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L’obole à l’oiseau des Sotiates

Les oboles à l’oiseau des Sotiates nous étaient inconnues et n’étaient pas répertoriées dans les ouvrages concernés. C’est dans les années 2000 que ces petites monnaies sont découvertes en Béarn, dans les Hautes-Pyrénées et le Gers, moins de dix oboles d’après l’Euroatlas.

Ces divisions des drachmes du sud de la Gaule n’ont attiré que très peu l’attention des chercheurs, certainement à cause de la quantité limitée d’exemplaires. Dans cette note, nous souhaitons revenir sur ce type d’obole dit « à l’oiseau ».
Depuis l’Antiquité, les hommes sont fascinés par leur vol. Les oiseaux représentent la liberté, ils étaient investis de pouvoirs magiques et mystiques.
Les peuples ibériques venus occuper le piémont pyrénéen, ont-ils trouvé la paix et la liberté en Gaule ? Est-ce le message qu’ils nous ont laissé en frappant ces petites monnaies ?
Hormis celles de Marseille, les divisionnaires des drachmes des peuples du sud de la Gaule sont rares, voire très rares pour certaines, connues à quelques exemplaires. Qu’elles soient avec une tête, à la croix, au cheval, au sanglier, au loup, au daim, à l’hippocampe et à l’oiseau, on ne les retrouve pas dans les trésors et les dépôts répertoriés. Ont-elles été frappées uniquement pour des offrandes, ou des numéraires afin de faciliter certains paiements ? Le peu de monnaies retrouvées nous laisse dans le doute quant à leur utilité.
Ces oboles à l’oiseau sont à rapprocher des premières drachmes au cheval et à l’oiseau publiées en 2000 par L. Villaronga, et Richard JC en 2002 sans donner le lieu de découverte.
En Béarn, les mêmes exemplaires ont été découverts (Callegarin 2009) et confirment la présence de l’oiseau sur le cheval, l’oiseau de la drachme et de l’obole sont de même style.


Pendant très longtemps, les numismates voyaient au dessus du cheval une aile stylisée comme si ce revers avait été copié du pégase de la drachme d’Emporia.
Il est plausible que ces monnaies aient été influencées par les imitations du statère à l’oiseau conducteur de Philippe II de Macédoine (Callegarin 2011). …
La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86

Trouvaille 86.13

Christophe officie dans le Gers, il a trouvé cette très belle bague du haut moyen âge en or d’un poids de 5,67 g. Le chaton est une plaque en or avec inscription de sept lettres en relief. Nous n’avons pas pu la lire avec certitude, deux lettres ne sont pas lisibles : une espèce de D avec une queue se prolongeant à gauche ? Suivent I B (très lisibles) A – EI : on lit  D I B A D E (I ?). Au centre une croix, la plaque d’or gravée est surmontée par un anneau d’or supportant un grenetis et un resserrement de son diamètre. Le tout est posé sur cinq colonnes présentant chacune une épaisseur à leur mi-hauteur. Bien évidemment l’anneau d’or de la bague pour recevoir le tout est aplati à son sommet d’un rond de même diamètre que le chaton. C’est une bague probablement du début de l’époque carolingienne. Il ne reste plus qu’à travailler à identifier l’orfèvre ou le propriétaire de la bague aux environs du Gers.
Christophe a aussi trouvé cette extrémité de manche décoré représentant un animal, chien ? Il est en bronze, fait trois centimètres et est d’époque antique.

Trouvaille 85.05

Un petit ensemble de mobilier archéologique trouvé par Christophe dans le Gers : un passant en bronze pour voiture (comprenez bige ou autre charrette), un mignon petit dé de jeu en plomb, deux clés médiévales du XIII-XIVe siècle aux pannetons ouvragés et anneaux évidés décorés. Puis l’anneau d’une troisième clé de la même époque mais dont le reste a disparu probablement irrémédiablement, cassé par les travaux agricoles. Merci à Christophe pour son sauvetage de notre patrimoine commun.

Enfin en dernier lieu un ensemble de fils de bronze torsadés et réunis dans un passant aplati et décoré. A la sortie du passant les fils sont élégamment torsadés en arabesques et aplatis à l’extrémité pour donner plus de volume à cette dernière partie. L’origine décorative de ce dernier artefact ne fait aucun doute mais nous ne pouvons restituer son contexte d’origine.

