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Detectival 2017

Jeudi 14 septembre

23h. Le camping-car est chargé. L’excitation est à son comble. Cette année pour le Detectival 2017, nous avons privilégié le confort avec le transport autonome et indépendant. Mon frère et moi ferons la route avec deux autres amis, Jean et Nico (père et fils), rencontrés l’année dernière au XP European Gold Rally en Angleterre. Tout le matériel du parfait détectoriste est là : les détecteurs, les pelles, les pro-pointers, les duvets sans oublier la nourriture… solide… et liquide. Direction Calais pour rejoindre Burford en Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche.

 


Vendredi 15 septembre

6h15. Arrivée à Calais. Après le traditionnel contrôle des papiers, nous embarquons dans le Shuttle. Nous profitons de cette petite pause forcée pour nous reposer quelques instants. La traversée ne durant pas plus de trente-cinq minutes, nous reprenons la route rapidement en ayant perdu une heure de décalage horaire au passage. Le trafic est abondant mais nous arrivons sans difficulté à Burford. Nous stoppons notre véhicule dans cette petite ville charmante pour nous octroyer une petite balade sous le ciel clément de la Grande-Bretagne. 12h15 : Le camping-car est installé sur le lieu du rallye et le drapeau français flotte fièrement en haut de son mat. C’est sous un ciel menaçant que nous rejoignons la tente des inscriptions pour recevoir notre bracelet pour le week-end. Le bracelet permet l’accès aux 19 champs mis à disposition sur 400 hectares ainsi que l’entrée au village Detectival. Des sweat-shirts Detectival sont en vente mais déjà en rupture de stock pour la taille L… Dommage.
La pluie s’étant invitée, nous retournons nous mettre à l’abri dans le camping-car. L’attente du retour du soleil se fait autour d’une bonne bière et d’un bon jambon de Bayonne ramenés spécialement pour l’occasion.
14h30 : La pluie ayant cessé et l’appel de la détection étant trop fort, nous nous empressons de nous changer et prendre notre matériel stocké dans la soute pour explorer les terres anglaises.
Dès le vendredi, quatorze champs sont mis à disposition. Les cinq autres n’ouvrent que le lendemain. Nous avons commencé par le champ 9 : une immense étendue de terre fraichement déchaumée. Nous partons chacun de notre côté en veillant à rester à distance raisonnable pour ne pas nous perdre de vue. De nombreuses traces de pas témoignent déjà d’un flux important avant nous. 1 200 détectoristes sont attendus pour le week-end et 900 rien que pour le vendredi. Difficile dans ces conditions de trouver des zones vierges de tout passage. Il n’est pas rare de voir des trous non rebouchés ou pire encore, des ferreux abandonnés à même le sol. Dommage et décevant.
Il aura fallu de nombreux balancements de disque avant d’entendre enfin un son potentiellement intéressant. Ma pelle pénètre aisément ce sol tendre et en ressort une motte mêlée de terre et de pierre. Sans difficulté, j’extrais un bouton aux motifs intéressants. Un second bouton beaucoup plus classique finira également dans ma poche. Nous errerons ainsi plusieurs heures dans les champs 10, 11, 12 et 13 pour redescendre finalement vers le campement. Mes collègues quand à eux, ne sortiront que ferreux ou balles de mousquets, trouvées abondamment lors du rallye. Maigre butin pour une première sortie sur le sol anglais. La fatigue se faisant de plus en plus ressentir, nous décidons de retourner au campement nous désaltérer et déposer notre matériel pour visiter les stands mis à disposition.

De nombreuses marques de détecteurs et de matériel de détection ont répondu présent pour l’occasion, permettant à tout un chacun de visiter les stands et les dernières nouveautés. Dans cet environnement, se dresse également un espace ravitaillement, un bar, des démonstrations de vieux métiers et inévitablement la tente des archéologues : la base du fameux Treasure Act ! Pour le Detectival, les fournisseurs n’ont pas lésiné sur les goodies : T-shirts, polos, casquettes, bonnets, gourdes, autocollants, blasons et sacs à dos sont distribués gracieusement, faisant le bonheur des participants.
Minelab propose un stand impressionnant avec une surface de tests en plein air et un espace de conférence. La pluie s’invite de nouveau sur le site nous forçant à stopper notre visite. Nous décidons de nous mettre à l’abri dans le camping-car. Confort que nous apprécions particulièrement dans ce moment-là. Nous reviendrons demain pour approfondir notre visite des stands. Nous dinerons tranquillement à l’abri jusque dans la nuit. Le voyage nous a épuisés. Morphée est venu me bercer très rapidement et c’est des rêves plein la tête que je m’endors sur mon matelas confortable.



