision de rêve leur saute aux yeux (2) : des bijoux en or et pierres précieuses brillant de mille feux ! Des bijoux et uniquement des bijoux, le coffre en est plein ! Un trésor comme on l’imagine au cinéma ou dans les romans à l’eau de rose, sauf que celui-là est tout ce qu’il y a de plus vrai. Le trésor du Cheapside vient de naître.

L’histoire n’a pas retenu les noms des deux inventeurs et c’est bien dommage, car sans le savoir et sans s’en douter, ils viennent de découvrir l’un des plus fabuleux trésors de bijoux dont tout chasseur de trésor puisse rêver. Nous sommes en 1912, il n’y a pas encore de loi définissant clairement les droits des inventeurs d’un trésor, même en Angleterre… Les deux ouvriers ramassent des poignées de bijoux dans leurs poches et même leurs mouchoirs et s’empressent d’aller proposer leurs butins à une sorte de prêteur sur gages, connu à l’époque, sur Londres, pour racheter aux ouvriers et paysans (les deux professions qui ont inventé le plus de trésors) ce qu’ils trouvaient dans la terre. On ne connait pas vraiment le prix qui leur fut proposé, mais il était sûrement ridicule au regard de la fortune que valait ce fantastique trésor.

Entre 400 et 500 bijoux et de nombreuses pierres sans montures, leur nombre exact n’est pas connu…

La suite dans Monnaies & Détections n° 77

Trésor Byzantin

Les archéologues israéliens ont réalisé une belle découverte sur le site de fouille de la ville antique d’Herzlia. Un trésor de la période byzantine, 5e/7e siècle, mis au jour dans les restes d’une ancienne décharge, une fosse de 30 mètres de diamètre contenant toutes sortes de déchets et un trésor ! Composé de plus de 400 monnaies, dont de nombreuses pièces d’or, des bijoux parmi lesquels une bague octogonale, en bronze, d’un type très rare connu à ce jour à seulement une douzaine d’exemplaires ! Une bague gravée de versets de la Bible samaritaine et considérée à l’époque comme ayant des pouvoirs magiques. Le plus surprenant a été la découverte de plus de 200 lampes à huile intactes, elles aussi cachées dans la fosse…

Source : http://coolisrael.fr

Découverte de dirhams des 10e-11e siècles au cœur de la Sibérie

Le 4 août dernier, le journal de propagande russe “La Voix de la Russie” qui est un peu l’équivalent de “Voice of America”, organe de propagande américain, la Voix de la Russie, donc, a annoncé une belle découverte archéologique : quatre petites pièces portant des inscriptions arabes datant des 10e et 11e siècles ont été retrouvées à Tioumen au cœur de la Sibérie Occidentale. 

Ces petites pièces noircies sont des dirhams provenant du Moyen Orient, une zone très éloignée de leur lieu de découverte, et qui est davantage réputée pour ses champs pétroliers que pour ses richesses archéologiques. La Sibérie n’a jamais été une région très peuplée par le passé : ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que les premières villes importantes y ont été fondées. La rareté des vestiges archéologiques très anciens dans cette région donne d’autant plus de prix aux monnaies découvertes.

Les photos des objets prises par l’archéologue Alexeï Gordienko au moment de la découverte montrent d’ailleurs que les pièces de monnaies ne sont qu’une petite partie d’un trésor assez conséquent constitué de torques, de lingots d’argent torsadés et de bijoux d’argent, perles de collier et bracelets. L’ensemble était contenu dans un chaudron de cuivre.

“Le trésor était à 50 cm de profondeur, au fond d’un gourbi…”

Nous effectuions les recherches sur un gourbi, un fossé et un rempart que nous avons découverts”, a expliqué Alexeï Gordienko. “Et au fond du gourbi, un trésor a été découvert. Il se trouvait enfoui à 50 cm de profondeur. C’est un chaudron en cuivre, fabriqué dans la région de la Volga, ou sur le territoire de la Russie ancienne. Son diamètre fait 30 cm, et le poids atteint 2 kg. Ce récipient contenait des bijoux en argent : quatre torques, trois pendentifs, mais aussi des colliers et des ceintures. Il s’agit de bijoux traditionnels pour les peuples de l’Europe de l’Est, mais des objets d’importation pour la Sibérie. Et le plus intéressant : nous avons trouvé au fond de ce chaudron des fragments de quatre dirhams anciens. On s’en servait pour rendre la monnaie lors des achats. Ils ont été utilisés comme spécimen. Je ne peux pas dire où exactement nous avons trouvé les pièces, mais on peut les dater à priori des 10e-11e siècles”…

La suite dans Monnaies et Détections n° 72