Trouvaille 82.12

Deux trouvailles de Jérôme dans le Gers : un aureus de Faustina posthume : avers : DIVA –AUG FAVSTINA. Buste drapé de Faustine mère à droite, avec les cheveux relevés, coiffés en chignon. Au revers il s’agit de AETERNITAS. Aeternitas (l’Éternité) debout à gauche, voilée et drapée, tenant une patère de la main droite et un gouvernail de la main gauche. On soutient le malheureux Jérome, qui pour son premier aureus l’a trouvé percé après avoir été porté en pendentif… Et on félicite Jérôme pour sa première monnaie en or romaine ! Cette monnaie vaut un peu plus que son poids d’or : environ 300 euros.

Voici un objet curieux en plomb, un visage de face de belle facture et placé dans une coupole de telle manière que l’on pourrait penser à une capuche lui couvrant toute la chevelure et les oreilles. L’objet est cassé sur sa ramification et devait prendre place sur un objet plus complet dont on ignore son usage…

Trouvaille 79.05

Voici une monnaie, un denier plus exactement trouvé par un gersois. Diamètre 17 mm, poids 0,92 g. Avers : effigie du roi à gauche, trois perles derrière la nuque, entourée de la légende SANCIVS.REX. Revers : croix de procession surmontant un « chêne de Sobrarbe » entourée de la légende ARA-GON. Denier de Sanche Ier (vers 1085). Sanche Ier d’Aragon ou Sancho Ramirez (lieu inconnu, vers 10431 – Huesca, après le 4 juin 1094), est le fils de Ramire Ier d’Aragon et d’Ermesinde de Foix. Il succède à son père en 1063 et règne sur le royaume d’Aragon. En 1076, il est appelé au trône de Pampelune par la noblesse navarraise et devient roi comme Sanche V de Pampelune. Concernant la monnaie proprement dite : celle-ci comporte plusieurs manques de métal qui font fortement chuter sa valeur. Le portrait reste splendide en état sup. Complète, cette monnaie s’estimait aux alentours de 150 euros.

Trouvaille 69.20

Magnifique trouvaille faite à la Billebaude dans un petit bois du Gers par un prospecteur qui a désiré rester anonyme : un restant de bijou antique, un pectoral peut-être, bien que la taille (55 à 60 mm dans sa plus grande longueur) le rende un peu petit pour ce type de bijou. Le travail est d’une minutie magnifique, la base du pectoral est un fil d’or enroulé sur lui-même tour après tour pour constituer la plaque.

Il s’agit d’une base de cercle évidée en son centre et dans lequel se trouve un axe diamétral dont le cœur est l’élément décoratif le plus important : un cabochon (bosselé) recouvert de quatre fleurs représentées par sept petites boules d’or dont une centrale. Deux spires de fils d’or torsadés sont placées de part et d’autre de cet élément central. La décoration de l’anneau plat est constituée par une succession d’éléments décoratifs : un fil torsadé surmonté de deux boules d’or est reproduit tout autour de l’anneau. Celui-ci est espacé régulièrement et sa disposition axiale passe par le centre du cercle. On remarque que l’un de ces éléments a disparu, il ne reste plus que les deux petites boules de l’extrémité et on voit des traces (soudure ?) de présence de l’élément disparu. Dès qu’une série de cinq éléments est passée, le sixième est recouvert d’une espèce de cône creux ? Sur les parties à notre disposition, on distingue aussi deux trous de préhension ? sans doute pour fixer l’objet. En circonférence, un double fil d’or torsadé héberge de petites boules d’or réparties à égale distance les unes des autres.

Le bijou me parait être de nature celtique Ve-IIIe avant notre ère. Et il me semble que sur la photo de l’ensemble, la reconstitution n’est pas valable et que la pièce effilée et pointue devrait se décaler de 90° sur la gauche par rapport à l’ensemble.

Magnifique trouvaille remontée d’un sous-bois, je conseille à l’inventeur d’essayer de trouver les petites parties manquantes, non pas au détecteur mais à la batée en lavant la terre et de se rapprocher d’un officiel de la culture si ce dernier ne partage pas la vindicte d’une certaine association virulente. Sinon que ceci reste dans l’oubli comme toutes les trouvailles fortuites de cette année. Vous avez remarqué qu’il n’ y plus de trouvailles en France ? Je ne peux que vous conseiller de lire à ce sujet l’article de notre collaborateur Régis Najac page 14 du numéro 69 de Monnaies & Détections.