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Les trésors du Rooswijk

Découverte en 2005, l’épave du Rooswijk, navire hollandais de la Compagnie des Indes Orientales fit naufrage en janvier 1740 sur un banc de sable au large du Kent, Angleterre. Aucun des 250 membres d’équipages, soldats et passagers, n’en réchappa, c’est d’ailleurs le hasard d’un déplacement de sable sur le haut fond qui est à l’origine de la découverte. Les archéologues anglais et hollandais qui exploitent l’épave y ont trouvé un beau trésor de monnaies, des dollars d’argent mexicain, en parfait état et frappées pour le plus grand nombre entre 1735 et 1738. Le navire étant considéré comme militaire, sa cargaison appartient aux Hollandais. La fouille n’étant pas finie et personne n’ayant retrouvé d’archive, on ne sait pas ce que transportait le Rooswijk, il est donc possible que l’épave réserve encore de belles surprises…
Source : theguardian.com

Le bombardier mysterieux

Un avion particulier

Le 10 novembre 1943, le Heinkel He 111 portant l’immatriculation GL+ET décolle de Cazaux.
Cet appareil n’est pas un He 111 standard, c’est un appareil d’essai. Il appartient à l’unité spéciale « Erprobungsstelle Süd » qui essaie les nouveaux matériels et cet avion est utilisé pour tester les derniers modèles de viseurs.
Pendant l’été et l’automne 1943, l’Erprobungsstelle a déjà fait plusieurs vols avec cet appareil dans les environs de Cazaux et de Millau, en lâchant des bombes afin de valider la précision de ce nouveau type de viseur.
Ce 10 novembre 1943, parmi l’équipage de 5 personnes : Willy Dennert est le pilote (2) et Herbert Waschk est le commandant de bord (3).
Herbert Waschk a déjà été décoré à plusieurs reprises : le 5 novembre 1942, en particulier, il a reçu la « Croix allemande » en or (4).

Un vol d’essai qui s’achève de manière dramatique

L’appareil décolle sans problème et part vers l’est. Mais peu après Albi, à 5 000 mètres d’altitude, le moteur gauche prend feu. Cet incendie dérègle les commandes de vol.
L’avion devient incontrôlable (5). Le pilote réussit à sauter en parachute alors que les quatre autres membres d’équipage, piégés dans le Heinkel 111 en détresse, s’écrasent avec l’avion.
Il est vraisemblable que les quatre passagers ont été plaqués à la paroi du fuselage par la force centrifuge, énorme dans un avion en vrille.
A l’impact, l’appareil est pulvérisé et le pilote est le seul rescapé. L’armée allemande vient récupérer les quatre corps, puis, quelques jours plus tard, évacuera les restes de l’avion en réquisitionnant les chars à bœufs des environs. Seuls quelques débris minuscules subsistent, enfoncés dans la terre.

Découverte de l’avion

Par un pur clin d’œil de l’histoire, nous arrivons sur le site de crash (6) jour pour jour 70 ans après l’accident. Toutes les autorisations administratives ont été obtenues en amont auprès des services compétents, de la DRAC, et aussi auprès des propriétaires du terrain (7). Ceux-ci nous ouvrent grand leur porte. Le grand-père de la famille qui a été témoin du crash nous relate ses souvenirs de l’évacuation de l’épave.
Sur le terrain, le travail de recherche commence et les pièces apparaissent.
Les fragments retrouvés sont en mauvais état car le champ a longtemps été labouré et la charrue est destructrice pour les fins morceaux d’aluminium, déjà malmenés par le crash.
Un grand nombre de scories (8) nous confirme qu’un incendie a eu lieu et les fragments de peau tordue de l’avion laissent imaginer la violence du choc.
Des composants de l’appareil revoient le jour : de la tuyauterie, des composants d’équipements, de la tôle froissée (9).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

 

