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Un artefact vieux de plus ou moins 1000 ans avant notre ère

Dans tout voyage, la route empruntée est souvent aussi belle que la destination. J’aimerais pouvoir vous conter l’un de ces voyages, pour moi, sans doute le plus extraordinaire depuis que j’ai débuté la détection de loisir.

Le jour n’est pas encore levé, j’hésite à avancer sur le chemin qui s’enfonce dans le bois encore trop sombre. C’est le mois d’août, il est 6h30. Je me suis levé tôt ce dimanche matin pour parcourir les 60 km qui m’amènent jusqu’à ce lieu qui m’offrira, d’ici 2 heures, ce qui reste jusqu’à aujourd’hui encore ma plus merveilleuse découverte. Ce n’est que la troisième fois que je viens jusqu’ici, encore enthousiasmé par ma trouvaille de la fois précédente, ma première monnaie royale, une 2 sol Louis XVI 1793, en métal de cloche, tout un symbole puisque 1793 est l’année même de sa condamnation pour trahison et de son exécution par décapitation le 21 janvier. Cette découverte d’une monnaie de ce dernier « grand » roi de France dont la mort marquera la fin de l’ancien régime est pour moi plus décisive encore que ce que je crois, et je suis loin d’imaginer que les 4 années qui suivront me conduiront à promener inexorablement mon détecteur dans un rayon de 5 km2 autour de ce même point. La découverte de cette matinée en sera bien sûr l’ultime raison.

Je me décide à avancer malgré l’obscurité, mais je m’arrête très vite à peine quelques mètres franchis, saisi par un soudain bruit de fuite, de branchages fouettés, de bois au sol qui se cassent, et ce qui me paraît être… des aboiements. Les « aboiements » s’éloignant, je comprends que ce ne sont pas des chiens, mais un troupeau de chevreuils que j’ai dû effrayer. Je décide d’attendre un peu pour pénétrer dans le bois, c’est sans doute plus prudent, je n’aimerais pas être « bousculé » par l’un de ces animaux.

A bientôt 50 ans, cela ne fait qu’un an que je pratique la détection. Quand j’étais enfant, je parcourais pourtant déjà les champs fraichement labourés de ce petit village de Picardie où je passais souvent mes samedis en famille, mais sans détecteur, en espérant apercevoir, posé à même le sol, l’un de ces Louis d’or que mon arrière-grand-mère me disait avoir trouvé parfois en ramassant les pommes de terre.

Aujourd’hui, soit près de 40 ans plus tard, je suis équipé d’un XP ADX 150, détecteur moyen de gamme, très simple d’utilisation, en 4,6 Khz, vraiment excellent pour débuter.

Durant les premiers mois de cet achat, je me suis entraîné près de mon actuel chez moi, en Ile de France, … hum, sans commentaire, ce que les hommes peuvent jeter comme saletés aux abords des grandes métropoles, malgré le nombre de poubelles effectivement disponibles !… alors quel bonheur quand après quelques mois de recherche, à 10 mn de marche de chez moi, j’ai trouvé ma première monnaie en bordure d’un ancien chemin menant vers la forêt, une 50 francs Guiraud de 1953, laissant enfin de côté les morceaux d’aluminium, les cartouches, les canettes en tout genre, et les boites de conserves, entre autres… La forêt en question est cernée de dizaines de communes sur-habitées !

Et puis j’ai décidé d’élargir mon périmètre de promenade. Ce faisant, je le découvrirai plus tard en recherchant sur internet l’origine de ma merveille du jour, les hommes habiteraient depuis des millénaires là où je me suis déplacé aujourd’hui. Ils ont laissé leur mémoire dans le sol, y ont abandonné des outils usés, des objets trop abimés, ont égaré leurs petites monnaies, ils ont vécu aux abords du bois où je me trouve, y ont chassé, bûcheronné, et, sans aucun doute, ont passé beaucoup de temps à admirer comme je le fais moi-même aujourd’hui en attendant mon heure, au travers des arbres, les rayons du soleil levant se refléter dans les eaux du fleuve qui serpente juste là, en contrebas. Les eaux de la Seine, puisque c’est d’elle dont il s’agit, ont pu nourrir des familles sur plusieurs générations, et ont permis aussi, je l’imagine, d’amener par bateau, l’objet que je découvrirai bientôt. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