Samedi 16 septembre

8h45. Minelab avait annoncé sur les réseaux sociaux une arrivée hors du commun au Detectival pour la présentation officielle de l’« Equinoxe », le dernier-né de la marque. Parole tenue avec le largage depuis un petit avion d’un parachutiste à la voile aux couleurs de la marque et tenant avec lui le fameux « Equinoxe ». Un sacré coup de pub avec un atterrissage parfaitement réussi !

Pour cette première matinée, nous nous dirigeons vers le champ 19, situé à l’extrémité nord du campement. Pour y parvenir, nous empruntons un chemin que la pluie de la nuit dernière mêlée aux balais des quads des agents de sécurité ont rendu particulièrement glissant. Nous avons pris un déjeuner copieux et emporté avec nous des provisions pour détecter jusqu’à l’après-midi. Il nous faudra une bonne vingtaine de minutes pour atteindre le champ 18 dont la traversée est obligatoire pour atteindre notre destination finale. De nombreux détectoristes ont eu la même idée que nous et nous nous retrouvons nombreux à l’entrée du champ. Equipés de talkies-walkies, nous nous éparpillons un peu plus que la veille, chacun tentant sa chance dans cette immensité pour une éventuelle trouvaille. D’ici, le panorama est spectaculaire. De grandes étendues à perte de vue. Au gré de notre avancée, nous ramassons les ferreux et autres déchets récoltés sur notre chemin. Parfois et par chance un bouton est trouvé par ci par là… ou encore une simple balle de mousquet… Bien souvent, l’appareil restant muet de longues minutes… très longues minutes. Beaucoup de monde sur cette surface et il devient même habituel de repasser derrière d’autres détectoristes. J’en profite pour les observer. Chacun a sa technique : celui qui traverse le champ en quelques minutes, celui qui a peur d’abimer le disque et qui poêle à 15 cm du sol ou encore celui qui met son disque à 45 degrés du sol… Bref, il y a de tout et ça me rassure de passer derrière eux. Malgré tout, un son résonne finalement dans mon casque me sortant de mon spectacle. Une monnaie complètement savo sera extraite. Ma première monnaie en Angleterre me redonne le sourire !
Je croise de nombreux détectoristes qui comme moi, ont fait de bien maigres trouvailles et s’interrogent sur la soi disant « richesse » du sol. Pourtant, selon les premiers échos, des trouvailles auraient bien été faites : monnaie portugaise en or, romaines en or et en argent, fibules… On verra tout cela ce soir sous la tente des archéologues… ou pas…
Nous voici désormais dans le champ 19. Celui-ci a bien sûr été prospecté mais à notre grande surprise nous sortons tout de même quelques objets de terre dont un beau bouton ancien pour Nico, une boucle médiévale pour Jean, un reste d’anneau en bronze pour mon frère et un poids monétaire ainsi qu’un bouton médiéval pour moi. Maigre butin pour quatre chevronnés. Comme les autres, ce champ est très pollué par les ferreux et à voir la corbeille à la sortie de celui-ci, je me dis que je ne suis pas le seul à en trouver ! Nous croisons une connaissance qui nous montre fièrement sa trouvaille : une belle Florin 1921 faite quelques minutes plus tôt dans cette parcelle. Comme quoi, il en reste encore à sortir !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 97

Journal d’un CDD (le Coin du Disque du Déus)

