MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Articles taggés ‘gaulois’

Les chercheurs viennent de découvrir un torque en or caché au cœur du plus gros trésor de monnaies gauloises jamais découvert, le trésor de Jersey. L’annonce de la découverte a été rendue publique le 22 novembre 2014. 

Le torque en or était enfoui au cœur du trésor.

Le trésor de Jersey n’avait pas livré tous ses secrets. En effet, le conservateur en chef du Musée de Jersey, où sont organisées les recherches sur le trésor, a annoncé la découverte d’un torque en or qui était caché au cœur de l’énorme bloc de monnaies de 750 kilos.

Le torque en or a été partiellement mis au jour alors que les experts étaient en train d’enlever méticuleusement des pièces qui l’entouraient.

Le trésor de Jersey contient environ 70 000 pièces de cuivre et d’argent attribuées au peuple gaulois des Coriosolites qui vivait entre les villes de Saint-Brieuc et Dinan avant la conquête romaine au Ier siècle avant JC.

Le trésor a été découvert en juin 2012 par deux détectoristes amateurs, Reg Mead et Richard Miles, à proximité du village de Grouville, sur l’Ile Anglo-Normande de Jersey. Les deux hommes prospectaient depuis des années sur leur île quand ils ont fait cette trouvaille exceptionnelle.

Reg Mead et Richard Miles avaient eu vent de la découverte de monnaies gauloises dans un champ quelques années auparavant, et un important trésor constitué de 35 000 monnaies gauloises avait déjà été découvert sur l’île, à La Marquanderie, en 1935. C’est peut-être avec l’idée de ce trésor en tête que les compères sont partis à la chasse au trésor…

Ils découvrent un énorme bloc de monnaies gauloises

Quoi qu’il en soit, Reg Mead et Richard Miles ont d’abord commencé par découvrir un petit ensemble de pièces gauloises, avant de se rendre compte qu’il y en avait beaucoup plus en dessous…

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Un statère gaulois à 105 000 euros !

Plus les 20 % de frais acheteur, soit 126 000 €. Le plus mythique de tous les statères que l’on puisse trouver en France, mais pas le plus rare ! Un statère de Vercingétorix, la légende est malheureusement incomplète, le prix serait certainement monté plus haut, si elle l’avait été… Et pour ceux qui se posent la question, oui, il est possible de trouver cette monnaie au détecteur, quelques prospecteurs ont eu cette chance…

Source : Vente de la maison Bourgey

Les Gaulois et le monde celte de A à Z

Alésia

De nombreuses villes disputent à Alise-Ste-Reine en Côte d’or la localisation de ce célèbre oppidum (La Chaux-des-Crotenay dans le Jura ou Alaise près de Besançon). Les querelles d’historiens semblent quelque peu s’apaiser et un consensus se dégage en faveur du site d’Alise-Ste-Reine dont les travaux commandés par Napoléon III et les conclusions des historiens de l’époque se trouvent confortés par les fouilles archéologiques les plus récentes. Cette place forte (oppidum en latin ou en gaulois duno-briga pour colline fortifiée), tenue par une coalition de tribus menées par Vercingétorix et assiégée par les légions de Jules César, est entrée dans l’histoire comme symbole de la résistance à l’occupant alors que paradoxalement et contrairement à Gergovie, il s’agit d’une lourde défaite, où le chef arverne se livra à l’ennemi pour mourir étranglé à Rome après six ans de captivité… (Photo : affiche du conseil général de la Côte d’Or)

Bière

Plus exactement, il faudrait dire cervoise (sorte de bière à base de malt) ou hydromel (à base de froment et de miel). Les Gaulois en faisaient une grande consommation jusqu’à ce qu’ils goûtent au vin, importé très tôt d’Italie (dès le second siècle avant JC) puis de la Narbonnaise et même d’Espagne. Le nombre impressionnant d’amphores à vin retrouvées par les archéologues sur certains sites celtes témoignent de leur engouement pour cette boisson consommée lors de banquets grandioses (à noter qu’il s’agit d’un des seuls domaines où les BD comme « Astérix et Obélix » collent à la réalité) et du caractère industriel et international de son commerce. (Ill. : banquet, gravure 1907)

Charrue

Cette invention celtique datant du second siècle avant JC précède celle de la moissonneuse apparue un siècle plus tard. Ce sont deux innovations majeures en matière d’agriculture ; elles accroissent encore les richesses céréalières (blé, orge, seigle, millet, etc…) et en légumineuses (pois, lentilles…) de la Gaule qui suscite désormais la convoitise des Romains, sans même évoquer les savoureuses spécialités exotiques qu’étaient déjà les fromages et charcuteries en particulier porcines ! …

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 73

Une simple galerie de portraits de nos ancêtres ?

Le constat

Invention certes géniale, l’appareil photographique ne fera hélas son apparition qu’environ 2000 ans après Jésus Christ ; autrement dit pour tenter d’obtenir une image la plus fidèle possible d’un Gaulois, nous sommes contraints d’examiner ce qui a traversé les siècles, c’est à dire les objets d’art (statuaire, gravures sur bois ou sur pierre, monnaies antiques) et les écrits militaires, scientifiques ou philosophiques qui seuls demeurent en capacité de nous restituer éventuellement la physionomie de ces insaisissables Gaulois avec toute l’incertitude liée à l’origine des sources historiques.