115.01

Bonjour, Pourriez-vous m’aider à identifier une statuette retrouvée dans les affaires de mon beau-frère aujourd’hui décédé, passionné de détection ? Le lieu de découverte est très vraisemblablement le Tarn, dans les alentours de Brassac. Elle mesure 7,5 cm de hauteur et représente un éphèbe maniant ce qui semble être une fronde. En bronze, elle est recouverte de concrétions blanchâtres, verdies par endroits par le contact avec le métal. Espérant que vous pourrez m’aider, bien cordialement, Gisèle.
Elle n’est résolument pas antique, son style est indéfinissable. Le socle n’est pas un élément habituel d’une statuette gallo-romaine, si vous n’aviez précisé qu’il tenait une fronde on ne l’aurait pas deviné et ce n’est toujours pas évident. Ces concrétions blanchâtres ne sont pas les corrosions habituelles du bronze, ce qui nous fait penser à un autre métal. Bref elle continuera à garder son mystère.

113.09

Un après-midi dans un champ du 45, il y a quelques mois de cela, détection avec mon détecteur Déus. J’ai trouvé une petite statuette en surface. Pourriez-vous m’aider à l’identifier ? Elle est en bronze. Merci. Loïc 
Il s’agit d’un chérubin tenant un objet non identifié. Plutôt XVIII-XIXe siècle que gallo-romain.

One Cent 1943

En 1947, John Lutes a 16 ans, dans la cour de son lycée du Massachusetts, États-Unis, il découvre une pièce d’un cent, la couleur lui semble étrange et il la met de côté, il vient sans le savoir de devenir numismate ! La monnaie est en cuivre/bronze, or pendant la Seconde Guerre mondiale, tous les cents américains étaient normalement frappés en acier zingué pour économiser le cuivre comme matière première. Quelques mois plus tard, John apprend que Ford, la marque de voiture, offre une Ford neuve à toute personne qui leur apporterait une monnaie de 1 cent en bronze ! Ford, contacté, lui répond que sa monnaie ne peut pas être en bronze, il n’y a pas de millésime 1943 frappé en bronze, donc pas de voiture… Il faudra attendre 1958, pour que l’on comprenne qu’il y a bien eu quelque cents « nombre inconnu » frappés en bronze au millésime 1943 ! John, conserve sa monnaie, il a finalement décidé de la vendre en 2019, on estime qu’une quarantaine de cents bronzes ont été frappés en 1943, probablement une planche de cuivre oubliée dans la machine et les monnaies furent mélangées au reste de la production… Le cent de John a atteint la somme de 204 000 dollars ! Cette fois, il a de quoi se payer une Ford…
Source : coinworld.com

109.04

Bonjour à tous, lecteurs et rédacteur. J’ai trouvé cette bague en bronze de 4 grammes dans un labour de la Haute-Garonne. Je cherche des infos depuis + d’un an sur internet et dans des livres. Mais ne trouve rien !!!!!! Donc je me retourne vers vous tous pour savoir de quel siècle elle arrive ? Merci d’avance, William
Il s’agit du motif à la FEDE les mains jointes, bagues de fiançailles du milieu du XVIe siècle jusqu’au début XVIIIe. Sur l’épaulement quatre incisions font décorations symétriques. A votre décharge, le symbole des deux mains jointes n’est pas des plus réussis. C’est un travail artisanal bien sûr.

En 2008, Monsieur C révélait la découverte du trésor de sa vie 30 ans plutôt. Cela s’est passé au sud-ouest de Vézelay sur la commune de Saint-Aubin-des-Chaumes.