Il y avait un échafaudage métallique autour de l’abside fissurée de la vieille église. Sur le sentier qui contournait le petit cimetière, l’odeur des cyprès s’élevait dans la chaleur. Le mur de clôture était fendu et s’inclinait vers l’extérieur, juste avant le panneau de bois qui indiquait la direction du château. Axel et son amie commencèrent à monter. Il avait déjà prospecté l’endroit plusieurs fois, mais il n’y était pas retourné depuis quatre ans et il voulait voir si rien n’avait changé qui l’aurait incité à y revenir chercher. Son amie ne s’intéressait pas à la prospection, attitude impensable pour Axel, qui ne concevait pas la vie sans un minimum de huit jours de détection par semaine. Elle affichait une indifférence polie à l’endroit de cette activité, mais Axel la soupçonnait de le considérer, lui et ses amis prospecteurs, comme des chasseurs de trésors n’ayant pas fini de grandir. Elle était enseignante et férue d’histoire locale, ses connaissances sur le passé médiéval de l’endroit pouvaient être utiles, aussi Axel lui avait demandé de l’accompagner. Le sentier venait d’être soigneusement nettoyé jusqu’aux murets d’épierrements qui l’encadraient par endroits. Des plaques de mousses couvraient les pierres blanches et quelques églantiers avaient réussi à pousser à travers. Un rang de barbelés pris dans les arbres, doublé d’une ficelle bleue de botteleuse, fermait une prairie. Des clarines tintaient faiblement. La pente était raide, le chemin faisait plusieurs lacets pour monter. Les pierres luisantes d’usure étaient glissantes.

Presque au sommet, ils passèrent devant deux minuscules orris en renfoncement dans les murs de soutènement des terrasses, puis ils abordèrent le plateau. Les murailles du château apparurent au-dessus d’un large fossé à demi comblé par les éboulis. De grands chênes poussaient sur les trois étages de terrasses sur la droite. Cette pente, côté nord, était couverte d’une épaisse végétation offrant une ombre fraiche, reposante après la montée dans le soleilha sec et aride. Ils longèrent la muraille sur une bonne cinquantaine de mètres. Elle était encore haute de plus de trois mètres.

Il y avait de place en place la fente étroite d’une archère. Une seule ouverture vers le milieu donnant sur le fossé. Les fenêtres devaient être dans les étages disparus. Axel savait que ce château était déjà mentionné dans des actes de l’an 1160. Encore habité en 1510, il n’était porté en ruine que sur les cartes de Cassini.

Arrivés au bout du plateau qui se terminait au pied de la muraille, ils revinrent côté sud en suivant le mur de la largeur. Une grande partie s’était écroulée : sur plusieurs mètres de long, le parement extérieur de pierres taillées et le remplissage intérieur s’étaient détachés et avaient roulé sur la base du promontoire. Le mince remplissage encore debout était d’une blancheur qui contrastait avec le reste des murs gris : l’éboulement devait être très récent. L’angle du mur était constitué de la falaise de roche, grossièrement taillée, qui servait de muraille sud jusqu’à une large poterne. Le mur bâti ne reprenait qu’après cette ouverture. Le chemin d’accès sur une esplanade étroite au bord du vide longeait une grande partie de la façade. Ils franchirent l’ouverture : l’intérieur était un vrai petit bois de chênes. Il ne restait que les quatre murs extérieurs. L’épaisseur des déblais tombés à l’intérieur était telle que les archères n’étaient visibles que de l’extérieur : le sol actuel était bien au-dessus du premier niveau de l’époque. Ils s’installèrent à l’ombre d’un arbre près de l’ouverture pour déjeuner.
Le point de vue sur la vallée était magnifique. Axel pouvait voir les endroits, dans la pente couverte d’éboulis, dans lesquels il avait trouvé plusieurs monnaies, melgueils, comtes de Toulouse, rois d’Aragon, doubles tournois, et pas mal d’artefacts : boucles, écussons, boutons, anneaux de cuivre…

 La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Plages d’automne

Il est des saisons idéales pour parcourir les plages avec son détecteur de métaux. Certains penchent plutôt pour l’été, quand les touristes désertent le sable en fin de journée, j’avoue ma préférence pour l’automne lorsque la plage, délaissée par l’homme, retrouve peu à peu son caractère primitif. 