Les sources

La « propagande » gréco-romaine

Les premiers voyageurs grecs qui sillonnent ces terres septentrionales lointaines sont forts impressionnés et décrivent les autochtones comme grands, nus, blonds et hirsutes, vivant sur des terres incultes recouvertes de forêts enveloppées de brumes ; Jules César lui-même (et son fidèle lieutenant Labienus) dans le fameux « de Bello Gallico » en français « La guerre des Gaules », se garde bien de souligner chez ces indigènes (au sens premier du terme c’est à dire les habitants originels du pays) le moindre signe de civilisation digne de ce nom (définition d’indigène mais cette fois-ci au sens figuré…) et reprend, comme le plus vulgaire des copieurs-colleurs actuels, ce qu’il a retenu des écrits grecs. Cela participe à une stratégie car, en fin calculateur, il n’ignore pas qu’il est impératif a posteriori de convaincre le sénat que ces terres tant convoitées et si riches étaient tenues par des barbares ignorants et crasseux ; en y ajoutant une migration « menaçante » et fort bien venue des Helvètes, la campagne militaire dirigée contre la Gaule relevait presque du cas de force majeure. Ainsi Rome et Jules César ne pouvaient être accusés d’impérialisme car ne remplissant que leur devoir : porter loin et fort les références et les valeurs latines. Quant aux historiens et aux géographes, qu’ils soient grecs (Hérodote et Poseidonios par exemple) ou romains (Pline l’ancien qui rapporta certains mots « gaulois » et Strabon), leurs connaissances du monde celtique étaient limitées et bien peu possédaient des certitudes sur ce qui se passait au delà de la Gaule du sud… Pour eux ces barbares se ressemblaient tous et manquaient qui plus est singulièrement d’imagination et de fantaisie surtout lorsqu’il s’agissait de se « faire une beauté » !

Tout ou presque est résumé dans ce passage de Strabon (STRABON. IV. IV, 2.) datant d’après la conquête :

« … Toute la race appelée aujourd’hui Gauloise ou Galate a la manie de la guerre ; elle est irascible, prompte à la bataille, du reste simple et sans malice. Aussi, une fois irrités, ils se rassemblent en foule pour courir aux combats, et cela avec éclat, sans aucune circonspection, de sorte qu’ils tombent facilement sous les coups de ceux qui veulent employer contre eux la stratégie. Et en effet, qu’on les excite, quand on veut, où l’on veut, pour le premier prétexte venu, on les trouve prêts à braver le danger, sans avoir pour entrer dans la lutte autre chose que leur force et leur audace… Aujourd’hui, à la vérité, ils sont tous en paix, asservis ; et ils vivent sous les ordres des Romains qui les ont conquis ; mais nous nous les figurons ainsi d’après leurs anciens temps et d’après les maximes encore subsistantes aujourd’hui chez les Germains… »

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 72

Le trésor gaulois de Bassing

En novembre 2010, les archéologues de l’INRAP découvraient un trésor gaulois à Bassing, Moselle. Sur le tracé du TGV Est, un dépôt de 1165 monnaies, composé principalement de quinaires, monnaies d’argent accompagnées de trois pièces d’or et de 51 pièces de cuivre. Le même site livra 123 fibules ! Dont de nombreuses ébauches, sans doute un atelier. Après deux ans d’études… le trésor a enfin été montré aux habitants de Bassing, fin 2012.  Dans cette histoire de trésor, il y a un fait intéressant à retenir : une légende locale prétendait qu’un trésor se trouvait sur le site même où il fut découvert ! Probablement le résultat de découvertes isolées dans les labours au cours des siècles passés…

Sources : tout-metz.com

Tout au long de leur longue histoire les Romains ont entretenu des relations conflictuelles avec les Gaulois et les Germains. Aussi existe-t-il d’assez nombreuses images de ces peuples sur les monnaies romaines. C’est ce dont il sera question ci-dessous. 

Denier, 48 av. JC. Avers : tête barbue de guerrier gaulois (Vercingétorix).

Adrien Blanchet est, semble-t-il, le premier a avoir eu l’idée de grouper les monnaies romaines représentant les Gaulois et les Germains (voir bibliographie n° 1). Dans un article paru en 1891, il s’est attaché à établir une sorte de catalogue des monnaies romaines représentant ou mentionnant dans leurs légendes les Gaulois et les Germains. Il dénombre et décrit ainsi plus d’une quarantaine de monnaies.

Ce catalogue est assez proche de l’exhaustivité en ce qui concerne les images de Gaulois ; il n’en va pas de même à propos des images et des mentions des Germains : en effet, si les monnaies impériales romaines qui évoquent ou qui représentent les Germains se trouvent en nombre relativement limité au commencent de l’Empire, leur nombre est de plus en plus important à partir de la fin du IIe siècle après JC et jusqu’au IVe siècle…

La suite dans Monnaies & Détections n° 66

750 kilos de monnaies gauloises découvertes à Jersey

Deux prospecteurs anglais ont découvert un trésor de monnaies gauloises de 750 kilos dans un champ à Jersey à la fin du mois de juin 2012. Cet énorme trésor est composé de 30000 à 50000 pièces estimées à environ 12,5 millions d’euros. 

Les pièces ont été frappées par les Coriosolites, un peuple gaulois qui occupait une partie de l’actuel département des Côtes d’Armor. Ces monnaies datent du Ier siècle avant JC et auraient été enterrées  pendant la Guerre des Gaules pour les mettre à l’abri des armées romaines de César.

Il s’agit du plus gros trésor de monnaies gauloises qui ait été découvert à ce jour…

La suite dans Monnaies & Détections n° 65

Le trésor est composé de 30 à 50 000 statères et demi statères d’argent des Coriosolites, peuple gaulois qui vivait dans l’actuel département des Côtes d’Armor. Photo © SWNS