Dans les années 70, il se promène avec sa femme sur une parcelle cultivée et trouve à l’œil nu une pièce romaine en bronze. Il revient avec un détecteur de métaux et découvre un dépôt sous la forme d’une poterie et un tonnelet tirelire rempli de monnaies. Il trouve même une grande quantité de statuettes en bronze : un grand Apollon et d’autres nombreuses divinités romaines, des bijoux, des cuillères et un miroir en argent. Après un très long nettoyage, il dispersera son dépôt au fil des années, en vente aux enchères ou à des professionnels de l’Antiquité et de la numismatique.
Le remords le prend en 2008. Il est alors âgé de 87 ans. Il a gardé une trace de son histoire avec photos, schémas et croquis, il prend contact avec le conservateur local pour faire sa déclaration. Evidemment la DRAC porte plainte, mais elle est classée sans suite pour prescription de l’action publique. Pour citer le média d’où vient cette information : « il reste heureusement aux scientifiques français les moulages de plâtre et une excitante campagne de fouille qui se poursuivra jusqu’au 27 juin. » Une excitante campagne de fouille… Si ce n’est pas malheureux de lire cela.

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Constantin le Géant


L’année dernière, le Musée du Louvre a réalisé une surprenante découverte dans ses réserves, il y a bien plus d’objets dans les réserves que d’objets/artefacts exposés dans les vitrines du Musée. Le Louvre possédait depuis Napoléon III, un doigt en bronze de très grandes dimensions, un index de 38 centimètres de long ! (1)
Au XIXe siècle, le marquis de Campana, grand collectionneur d’art antique avait acheté ce doigt en Italie, personne n’en connaissait vraiment la provenance… Il vendit ce doigt en bronze à Napoléon III qui cherchait alors à agrandir les collections du Louvre et l’index en bronze doré de 38 cm rentra dans les collections en 1863. Et depuis il y resta, dans les réserves, comme non identifié et sans provenance connue…

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105.11

Bonjour, abonné de la première heure de votre excellent magazine, habitant Montpellier et adepte du Gold-maxx, voici une tête de “loup” ou autre d’un poids de 104,84 g. Jean-Michel
On suppose que l’objet est creux ? Si c’est le cas il y a de forte chance que cela soit un embout de poignée de couteau gallo-romain zoomorphe. Une autre possibilité plus récente serait un pommeau de canne XIXe siècle en bronze.

Dans un pot de margarine…

En 2008, quelque part dans le Comté d’Oxford, Angleterre, un agriculteur qui se passionne aussi pour la chasse aux trésors, c’est une activité banale en Angleterre, prospecte ses propres champs ; au moins il est tranquille, il n’a rien à demander à personne… Au cours d’une prospection, il découvre avec son détecteur une statuette en bronze, en plusieurs morceaux, il en manque d’ailleurs quelques-uns. Notre agriculteur, chasseur de trésor et inventeur, pense que c’est une copie moderne sans intérêt. La statuette finit tout de même dans un pot de margarine, pour préserver le métal…
10 ans plus tard, un prospecteur amateur frappe à la porte de notre agriculteur et lui demande l’autorisation de prospecter ses terres, entre amateurs de chasse aux trésors, la discussion s’engage et l’agriculteur se souvient de sa statuette !
Le nouveau venu y voit – à juste titre – un bronze romain, une Minerve ! Il lui conseille de la déclarer, ce qui fut fait. La Minerve ayant reçu la mention “trésor” est désormais en restauration à l’Oxford-Museum, mieux vaut tard que jamais…
Source : qz.com

Trésor de l’âge du Bronze

A ce qu’il paraît, le bronze, lorsqu’il est en terre, dégage une odeur particulière, en réalité c’est l’oxydation, la patine verte, qui dégage une odeur, surtout après une bonne pluie… Certains amateurs ont déjà tenté, quelques fois avec succès, de dresser des chiens, de les créancer sur cette odeur. M. Frankota, résidant en République Tchèque pourrait essayer, il a déjà un chien qui a du flair : en effet alors qu’il promenait son jeune chien Monty, celui-ci s’est mis à creuser comme un fou, en bordure d’un champ et il a trouvé un trésor !

Un trésor de l’âge du Bronze composé de treize faucilles – les fameuses serpes des druides celtes… –, deux belles pointes de lance, une hache à aileron, deux haches à douilles, trois bracelets et deux fragments de bronze. Le tout fut caché il y a plus de 3000 ans, mais c’était sans compter sur le flair de Monty…

Source : mnn.com