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10 grammes d’or

2 décembre 1804, un petit bonhomme d’origine Corse est sacré empereur. Ce jour-là, Napoléon porte, tel un César, une couronne de laurier en or ! Cette couronne, œuvre de l’orfèvre Biennais était composée de feuilles entièrement en or, chaque feuille de 9 cm de long pesant 10 grammes d’or. Lors des premiers essais, Napoléon jugea la couronne trop lourde à porter et demanda donc à Biennais de l’alléger. Ce dernier ayant six filles, il enleva six feuilles et en donna une à chacune de ses filles. Ce qui au final est une chance car sinon ils n’en resterait plus une seule… A la chute de l’Empire, la couronne fut fondue par la Monnaie de Paris « malheur aux vaincus », il ne restait donc plus que six feuilles. Les aléas de la vie ont fait que plusieurs ont été perdues, volées, fondues… Il n’en reste de nos jours que deux, comme étant certifiées provenant de la couronne de Napoléon. L’une d’elle passa en vente dans les années 1980, préemptée par le musée de Fontainebleau pour 80 000 francs à l’époque ! L’autre feuille, toujours dans la descendance Biennais, va passer aux enchères fin novembre. Au moment où nous mettons sous presse, nous n’avons pas le résultat de la vente, seulement la mise à prix : 150 000 euros ! Pas mal, pour 10 grammes d’or, surtout que cette feuille, si elle a bien fait partie de la couronne d’origine, n’a pas été portée le jour du sacre, puisque Napoléon lui-même les avait fait démonter…
Source : actu.fr/ile-de-france/fontainebleau

Un trésor sous son lit


Un Anglais à la retraite et qui ne doit pas faire souvent le ménage, a découvert sous son lit, dans une vieille boîte en carton, emballée dans du papier journal, une couronne qui daterait de la période dite « hellénistique », qui débuta après la mort d’Alexandre le Grand en 300 av-JC. Une couronne en or ! Pesant un peu plus de 100 g et vieille d’environ 2 300 ans ! Elle fut probablement trouvée ou achetée par son grand-père, un grand voyageur amateur d’antiquités… Une première estimation la situe tout de même entre 140 000 et 270 000 euros ! Ce qui devrait assez le motiver pour faire le ménage de fond en comble…
Source : sputniknews.com

La symbolique de la couronne

Origine et historique de la couronne 

Du latin « corona », de l’hébreu « atarah » (entourer), ou du grec « stéphanos », c’est d’abord à l’origine un ornement de tête fait de branches, d’herbes et de fleurs, en quelque sorte un bandeau ou diadème pour retenir la chevelure dans un premier temps, puis pour orner le tête afin de se distinguer. Selon Pline l’Ancien, le Dieu romain Bacchus fut l’inventeur des diadèmes et selon Athénée, les buveurs s’en paraient la tête pour se garantir des fumées du vin, plus tard seulement, en fit un insigne royal.

Couronne radiée sur la tête
d’Antiochus VI Dionisos sur
un tétradrachme d’argent du
Royaume de Syrie (145 av JC).

En Grèce, à l’origine, le diadème était fort étroit ; Alexandre adopta le premier le large diadème des rois de Perse, dont les extrémités retombaient sur les épaules. On ne sait en quel temps précis les empereurs romains prirent le diadème, innovation qui froissait la haine antique des Quirites contre les rois. C’est l’empereur romain Dioclétien qui prit le premier cet ornement d’une manière formelle. Les premières effigies des empereurs sont ornées de diadèmes ou de simples bandeaux. Plus tard, ils se ceignirent de couronnes rayonnées.

On retrouve diverses couronnes de toutes les matières, en exemple les couronnes de laurier, de lierre, d’olivier, de chêne, de pampre, de myrte, de roses, etc., ensuite un ornement symbolique porté par tous les souverains de toutes les nations, constitué de métal parfois en or affiné avec des pierres précieuses. Les Egyptiens portaient des couronnes et des diadèmes en lin ou en soie, de couleur puis d’autres en or et en argent. Les couronnes sont aussi des sujets représentés sur les médailles et les monnaies depuis la haute Antiquité, ce sont celles de laurier et d’olivier que l’on retrouve le plus souvent.

Dans l’Antiquité, la couronne était un objet de religion, d’honneur et de parure. Les premières furent consacrées aux divinités, aux princes et à des prêtres. Ce fut alors des marques de distinction ; on les voyait en usage dans les cérémonies religieuses ou civiles et dans les festins. On orna avec des couronnes les temples, les autels, les portes des maisons, les vases sacrés, les navires, les victimes et les tombeaux. Depuis Constantin Ier seulement, les empereurs romains sont représentés dans la numismatique avec le diadème enrichi quelquefois par des perles ou des diamants en un seul ou à double rang, c’est aussi depuis la même époque qu’il fut permis aux impératrices de porter le diadème.  …

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