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Histoire des métaux monétaires

Origine du cuivre

Dessin de la monnaie primitive supposée être du règne de Phédon.

Apollon Catharsios nu. Statère italiote de type incus. Brutium Caulonia.

Le cuivre vient du latin « cuprum », de Chypre parce que, dans l’île de Chypre, les anciens peuples trouvèrent le premier cuivre et commencèrent à le travailler. Le corps simple du cuivre est métallique, de couleur rougeâtre, moins dur que le fer, plus dur que l’or et l’argent, très sonore puis connu depuis la haute antiquité car il entrait comme partie principale dans la composition des armes grecques et romaines, et ce n’est qu’à une époque plus rapprochée que le fer lui a été avantageusement substitué. On trouve quelquefois le cuivre à l’état natif sous forme de petits octaèdres réguliers, mais il est plus souvent combiné avec des métalloïdes. Il existe des mines de cuivre avec les métalloïdes et il existe des mines de cuivre dans toutes les parties du monde.
On fit du cuivre un alliage avec de l’étain, du zinc et du plomb, ce qui donna le bronze. Les proportions variaient suivant l’usage qu’on en voulait faire. On employait aussi le bronze sous le nom d’airain pour les statues, certaines médailles, des canons des cloches, des cymbales, des timbres de pendules, des miroirs de télescopes, etc…
On distingue en outre, dans les arts, plusieurs espèces de bronze d’après leur couleur soit naturelle, soit factice, tels sont le bronze vert antique, le bronze florentin, le bronze artistique, etc…

Origine du bronze

Les bronzes sont les premiers métaux qui furent employés dans les sculptures. Les plus estimés étaient ceux de Délos, de Corinthe et de Chypre. Rhoecus et Théodore inventèrent le tour et le moule d’argile à noyau, disposés de manière à donner peu d’épaisseur à la fonte. Vers la 42e olympiade, un certain Dédale fit faire à l’art de grands progrès ; il imagina le premier, de donner aux statues l’attitude naturelle.
L’antiquité nous a légué plusieurs bronzes précieux. Nos musées possèdent les bustes de Tibère, de Brutus, et une foule d’objets qui servaient aux sacrifices dans les temples. Au moyen-âge, le bronze fut employé surtout pour les ornements divers, les médailles et les bas-reliefs, puis le bronze fut remis en vogue plus tard pour la fabrique des pendules et des candélabres. Le retour vers les formes antiques date de l’école de David. Les monnaies furent frappées en bronze depuis l’antiquité, on les divisa chez les Romains en grands, moyens et petits bronzes dont les plus anciennes datent d’une frappe sous Servius Tullius pour Rome. Elles étaient marquées d’un bœuf et d’un mouton dits « pécus » (bétail) de là « pécunia », pécune. On connait aussi les bronzes des différentes dynasties égyptiennes, les bronzes grecs, etc…
Les bronzes servent aussi à désigner les canons, dont les poètes ont déclaré que : « Les feux des bronzes vomissaient la mort et le ravage par leurs flammes de foudre meurtrières ». Puis : « Aux accents du bronze qui tonne, la France s’éveille, et s’étonne, du fruit que la mort a porté ».
Les plus beaux monuments qui aient été fabriqués en bronze sont : la colonne Vendôme, celle de Juillet sur la place de la Bastille, la statue équestre de saint Pétersbourg et les portes de l’église de la Madeleine à Paris.
Le mot bronze est utilisé pour désigner un ouvrage coulé en bronze et marqué au coin du génie, et de l’immortalité, en allusion à la dureté du bronze. Puis pour désigner aussi un homme au cœur de bronze, ce qui signifie un cœur sans pitié et insensible.