Fin octobre, les couleurs changent sur l’horizon, teintant les déferlantes de tons froids tout en enveloppant l’horizon de volutes de brumes virevoltantes. Puis, approche l’hiver qui bouleverse tout : le littoral a ceci de particulier qu’il désoriente en cette période de transition, la structure de la plage bouge et se modifie au grè du vent et de la houle, sculptant les reliefs à son gré, canaux, micro-dunes, bassins… Le visage de la plage estivale est désormais bien loin, drapé de son sable immaculé. Tous les mètres, de grandes portions de bois flottés, se mêlent aux macro-déchets. Vestiges d’épaves rejetées sur l’estran. Parfois, il est possible de retrouver des débris de coque, une bouée, un espar enchevêtré de filets dérivants… Les tracteurs cribleurs sont moins opiniâtres (et c’est tant mieux) oubliant pour un temps les vestiges humains.

Cela fait maintenant près de trente ans que je parcours la côte aquitaine avec mon détecteur et jamais je n’ai ressenti la moindre lassitude, la moindre impression de déjà-vu, le moindre doute sur cette passion absolue qui me lie au milieu marin. Cette marche coude à coude avec l’infini me manque souvent quand je m’en trouve éloigné, avec ce besoin profond d’y revenir encore et toujours.

En cette fin de journée, je file au volant de mon vieux Montero vers la côte, arrivant quelques heures avant la tombée du jour. Il n’y a personne en contrebas sur le sable, il fait un peu frais et un vent chargé d’embruns balaye le mur des maisons fermées pour la saison. Mon Excalibur d’une main, ma pelle de l’autre, je dévale la volée de marches, peu à peu avalée par le sable. Puis, comme à chaque fois, j’approche l’estran où je m’équipe lentement. Pas forcément un rituel gravé dans le marbre, mais j’ai ce besoin de prendre mon temps avant de  marquer le sable humide de l’empreinte de mes bottes. Et puis je profite du son de la mer brisant ses vagues à l’approche de la terre. Mon casque couvrant sur les oreilles, je serai par la suite définitivement coupé des bruits extérieurs…

La suite dans Monnaies & Détections n° 78

« Grand huit »

« Oui ma vie c’est un manège
Toutes choses passent, vont et reviennent

 Oui ma vie c’est un manège
Comme une chanson c’est le temps qui l’entraîne. »

Chanson de Nicoletta (non vous ne rêvez pas !)

L’idée d’une sortie détection à huit, entre copains, trottait depuis des lustres dans ma tête mais je savais à l’avance combien son organisation s’avérerait complexe.

Par le passé et à de nombreuses reprises, j’avais prospecté tantôt avec les uns et tantôt avec les autres mais parvenir à réunir tout ce petit monde si hétéroclite dans leurs thématiques de collections, dans leurs terrains de prédilection, leurs approches de notre loisir et tout simplement dans leur façon d’être, relevait du défi presque impossible à relever…

Entre Nico (Tésoro Cibola) et Adri (XP Déus), les Ch’tis arpenteurs infatigables de labours à la recherche de cuivre (les balles), de laiton (les douilles) et de plomb (shrapnel et balles de mousquets) pour la revente aux ferrailleurs, Chris (Explorer SE) et Didius (Gmaxx II) nos deux sangliers picards rusés, teigneux et fouineurs d’humus toujours au repos à ne rien rechercher et donc rien trouver car dans l’Oise c’est interdit, Guy (Tecknetiks T2) et Fred (GoldMaxxI) les parigots allergiques au pollen (port obligatoire et ostentatoire du voile antihistaminique chez les deux compères) attirés par le militaria très récent (accrochages urbains type Trappes, Champs Elysées ou Trocadéro voire conflits à venir ne pouvant de facto intéresser ni l’histoire ou la préhistoire), le petit nouveau, Romain, à peine 18 ans évidemment plein d’entrain (et de testostérone), équipé d’un Micromax Bandido II, qui reconnaît du bout des lèvres rechercher des morceaux de lune et d’hypothétiques météorites martiennes, enfin votre humble serviteur Phil (GoldMaxxPower) en quête d’or natif (que voulez-vous, j’aime les paillettes et les pépites), il était évident que j’allais devoir jouer l’entremetteur voire le médiateur, en tout cas agir en finesse !