Les trésors du Mentor

En 1802, la frégate anglaise le Mentor, partie de Grèce pour l’Angleterre, coulait corps et bien en Mer Égée. Elle transportait alors, pour le compte de Lord Elgin, 7e du nom – et accessoirement ambassadeur de Sa Majesté pour l’Empire ottoman –, un fabuleux trésor ! Dont des éléments arrachés au Parthénon ! Les plus belles frises du Parthénon, le plus célèbre temple grec, consacré à la déesse Athéna Parthénos, déesse de la guerre et de la sagesse (en admettant que les deux soit compatibles), sont toujours conservées au British-Museum, les Grec les réclamant depuis des décennies, sans succès…
Mais les merveilles du Parthénon furent ramenées en plusieurs fois, le Mentor en transportait une partie. Dès son naufrage, Lord Elgin engagea des plongeurs d’éponges qui réussirent à renflouer une partie de la cargaison. Les rapports de l’époque disent clairement que tout ne fut pas récupéré, c’est sur cette base que des archéologues, qui ont réussi à localiser l’épave, la fouillent à nouveau. Un trésor de monnaies, de bijoux et de quelques statuettes, a déjà été trouvé, pour l’instant aucun élément du Parthénon, mais tous les espoirs sont permis…
Source : thetimes.co.uk

Le trésor du Lord Clive

Ruben Collado, profession chasseur de trésor ! Ruben a annoncé début mai, avec un plaisir non dissimulé, à la presse internationale, que le Gouvernement uruguayen lui accordait le droit de fouiller une épave.  Il s’agit de celle du Lord Clive, navire de guerre britannique de 60 canons, coulé par les batteries espagnoles en 1763 face à la colonie de Sacramento (Uruguay). L’épave fut découverte par Ruben et son équipe en 2004. Il aura fallu onze ans de négociations avec le Gouvernement uruguayen pour trouver un accord ! qui finalement sera de 50/50 entre le Gouvernement et l’équipe de chasseurs de trésor, mais les frais sont pour eux… Et ils vont être assez élevés : plusieurs tonnes de roches recouvrent l’épave, mais le butin estimé semble être à la hauteur. D’après les archives, le Lord Clive, parti guerroyer pour 3/4 ans transportait de nombreux tonneaux de rhum, de mercure, 60 canons et surtout 100 000 pièces d’or ! Les fouilles débuteront début août, à suivre…

Source : http://artdaily.com

Sur la trace des Atlantes…

Une équipe de plongeurs archéologues a réalisé une belle découverte au large de la Sicile. Une épave antique, qui aurait coulé il y a environ 2 600 ans, contenait 39 lingots d’orichalques ! D’après Platon, l’auteur antique le plus prolixe sur l’Atlantide, les Atlantes auraient eu, une attirance toute particulière pour l’orichalque, ce métal aurait été pour eux, aussi précieux que l’or ! L’orichalque est un alliage, proche du laiton moderne, plus jaune que le cuivre il s’oxyde beaucoup moins et de par sa couleur on peut le confondre avec l’or. Seulement, il y a plusieurs pourcentages de métaux différents, qui permettent d’obtenir de l’orichalque et on ne sait toujours pas ce qu’utilisaient les Atlantes, en admettant qu’ils aient existé…

Les Romains ont eux aussi, utilisé l’orichalque, notamment pour frapper des sesterces, comme ce Trajan bien jaune, découvert de visu dans des boues de curages, il brillait au soleil comme de l’or et ce jour-là, avant de le prendre en main, j’aurais aussi pu croire au mythe de l’Atlantide…

Source : discovery.com

Le 18 juillet dernier, la société Odyssey, spécialisée dans la recherche d’épaves dans les grands fonds marins a annoncé le succès de sa dernière opération : pas moins de 13 500 pièces d’or et d’argent, mais aussi des lingots d’or, des débris d’or, des pépites et des bijoux ont été remontés de l’épave du bateau SS Central America qui fit naufrage au large des côtes américaines en 1857 (cf. Monnaies & Détections n° 76, p. 26-27). Nous présenterons dans cet article les détails sur les trésors remontés du fond de l’Océan, mais aussi sur les circonstances du naufrage.

La société américaine Odyssey Marine, fondée en 1994, est bien connue pour plusieurs coups d’éclat dans la recherche d’épaves chargées de trésors. Parmi son tableau de chasse se trouvent notamment les épaves du SS Republic (51 000 pièces et 14 000 objets remontés du fond de l’Océan en 2003), le “Black Swan” qui n’était autre que la “Nuestra Señora de las Mercedes”, d’où ont été remontées pas moins de 500 000 pièces d’argent en 2007. Cependant, dans ce dernier cas, en mai 2012, suite à une longue procédure judiciaire, la Cour suprême des Etats-Unis a condamné la société Odyssey à restituer le trésor au propriétaire de l’épave, c’est-à-dire à l’Etat espagnol. En 2008, Odyssey découvre l’épave du HMS Victory et en 2011, ce sont les restes du SS Gairsoppa, qui sont identifiés. Deux ans après la localisation de l’épave, 61 tonnes de lingots d’argent ont été remontées de ce navire coulé en 1941.