Origine et productivité de l’argent

L’argent, du latin « argentum », désigne un métal blanc, malléable et inaltérable à l’air pur. On trouve l’argent natif dans la nature tantôt cristallisé en octaèdre, cube et cuboctaèdre, tantôt sous la forme de dendrites, de lamelles, de filaments contournés ou de réseaux pénétrant les matières pierreuses des filons, associés parfois aux sulfures et chlorures d’argent quelquefois rencontrés en masses d’un volume assez considérable, ou disséminé en particules imperceptibles dans des argiles ou des dépôts ferrugineux.
Les mines d’argent d’Alemont dans l’Isère et de Sainte-Marie-aux-mines sont celles les plus connues. La Hongrie a fourni une exploitation considérable pour l’Europe, mais au niveau mondial c’est le Mexique qui a le plus d’exploitations en dépassant les trois mille sites de minerais d’argent. Les mines du Pérou, parmi lesquelles la montagne de Potosi est la plus célèbre, ont rapporté en tout onze mille tonnes.
Au commencement du XIXe siècle, les colonies espagnoles produisaient annuellement plus de 846 tonnes, et le Mexique à lui tout seul produisait plus de 572 tonnes par an. Depuis les guerres de l’Indépendance, le produit ne fut que de 205 tonnes. L’Amérique produisit pendant trois siècles plus de 125 000 tonnes d’argent ! et cette production réunie en masse représenterait d’après un savant calcul de Humboldt, une sphère de près de trente mètres de diamètre. … La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86

Une hache en bronze fourrée !

Oui, mais fourrée à l’or ! Lorsque l’on parle d’une monnaie fourrée, il s’agit généralement d’une fausse monnaie imitant une monnaie d’argent ou d’or avec un simple plaquage… Ici, il s’agit bien d’une hache de l’âge du bronze, tout ce qu’il y a de plus authentique. Découverte au détecteur de métaux par un prospecteur anglais… en 2011, elle était bien fourrée ou plutôt remplie avec des anneaux en or ! Quatre anneaux dont un était brisé, des anneaux ressemblant à des rings monnaies, mais ils ne sont en fait que de simples attaches. Le dépôt déclaré trésor est longtemps resté dans les cartons, l’inventeur n’étant pas d’accord avec le comité d’évaluation qui détermine la valeur marchande d’un trésor et donc de la somme que se partagent l’inventeur et le propriétaire du terrain. Il avait fait appel, comme il en avait parfaitement le droit, mais il a finalement été débouté de sa demande de réévaluation, le trésor estimé 550 livres sterling, environ 700 euros a été acquis par le British-Muséum.

Source : bbc.com

Trouvaille 77.13

Vu en magasin deux trouvailles amenées par un débutant. Après avoir sorti avec mille précautions 12 doubles tournois pourris, au moment de partir il nous dit naïvement « ha, j’ai trouvé aussi un coin pour le bois »… Je vous laisse admirer son coin pour le bois qui n’est autre qu’une hache à talon de l’âge du Bronze. On le gronde gentiment en lui expliquant que cela est une trouvaille archéologique et qu’elle mérite plus d’attention que ses doubles tournois et puis on le chahute un peu en le traitant de sagouin pour abimer un objet pareil avec son piochon ! Et là il se défend avec véhémence en nous précisant qu’il n’y est pour rien et que ça y était déjà et que c’est certainement le soc de l’engin de labour qui est passé dans le champ une semaine avant lui… Encore un UDM qui sauve une infime pièce de notre patrimoine : « délinquant va » ! dirait H2P2

Et puis une pierre trouvée à l’œil nu dans le même champ qui servait à écraser le grain et appelée le broyon, elle date du néolithique.

Trouvaille 75.12

Merci de tenter d’identifier cet objet en bronze recouvert d’une patine épaisse. Je l’ai trouvé récemment dans un bois de Mayenne (53), il pèse 335 g et est creux à l’intérieur. Longueur 9,3 cm, diamètre extérieur 4 cm, diamètre intérieur 3 cm. Il y avait à proximité des résidus de bronzes dont je joins une photo représentant quelques échantillons. Sam

Pas évident de retrouver son usage originel. Le fait qu’il soit creux, qu’il y ait aussi une ouverture sur le côté malgré l’épaisseur du métal, permet de penser que cette ouverture a été faite exprès. Du genre pour clouter une hampe de bois pour fixer la pièce à son extrémité. L’usage décoratif est attesté par les liserés sur toute la longueur. C’est le seul usage qui nous vienne à l’esprit mais il se peut que l’on fasse faute route. Encore une fois nous en appelons à vos connaissances, lecteurs, pour préciser éventuellement l’usage de cette pièce.

Trouvaille 73.19

Hache à ailerons trouvée par Melvin. L’époque est l’âge du bronze moyen. Les ailerons, très épais sont bien repliés et au contact l’un et l’autre. Le fil est très aiguisé et démontre qu’elle a servi et fut perdue par son utilisateur et ne provient pas d’un dépôt de fondeur qui réutilisait le métal de vieux outils dépassés.