Les défis de la préparation

Premier défi : bloquer nos agendas respectifs

Ce sera forcément un jour où Nico obtiendrait l’autorisation de sa dulcinée, Adri n’aurait aucun pot d’échappement à remonter ou de vidanges à effectuer, Chris aucune brocante à honorer, Didius de fêtes ou rites familiaux à respecter, où Guy mettrait de côté ses soucis durant une journée et Fred ne souffrirait ni du dos ni des jambes, où le très jeune et fougueux Romain ne courrait pas les représentantes du sexe opposé et enfin Phil ne serait ni à la pêche au lancer ni aux champignons.

Second et dernier défi : cibler notre terrain de jeu afin de ne pas tomber dans l’illégalité.

Les détectoristes expérimentés le savent, c’est pour certains une évidence, pour d’autres un cruel dilemme et dans tous les cas, pour tous, un frein à l’exercice de leur hobby voire une ligne rouge difficile à ne pas franchir. Je l’évoquais un peu plus haut, nous devons en premier lieu écarter les départements interdits à toutes détections par arrêtés préfectoraux, j’ai cité tout à l’heure l’Oise auquel il convient d’ajouter la Somme, la Meuse, la Mayenne et le Maine et Loire…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73

Détection dans les années 80

On ne résiste pas au plaisir d’exhiber un dinosaure de la détection, un Bothoa 710 des années 80, appareil de marque française ! Admirez la couleur orange pétard, la prise en main (véritable outil de luxation du poignée) le compartiment pile futuriste et son écran LCD ! Oui les prospecteurs des années 80 ont eu beaucoup de mérite et ils ont même fait des trouvailles ! :-)

La vengeance sur le serpent à plumes

La détecte c’est le pied, tout arrive et tout repart, des fois c’est le contraire et réciproquement. Bien que ce n’est pas à moi directement que tout ceci arriva, c’est en empruntant la première personne qu’il fallait que je te conte cette aventure croustillante, oh combien ! Elle eut pour point de départ une matinée de détection « tranquilotte », ponctuée d’une partie d’empoigne verbale digne de Pagnol.

Un jour singulièrement quelconque donc, muni de ma poêle favorite, j’arpentais un champ mille fois labouré en profondeur, totalement non archéologique et loin de tout site répertorié. J’y poêlais seul, pas bien loin de mon home et fort des autorisations du proprio qui est un vieil ami de la famille.

Cela faisait un bon moment que j’allais à l’amble, perdu dans les rêves de rondelles qui sonnent (je dis ça, mais des fois on pense plus rondeurs que rondelles, mais bon…) lorsqu’un véhicule s’arrête sur le chemin bordant l’immense parcelle…

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 69

On se calme !

Nous entendons le bruit qui court…

Un bruit ?

Et les fora se régalent et le naïf paranoye, et l’Happache frétille, et voilà !

Un bruit ?

Concernant la détection de loisir, il parlerait des lois draconiennes qui se préparent dans l’ombre… Certains ultras se plaisent à le colporter en agitant le bâton (j’ai pas dit « merdeux », hein) de la répression.

Et en rajoutent.

Comme c’est le cas pour toute campagne plus ou moins calomnieuse, la réputation de la détection de loisir souffre des publicités négatives portées aux médias par quelques journalistes en mal de sensationnel ou de scandale. Ou de chiens écrasés.

Un site archéo a été « pillé » ou « saccagé » par des poileurs ? (prétend le chroniqueur, photos à l’appui de quelques trous non rebouchés) et c’est la corporation entière des amateurs de détection qui est mise au banc des accusés, les fabricants et fournisseurs à celui des trafiquants d’armes, et les machines à celui des engins de guerre…

Mais la détection ?

Ben il en est de même pour notre loisir, terni aussi par quelques brebis galeuses au sein de nos rangs, il faut bien l’avouer. Mais c’est hélas commun à toute association, corporation ou autre rassemblement d’individus autour d’une même idée ou passion… Itou dans tous les camps, y compris dans celui des représentants de la loi et de l’ordre, qui se devraient pourtant d’être exemplaires.

Pas de leçons, s’il vous plaît.

D’aucuns aimeraient bien que notre loisir soit déclaré hors la loi, et ce, pour des considérations très discutables, quand ce n’est pas simplement pure jalousie ou réelle stupidité…

La suite dans Monnaies & Détections n° 69