Photo prise en 1989 d’une partie des lingots reposant au fond de l’Océan. (© photo DR)

Encore un succès pour la société Odyssey

La dernière trouvaille de la société Odyssey date des mois d’avril à juin 2014, et concerne l’épave du SS Central America. Même si les quantités de métaux précieux sont nettement moins importantes que dans le cas du SS Gairsoppa, les vestiges remontés sont tout à fait extraordinaires, comme nous le verrons ci-dessous. Et on se doute que cette fois-ci toutes les précautions juridiques ont été prises à propos de la possession des trésors retrouvés, d’autant que de grandes quantités d’or avaient déjà été remontées de l’épave entre 1987 et 1991, ce qui occasionna des batailles juridiques dont les Américains abusent dès lors qu’il est question d’argent. Mais avant d’évoquer les premières découvertes de 1987-1991 et les déboires de leur auteur, Thomas Thompson, il faut évoquer le navire SS Central America et les circonstances historiques du naufrage.

La suite dans Monnaies & Détections n° 78

The Ship of Gold

Le navire de l’or ! Depuis le 12 septembre 1857, jour ou un terrible ouragan l’envoya par le fond au large des côtes de Caroline du Nord, USA. C’est le surnom du SS Central America, son naufrage provoqua un véritable séisme, 425 personnes périrent noyées et sa cargaison perdue causa un des premiers cracks boursiers aux États-Unis. Et quelle cargaison ? Une fortune colossale en or résultant de la ruée vers l’or de Californie. Le Central America était un navire à vapeur, propulsé par une énorme roue à aubes en plus de ses trois mâts. Le 3 septembre 1857, il appareille du port panaméen de Colon à destination de New York après une escale à La Havane. C’est entre La Havane et New York qu’il sera englouti ! Les manifestes de chargement sont imprécis, on sait seulement que la cargaison comportait entre 13 et 15 tonnes d’or ! Sous différentes formes, pépites, lingots, barres d’or de plusieurs kilos et des pièces d’or et sûrement plus d’or, non déclaré pour échapper aux taxes de douane et autres impôts…

Le SS Central America a coulé par 2800 m de fond, il faudra attendre 131 ans après le naufrage, quasiment jour pour jour, le 11 septembre 1988 pour qu’un aventurier chasseur de trésor, Tommy Thompson, localise l’épave et récupère à l’aide d’un robot téléguidé, une première à l’époque, une fortune colossale en or, officiellement environ 150 millions de dollars ! Dont une barre d’or de 36 kilos vendue à elle seule 8 millions de dollars. Pourquoi officiellement ? Parce que d’après les US Marshal qui ont lancé un mandat d’arrêt contre Thompson en 2012, ce dernier n’aurait pas déclaré tout ce que son équipe avait renfloué en 1988, et ainsi floué une grande partie des investisseurs qui avaient financé le renflouement. Ces derniers lui réclament près de 20 millions de dollars, mais pour l’instant Thompson est introuvable…

Et maintenant, c’est la célèbre société Odyssey Marine Exploration, basée à Tampa, Floride qui relance la donne. Vers la fin avril, Odyssey à annoncé avoir localisé l’épave, fait quelques plongées de reconnaissance et à l’occasion remonté quelques pièces d’or, des 20 dollars à l’aigle. Cette simple annonce à fait augmenter l’action Odyssey, côtée en bourse, de 10 % en moins d’une semaine ! Le SS Central America est un véritable mythe aux États-Unis, les 20 dollars à l’aigle provenant de l’épave se négocient jusqu’à 5000 dollars pièce ! Contrairement aux chiffres les plus courants concernant la cargaison, Odyssey annonce que l’épave contenait probablement pour 21 tonnes d’or ! Reste à savoir combien Thompson en a réellement récupéré et combien il en reste ?

Une chose est sûre, on n’a certainement pas fini d’entendre parler du Ship of Gold, à suivre…

Sources : Monnaies & Détections N° 67 / bbc.com/news/world-us-canada