Âge du Bronze

Les archéologues anglais on fait une découverte, qu’ils ont qualifiée comme étant la plus importante de ces 100 dernières années ! Un coffret de pierre dans le parc de Dartmoor, comté du Devon, contenant des ossements humains, des perles de bronze et des perles d’ambre, de l’ambre provenant de la mer baltique (voir le fameux vomi de baleine). Le tout a été daté d’environ 4000 ans ! Probablement la dépouille d’une personne de haut rang pour son époque, le sexe de l’individu n’a pas encore été identifié. Le corps a été sans doute incinéré et les restes mis en terre dans un coffre-cercueil de pierre.

Source : dailymail.co.uk

Trouvailles 69.30

Voici ma première hache de bronze, à talon, trouvée dans un champ, dans le Cher à 50 cm de profondeur avec mon XP ADX 150. Je pense à une hache du bronze moyen, par contre, pour la datation un peu plus précise, je me réfère à vos lumières. Dimensions : 18.5 cm de longueur, 5.8 cm pour la largeur du tranchant, 2.8 cm de largueur pour le talon. Poids : 0.605 kg. 

Hache en bronze, fin du bronze moyen-début du bronze final, environ XIVe a XIIe siècle avant JC.

Les Dupré décimales en MDC

Les décimales du Directoire et de la Convention sont en bronze. Comme tous passionnés, je me lance le défi de réaliser la série des Dupré Bronze. C’est en recherchant des millésimes et ateliers qui me manquent, que je tombe sur des monnaies dont l’aspect est particulier. Exit la couleur brune. Voici que j’ai entre les mains une monnaie blonde, puis deux, puis trois, etc. A bien les observer, je remarque que d’autres détails les différencient de leurs consœurs, mais nous y reviendrons.

Exemple de blanche de belle facture avec tout son grènetis.

Ma curiosité est piquée. C’est décidé, je pars à la recherche d’autres monnaies claires. Après quelques investigations et à mesure que mes plateaux se remplissent, je comprends d’où proviennent ces monnaies et quel est le métal qui les compose. En fait, je saisis surtout que je viens de mettre le nez dans un domaine non encore exploré et qui nécessitera une véritable enquête. L’étude que je vous propose ici est un début qui doit, avec le concours de tous les passionnés des Dupré, être complété et approfondi.

Revenons sur ces divisionnaires atypiques. Elles sont claires et tout le monde s’accorde à dire que ces monnaies dont on ignore presque tout de leurs origines, peuvent être appelées MDC ou métal de cloche. On rencontre parfois les termes : « bronze de cloche », « airain » ou « métal de canon ». Il existe d’ailleurs des médailles et des sols réalisés par le faussaire Lyonnais GARAPON portant l’inscription : « Réalisé avec du métal provenant des canons ». On suppose alors que ces monnaies sont en métal de cloche.

Cette parenthèse étant faite, rappelons que le bronze est un alliage composé de cuivre (Cu) et d’étain (Sn), en proportions respectives de 80 et 20%. Le bronze fut d’ailleurs l’un des premiers alliages réalisé et utilisé en grande quantité par l’homme.

Découvrez la suite dans Monnaies et Détections n° 68

Trouvaille 66.11

Mickael à Moux a trouvé cette classique pointe de flèche en bronze final. Cette époque a produit des flèches à pédoncule partiellement épaissi en France méridionale, et au Premier Age du fer, les pointes à pédoncule renflé sont considérées comme d’inspiration méditerranéenne.

 

Trouvaille 66.13

Bonjour, j’ai trouvé ce demi visage en bronze, qui mesure 5,1 cm de hauteur et 2,8 cm de largeur, dans un labour en Charente-Maritime, proche de la Rochelle. Est-il possible de le dater et de m’en dire plus sur celui-ci ?

Merci, Bastien.

Jolie applique en bronze représentant le visage juvénile de face d’un jeune homme ou jeune femme souriant. En copiant collant et inversant la moitié, on obtient un portrait complet qui est celui d’une jeune femme, avec un bandeau décoré dans les cheveux surmonté d’une fleur centrale. On pourrait penser à une applique antique mais les trous ont l’air d’être mécaniques ; donc objet plus récent.